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Makkura - Kyubi No Kitsune [1.0 Terminée]

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Makkura  Migoto
IDENTITÉ
RACE ▬ Mythologique - Kyũbi No Kitsune, Renard à neuf queues.
AGE ▬ Indéfinissable (se réincarne après sa mort dans le coprs d'une jeune femme, qui s'arrête alors de vieillir)
ORIENTATION SEXUELLE ▬ Hétérosexuelle
SITUATION PERSONNELLE ▬ Asservie
NATIONALITÉ ▬ Inconnue
FACTION ▬ Cour des Cendres
MÉTIER ▬ Assassin


MAGIE ET COMPÉTENCES
PHYSIQUE
❯ agilité • • ○ ○ ○
❯ force ○ ○ ○ ○
❯ endurance • • ○ ○ ○
MAGIE
❯ mana • • ○ ○ ○
❯ puissance • • ○ ○ ○
❯ contrôle • • • ○ ○


Rêves et Cauchemares

Les crocs de la nuit : Capacité physique : Makkura se transforme en un grand renard à neuf queues et au pelage noir comme la nuit. Cette transformation s'apparente beaucoup à celle d'un lycan, ce qui a tendance à confondre les témoins de cette métamorphose. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est cette forme qui est le vrai visage du kitsune, Makkura étant son hôte. Tant qu'elle l'utilise, ses facultés physiques sont augmentées et elle peut alterner entre bipédie et quadrupédie à son gré. Sa forme bestiale altère son comportement, la rendant plus sauvage et violente, mais reste néanmoins pleinement consciente de ses actes et intelligente, elle peut continuer de se servir d'armes, d'outils, parler, etc ... elle est en outre une bretteuse de talent.

Terreur Nocturne : Capacité magique personnelle, nécessite d'être sous forme de kitsune : Le renard à le pouvoir de se fondre dans l'obscurité, il devient dès lors une entité d'ombre semi-fantomatique, sont corps ressemble alors à un gros nuage de fumée noire et opaque, seuls son sourire carnassier et ses yeux malfaisants reste clairement identifiables. Tant qu'il reste dans la même zone d'ombre, Makkura devient beaucoup plus rapide et se déplace sans faire le moindre bruit. Cette compétence ne lui permet pas de "sauter" d'une zone d'ombre à une autre. Aussi longtemps qu'elle se tapis dans un lieux obscur, elle est capable de ressentir ce qui s'y trouve, de repérer ses proie exactement comme une araignée le ferait avec sa toile, avant de fondre sur elle. Une personne victime de la forme d'ombre de Makkura est généralement retrouvée atrocement mutilée et vidée de son sang. Ce pouvoir est contré par l'exposition à la lumière qui bloque littéralement ces mouvements surnaturels.

Mes mensonges sont leur réalité : Capacité magique, utilisable sous n'importe quelle forme : Sortilège de manipulation mentale qui consiste à "rendre réel" un mensonge prononcé à une ou plusieurs personnes. A mi-chemin entre la séduction et l'illusion, ce pouvoir trompe sa victime pour modifier sa perception et ses sens en puisant dans ses propres rêves et désirs. Makkura n'a donc pas le contrôle total sur les effets de cette magie, car chaque individu est susceptible de réagir différemment, mais ses mots seront respectés comme étant une vérité absolue par ses victimes à partir du moment qu'elles ne résistent pas au maléfice. Par exemple : si Makkura dit à quelqu'un "Je suis ton père", la personne subjuguée sera alors persuadée de parler à son propre paternel, même si Makkura ne sait même pas qui c'est. Cette magie peut être utilisé pour jouer avec les émotions profondes de ses proies, comme le désir, l'envie, mais aussi la peur, faire croire à quelqu'un qu'il y a un serpent enroulé autour de sa lance peut-être un bon moyen de le désarmer. Etant un pouvoir mental, il n'a d'effet que contre des créatures douées de conscience, et ne fonctionne pas non plus sur les robots.

