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Alexander Feuerstein

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Feuerstein Alexander

Civil Vagabond et Voleur

Identité

  • Race : Cyborg humain
  • Âge : 22
  • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
  • Situation personnelle : Célibataire
  • Nationalité : Ellgard

Points de caractéristiques

  • Physique :
  • Agilité :
  • Force :
  • Endurance :
  • (Techno)magie :
  • Mana :
  • Puissance :
  • Contrôle :

Compétences [3/3 slots]

Go go Gadgetabras
La prothèse cybernétique qu'Alexander porte à la place du bras droit lui offre de nombreux avantages sur un bras humain. En plus de lui octroyer une force supérieure à la moyenne, celle-ci s'ouvre au niveau du poignet et se transforme en lance grenade/fumigène/fusée de détresse.

Matraques électriques
Se refusant la plupart du temps à user de sa magie en combat, Alexander utilise pour se défendre deux matraques serties en leur base d'un cristal bleu, de simples pierres faisant office de batteries. Il s'agit d'un prototype d'arme qu'Alexander avait lui-même conçu du temps où il travaillait pour l'empire. Lorsqu'il les active, l'énergie contenue dans les cristaux est libérée et couvre les deux armes d'arcs électriques bleutés. La température des deux objets en fonctionnement est très élevée, et un impact, même rapide, avec la peau peut laisser de graves brûlures. Le contact avec des armes ou armures métalliques ne produira en revanche que des étincelles, l'énergie délivrée par les pierres restant assez faible.

Explosion énergétique
Alexander laisse exploser toute sa puissance d'un seul coup, détruisant tout ce qui se trouve dans un rayon d'une dizaine de mètres autour de lui. Le peu de contrôle qu'il possède sur sa magie ne lui permet que de la canaliser dans sa prothèse, ce qu'il fait afin d'éviter tout accident semblable à celui qu'il a connu dans sa jeunesse. L'énergie libérée est immense au point d'impact, mais est rapidement diffusée dans toutes les directions. Ainsi s'il est presque impossible de prendre l'attaque de plein fouet sans finir au tapis, les adversaires les plus résistants pourront y résister à condition de se trouver au minimum à quelques mètres de l'épicentre de l'explosion. Après avoir lancé ce sort, Alexander est vidé de toute son énergie et s'effondre, inconscient.

Physique

Environ 1m80, une silhouette fine et élancée, le physique d'Alexander ne sort pas particulièrement de l'ordinaire. À l'exception bien sûr de l'énorme morceau de métal qui lui sert de bras droit. En effet, on découvre dans le prolongement de son muscle trapèze une prothèse cybernétique au design épuré, simple mais élégant. Plutôt discrète, celle-ci reproduit de façon fidèle un bras humain, et il est difficile de ne pas s'émerveiller devant le niveau de détail qui lui a été apporté. La précision avec laquelle les articulations de la main s'agitent à la moindre commande est en particulier un sujet de fascination pour tout technophile qui se respecte. La superbe de ce petit bijou de technomagie n'est que magnifiée par l'entretien rigoureux dont il bénéficie : les nombreux reflets argentés le parcourant au moindre rayon de lumière trahissent en effet un polissage régulier et méthodique. Cette anomalie anatomique soigneusement dissimulée sous plusieurs couches de tissu, la silhouette d'Alexander redevient banale et il n'a alors aucun mal à passer inaperçu dans les rues de Keivere, ce qui, dans sa situation s'avère très pratique.
Pas particulièrement adepte des exercices de musculation, sa prothèse lui octroyant déjà une force supérieure à la moyenne, supporter le poids de celle-ci est une activité physique en soit pour Alexander. C'est ainsi que sa musculature, quoique plutôt définie pour un rat de bibliothèque tel que lui, s'avère quelque peu asymétrique. À la différence de sa force, sa souplesse, conférée par les quelques acrobaties qu'il a l'occasion d'exécuter au cours de ses activités illicites, par la multitude d'étirements qu'il pratique régulièrement dans l'espoir de se débarrasser des courbatures qui accablent son épaule droite ainsi que par des prédispositions naturelles, est largement supérieure à la moyenne.
Des cheveux mi-longs, naturellement noirs de jais mais artificiellement teintés de roux descendent en bataille sur ses yeux bleus électrique, vifs, scrutateurs, constamment en mouvement, tant et si bien qu'ils donnent l'impression de chercher à scanner et analyser le moindre détail de leur environnement. Ses sourcils, plutôt fins, bien trop souvent froncés reflètent un état de réflexion permanente... Ou d'incompréhension permanente, l'interprétation est libre. Ses lèvres affichent en général un sourire espiègle, une expression de façade derrière laquelle Alexander a pris l'habitude de dissimuler ses véritables émotions.
D'un point de vue vestimentaire, à des fins de discrétion, Alexander tend à privilégier les vêtements longs et arbore en général une cape passe-partout dont il utilise le capuchon afin de dissimuler son visage. À cela il ajoute en général une tunique en cuir dont les longues manches masquent son membre cybernétique tout en permettant une grande liberté de mouvement. Pour ce qui est du reste, il veille à ne porter que des couleurs passe-partout. Seule excentricité qu'il s'autorise, un pin's rose bonbon à l'effigie d'une peluche pour enfant qu'il a trouvé sur l'étal d'un marché en ville. Pourquoi pareil caprice vous demanderez vous. Alexander lui-même n'en est pas certain. Certainement pour se rappeler que l'existence n'a pas toujours été aussi morne.

