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[Autoplay] Non, cela ne s'écrit pas comme ça se prononce.. [En cours]

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Saoirse Healey
IDENTITÉ
RACE ▬ Mythologique - Banshee
AGE ▬ Intemporelle (Morte à 26 ans)
ORIENTATION SEXUELLE ▬ Hétérosexuelle
SITUATION PERSONNELLE ▬ "C'est compliqué"
NATIONALITÉ ▬ //
FACTION ▬ Libre (Civile)
MÉTIER ▬ Chasseuse de Prime


MAGIE ET COMPÉTENCES
PHYSIQUE
❯ agilité x ○ ○ ○ ○
❯ force ○ ○ ○ ○ ○
❯ endurance x x ○ ○ ○
MAGIE
❯ mana x x x ○ ○
❯ puissance x x x ○ ○
❯ contrôle x x x ○ ○
Ma magie est celle que le commun des mortels ne comprends pas ou n'a pas envie de comprendre. Celle des revenants et des non-revenus.
Je suis poétique ce soir dis donc. M'bref. Plus sérieusement ? Allez, on se la fait plus sérieusement. Donc plus sérieusement. Oui, j'ai encore répété sérieusement. Sérieusement, qu'est ce que ça te fait sérieusement. Ahah, allez, je m'y met. Avec sérieux. Bref. Ma magie est celle que le commun des mortels app-...
Peut-tu enchaîner ? Oui bon eh.. D'abord tu es qui toi ? Le narrateur. Non mais... Quoi ? Non. Non non non. Moi je suis pas d'accord. Je sais me débrouiller tout seule hé ho. Tu m'écoutes espèce de pet-.. On va passer aux techniques hein.. ?

Psychopompe : Faite des essences d'un monde différent, Saoirse est capable de rendre son corps intangible. Lui permettant alors de traverser corps et murs. Peut-importe leur teneur et leurs facultés magiques. Lorsque sous cette forme, la Banshee est beaucoup plus sensible aux attaques mentales aux point de n'avoir presque pas de défenses à celle-ci. Il lui faut donc faire très attention si elle ne veut pas être à la merci d'un mentaliste.

Projection et Télékinésie : En se concentrant un peu, la "jeune" femme est capable de soulever et de projeter des objets par la force de son esprit. Plus l'objet est petit et ou ou léger, plus la précision et la délicatesse pourra être chirurgicale. Elle ne pourra jamais soulever et projeter plus imposant qu'un lit ou qu'une commode, ceux-ci étant déjà sa limite. Néanmoins, elle pourra toujours soulever des poids considérables durant de courts instants et au prix de beaucoup d'énergie. Plus dans un but logistique et tactique que réellement offensif.

Possession : Saoirse peut entièrement posséder une petite entité ou un objet inanimé. Du chat à l'armoire en passant par le papillon et l'encrier, la Banshee est capable de projeter sa conscience et son corps vers quelque chose afin de lui imposer sa conscience propre. La destruction de l'hôte ne tuera pas la créature mais la forcera à quitter ce "refuge". Sous cette forme, la Banshee est camouflée des magies mentales mais point insensible. Pour la simple et bonne raisons que personne n’essaierait d'influencer un encrier ou une tapisserie à moi d'y avoir décelé un intrus.
Les hôtes possédés acquièrent la particularité physique de la Banshee (A voir dans le physique), les hôtes vivants vivront l'expérience comme une amnésie.