La Légende du fou qui demanda la lune : Handicap mythologique : Être un renard à neuf queues implique d'avoir .... neuf queues. Celles-ci bougent sans cesse avec souplesse et douceurs, se passant perpétuellement les unes sur les autres. Il est reconnu que toucher les queues d'un Kyubi no Kitsune est le meilleurs moyen de s'attirer malédiction et fureur du-dit animal. Cependant, une légende circule comme quoi, l'une de ses neufs queues est en fait son point faible et que si quelqu'un venait à l'attraper, il aurait alors la possibilité de demander au renard d'exaucer la tâche de son choix, sans que celui-ci puisse s'y refuser. Une fois la mission accomplie en revanche, rien n'empêcherait évidemment le kitsune de prendre une terrible revanche afin de se laver de cette humiliation .... à ses risques et péril, puisqu'il est dit que, une fois qu'on a su attraper la bonne queue, il devient facile de la reconnaître. Pour que cette soumission fonctionne, le renard doit être parfaitement conscient et libre de ses mouvements lorsque "le fou qui demandera la lune" se saisira de l'appendice. La tâche souhaitée doit être dans les capacités du kitsune, et doit avoir une limite autre que temporelle (on ne peut pas lui demander d'aller sur Mars, ni de faire une action particulière pendant X années, la tâche doit avoir une fin bien définie).

PHYSIQUE

Forme humaine : Une silhouette élancée et presque trop parfaite pour être réelle, Makkura répond à la plupart des canons de l'homme. Son petit mètre soixante couplé à son allure frêle et délicate donnent instinctivement une impression de fragilité que beaucoup de mâle voudraient se dévouer à protéger. Avec ses cheveux châtain clair, limite roux, et ses yeux noisette, elle ne semble pas réellement porter de signe distinctif particulier si ce n'est sa grande beauté envoûtante. Les gens qu'elle croise ne se souviennent généralement d'elle que comme d'une femme au physique parfait, mais sans être capable de donner vraiment de détails si n'est qu'elle semble avoir une vingtaine d'année.

Forme renarde : Mesurant deux mètres dix de haut quand il se tient debout, sur la musculature puissante de ses pattes, et exposant ses attributs bestiaux de prédateur, le kitsune est par nature effrayant quand on le voit, et plus encore quand on ne le vois pas. Son pelage noir, ses griffes, ses longs crocs pointus et ses yeux joyeusement agressifs auront vite fait de faire hurler une âme non avertie. C'est une horrible créature qui joue avec l'esprit de ses proies avant de les déchiqueter dans une rage sanguinaire. Sa douce voix de demoiselle laisse place à des murmures désincarnée qui semble provenir de l'ombre elle-même.

Vêtements et arsenal :
Humaine : Elle porte le plus souvent un traditionnel yukata aux couleurs vives et chaleureuses. Quand elle se promène, une ombrelle viendra souvent lui tenir compagnie, renforçant son charme et lui permettant de s'épargner l'inconfort que le soleil lui procure. Il se peut qu'elle transporte un grand sabre dans son dos, quelque chose qui semblerait être un nodachi, mais il est très rare qu'elle s'en serve en tant qu'humaine.

Kitsune : Les restes d'un kimono déchiré et d'une armure très ancienne son ses seuls habits, ils ne recouvrent aucune partit du corps efficacement pour apporter une quelconque protection et, il faut le dire, la différence entre être "à poils" et porter ça est très minime. Seul son sabre ne se retrouve pas englouti dans l'ombre lors de la transformation, sabre qui ne s'avère qu'être en fait un simple katana .... adapté à la taille du renard géant. La couleur de sa lame est toujours la même que celle de la lune, c'est là son seul pouvoir particulier. Lorsqu'elle reprend sa forme d'humaine, elle retrouve les mêmes vêtements qu'elle portait avant sa métamorphose.