Caractère

Ayant grandi isolé du monde à la campagne, Alexander a longtemps été un garçon insouciant et naïf. Si la mort de sa mère avait déjà contribué à le rendre plus méfiant, les évènements qui ont suivi son arrivée à Keivere ont achevé sa transformation en un être cynique et désabusé. Il n'accorde aujourd'hui plus sa confiance à personne et met un point d'honneur à n'entretenir que des relations strictement professionnelles. La plupart de ses interactions sociales se résument à discuter avec les différentes IA qu'il a entreprit de mettre au point à partir d'équipement volé dans les différents laboratoires de Keivere et de matériaux de récupération.
Ses nombreuses réussites scientifiques, ramenées à son jeune âge, l'ont rendu très confiant dans son intellect. C'est ainsi qu'il peut paraître arrogant et parfois même hautain, mais l'observateur attentif saura percer à jour l'expression de façade derrière laquelle il se cache. En effet, s'il s'efforce d'inspirer un sentiment de supériorité, c'est avant tout parce qu'il est terrorisé à l'idée de perdre le contrôle. Perdre le contrôle de ses relations et ressentir une fois encore l'humiliation d'avoir été manipulé et d'avoir cru bêtement aux mensonges lui ayant été servis. Mais surtout perdre le contrôle de ses émotions. Encore aujourd'hui, il est terrifié par l'étendue de ses pouvoirs et son incapacité à les contrôler. C'est pourquoi il fait en sorte de garder son calme en toute situation et évite tout comportement pouvant provoquer ses pouvoirs.
Il ne connaît en effet que trop bien l'étendue de sa colère quand il s'y abandonne. Lui, d'ordinaire si calme, explose alors d'une rage noire dont on ne soupçonne même pas l'existence en temps normal. Le contraste est si surprenant que c'est presque comme si quelqu'un ou quelque chose d'autre, une entité faite de fureur pure prenait le contrôle de son corps et de son esprit. Le bleu de ses yeux se fait alors encore plus profond, et des étincelles bleutées commencent à parcourir son corps. Passé, ce stade, aucun retour en arrière n'est possible. Il devient parfaitement incapable de maîtriser son comportement comme son énergie. Les quelques malchanceux à avoir été témoins de ce phénomène n'ont jamais survécu pour rapporter ce qu'ils avaient vu.
Malgré ces traits de caractère durs, Alexander peut montrer, lorsqu'il se sent à l'aise, un côté bien plus insouciant, rappelant le comportement qu'il adoptait étant enfant, alors qu'il vivait encore au manoir. Espiègle, moqueur, rieur, tels sont les adjectifs que l'on pourrait utiliser afin de décrire son attitude lors de ces rares moments de laisser aller. Cependant, peu nombreux sont ceux pouvant se vanter d'avoir fait l'expérience de cet aspect du caractère d'Alexander. Et, à dire vrai, la plupart d'entre eux sont des IA bricolées à moitié fonctionnelles.
La grande majorité du temps, il redevient l'individu désabusé, blasé que les acteurs du monde souterrain de Keivere ont appris à connaître. Il se tient à l'écart des rêveurs, des passionnés, de toute personne ayant un but à atteindre, ou, pire encore, une cause à défendre. Que ce soit des croyants, des résistants ou que sais-je encore, il n'est jamais parvenu à comprendre d'où leur venait leurs motivations à se battre pour remplir leurs objectifs quand il est si simple d'accepter le monde tel qu'il est, dur, violent, dirigé par une caste d'élite intouchable qui dirige la vie de leurs sujets dans l'ombre.