Un hôte vivant bien plus imposant peut être possédé à la condition que celui-ci soit consentant, l’amnésie sera alors absente et le contrôle du corps sera partagé en fonction de la puissance et de la volonté de l'hôte.
PHYSIQUE
Un doigt plongé dans le verre au fond plus épais que les rebords, je laisse le spiritueux perdre les ondulations provoquées par l'intrusion de mon index. Lentement et l'air las, je le fais tourner et offre la douce mélodie des glaçons se cognant contre les parois transparentes. Relevant la tête et ôtant mon regard de ce spectacle d'une originale banalité, je dépose mes pupilles sur le long miroir présent derrière le bar. Un fin sourire se dessine sur des lèvres que je devine grises. Papillonnant sur une faible immensité de centimètres, je regarde là où devrait se trouver ma personne mais n'y décèle que les boiseries du mur derrière moi. Attrapant une olive du bout des doigts, je viens la porter vers ma bouche avec une lenteur mesurée, presque un peu trop pensive.
Combien d'années s'étaient écoulées et combien d'années s'écouleraient encore avant que je ne puisse me revoir autrement que dans la blancheur livide d'une pupille sans vie. Fermant doucement les yeux, je me remémore alors ce que je suis et ce que j'ai été pour essayer de me souvenir de ce que je suis désormais.
Une silhouette me vient en tête, ni trop fine ni trop imposante. Taillée dans une normalité commune à ceux qui ne connaissent ni la faim ni l'opulence. De formes ? Oui, sûrement. Quelques-unes... Peut-être.
Palpant ma poitrine de ma main libre, je resserre légèrement ma poigne afin d'en jauger la quantité. M'oui.. Espérons que les goûts n'évoluent pas vers les tailles plus hautes que celles des pommes.
Continuant mon introspection contemplative, je me rappelle de ma crinière. Fauve et indomptable. Des cheveux si épais et présent que même un sommeil éternel ne saurait décoiffer sans leur donner une allure encore un peu plus agréable. De leur ancienne coloration, je ne me souviens que du nom. Blonde si mes souvenirs sont bons. Mais peu importe. Tout comme mon incapacité à les percevoir, mon corps à perdu les pigments colorés de toute choses. Berçant ma vue et ma vue de la fadeur du noir et du blanc. Insipide pourrait m'être donnée mais je préfère autant me nommer Unique. Et non, je ne me suis pas trompée dans mes pensées. Ma vue est mon regard mais aussi la vue que j'offre à mes observateurs.
Quoi qu'il en soit, un son me tire de mes pensées. J'ouvre alors mes paupières et dévisage le serveur fautif de la chute d'un verre avec un regard aussi glacial que l'apparence de ma peau. Venant alors à lui sourire avec autant de chaleur qu'une porte de prison, je désigne le bol d'olive vide d'un mouvement de cil avant de ne venir boire le contenu de mon verre. Laissant le spiritueux entacher ma bouche d'un goût que je ne sens que par souvenirs, je laisse un très fin filet de liquide ambré dans le contenant et dépose celui-ci en évidence devant moi. Trop loin du bord pour être une invitation à le remplir mais bien assez pour signifier que l'envie en est présente.
Réajustant mon débardeur légèrement effilé, je change imperceptiblement de position. Les jambes se croisant et mon dos se courbant légèrement, je laisse mon fin visage opter pour une expression plus détendue. Passant de la posture du prédateur à celle de la proie et attends en silence. Mon index venant doucement caresser mes lèvres, s'humidifiant avec une douce langueur.
CARACTERE
J'observe alors la lueur du coucher de soleil au travers des vitres.
Le soleil est désormais caché par les différents hauts bâtiments de la capitale impériale.
Si je ne connais l'heure précise, je reconnais l'emplacement de certaines constellations ou de ce qu'il en reste derrière la mascarade des immensités de béton. L'air las mais satisfait, je regrette ce champ de vision camouflé et gâché par un superflu froid et pseudo-futuriste.
L'heure approximative en tête, je fige doucement mon corps tandis que tout mon être semble attendre un évènement. Au bout de quelques secondes, le fin bruit du grincement de la porte d'entrée se fait entendre tandis que les pas lourd d'un homme se font entendre. Mon corps reprend alors sa vie tandis que ma tête vient alors se pencher pour créer le mystère sur mon faciès, camouflé derrière ma crinière. Il aurait put s'installer à toutes les tables et à tout les sièges, le salon étant vide en excluant le maigrelet serveur et moi-même. Mais il préfére s'installer à mes côté, intrigué par mon absence de couleur ou simplement attiré par la seule femme de ce lieu, et venant même à approcher, soit disant imperceptiblement, le tabouret vers moi. Il s'y installe alors avec une lenteur se voulant langoureuse mais l'alcool le rendant plus lourd que ce qu'il ne veut paraître. Pourtant, je ne fais qu'observer mon verre au fond ambré, disposé au même emplacement que précédement.
Sa voix grave et gutturale vient alors gratter le silence de son irritabilité. Commandant alors une boisson et demandant à ce que je sois servie du même spiritueux que précédemment, venant même à préciser que cela ne s'ajoute sur son ardoise.
Ma main droite vient alors relever mes cheveux tandis que mon visage ne se tourne vers ma gauche, le détaillant d'un regard amical et remerciant. Je le vois alors se gonfler d'orgueil sur son siège, m'adressant un regard puant la testostérone. Les hommes sont ainsi.. Je ne peux dire qu'ils me dégoutent, ce serait faux. Mais ceux comme lui.. Si. Des coqs cherchant uniquement à assouvir leurs envies primitives. Et encore.. Un coq à au moins une notion de reproduction en tête. Ceux-ci ne sont rien d'autres que des dragueurs perdus, cherchant une proie comme un marin cherche le phare avant de ne s'échouer sur des côtes qu'ils appelleraient mariage. Ces gens là me dégoutent et me répugnent. Pourtant, je lui décoche mon plus beau sourire en coin. Celui qui me donne l'image d'une femme plus timide que je ne suis, celui qui me fait passer pour une proie facile.
Alors qu'il ne commence à me parler, je sais déjà que le poisson est ferré. Son attitude physique trahit sa sensation de pouvoir sur moi. Son illusoire pensée lui faisant croire qu'il se soulagera ce soir. L'alcool servi, je porte le verre à mes lèvres tandis que lui ne peux s'empêcher de me regarder faire. Son sang imbibé et son possible manque de chaleur humaine l'empêchant sûrement d'agir comme un gentleman. Si ce n'est sûrement son manque d'éducation. Riant légèrement afin de le débloquer, je joue la sotte et vient doucement tremper un doigt dans sa boisson avant de ne le porter à mes lèvres afin de la goutter. T'sah.. Un spiritueux de basse qualité. Trop faible pour ennivrer et trop fort pour être oublié. L'un de ceux qui brûle plus qu'il ne parfume. Pourtant, je replonge doucement mon doigt pour l'y laisser, remuant doucement les glaçons afin de reprendre la symphonie effectuée précédement dans mon propre verre.
Il vient alors à simplement m'observer, intrigué et peut-être déjà intéressé. Sa voix grasse s'active alors et m'innonde de questions. Tantôt intéressantes, tantôt purement destinées à me faire penser que je suis intéressante. Pourquoi suis-je ici ? Pourquoi suis-je seule ? Pourquoi suis-je complètement grise ? J'aurais tellement aimé lui répondre que je ne suis pas seule mais que nous sommes des centaines. J'aurais tellement aimé lui répondre que je ne suis pas grise teintée de tant de nuance de noirs et de blancs que je suis autre chose que grise. Pourtant, je ne fais que doucement glousser et ne lui répond que par des fadaises liées à de petits ricanements digne des plus plats romans à l'eau de rose.
Pourtant, il tombe dans le panneau. Il ne se rend compte de rien ni de tout. Il est désespérement seul malgré sa volonté de faire croire le contraire. Le séducteur n'est rien d'autre qu'un animal blessé et blessant de pitié. Nous le savons tout les deux pertinnement mais lui préfère se leurer dans l'idée que je ne suis qu'une petite sotte dont ses filets sont déjà en train de meurtrir la peau.
Si facilement manipulable, si facilement trompable. Les gens ne s'arrêtent généralement qu'à ce qu'ils voient et ne cherchent pas derrière. Et encore.. Certains bien pensant semble croire que je suis facile à déchiffrer avant de se rendre compte qu'ils n'ont fait que se fourvoyer. Non je ne suis pas indéchiffrable. Non je ne suis pas l'ultime mystère de ce monde. Je ne me suis juste jamais réellement montrée sous mon vrai jour si ce n'est à des personnes qui ont déjà quitté ce monde. Indépendamment de ma volonté. Peut-être est-ce la décennie où je dois de nouveau m'entourer et espérer que le temps ne les rattrape pas trop vite. Peut-être est-ce en ces jours que je me dois de sortir de ma tour d'ivoire. Peut-être. Mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je bois avec l'ombre d'un homme.
HISTOIRE
Tandis que l'alcool coule comme l'eau ruisselle sur les toits de la capitale pluvieuse d'Ellgard, la langue du soiffard se délie et pense mener une danse dont je suis pourtant l'instigatrice. Posant les questions que je désire et répondant aux interrogations que je n'ai jamais posé, l'homme s'amuse à jouer au jeu du chat et de la souris sans comprendre que les rôles sont loin d'être ceux qu'il imagine.
Le laissant combler son manque de confiance en lui parle le vice du spiritueux tel un vase communiquant, j'approche légèrement mon tabouret du sien sans essayer de me faire discrète. Non, bien au contraire. Le crissement du bois sur le sol soulève son attention avant qu'il ne me dévisage pour de bon. Il me regarde alors comme un chasseur regarderait une proie qu'il pense déjà trophée. Ce que la vanité peut faire des hommes..
D'un mouvement bref, je replace mes cheveux et l'observe avec un fin sourire. Essuyant doucement mes lèvres du bout de l'index, je replace celui-ci dans son verre comme une habitude enracinée malgré le peu de temps partagé. Cela le fait sourire. Mieux encore, il me pense complètement accro à lui au point de ne pouvoir me séparer de sa boisson. Souriante, je lui propose alors un jeu qu'il accepte presque immédiatement. Un jeu que l'alcool rendra sûrement plus facile pour lui. Le jeu des histoires. Peu connu et à la fois de notoriété publique, il s'agit simplement de s'amuser à s'inventer une vie et voir qui des deux aura la plus rocambolesque. Bien évidemment qu'il accepta. Coq au jabot gonflant qu'il est. C'était là une occasion de faire vrombir les oreilles de la jeune femme se trouvant devant lui n'est ce pas ? Et pourtant, après une bonne demi-heure de récit chevrottant et hésitant, il ne pût me sortir qu'une histoire branlante et au rebondissements digne d'une partie de dés un dimanche pluvieux dans une maison de santé dans un recoin perdu de Nueva lors d'un automne sans soleil. Oui, à ce point et encore, mon comparatif est plus intriguant que son propre récit. C'est dire.
Souriant telle la compagne d'une soirée que je suis, je viens doucement déposer ma main sur la sienne en le félicitant avant de ne déposer mon index sur la commisure de sa lèvre pour y récolter une goutte qu'il ne peut s'empêcher de venir lécher à même ma peau. Feignant la surprise et la gêne, je récupère ma main avant de ne venir de nouveau essuyer mes lèvres et replacer mon index à l'endroit aqueux dont il a élu domicile. Un silence s'insalle alors durant quelques secondes avant que je ne me râcle la gorge.