CARACTERE

Forme humaine : Calme, respectueuse, étrangement loyale pour quelqu'un qui a fait du mensonge et de la trahison ses armes. Se lier intimement, et pour de vrai, avec quelqu'un d'autre est une notion qui lui est extrêmement rare et risquée. Elle sait ce que c'est d'user de ses charmes pour manipuler autrui et quelque part, elle a peur qu'un jour elle se fasse prendre à son propre piège. Les personnes qui la connaissent vraiment auront bien assez des doigts d'une seule main pour y être comptés tant sa confiance est difficilement acquise, de la même façon qu'il est difficile de lui faire confiance, elle qui est une incarnation même de la malice. Jamais personne n'a été capable de comprendre quel était son but, à supposer qu'elle en ait un, car le plus souvent, elle semble juste profiter de ce que la vie à lui offrir.

En dépit de sa nature maléfique, elle ne se montre jamais cruelle ni dominatrice, au contraire, elle brille d'une gentillesse et d'une humilité des plus adorable. Parfois cela cache de sinistres intentions, notamment lorsqu'elle est "en chasse", mais sinon il s'agit juste d'une bonté irrationnelle et altruiste qu'elle exprime en particulier envers des enfants, sans arrière pensée.

Forme renarde : Le piège se referme. Le kitsune est une bête féroce et vicieuse qui adore par dessous tout jouer avec ses proies comme un chat avec une souris. Il traque ses cibles, utilise tout les moyens à sa portée, toutes les connaissances qu'il a rassemblé, pour torturer psychologiquement ses victimes, les amenant parfois jusqu'au suicide. Ou bien peut-il juste tuer pour se nourrir, il n'y a rien de plus savoureux que de se repaître de la chaire et de l'âme du malheureux qui aura lui-même goûté du plus profond désespoir avant d'être consumé. Le renard à neuf queues est particulièrement sadique, agressif et psychotique lorsqu'il s'agit de mener la chasse à l'homme, façon de parler. Humain ou pas, peu importe tant que l'exercice est distrayant et que son plaisir malsain y trouve de quoi être satisfait.

Paradoxalement, le kitsune semble avoir un code d'honneur bien à lui, que personne d'autre ne semble comprendre. Ce qui le fait agir de façon parfois bizarre et soudaine. Certains diraient qu'il est juste fou, mais la vérité sur ses vraies intentions et sur sa morale restent un mystère complet.

Si sa forme humaine a une peur viscérale des chiens, cela se transforme en une haine irrationnelle une fois qu'elle a pris sa forme de kitsune.

HISTOIRE

"J'ai vu naître de nombreux royaumes...
J'en ai vu mourir tout autant...

Le monde ne fait que suivre un cycle sans fin, où chaque génération pense pouvoir tirer leçon du passer, pouvoir faire mieux que ses prédécesseurs. Les rois et les hommes croient tous qu'ils sont les héros de leurs propre Histoire et qu'ils feront la différence, que cette fois-ci, ça sera différent. A travers plusieurs vies, j'ai pu voir des élus s'élever parmi leurs pairs, des êtres exceptionnels se distinguer du reste du monde, des seigneurs faire fi de l'adversité et construire des empires, tout autant d'hommes invincibles bâtir leur lendemains, un futur prometteur et tant espérer. Il y a cependant une chose qu'ils ont tous en commun...

... ils ont tort.

Malgré tout ce qu'ils peuvent penser, ou faire, ils ne sont que les acteurs d'une immense pièce de théâtre qui se joue encore et encore, depuis la nuit des temps. Une pièce qui a déjà été jouée avant eux, et qui sera rejouée après eux. On change juste le décor, les acteurs, et peut-être quelques répliques, mais le scénario reste le même et personne ne semble pouvoir y faire quoi que ce soit. Les plus grands révolutionnaires ne laisseront au final guère plus qu'une marque dans le sable que le passage des marées effacera chaque fois un peu plus, pour qu'une autre personne puisse à sont tour y faire la sienne, croyant qu'il est le premier à le faire.