Histoire

Une odeur de tarte sortant du four. Une pièce à l'atmosphère rustique mais richement meublée. Le goût de la meringue craquant sous la dent. Oui, ce doit être celui-ci, le souvenir le plus lointain d'Alexander. Une femme âgée, aux traits durs mais au travers desquels transparaît une infinie bienveillance le réprimande. C'est Adélaïde, la bonne en chef. Il ne mange pas proprement. Selon elle, il convient d'exprimer au monde son statut au travers de ses manières. Lui ne l'écoute que d'une oreille. Il n'a d'yeux que pour sa mère, Lise, dont la chevelure flamboyante virevolte de part et d'autre de la cuisine. La jeune femme s'affaire aux fourneaux. Elle a promis une tarte à son fils pour le récompenser de ses efforts en classe. Ne ménageant pas ses efforts, Lise prépare en même temps un soufflé au chocolat. Qui sait ? Le père d'Alexander pourrait bien leur rendre visite. Les bonnes protestent, proposent une énième fois de préparer les pâtisseries à sa place, mais celle-ci refuse à nouveau. Ne savent-elles pas que tout le plaisir est dans la confection ?

***

Alexander descend en trombe l'escalier en marbre du manoir. Il manque à plusieurs reprises de se prendre les pieds dans le tapis de velours mais parvient, par un exploit qui relève du miracle, à garder l'équilibre. Maman l'a laissé sortir en avance pour une fois. C'était mérité, il connaissait son cours sur le bout des doigts et avait su décrire avec précision le méthode de fonctionnement des dirigeables Ellgardiens. Elle avait souri, affirmant qu'il marchait sur les pas de son père. Lui a aperçu à travers la verrière un groupe d'écureuil faire la sieste sur les branches d'un grand chêne, aussi se rue-t-il au-dehors. Sa mère et Alessia, une bonne sous les ordres d'Adélaïde, se pressent à sa suite. En ouvrant la porte sur l'extérieur, Alexander ressent un léger picotement au niveau des joues : la douce morsure du froid qu'il a appris à aimer. Le manoir se situe dans la campagne au sud de Keivere et connaît donc un climat nordique. Les écureuils s'affolent à la vue de l'enfant agité qui tente maladroitement de les attraper. Sa mère s'esclaffe. Son rire est mélodieux et respire la bienveillance.

- Tu t'y prends mal Alexander... Regarde !

Sur ces mots, elle cueille quelques baies. Les écureuils ne tardent pas à manger au creux de sa paume. Émerveillé, Alexander s'approche.

- Maman, maman ! Je peux les caresser ?