"A mon tour alors ? J'espère m'en sortir aussi correctement que vous. Je n'ai jamais été aussi élégante oratrice."

L'homme bombe alors le torse à un tel point que je le vois presque chuter en arrière avant qu'il ne se replace correctement. Si facile.. Et sans même m'y forcer.. Soupirant intérieurement, je reprend la parole avec une voix se voulant douce.

"Alors.. Ceci est mon histoire. Je viens d'une famille relativement aisée d'Akantha, rien de bien incroyable. Nullement partie de la noblesse ou quoi que ce soit. Non, simplement de la petite bourgeoisie je dirais. Mes parents tenaient un petit commerce, tout les deux tisserands. De génération en générations ! Enfin je crois, c'est mon père qui me disait toujours ça. Enfin. Je n'ai jamais manqué de quelque chose comme je n'ai jamais vécu dans l'opulence. A vrai dire, malgré notre niveau de vie, je crois que nous étions quand même toujours assez bas en terme de pécule. Mais ça nous importait assez peu. Et mon père voyait en moi une bonne occasion de s'unir avec une famille un peu plus riche et enfin pouvoir rêver à ouvrir une boutique dans la capitale. Je n'ai jamais été contre cette idée. A vrai dire, non pas que je sois amoureuse de l'argent mais si cela pouvait aider ma famille, je l'aurais fais sans hésiter. Et c'est ce que j'ai fais. Peut-être un peu tard par rapport aux autres. A vingt quatre ans, j'ai été présentée à un riche héritier. Bien qu'assez peu de mon goût, j'ai appris à le connaître et à l'aimer."

Je marque alors une pause et observe l'homme désormais captivé. Mes verbes sont courts et peu alambiqués mais cela semble lui valoir toutes les histoires de ce monde. Peut-être est-ce dû à l'alcool ou simplement à son manque de connaissance littéraire. Je fais fî de ces réflexions et me contente de prendre une petite gorgée avant qu'il ne me fasse signe de continuer, un immense sourire aux lèvres. Le coq laissant doucement sa place au mouton.

"Euh oui.. Alors.. Je disais.. ? Oui. Il n'était pas vraiment à mon goût mais sa mentalité m'a fait craquer. Malgré l'opulence de sa famille, il a sût garder la tête sur les épaules. Il ne cessait de me parler de voyages et d'aider les démunis. Je voyais des étoiles dans ses yeux et ils voyaient de l'admiration dans les miens. Contrairement à ce qu'aurait voulut nos parents, nous avons décidé de retarder les noces jusqu'à en faire grincer les dents. Deux ans. Vous imaginez ? Nous avons repoussé la date de deux années entières. Pour apprendre à se connaître, pour apprendre comment nous apprécier. Il n'était plus question de savoir si l'on s'aimait mais de comment nous allions faire pour le faire. Alors nous avons passé le plus clair de ses années ensemble. Comme un couple illégitime. Vogant ici et là ensemble. Le plus étonnant dans tout cela, c'était que ses parents étaient bien plus insistants que les miens. Alors qu'ils avaient plus à perdre qu'à gagner. Mais je n'ai traduis cela que comme une hâte de voir leur fils enfin aux bras d'une femme. Qui sait ?"

Le laissant boire dans son verre, je viens à nouveau essuyer ses lèvres comme pour instaurer un rituel soit disant inconscient. A son grand plaisir comme au mien.