Mes mots, te semblent-ils emplis d'une sagesse millénaire ? Ou bien ne sont-ils que les pensées tourmentées d'une stupide jeune femme ? Ne perds pas trop de temps à y trouver une réponse car dans un cas comme dans l'autre...

... tu as tort.

Mais en même temps, tu as peut-être raison à la fois. Car ces deux affirmations sont vraies et sont fausses. J'ai vécu tellement de vies que je ne pourrais les compter, ni même m'en souvenir. A chaque réincarnation, mon existence précédent est aussi floue qu'une trace d'encre dans une serviette en papier. Au fil des siècles, il y a eu beaucoup trop de serviettes et beaucoup trop d'encre versé pour pouvoir y retrouver les origines, la seule chose qui est nettement lisible, c'est le point précis ou se trouve la plume, et ce point c'est le présent, mon présent, parfois plus une malédiction qu'un présent. C'est quand tout devrais se finir, quand l'heure de la nuit dernière arrive, quand tout devient si noir et si froid, quand je rencontre la mort, que je vis de nouveau. Ma première bouffée d'air succède alors à mon dernier souffle. Je vis de nouveau, appelée par la nuit qui ronge les cœurs.

C'est exact, celles qui ont abandonné la volonté de vivre, et qui s’apprêtent à rencontrer la mort de leur plein gré, celles là deviennent mon nouvel hôte. Je ne me le suis jamais vraiment expliqué, peut-être sommes-nous liées par ce glas qui sonne pour nous deux, mais quoi qu'il en soit, elles obtiennent ce qui était souhaité... la fin, leur fin, et moi, un nouveaux commencement. C'est un échange gagnant-gagnant après tout. Et donc je repars ainsi de zéro, enfin presque. Cela me prend du temps, mais je récupère peu à peu ma mémoire, enfin, celle de mes quelques précédentes vie, et tout ça vient se mélanger aux souvenir mélancolique de ma chaire fraîchement acquise. Un beau bazar dans lequel je décide à chaque fois de me faire justice, et d'honorer le sacrifice de la femme qui m'a ainsi invoquée, bien qu'à son insu. Ce sont souvent les mêmes causes, une enfance miséreuse, battue ou violée, son monde qui s'écroule autour d'elle alors que la tristesse devient si lourde qu'elle écrase tout ce a pu exister d'autre... tout ce qui aurait pu exister d'autre.

- Cela me rend triste.

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Il m'est arrivé aussi que le sort ne me donne pas seulement un corps, mais aussi un royaume. Même mes reines et les princesses franchissent parfois le seuil des portes de la mort, comme quoi même, celles qui possèdent peu ou beaucoup ne sont finalement que des pions sur un échiquier où s'affrontent des destins qui peuvent faire basculer les cœurs d'un simple coup. J'ai voulu échapper moi aussi à ce damier, à toute cette mascarade, et puis il m'est venu une idée. Et si pour une fois, c'était moi qui jouerai le rôle principal de cette opérette ? Pourquoi ne pas utiliser ma voix pour tenter de faire les choses différemment ? Je pensais y arriver, après tout, j'ai pu apprendre, de mes vie antérieurs à observer comment fonctionnait le monde, je me croyais capable de gouverner et de briser la boucle...

... j'avais tort.

Vies après vies, j'accédais au pouvoir indubitablement, cela pouvait prendre des années bien souvent, mais je savais comment m'y prendre pour qu'aucune porte ne me reste close bien longtemps. Mes tentatives se succédèrent, tantôt une reine aimée et aimante, tantôt une impératrice sanguinaire et rigide, à chaque fois mon royaume finissait en ruine, et mon règne balayé par le vent. On m'a même guillotinée pour mes actes, mais j'ai réessayé, plus subtile cette fois, en tirant les ficelles depuis les coulisses du pouvoir, mais le résultat restait le même, peu importe la manière dont je procédais.