Avec son approbation, il approche sa main. La chaleur qui émane de ces petits corps est apaisante. Leur fourrure est douce et agréable au toucher. Même Alessia a fait quelques pas en avant pour les observer de plus près. Soudain un des écureuils mord à pleines dents dans l'index d'Alexander. Sans doute a-t-il trop approché la main de son repas. Le jeune garçon ressent immédiatement une intense chaleur, d'abord concentrée à l'extrémité de son doigt puis qui s'étend à sa main toute entière. Avant que quiconque n'ai eu le temps de réagir un éclair lumineux intense les ébloui tous. Un crépitement assourdissant retentit. Quand la lumière s'affaiblit, le groupe découvre avec effroi trois petits cadavres démembrés, calcinés, méconnaissables. L'odeur de brûlé qui assaillit les narines d'Alexander est insupportable. Sa mère reste interdite. Alessia quant à elle a fait un bond en arrière et le fixe du regard, terrifiée. Sortant de sa torpeur, Lise se relève et prend son fils par la main.

- On rentre Alexander, dit-elle fermement.

***

Alexander a douze ans. Cela fait quatre ans que l'incident a eu lieu. Depuis, il a interdiction formelle de tenter de pratiquer la magie. D'après sa mère, c'est pour sa propre sécurité. Cependant, régulièrement, et de façon spontanée, sa magie se manifeste. À chaque fois de la même façon. Il ressent une sensation de chaleur intense, un éclair lumineux jailli suivi de près par un crépitement insupportable, et l'instant d'après, le livre qu'il consultait est en miette, son lit est réduit en poussière, le salon tout entier est dévasté. Le pire est arrivé lorsque Adélaïde désinfectait une entaille qu'il s’était fait en courant dans le jardin. Depuis, la pauvre vit avec une balafre pourpre qui lui entaille le bras gauche. Le regard des bonnes a changé. Elles ne s'approchent que lui par nécessité et ont cessé de lui sourire. D'après maman, il ne doit pas leur en vouloir. Pourtant, Alexander ne peut s'empêcher de ressentir un certain ressentiment à leur égard. Après tout, ce n'est pas de sa faute, il n'a jamais voulu eu l'intention de blesser qui que ce soit.

Papa... Non Père, Adélaïde insiste pour qu'Alexander l'appelle Père. Père est en visite aujourd'hui. On ne le voit pas souvent au manoir. Il faut dire qu'il est très occupé à la capitale. Apparemment, il conseille l'empereur et sa femme en tant que haut scientifique. Ce ne doit pas être de tout repos. Cependant, Alexander a appris au fil des années, en espionnant les conversations des bonnes que Père aurait une autre femme, d'autre enfants à Keivere. Alexander ne sait quoi en penser. À vrai dire, il n'y accorde pas vraiment d'importance. Son père n'est à ses yeux rien de plus qu'un ami éloigné de la famille qui vient de temps à autre leur rendre visite en apportant avec lui quelques cadeaux. Cette fois, il a reçu un automate à l'effigie d'un soldat en plomb qui fait les 100 pas. En toute honnêteté, celui que lui avait fabriqué maman était bien plus sophistiqué. On pouvait tenir avec lui de vrais conversations, et ses récits de guerre étaient à faire froid dans le dos... En s'approchant du salon pour rejoindre ses parents, il entend sa mère à travers la porte.

- Je sais que tu voulais qu'il soit en mesure de poursuivre nos recherches, mais nous n'aurions jamais dû expérimenter sur lui, les cristaux sont instables, il n'arrivera jamais à les contrô…

Sa mère, surprise vient de le remarquer. Ses deux parents semblent un instant horrifiés, mais se ressaisissent et lui adresse un grand sourire bienveillant.

***

Allongé dans son lit, Alexander étudie un vieux livre qu'il a trouvé dans la bibliothèque. Il doit être plus de trois heures du matin, mais son incapacité à comprendre en quoi l'inférence bayésienne permet de compléter la base de donnée d'une IA le tracasse. Il n'arrivera pas à dormir tant qu'il n'en saura pas plus. Le bruit venant de la cuisine ne l'aide cependant pas à se concentrer. De quoi est-ce que les bonnes peuvent bien discuter à cette heure avancée de la nuit ? Soudain, un cri suraigu. Alexander se précipite au rez-de-chaussée. Le temps qu'il descende les escaliers, de nombreux autres cris ont retentit, se mêlant au brouhaha émanant de la cuisine. Des hommes en uniforme se tiennent au beau milieu de la pièce. Adélaïde, Alessia et les autres bonnes gisent inanimées à leurs pieds. Autour de sa mère, 5 hommes sont inconscients. Un soldat a réussi à la maîtriser. Un autre dégaine un poignard. Alexander sent ses entrailles bouillonner.