"Au bout de ces deux années, nous avons décidé d'enfin officialiser les choses. Ma mère accepta enfin de me montrer la robe sur laquelle elle travaillait depuis toutes ces années. Blanche, faite des soies les plus délicates et légère de ce monde. Sincèrement, l'une des plus belle qu'il m'a été donné de voir. Et je n'aime pas porter de robes hein. Celle là était juste splendide. Dès que je l'ai vu, j'ai vu toutes ces heures de travails. Ces mois durant lesquels ma mère s'est tuée à la tâche, rompant ses doigts sur des fils plus fins encore qu'une feuille de papier. Tout pour me rendre plus belle encore que toutes les bourgeoises qu'aurait put inviter la famille avec laquelle nous allions nous unir. Comme extravagance, il fût décidé qu'il sera officié sur les terres de Fhaedren. Avant l'explosion."

Bien obligée d'effectuer la précision à la suite de son regard de boeuf égaré, il exprime alors un faciès étonné et choqué par la révélation, venant à boire sans me quitter des yeux. Peut-être était-il en train de se dire qu'il était d'une réflexion incroyable pour avoir compris l'âge de cette histoire.. Alors que je lui avais moi même vendu la mèche.

"Le mariage fût somptueux. Plus encore que le plus beaux des rêves d'une princesse. Sincèrement, tout semblant si irréel que l'instant m'a semblé n'être qu'une illusion. Une fois unis, il m'a embrassé avec une passion que je ne lui connaissais pas. Comme un baiser d'adieu ou de renouveau, je n'ai pas compris au début. Il m'a alors attiré à l'écart, près de l'étang où se trouvait la cérémonie. Sur l'eau y flottaient une miriade de bougies attirant les lucioles. Rendant le lieu et le moment encore un peu plus féérique. Pensive, j'ai alors cherché la main de mon désormais conjoint sans réussir à la trouver. Me retournant, j'observais la noirceur de la nuit comme l'on observe une peinture. A la fois perturbée par sa disparition et comme absorbée par le spectacle. Ma robe immaculée se mêlant à la couverture naissante. Les fines pellicule de neige venant à tomber et recouvrant la nuit d'une union plus claire. Souriante, j'ai presque oublié son absence durant quelques secondes venant à boire la coupe qu'il m'avait offert de courtes minutes auparavant. Insouciante, j'ai commencé à marcher avec une lenteur mesurée, laissant le tracé de ma robe dans la neige avant qu'il ne disparaisse dû au passage des flocons. Je ne me suis pas plus inquiété de sa disparation, il aimait faire cela. M'emmener quelque part pour me montrer la beauté d'un paysage et me laisser l'apprécier seule avant de ne revenir pour que l'on partage nos pensées. Il appellait ça faire son propre avis. C'était mignon d'une certaine manière. Pourtant, malgré mon sourire, j'ai commencé à sentir que quelque chose n'était pas comme d'habitude. Je me sentais observée. Loin de son habitude de partir loin et de ne revenir que des dizaines de minutes plus tard. Ralentissant le pas, j'ai commencé à ressentir la caresse du froid sur mon corps sans réussir à la trouver suffisamment mordante pour me réveiller d'une léthargie me prenant petit à petit. Les pieds comme pris dans la bourbe peinant à bouger avec une coordination nécessaire, j'ai fini par chuter en arrière. La couche de neige ayant amortis ma chute."

Le regard éberlué de l'homme me rassure alors quand à l'aspect rocambolesque de mon histoire. Je souris avec une douceur maîtrisée alors qu'il ne peut s'empêcher de quémender la suite.

"J'ai regardé le ciel, mon corps s'endormant alors que mon esprit n'a fait que s'éveiller. C'est là qu'il est apparu. Qu'ils sont apparus. Lui et ses témoins. Un sourire goguenard aux visages alors qu'ils viennent se pencher sur mon corps en ramassant la coupe vide tout en se vantant de l'efficacité de son contenu. Ils ne me regardent plus comme une femme mais comme un cadavre. Je les entends parler et rire. Ne parlant que de fortune et de souillon. J'ai sentis mes poumons avoir du mal à se remplir tandis que je sentais la morsure du froid se faire dans mes chairs. Mes yeux fixant les ciel sans pouvoir se fermer alors même que les flocons venaient les recouvrir de leur étreinte. J'ai attendu jusqu'à ne plus rien avoir à attendre. J'ai attendu que la mort ne vienne me chercher. Enfermée dans ce cerceuil gêlé sans pouvoir m'en défaire. Condamnée à regarder la mort grise étioler les dernières bribes de vitalité que possédait encore mon corps. J'ai ressentis l'amertûme de la fin alors que mon corps ralentissait la cadence et que leurs visages disparûrent sous la pellicule blanche recouvrant mes yeux ouverts. J'ai regardé leur visages et je les ai haït. Je les ai tous détesté et je leur en ai tellement voulut que j'aurais put les tuer un à un juste avec mes pensées.
Je suis morte ce jour-là mais je n'ai pas quitté ce monde. Non. J'ai continué à regardé le monde avec l'aspect gris de ma déchéance. J'ai regardé ce ciel dont le temps ne semblait pas déchirer les étoiles. A moins que ce ne soit les dommages sur mes yeux vitreux qui ne fûssent les acteurs de ces démarquations. Je ne l'ai jamais sû."

Guidé par ma voix, le soiffard boit son vice avec une lente rapidité, perpétrant le rituel que j'ai moi même instauré. Le laissant essuyer ses lèvres d'un liquide plus sirupeux et discret que le spiritueux. Son silence trahit par ses yeux assoiffés de connaissance alors que sa bouche se repaît d'une boisson plus vicié que les paroles qu'il ne cesse de quémender.

"Je suis morte ce jour-là sans pour autant perdre ma conscience. Je me suis accroché à ce sentiment de haine que je ressentais à ce moment envers ces gens. Jusqu'à ce que la Nuit ne vienne pour moi comme pour tout Fhaedren et les proches terres. L'explosion a presque tout ravagé. Des ruines sont restés là où se tenaient les palaces. Et seul mon esprit est resté là où trônait ma dépouille. Perdu dans un monde nimbé de couleurs inexistantes. Mêlée aux voix de toutes celles qui ont été et celles qui seront."