J'étais prise au piège moi aussi de cette ronde que nous dansons tous ensemble. Alors j'ai voulu m'échapper de cette voix et retourner dans l'ombre, continuer à vivre des vies anonymes, mais j'ai été trop imprudente. J'ignore comment, mais "ils" m'ont trouvé. Un groupuscule apparemment spécialisé dans la chasse et la capture d'êtres... différents. Enchaînée, torturée, violée, marquée au fer rouge, mon tourment ne semblait pas avoir de fin. Je ne saurais dire combien d'année suis-je restée le jouet et le cobaye de ces individus, mais je sais que j'en ai vu vieillir certains, puis d'autres les ont remplacé et ont vieilli à leur tour, et ainsi de suite. Des décennies ? Des siècles ? Je maudissais cette faculté à figer l'âge de mes hôtes pour une fois. Un jour, une opportunité, une négligence plus que bienvenue me permis de mettre la main sur un tout petit éclat de miroir. J'allais enfin pouvoir sortir... L'évasion était totalement impossible, et j'avais pourtant tout ce qu'il me fallait pour franchir toute ces sécurités, toutes ces entraves. Il est difficile de s'ôter la vie quand on a un esprit sauvage. Son instinct de survie nous pousse à résister même dans une situation désespérée. Je ne me laisse pas le choix... Je me regarde dans ce miroir et trompe ma propre pensée, m'inventant des bracelets de cuir qui bloquerait mes pouvoirs et donc, je me sers du fragment pour les découper. C'est ainsi que je me suis taillée les veines, et que la mort m'emporta loin de ce trou.

C'est ainsi que je fis la rencontre d'une fille nommée Makkura Migoto, âgée de 17 ans, issue d'une famille noble d'une contrée nommée Nueva. Je pénétrait en elle alors qu'elle s'apprêtait à faire le grand saut, une chute fatale pour fuir son chagrin. L'amour de sa vie venait d'être assassiné, son père aussi, et il ne restait que deux jours avant qu'on ne la marie de force à un homme qui a passé ses quarante printemps. Un pervers qui ne cesse d’accroître son emprise sur son petit monde, utilisant tout les moyens possibles pour y parvenir...

- J'accepte ton offrande Makkura, tu peux reposer en paix.

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Alors que je contemple pour la première fois depuis longtemps la terre et la vie, une seule question me taraude vraiment : combien de temps exactement suis-je restée enfermée ? Tout semble tellement différent, inconnu, nouveau. Tout d'abord, une chose à régler, le bourreau de ma petite Makkura doit mourir, et il va souffrir. A travers ma vengeance, je libère tout ces supplices qui m'ont été fait auparavant. Je le fais hurler jusqu'à qu'il s'en casse la voix, avant de le casser à son tour, et j'y prend beaucoup de plaisir, les hommes comme lui ne méritent pas ma pitié, même si en quelque sorte, je lui doit ma réincarnation... c'est peut-être ça qui me met encore plus en colère en fait. A chaque fois que je me réincarne, je me rend compte qu'il y a toujours des gens plus horribles les uns que les autres, et je leur montre ce que ça fait, de subir l'atrocité. Tu étais une chouette fille Makkura, mais il est temps de partir loin d'ici, je ne tiens pas à être récupérer par mes amis de l'autre fois. Un dernier séjour dans ta demeure familiale, je dépose une fleur de lotus sur les tombes des deux hommes de ta vie, et une troisième à côté pour toi, avant de prendre quelques bagages, des vêtements, un peu de nourriture et le sabre de ton père. Fuyons vers l'Ouest.

Des années de voyages m'auront conduit sur un territoire nommé Akantha. Je décide qu'il est temps d'arrêter de courir. Je vais m'installer ici et baisser la tête un moment, ne plus faire parler de moi, et commencer à se renseigner sur l'identité de mes geôliers d'antan. J'ai beau chercher, dans des livres, des récits, rien. J'interroge quelques personnes au hasard, mais même ma persuasion ne me mène nulle part. Ceux qui m'ont capturé sont des fantômes. Mon impasse semble toutefois trouver une solution : les bardes de la cour des cendres. On dit d'eux qu'ils connaissent beaucoup de secrets et d'intrigues, peut-être pourront-ils me donner une piste.