-LÂCHE MA MÈRE !

L'autre lui jette à peine un coup d’œil puis, avec un sourire narquois tranche la gorge de Lise. A la vue du sang de sa mère qui se répand sur le carrelage, Alexander se jette sur les deux hommes. Son bras droit irradie une lumière bleuté. Des arcs électriques parcourent son corps tout entier. Son champ de vision vire au bleu azur. Lorsque il ressent l'impact entre son poing et la mâchoire de l’assassin, il a déjà perdu tout repère visuel et ne peut qu'entendre le fracas assourdissant de l'explosion qui retentit.


Une vue troublante s'offre à Alexander quand il ouvre les yeux. Une dizaine de personnes en blouse s'affaire tout autour de lui. L'une tente de lui parler, un autre stérilise des seringues, un troisième prend des mesures de son bras. Enfin, de ce qu'il en reste. Alexander découvre avec effroi un moignon en lambeau là où devrait se trouver son épaule. Il perd connaissance.

***

Alexander est allongé dans son lit. Il n'a pas fermé l'heure de la nuit. Des douleurs fantômes au bras l'ont maintenu éveillé toute la nuit. L'opération a beau avoir eu lieu il y a huit ans, ce genre de chose arrive encore fréquemment. La sonnerie criarde de son réveil retentit. Il soupire.

Un petit-déjeuner à peine avalé, il enfile une veste et le voilà en route pour le labo. Du haut de ses 21 ans, il a l'honneur d'assister Edward, son père, membre du conseil scientifique d'Ellgard, dans ses recherches. Il lui doit bien ça. Après tout, c'est grâce à ce dernier qu'il a pu bénéficier d'une prothèse dernier cri après que son bras ait été réduit en lambeau par sa propre magie. C'est aussi lui qui a veillé à son chevet pendant des semaines et qui l'a suivi pendant toute sa rééducation. C'est encore une fois lui qui l'a logé, a veillé à son éducation et lui a fournit un emploi. Aucun doute là-dessus, Edward s'est comporté en véritable père ces huit dernières années. Pourtant, Alexander ne peut s'empêcher de continuer à le considérer comme un simple ami de sa défunte mère. Après tout, il a sa propre famille dont Alexander est soigneusement maintenu à l'écart. La vérité est que le cyborg se sent seul depuis la mort de sa mère. Pas de famille, pas d'amis proche, la seule chose qu'il a, ce sont ses recherches. Alors il y consacre l'entièreté de son temps.
Une mauvaise surprise l'attend au labo. Son père est de sortie et lui a laissé la tâche ingrate de présenter les avancées de leur division armement à un émissaire de l'armée Ellgardienne. Alexander pousse un grognement d'énervement. Il ne peut pas encadrer les soldats. En poussant la porte de son bureau, il découvre avec effroi que l'un des hommes qu'il hait le plus au monde l'y attend. L'un des membres du conseil de guerre du couple impérial. L'un des hommes responsables de la mort de son père. Edward lui a tout raconté. L'armée, ayant eu vent du pouvoir destructeur de son bâtard, a pris la décision de se l'approprier. Ils ont envoyé une escouade d'élite l'enlever, mais sa mère, puissante technomagicienne, s'est interposée. Elle est donc morte à cause du pouvoir incontrôlable de son fils et des ambitions folles qu'il a fait naître chez certains.

-Qu'est-ce que vous faites ici ? Où est l'imbécile habituel ? Lança sèchement Alexander.