Fermant légèrement les yeux, je me perds dans cette vision. Mon visage dirigé vers un ciel qui n'existe pas, je laisse mon expression s'apaiser devant son regard hagard.

"Sûrement dû à l'énergie expulsée par l'explosion, j'ai été unies avec des puissances qui me dépassent. Loin de les avoirs maniées, elles m'ont modelées, fait de moi ce que je suis devenu. Un résidu d'un souvenir. De ce souvenirs de la nuit grise. J'ai subit cette "renaissance" quelques années après mon assassinat. Perdue, seule et monstrueuse. Mais je ne me suis pas lamentée sur mon sort. Non. J'ai même mit les formes. J'ai creusé ma propre tombe pour n'y trouver qu'une robe au teint sali. Cette même robe au fils brodés. Je l'ai portée et je les ai traqués. Un à un. Théatrâlement. Je les ai traqué dans toutes les nations. J'aurais put les traquer dans d'autres mondes si cela m'avait été donné. Je les ai traqués et je les ai détruit comme ils ont détruit ma vie. Un a un, je les ai anéantis et massacré. Parfois rapidement. Parfois lentement. Toujours méticuleusement. Mais c'est une autre histoire."

Son regard change alors, de curiosité passe alors vers le doute. Est-il sûrement en train de se demander si je ne suis qu'une bonne menteuse. Qui sais ? Il est déjà trop tard, lui même doit déjà le savoir.

"Ma vengeance faite, j'ai d'abord pensé à mettre fin à mes jours. Mais au dernier moment, je me suis retenue. J'ai décidé de continuer. Cette sensation trop grisante pour être oubliée qui est appellé le meurtre m'appellait. Non, loin d'être la folle sanglante. Mais ôter la vie de quelqu'un a quelque chose de poétique. Quelque chose de noble et complètement primaire à la fois. J'ai donc commencé à chasser. D'abord bêtement, comme n'importe quel jeune prédateur. Et puis, je me suis affinée, j'ai fini par traquer les proies plus grosses. Celles qui rapportent, celles dont les têtes demandent à être coupées. J'ai alors appris à mes dépends que les proies sont plus faciles lorsque le prédateur est meute. Alors j'ai trouvé des alliés et me suit fait un nom. Dame Grise, un pseudonyme oublié depuis maintenant des années. Oubliés comme le nom de mes amis. Oublié comme le nom de mon groupe. Oublié par le monde. Mais gardé par tout ceux qui cherchent l'argent là où reignent les contrats."

Me relevant sans plus de cérémonie, je le laisse planter là tandis que ses lèvres bleues ne commencent à essayer de balbutier d'incompréhensibles paroles. Attrapant le couteau de cuisine non loin, j'effectue un geste si vif que le son froid et tranchant de l'acier sur le bois du bar ne retentit qu'après que sa main ne vienne se détacher de son avant-bras. Son cri retenu par une gorge tendue dont les veines se teignent alors de noir, l'homme cherche désespérément de se libérer d'une strangulation intérieure en se griffant le coup frénétiquement.
Quittant la pièce après avoir rangé la main sanguinolante dans une bourse de cuir, je me met à chantonner une vague mélodie. En plusieurs temps et en plusieurs tons. Comme si un coeur multiple soutenaient ma voix dans une symphonie d'outre tombe. Mélodieusement sombre, ma voix murmure ses complaintes tandis que je ne marche dans les rues de la capitale endormie. Je chante pendant de longues secondes avant de me taire. Les voix se taisant une à une à ma suite. Souriant, je jubile doucement tout en me passant un linge sur les lèvres, démaquillant un fin nectar de celle-ci. Buvant une petite fiole par la suite, je me contente de sourire et de reprendre ma route dans une nuit qui me sied. Car au fond, ce soir, je sais pour qui j'ai chanté.



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Tandis que l'alcool coule comme l'eau ruisselle sur les toits de la capitale pluvieuse d'Ellgard, la langue du soiffard se délie et pense mener une danse dont je suis pourtant l'instigatrice. Posant les questions que je désire et répondant aux interrogations que je n'ai jamais posé, l'homme s'amuse à jouer au jeu du chat et de la souris sans comprendre que les rôles sont loin d'être ceux qu'il imagine.
Le laissant combler son manque de confiance en lui parle le vice du spiritueux tel un vase communiquant, j'approche légèrement mon tabouret du sien sans essayer de me faire discrète. Non, bien au contraire. Le crissement du bois sur le sol soulève son attention avant qu'il ne me dévisage pour de bon. Il me regarde alors comme un chasseur regarderait une proie qu'il pense déjà trophée. Ce que la vanité peut faire des hommes..
D'un mouvement bref, je replace mes cheveux et l'observe avec un fin sourire. Essuyant doucement mes lèvres du bout de l'index, je replace celui-ci dans son verre comme une habitude enracinée malgré le peu de temps partagé. Cela le fait sourire. Mieux encore, il me pense complètement accro à lui au point de ne pouvoir me séparer de sa boisson. Souriante, je lui propose alors un jeu qu'il accepte presque immédiatement. Un jeu que l'alcool rendra sûrement plus facile pour lui. Le jeu des histoires. Peu connu et à la fois de notoriété publique, il s'agit simplement de s'amuser à s'inventer une vie et voir qui des deux aura la plus rocambolesque. Bien évidemment qu'il accepta. Coq au jabot gonflant qu'il est. C'était là une occasion de faire vrombir les oreilles de la jeune femme se trouvant devant lui n'est ce pas ? Et pourtant, après une bonne demi-heure de récit chevrotant et hésitant, il ne pût me sortir qu'une histoire branlante et au rebondissements digne d'une partie de dés un dimanche pluvieux dans une maison de santé dans un recoin perdu de Nueva lors d'un automne sans soleil. Oui, à ce point et encore, mon comparatif est plus intriguant que son propre récit. C'est dire.
Souriant telle la compagne d'une soirée que je suis, je viens doucement déposer ma main sur la sienne en le félicitant avant de ne déposer mon index sur la commissure de sa lèvre pour y récolter une goutte qu'il ne peut s'empêcher de venir lécher à même ma peau. Feignant la surprise et la gêne, je récupère ma main avant de ne venir de nouveau essuyer mes lèvres et replacer mon index à l'endroit aqueux dont il a élu domicile. Un silence s'installe alors durant quelques secondes avant que je ne me racle la gorge.