S'infiltrer dans la cour des cendres n'est pas aisé, mais je progresse méthodiquement. D'abord je trouve le moyen de me faire embaucher comme simple servante, les mois passent et j'arrive peu à peu à me faire passer pour une courtisane grâce à des manipulations mentales lancées sur les bonnes personnes. Puis un soir, c'est le soir où je laisse tomber mon masque, je laisse la bête de l'ombre s'exprimer et je continue mon ascension vers mon objectif, implacable. Tout ce repérage pour finalement arriver me retrouver seule en compagnie d'un barde, et ma déception est grande car lui non plus ne semble savoir qui sont ces personnages qui cherchent à me mettre la main dessus. L'envie de le démembrer me prend, juste par colère, mais un son détourne mon attention. Il y a quelqu'un derrière moi qui me regarde, je pensais avoir suffisamment préparé mon coup pour que cela ne se produise pas, mais c'est un problème qu'il va falloir régler. Le barde est terrorisé, son esprit n'oppose aucun résistance à ce que je lui fasse oublier notre petite conversation avant de le laisser partir.

Je me retourne vers l'intrus... bien qu'en réalité, ce soit moi l'intruse, sa présence ici ne faisait pas partie de mon plan. J'aurais bien aimé résoudre ça de la même manière qu'avec le poète, mais cet homme devant moi, il a un esprit fermé, pas d’écho ni de sensations, à vrai dire, il est comme... mort ? Une silhouette fine, masquée et sans âme, que mes pensées ne peuvent toucher. Il ressemble trait pour trait à mes ravisseurs, serait-ce possible ? Quoi qu'il en soit, je ne peut laisser de témoin, il a vu ma vraie forme, il doit mourir. La lame de mon katana fend l'air frais de la nuit, je me rue sur lui le frappe furieusement. Mon adversaire lui, se contente d'esquiver, sans dire un mot. Je répète mes assauts, avec précision et vivacité, l'obligeant à dégainer une lame courte mais là encore, il reste sur la défensive. Je vois qu'il porte une grande épée, mais pourquoi ne cherche-t-il pas à la sortir de son fourreau ?

- Tu ne devrais pas me sous-estimer.

! srueM ! srueM ! srueM -


Je manœuvre le combat pour nous déplacer vers une zone peu exposée, je fais semblant de rentrer dans une rage folle et je casse un peu de mobilier, en particulier les sources de lumière, et une fois dans le noir, je lui montre ce que c'est, un guerrier de la nuit. Ma forme spectrale l'encercle rapidement, et je mutile son corps, le transperçant sauvagement en de multiples endroits. Ça en est finit de lui. Il s'effondre au sol, inerte, alors que tourne les talons, cette soirée ne m'aura pas beaucoup fait avancer dans mes recher- ! Sa main venait me saisir, empoignant une de mes queues, ne me dis pas que tu as... Kisama... Au moment même où ses doigts se referme sur LA queue, il sait alors qu'il peut me demander la faveur de son choix sans que je puisse m'y rebeller. Il se relève, les trous dans son corps se remplissent alors d'une sorte de magie que je n'avais jamais vu auparavant. Voilà donc pourquoi il jouait avec moi, il ne craignait pas ma lame...

Il marche quelques pas, et sort un bout de papier, sur lequel est inscrit une série de noms. Alors qu'il me donne la liste, seulement deux mots sortiront de sa bouche :"Tues les". Je rengaine mon katana, je n'ai plus qu'à m'y mettre.

- Nous nous reverrons, n'en doute jamais.