Malgré son désir de vengeance, il n'a jamais rien fait de concret. Le conseil de guerre avait obtenu l'accord de l'impératrice, et même Edward, fort de sa position et de ses relations n'avait rien pu y faire. Il n'avait pu qu'accourir en personne au manoir pour prévenir Lise, mais, arrivant trop tard, avait découvert son fils au milieu des ruines de son manoir, méconnaissable même aux yeux de son propriétaire. Si un homme comme lui n'avait rien pu y changer, que pourrait bien faire un gamin d'une vingtaine d'années passant ses journées à jouer au scientifique dans un laboratoire ? Aussi réfléchissait-il calmement à un moyen de se venger depuis des années.. Mais le fait d'avoir en face de lui un des responsables direct du meurtre de sa mère faisait naître en lui une rage incontrôlable. Il sentait déjà les flammes de sa magie s'allumer au plus profond de son être.

-Hé bien quel accueil... Edward a toujours maintenu le conseil à l'écart de cet endroit. J'ai fini par trouver ça louche alors je suis venu regarder par moi-même. Enfin si c'est comme ça que son personnel accueille les hauts-gradés, je comprends qu'il ne veuille pas de nous ici.

-Ce laboratoire est un lieu de science, les assassins n'ont rien à faire ici.


L'homme se leva brusquement, son ton se fit menaçant. Alexander sentit une la chaluer dans le bas de son ventre.

-Surveilles tes paroles gamin. Qui traites-tu d'assassin ?

-Vous ne reconnaissez même pas le visage du garçon que vous avez considéré comme une arme humaine
, siffla le cyborg avec dédain. Alexander Feuerstein. Vous avez fait assassiner ma mère, Elise Feuerstein, dans le seul but de mettre la main sur moi.

Alexander serra les poings. Il tentait tant bien que mal de se retenir d'attaquer l'homme, ne sachant que trop bien qu'il ne pourrait contrôler sa magie s'il le faisait. Mais l'homme se détendit et ricana.

-Je vois, tu es le bâtard d'Edward, sa petite expérience. Je ne sais pas ce que t'as raconté ton père, mais tu ferais bien d'avoir une petite conversation avec lui, dit-il d'un air moqueur.

Sur ces mots, il prit la direction de la porte et, alors qu'Alexander tentait de le retenir, ajouta :

-Réfléchis gamin, tu as besoin de toute ta concentration pour éviter d'exploser alors que nous ne faisons que discuter. Pourquoi est-ce que je voudrais d'une telle bombe à retardement dans mes rangs ?

Hagard, ne sachant que faire du sens de ces paroles, Alexander demeura seul dans son bureau.

Lorsque Edward Feuerstein poussa la porte de son bureau ce soir-là, il découvrit son fils qui l'y attendait, silencieux, l'air déterminé. Il sourit.

-Qu'est-ce que tu fais encore là ? Le labo est vide, tout le monde est rentré chez soi, tu devrais faire pareil, je t'ai déjà dit que tes recherches peuvent attendre.

-J'ai eu la visite d'un soldat aujourd'hui.

-Ah oui, désolé, je t'ai laissé cette corvée, j'avais à faire au palais aujourd'hui.

-Ce n'était pas le type de d'habitude, mais un haut gradé, quelqu'un du conseil de guerre. Il a dit des choses étranges.


Edward se figea, le visage marqué par la peur. Les soupçons et l'animosité d'Alexander n'en furent que renforcés.

-Il a dit que l'armée n'était pas responsable de la mort de maman.

L'expression d'horreur sur le visage de son père mit le cyborg hors de lui.

-Evi... Évidemment... Pourquoi est-ce que... Pourquoi est-ce qu'il avouerait la culpabilité de l'armée dans cette affaire... balbutia Edward, paniqué.

Alexander avait le plus grand mal à contenir sa rage. Des étincelles bleutées jaillissaient du bout de ses doigts métalliques. Il saisit son père par la mâchoire et, usant de son bras mécanique, le souleva un bon maître au-dessus du sol.

-Dis-moi la vérité papa, articula-t-il d'un ton qui se voulait calme mais qui trahissait sa fureur.