"A mon tour alors ? J'espère m'en sortir aussi correctement que vous. Je n'ai jamais été aussi élégante oratrice."

L'homme bombe alors le torse à un tel point que je le vois presque chuter en arrière avant qu'il ne se replace correctement. Si facile.. Et sans même m'y forcer.. Soupirant intérieurement, je reprend la parole avec une voix se voulant douce.

"Alors.. Ceci est mon histoire. Je viens d'une famille relativement aisée d'Akantha, rien de bien incroyable. Nullement partie de la noblesse ou quoi que ce soit. Non, simplement de la petite bourgeoisie je dirais. Mes parents tenaient un petit commerce, tout les deux tisserands. De génération en générations ! Enfin je crois, c'est mon père qui me disait toujours ça. Enfin. Je n'ai jamais manqué de quelque chose comme je n'ai jamais vécu dans l'opulence. A vrai dire, malgré notre niveau de vie, je crois que nous étions quand même toujours assez bas en terme de pécule. Mais ça nous importait assez peu. Et mon père voyait en moi une bonne occasion de s'unir avec une famille un peu plus riche et enfin pouvoir rêver à ouvrir une boutique dans la capitale. Je n'ai jamais été contre cette idée. A vrai dire, non pas que je sois amoureuse de l'argent mais si cela pouvait aider ma famille, je l'aurais fais sans hésiter. Et c'est ce que j'ai fais. Peut-être un peu tard par rapport aux autres. A vingt quatre ans, j'ai été présentée à un riche héritier. Bien qu'assez peu de mon goût, j'ai appris à le connaître et à l'aimer."

Je marque alors une pause et observe l'homme désormais captivé. Mes verbes sont courts et peu alambiqués mais cela semble lui valoir toutes les histoires de ce monde. Peut-être est-ce dû à l'alcool ou simplement à son manque de connaissance littéraire. Je fais fi de ces réflexions et me contente de prendre une petite gorgée avant qu'il ne me fasse signe de continuer, un immense sourire aux lèvres. Le coq laissant doucement sa place au mouton.

"Euh oui.. Alors.. Je disais.. ? Oui. Il n'était pas vraiment à mon goût mais sa mentalité m'a fait craquer. Malgré l'opulence de sa famille, il a sût garder la tête sur les épaules. Il ne cessait de me parler de voyages et d'aider les démunis. Je voyais des étoiles dans ses yeux et ils voyaient de l'admiration dans les miens. Contrairement à ce qu'aurait voulut nos parents, nous avons décidé de retarder les noces jusqu'à en faire grincer les dents. Deux ans. Vous imaginez ? Nous avons repoussé la date de deux années entières. Pour apprendre à se connaître, pour apprendre comment nous apprécier. Il n'était plus question de savoir si l'on s'aimait mais de comment nous allions faire pour le faire. Alors nous avons passé le plus clair de ses années ensemble. Comme un couple illégitime. Voguant ici et là ensemble. Le plus étonnant dans tout cela, c'était que ses parents étaient bien plus insistants que les miens. Alors qu'ils avaient plus à perdre qu'à gagner. Mais je n'ai traduis cela que comme une hâte de voir leur fils enfin aux bras d'une femme. Qui sait ?"

Le laissant boire dans son verre, je viens à nouveau essuyer ses lèvres comme pour instaurer un rituel soit disant inconscient. A son grand plaisir comme au mien.

"Au bout de ces deux années, nous avons décidé d'enfin officialiser les choses. Ma mère accepta enfin de me montrer la robe sur laquelle elle travaillait depuis toutes ces années. Blanche, faite des soies les plus délicates et légère de ce monde. Sincèrement, l'une des plus belle qu'il m'a été donné de voir. Et je n'aime pas porter de robes hein. Celle là était juste splendide. Dès que je l'ai vu, j'ai vu toutes ces heures de travail. Ces mois durant lesquels ma mère s'est tuée à la tâche, rompant ses doigts sur des fils plus fins encore qu'une feuille de papier. Tout pour me rendre plus belle encore que toutes les bourgeoises qu'aurait put inviter la famille avec laquelle nous allions nous unir. Comme extravagance, il fût décidé qu'il sera officié sur les terres de Fhaedren. Avant l'explosion."

Bien obligée d'effectuer la précision à la suite de son regard de boeuf égaré, il exprime alors un faciès étonné et choqué par la révélation, venant à boire sans me quitter des yeux. Peut-être était-il en train de se dire qu'il était d'une réflexion incroyable pour avoir compris l'âge de cette histoire.. Alors que je lui avais moi même vendu la mèche.