Je vais avoir de quoi m'occuper, la liste est longue, et n'ayant rien de plus que leur nom, ça va demander un temps considérable pour localiser les cibles et les approcher. Mais ce n'est pas vraiment comme si j'avais le choix. Ma première victime aura été la plus longue à trouver, j'ai du traverser la ville en long, en large et en travers, enchaînant les tours de passe-passe et les interrogatoires pour me rapprocher lentement mais sûrement de ma proie. Il faut dire que le bougre faisait son possible pour ne pas faire parler de lui. Il était un pilier du trafic de drogue de son quartier. Une fois sur ses traces, il était facile de remonter le fil, les petits dealers sont facilement intimidable et il balancent leur collègue assez rapidement face à la menace d'une mort douloureuse et imminente. Comme j'aime beaucoup la blague de l'arroseur arrosé, je me suis occupé de lui en faisant en sorte qu'il fasse une overdose, ainsi que les éventuelles bras droits qui aurait été susceptible de prendre sa place immédiatement.

Les cinq noms suivants étaient reliés d'une accolade, un groupe de personne qui dirigeait un réseau de prostitution qui se rapprochait bien plus d'un trafic d'être humain que d'autre chose. Un assaut direct sur l'un d'entre eux ferait sûrement fuir les autres... Là encore, je les ferait tomber par là où ils ont pêché. Je les ai approché chacun à leur tour, ils ont l'habitude de traiter des jeunes femmes comme du bétail, alors il a fallu les impressionner et leur montrer j'en suis une exceptionnelle, une qu'ils ont envie d'avoir pour eux seuls. Tour à tour, je couchais avec eux, c'est fou comme un homme est capable de boire les paroles de la concubine qui partage son lit. Ces sous-êtres insignifiants ont tous le même rêve : devenir le maître de tout. Aussi pitoyable soient-ils, trouver les bon mots pour les faire se sentir fort et supérieur est une tâche simple. L'un après l'autre, je leur fait miroiter qu'une vie merveilleuse leur tend les bras, et qu'il n'y a besoin de rien d'autre que de "lui" et moi. Répété cinq fois, créer des jalousies, des tensions, laisser la discorde agir et les regarde s'entre-déchirer. Il n'y avait de place que pour un seul élu dans mon petit cœur, et ils étaient près à tout pour être le roi en haut de la colline. Voir le visage du dernier survivant se décomposer alors qu'il venait de comprendre la supercherie qui avait été mise en place était plus que satisfaisant. Mais je me montre clémente, et l'envoie rejoindre ses frères dans la fosse rapidement.

Plusieurs mois s'étaient écoulés, et il me restait encore bien des gens à tuer pour me libérer de cette malédiction. Plus j'en éliminait, et plus il devenant facile de repérer ceux qu'il me restait. Je compris au fil de mes assassinats qu'ils étaient tous plus ou moins connecté. Je ne le savais pas quand j'ai commencé ma croisade, mais j'étais en train de faire tomber un royaume. Un gigantesque empire du crime organisé, un état sous l'état. Qui était cet homme masqué qui m'avait missionné comme exécutrice ? Toutes ces personnes que j'envoyais dans la tombe étaient toutes de sales type plus pourri les uns que les autres. Qu'essayait-il d'accomplir ? Le temps des réponses était proche, ma liste bientôt terminée...

Dès lors que ce fut fini. je m'en alla retrouver mon commanditaire. La colère avait été remplacée par de la curiosité. Il m'intriguait. Je le retrouvais enfin, l'heure de notre deuxième rencontre avait sonné, mais c'est avec ma forme humaine cette fois que tu auras affaire. Son premier regard, bien que toujours dissimulé par son masque, me laisse penser qu'il est quelque peu surpris.

- Cinq cent quatre-vingt dix-huit jours ... je t'avais dis que je reviendrai.

Je ne ressens plus aucune envie de le tuer, même après ce qu'il m'a fait faire. Pour être honnête avec moi-même, je dois reconnaître que j'ai aimé ça. En soit ce n'était pas si différent de la fois où j'avais fait justice pour Makkura, ou pour les autres filles avant elle.

- Lysander Demetrius, c'est bien ton nom... mais... qu'es-tu donc ?