-Tu... Tu ne pourrais pas comprendre, c'est... c'est ma f... ma femme, avoua Edward, de peur de déclencher le pouvoir destructeur de son fils. Quand elle a découvert... quand elle a découvert votre existence, elle est rentrée dans une colère noire. Elle a exigé votre mort. Qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Mon argent, ma réputation, mes recherches... Tout ça je le dois à la puissance de sa famille. Je ne pouvais pas tout abandonner pour... pour ta mère. Ce n'était qu'une collègue avec qui j'ai eu une aventure. Une aventure éphémère... Mais toi... toi... tu as survécu, je t'ai caché... élevé...

Alexander n'écoutait plus. Même s'il avait voulu le faire, le crépitement des éclairs qui parcouraient désormais l'intégralité de son corps couvraient la voix de son père. Ses mots résonnaient en lui. “Une aventure éphémère”. Sa mère. “Une aventure éphémère”. Sa seule famille. “Une aventure éphémère”. L'être qu'il chérissait le plus au monde, et dont il pensait avoir causé la mort. “Une aventure éphémère”. Les éclairs se propageaient désormais au visage de son père, lacérant ses joues et tailladant sa peau. La vue de cet homme en pleur, gesticulant sous la douleur le dégouttait. “Une aventure éphémère”. Sans réfléchir, comme si c'était la seule action qui avait du sens, Alexander resserra sa poigne de fer, broyant le crâne de son père dans ce qui aurait sûrement été un son insupportable s'il n'avait pas été couvert par le vacarme ambiant. Les éclairs disparurent petit à petit. Il se sentit recouvrer son calme. Sa colère noire d'il y a un instant s'était volatilisée. Il laissa tomber le cadavre défiguré à ses pieds et quitta le laboratoire pour ne plus jamais y revenir.

***

Alexander vit désormais dans un entrepôt abandonné appartenant au laboratoire de son père. Recherché pour son meurtre, il évite les endroits trop fréquentés et ne sort qu'en dissimulant son visage et en couvrant son bras droit. Il s'est aussi teint les cheveux en roux, en souvenir de sa mère, mais avant tout pour changer son apparence. Vivant désormais en volant dans les entrepôts et laboratoires qu'il a appris a connaître dans sa précédente vie, il loue aussi ses services et ses connaissances à ceux qui sont prêts à payer le prix fort. C'est ainsi qu'il est déjà rentré en contact avec des membres de la résistance, mais pour rien au monde ne se serait-il attaché à leur cause. Alexander n'a désormais plus aucun but et, toujours sous le choc des récents évènements, se contente de vivre sa vie au jour le jour.

Profil

  • Pseudo : Jacko'
  • Âge : 20 ans
  • Tu nous as trouvé où ? En faisant une recherche google en quête d'un forum pour me remettre tranquillou au rp
  • Un autre compte ? Nop
  • Personnage de l'avatar : Fire Emblem Awakening - Gaius
  • As-tu lu le réglement ? Yep
Copyright ©️ Maître du Jeu de Lost Kingdom
Beuvenue parmi nous o/
Que tu puisse te remettre tranquillou au rp
Bienvenue sur le forum Alexander Feuerstein 635802493 est-ce que ta fiche est terminée?
Merci ! Oui, elle est terminée.
Bienvenue à toi, le staff passe te lire rapidement ;)



Ça te dis de rejoindre la résistance ? :D
Je sais pas encore. J't'avoue qu'au départ c'était ça le plan mais je me suis dit finalement que j'allais profiter du statut de civil pour tisser quelques liens avec différentes factions et voir vers laquelle m'orienter après.
Tu es validé !
Coucou à toi ! Je t'annonce que tu es officiellement validée ! Tu auras d'ici peu ton rang et ta couleur, ainsi tu pourras partir à l'aventure !
POINT FORT  Ҩ Une fiche et un personnage ma foi bien sympathique qui devrait pouvoir évoluer de manière intéressante et j'espère que ce sera le cas o/
REMARQUES Ҩ Amuses-toi bien sur LK /o/ Que la force du rp soit avec toi !

Sur ces mots, je te redirige vers la fiche personnage, désormais obligatoire afin de conserver une trace de ton évolution. Je te souhaite de te plaire parmi nous, et puisses-tu semer le chaos éternellement !