"Le mariage fût somptueux. Plus encore que le plus beaux des rêves d'une princesse. Sincèrement, tout semblant si irréel que l'instant m'a semblé n'être qu'une illusion. Une fois unis, il m'a embrassé avec une passion que je ne lui connaissais pas. Comme un baiser d'adieu ou de renouveau, je n'ai pas compris au début. Il m'a alors attiré à l'écart, près de l'étang où se trouvait la cérémonie. Sur l'eau y flottaient une myriade de bougies attirant les lucioles. Rendant le lieu et le moment encore un peu plus féerique. Pensive, j'ai alors cherché la main de mon désormais conjoint sans réussir à la trouver. Me retournant, j'observais la noirceur de la nuit comme l'on observe une peinture. A la fois perturbée par sa disparition et comme absorbée par le spectacle. Ma robe immaculée se mêlant à la couverture naissante. Les fines pellicule de neige venant à tomber et recouvrant la nuit d'une union plus claire. Souriante, j'ai presque oublié son absence durant quelques secondes venant à boire la coupe qu'il m'avait offert de courtes minutes auparavant. Insouciante, j'ai commencé à marcher avec une lenteur mesurée, laissant le tracé de ma robe dans la neige avant qu'il ne disparaisse dû au passage des flocons. Je ne me suis pas plus inquiété de sa disparation, il aimait faire cela. M'emmener quelque part pour me montrer la beauté d'un paysage et me laisser l'apprécier seule avant de ne revenir pour que l'on partage nos pensées. Il appelait ça faire son propre avis. C'était mignon d'une certaine manière. Pourtant, malgré mon sourire, j'ai commencé à sentir que quelque chose n'était pas comme d'habitude. Je me sentais observée. Loin de son habitude de partir loin et de ne revenir que des dizaines de minutes plus tard. Ralentissant le pas, j'ai commencé à ressentir la caresse du froid sur mon corps sans réussir à la trouver suffisamment mordante pour me réveiller d'une léthargie me prenant petit à petit. Les pieds comme pris dans la bourbe peinant à bouger avec une coordination nécessaire, j'ai fini par chuter en arrière. La couche de neige ayant amortis ma chute."

Le regard éberlué de l'homme me rassure alors quand à l'aspect rocambolesque de mon histoire. Je souris avec une douceur maîtrisée alors qu'il ne peut s'empêcher de quémander la suite.

"J'ai regardé le ciel, mon corps s'endormant alors que mon esprit n'a fait que s'éveiller. C'est là qu'il est apparu. Qu'ils sont apparus. Lui et ses témoins. Un sourire goguenard aux visages alors qu'ils viennent se pencher sur mon corps en ramassant la coupe vide tout en se vantant de l'efficacité de son contenu. Ils ne me regardent plus comme une femme mais comme un cadavre. Je les entends parler et rire. Ne parlant que de fortune et de souillon. J'ai sentis mes poumons avoir du mal à se remplir tandis que je sentais la morsure du froid se faire dans mes chairs. Mes yeux fixant les ciel sans pouvoir se fermer alors même que les flocons venaient les recouvrir de leur étreinte. J'ai attendu jusqu'à ne plus rien avoir à attendre. J'ai attendu que la mort ne vienne me chercher. Enfermée dans ce cercueil gelé sans pouvoir m'en défaire. Condamnée à regarder la mort grise étioler les dernières bribes de vitalité que possédait encore mon corps. J'ai ressentis l’amertume de la fin alors que mon corps ralentissait la cadence et que leurs visages disparurent sous la pellicule blanche recouvrant mes yeux ouverts. J'ai regardé leur visages et je les ai haït. Je les ai tous détesté et je leur en ai tellement voulut que j'aurais put les tuer un à un juste avec mes pensées.
Je suis morte ce jour-là mais je n'ai pas quitté ce monde. Non. J'ai continué à regardé le monde avec l'aspect gris de ma déchéance. J'ai regardé ce ciel dont le temps ne semblait pas déchirer les étoiles. A moins que ce ne soit les dommages sur mes yeux vitreux qui ne fussent les acteurs de ces démarcations. Je ne l'ai jamais sû."

Guidé par ma voix, le soiffard boit son vice avec une lente rapidité, perpétrant le rituel que j'ai moi même instauré. Le laissant essuyer ses lèvres d'un liquide plus sirupeux et discret que le spiritueux. Son silence trahit par ses yeux assoiffés de connaissance alors que sa bouche se repaît d'une boisson plus vicié que les paroles qu'il ne cesse de quémander.

"Je suis morte ce jour-là sans pour autant perdre ma conscience. Je me suis accroché à ce sentiment de haine que je ressentais à ce moment envers ces gens. Jusqu'à ce que la Nuit ne vienne pour moi comme pour tout Fhaedren et les proches terres. L'explosion a presque tout ravagé. Des ruines sont restés là où se tenaient les palaces. Et seul mon esprit est resté là où trônait ma dépouille. Perdu dans un monde nimbé de couleurs inexistantes. Mêlée aux voix de toutes celles qui ont été et celles qui seront."

Fermant légèrement les yeux, je me perds dans cette vision. Mon visage dirigé vers un ciel qui n'existe pas, je laisse mon expression s'apaiser devant son regard hagard.

"Sûrement dû à l'énergie expulsée par l'explosion, j'ai été unies avec des puissances qui me dépassent. Loin de les avoirs maniées, elles m'ont modelées, fait de moi ce que je suis devenu. Un résidu d'un souvenir. De ce souvenirs de la nuit grise. J'ai subit cette "renaissance" quelques années après mon assassinat. Perdue, seule et monstrueuse. Mais je ne me suis pas lamentée sur mon sort. Non. J'ai même mit les formes. J'ai creusé ma propre tombe pour n'y trouver qu'une robe au teint sali. Cette même robe au fils brodés. Je l'ai portée et je les ai traqués. Un à un. Théâtralement. Je les ai traqué dans toutes les nations. J'aurais put les traquer dans d'autres mondes si cela m'avait été donné. Je les ai traqués et je les ai détruit comme ils ont détruit ma vie. Un a un, je les ai anéantis et massacré. Parfois rapidement. Parfois lentement. Toujours méticuleusement. Mais c'est une autre histoire."

Son regard change alors, de curiosité passe alors vers le doute. Est-il sûrement en train de se demander si je ne suis qu'une bonne menteuse. Qui sais ? Il est déjà trop tard, lui même doit déjà le savoir.

"Ma vengeance faite, j'ai d'abord pensé à mettre fin à mes jours. Mais au dernier moment, je me suis retenue. J'ai décidé de continuer. Cette sensation trop grisante pour être oubliée qui est appelé le meurtre m'appelait. Non, loin d'être la folle sanglante. Mais ôter la vie de quelqu'un a quelque chose de poétique. Quelque chose de noble et complètement primaire à la fois. J'ai donc commencé à chasser. D'abord bêtement, comme n'importe quel jeune prédateur. Et puis, je me suis affinée, j'ai fini par traquer les proies plus grosses. Celles qui rapportent, celles dont les têtes demandent à être coupées. J'ai alors appris à mes dépends que les proies sont plus faciles lorsque le prédateur est meute. Alors j'ai trouvé des alliés et me suit fait un nom. Dame Grise, un pseudonyme oublié depuis maintenant des années. Oubliés comme le nom de mes amis. Oublié comme le nom de mon groupe. Oublié par le monde. Mais gardé par tout ceux qui cherchent l'argent là où règnent les contrats."