Non pas qui, mais bien, qu'est-ce que tu es ? qu'est-ce que tu essaie d'accomplir ? Quel est ton rôle dans tout ça ? Nous discutons posément, il m'explique alors son ambition. Le bien collectif, à travers le mal. Il ne veut non pas devenir le Roi, mais celui qui fait avancer les points de l'échiquier. Il a compris que le Roi et la Reine ont beau être les pièces maîtresses, elle ne restent que des pions. Nous nettoyons d'abord la poussière à nos pieds avant d'avancer, mettre un pieds devant l'autre, et supprimer la vermine. Sans vraiment savoir pourquoi, j'ai envie de croire à ses projets. Quelque chose me dit qu'il pourrait réussir là où j'ai échoué, là où tous ont échoué. A condition peut-être d'être bien entouré...

Il me tend une main, un voyage vers les ténèbres et la damnation pour qu'un soleil radieux se lève sur le reste du monde. Qui sait, ses rayons seront un jour suffisamment fort pour faire brûler les fils des marionnettes qui peuple cette terre. Ensemble, nous nous libérerons, et extermineront les maîtres de l'ombre, pour y mettre la notre.

- Je suis le Kyũbi no kitsune, et j'accepte de vous croire ... Mon Seigneur.

La cour des Cendres accueille désormais un nouveau fléau... et le fléau est une arme conçue pour frapper derrière les boucliers, une arme redoutable pour qui sait s'en servir.


DERRIERE L'ÉCRAN
PSEUDO ▬ J'en ai beaucoup ^.^ le plus connu doit être Nazara
AGE ▬ 27 ans
TU NOUS A TROUVÉ OU ? ▬ en cherchant un forum RP, et celui-ci s'est clairement démarqué des autres
UN AUTRE COMPTE ▬ C'est mon premier compte ici
LE PERSONNAGE DE TON AVATAR ▬ Deviantart : MichelleHoefener ▬ Akiko
TU AS LU LE RÈGLEMENT ? ▬ Oui, et j'espère ne rien avoir oublié :3

Bienvenue oé. Bon courage pour ta fiche oé.
    Bienvenue sur Lost Kingdom! la Cour des Cendres, bon choix Makkura - Kyubi No Kitsune [1.0 Terminée] 3421568806
Bienvenue la grosse Makkura - Kyubi No Kitsune [1.0 Terminée] 3622086245 !


Makkura - Kyubi No Kitsune [1.0 Terminée] LIE
Makkura - Kyubi No Kitsune [1.0 Terminée] Ensiegclopedie-54abf6c
Bienvenue collègue Assassin Makkura - Kyubi No Kitsune [1.0 Terminée] 3622086245
Bon courage pour ta fiche, puisses-tu trouver ton bonheur dans la Cour des complots huehue





Bienvenue petit renard, au plaisir de se rencontrer Makkura - Kyubi No Kitsune [1.0 Terminée] 351090716




Bienvenue parmi nous :)
Bienvenue parmi nous :D
Merci à tous pour vos message de bienvenue ^.^

J'annonce : Histoire up !

Ce qui termine (enfin) ma fiche :3
Bienvenue à toi et gg pour ta fiche.


Jarred était beaucoup de choses - beaucoup trop de choses peut-être - mais certainement pas un pion. Ni même un un fou, un cavalier ou le roi. Il ne jouait même pas aux échecs. L'espion aimait le théâtre. Ainsi qu'y jouer chacun des rôles. Tous les rôles, jusqu'au dénouement heureux de la pièce. Clap clap. Rideaux.
Bienvenue 'w'
    On passe vite te lire!
C'est dans la boîte! !
Félicitations tu es validé!

LES TEMPS FORTS ▬ La Cour des Cendres, toujours un bon choix, surtout que les Assassins risquent d'avoir beaucoup de boulot ces prochains temps 8)

REMARQUES ▬ Attention à l'utilisation du "Mes mensonges sont leur réalité", tu n'as qu'un seul point de mana & la technique ne peut pas marcher sur des gens ayant davantage de pts de contrôle magique que toi aussi :)

Au plaisir de te voir en jeu, amuses toi bien :)