Me relevant sans plus de cérémonie, je le laisse planter là tandis que ses lèvres bleues ne commencent à essayer de balbutier d'incompréhensibles paroles. Attrapant le couteau de cuisine non loin, j'effectue un geste si vif que le son froid et tranchant de l'acier sur le bois du bar ne retentit qu'après que sa main ne vienne se détacher de son avant-bras. Son cri retenu par une gorge tendue dont les veines se teignent alors de noir, l'homme cherche désespérément de se libérer d'une strangulation intérieure en se griffant le coup frénétiquement.
Quittant la pièce après avoir rangé la main sanguinolente dans une bourse de cuir, je me met à chantonner une vague mélodie. En plusieurs temps et en plusieurs tons. Comme si un coeur multiple soutenaient ma voix dans une symphonie d'outre tombe. Mélodieusement sombre, ma voix murmure ses complaintes tandis que je ne marche dans les rues de la capitale endormie. Je chante pendant de longues secondes avant de me taire. Les voix se taisant une à une à ma suite. Souriant, je jubile doucement tout en me passant un linge sur les lèvres, démaquillant un fin nectar de celle-ci. Buvant une petite fiole par la suite, je me contente de sourire et de reprendre ma route dans une nuit qui me sied. Car au fond, ce soir, je sais pour qui j'ai chanté.
DERRIERE L'ÉCRAN
PSEUDO ▬ Saoirse
AGE ▬ 23 ans
TU NOUS A TROUVÉ OU ? ▬ Sur Internet
UN AUTRE COMPTE ▬ Exactement. Je ne suis pas fragile
LE PERSONNAGE DE TON AVATAR ▬ Original Character
TU AS LU LE RÈGLEMENT ? ▬ Naturally
Ooooh une banshee ! happy

Bienvenue !
ooooh trop classe ** Bienvenue parmiiii Nous ! Me tarde de lire toute ta fiche !
Bienvenue [Autoplay] Non, cela ne s'écrit pas comme ça se prononce.. [En cours] 3622086245


[Autoplay] Non, cela ne s'écrit pas comme ça se prononce.. [En cours] LIE
[Autoplay] Non, cela ne s'écrit pas comme ça se prononce.. [En cours] Ensiegclopedie-54abf6c
Une banshee ♥️


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Requiem of Claws
Bienvenue parmi nous /o/
J'aime bien ton vava
Bonjour, ta fiche de présentation a passé le délai imparti que nous accordons sur le forum; est-ce que tout va bien?  [Autoplay] Non, cela ne s'écrit pas comme ça se prononce.. [En cours] 621872257

Si tu as besoin d'un délai supplémentaire n'hésites pas à nous le signaler, ou si tu es absent à aller poster dans la partie appropriée.

Tiens nous au courant happy
Désolé ^^'

Je veux bien un délai supplémentaire s'il vous plait.

Les 3/4 de ma fiche sont sur mon PC portable. Et vu que je n'ai pas de clef usb sous la main, il faut que j'attende que ma Wifi soit assez présente pour la mettre sur un google doc pour le transférer sur mon PC. (J'ai plus de connexion dans le train que chez moi, collé à la box. C'est dire.)

Une fois que j'aurais le tout, je pourrais continuer et terminer ma fiche rapidement. Donc ça ne devrait plus trop tarder.
    C'est noté, merci! tu as deux semaines supplémentaires devant toi soit jusqu'au 22 novembre. Bon courage pour la dernière ligne droite happy
Hola, je me permet de poster pour signaler que j'ai terminé. (Pile dans les temps en plus)

Je tenais à m'excuser pour la longueur de réponse et de durée pour terminée. J'ai subit quelques petites péripéties avec le texte. J'ai perdu deux fois mon texte sur l'histoire. Ce qui explique le petit côté "Je rush un peu la fin". J'espère tout de même que la lecture sera agréable et qu'il y aura suffisamment d'éléments pour rendre le personnage cohérent à vos yeux.

Afin de palier au manque d'informations dans la fiches ou aux passages éludés tels que la traque vengeresses, je compte faire des posts de "RP solo" où Saoirse se perdra dans ses propres limbes et revivra ce genre d'événements. Ce seront des posts plus ou moins longs dans lequel je dévoilerais un peu plus d'informations au fur et à mesure sur le personnages et comment elle en est arrivée là. Je les rassemblerais sûrement tous sur un seul et même post auquel je répondrais pour ouvrir un nouveau "background".

Voilà voilà. Encore une fois, je m'excuse pour le côté fouillis que la fin peut avoir. Mais j'avoue que j'ai été un peu désespéré de voir à nouveau mon travail partir en fumée. Je pense que tout le monde à déjà vécu cette frustration. ^^

Bref, il est 7h du matin, je devrais arrêter d'écrire comme excuse pour ne pas aller dormir. Bonne nuitjournée à tous et j'espère bonne lecture à ceux qui lirons.


PS : Je vais refaire une vérification demain quand je me lèverais au niveau des fautes. Comme je n'ai pas les yeux en face des trous. Mais je penses qu'à part des fautes de mots dû à la fatigue, il ne devrait pas trop y en avoir. Zoubi.
On passe te lire rapidement ;)

Et te fais pas de bile Emil [Autoplay] Non, cela ne s'écrit pas comme ça se prononce.. [En cours] 3622086245


code couleur : #3B1744 © belladone.
Requiem of Claws
おめでとう !
Gégé t validé

LES TEMPS FORTS ▬ Une histoire tragique et émouvante ! C'était agréable à lire, j'ai bien aimé :)


REMARQUES ▬ Des fois un peu confus, j'ai dû m'y reprendre à plusieurs fois à certains passages mais dans l'ensemble c'était pas mal !

Amuses toi bien avec ce nouveau compte !