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Let's mess it up together, babe - Sirius

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SIGYN « Sirius » RIUSZEL
❯ RACE : Elle est humaine.
❯ AGE : Elle a vingt neuf ans.
❯ ORIENTATION SEXUELLE : Elle est hétérosexuelle.
❯ SITUATION PERSONNELLE : Elle est célibataire.
❯ NATIONALITÉ : Elle est née à Mearian.
❯ FACTION : Elle fait partie de l'Ordre des Astres.
❯ MÉTIER : Elle est une Archmagister. Surnommée « Sirius ».
COMPÉTENCES
Elle fait partie du faible pourcentage d'humain réceptif à la magie. Elle en était d'ailleurs particulièrement reconnaissante. Elle avait affectueusement surnommé sa magie, si on peut appeler cela ainsi, l'Ivresse. Au début tout semblait bien se passer, seulement, son pouvoir s'est rapidement avéré à double tranchant. Si Sigyn était reconnue pour travailler en solitaire et être indépendante, elle doit maintenant utiliser ses tours de magies qu'en cas de problème majeur.

Sigyn a toujours besoin d'alliés, car si sa magie semble puissante et bien étrange, elle est d'avantage considérée comme un malus sur ses adversaires plutôt que d'une magie destructrice ou défensive. Ceux qui la connaissent veulent d'ailleurs l'avoir dans leur équipe, tout en sachant que son pouvoir peut rapidement devenir un fardeau pour elle.

Si parfois sa magie peut être une vague puissante, elle n'a aucun contrôle sur celle-ci et elle lui est renvoyé au visage, lui donnant rapidement le tournis et le hoquet. Comme son nom l'indique, sa magie est en lien avec l'alcool. Comme si l'orge et le fort coulait dans ses veines, la regarder trop longtemps vous fait perdre vos moyens, votre vue devient moins fixe, votre équilibre en perd et vos mots sont facilement mal interprétés, vous faisant parfois vous retourner les uns contre les autres.  

❯ See Trouble : Votre vision est moins précise, moins claire et pourtant, vous n'y croyez pas. Vous être forts et ce n'est pas cette femme qui vous fera douter de votre précision ou de votre force de frappe. Vous croyez que vous aller bien viser ou que vous allez rapidement avoir l'avantage sur elle, mais une fois en mouvement vous vous rendez compte que vous sembler pompette.

❯ Rhum-or : Votre sang ne fait qu'un tour, votre impulsivité semble vous déraisonnez. Tout ce que vous dites ou ce que disent vos alliés semblent être une pique que vous punissez en vous tapant dessus. Tout prend une tournure de défi, de conflits lorsqu'elle se trouve près de votre troupe, comme pendant les soirées bien arrosées.

❯ Rocket : Cette compétence relève plutôt d'années d'entraînement et n'a aucun lien avec sa technomagie. En fait, elle manie très bien les dagues et les couteaux de toute sorte. Elle s'est rudement entraînée pour les lancer sur sa cible et malheureusement pour vous, elle rate rarement son coup. En d'autres mots, il vaut mieux ne pas être dans sa ligne de mire.
STATISTIQUES
PHYSIQUE
TECHNOMAGIE
❯ agilité x x x x ○
❯ force x ○ ○ ○ ○
❯ endurance x x ○ ○ ○
❯ mana x x ○ ○ ○
❯ puissance x x x ○ ○
❯ contrôle ○ ○ ○ ○ ○
PHYSIQUE
Elle pourrait passer inaperçue vu son agilité et sa façon de se déplacer, mais bon, elle n'est pas quelqu'un qui va ressentir le besoin de se cacher, même qu'elle peut sembler grandement prétentieuse en portant du noir en plein jour. Elle est hautement efficace et si elle a envie que vous ne la voyiez pas, elle saura vous filer au train sans que cela ne paraisse, mais où serait le plaisir de la chasse si la personne n'est pas au courant qu'elle est traquée? En fait, Sigyn est une femme qui a la tête droite et qui ne lève peut-être pas le menton dans les airs, mais qui dégage assez d'assurance pour que vous vous sentiez inférieur à elle sans qu'elle ne doive vous regarder de haut.  

D'ailleurs, si elle semble élancée, elle n'est pas une femme qui a une grandeur faramineuse. Au contraire, elle mesure comme la moyenne des femmes humaines, soit près du mètre soixante. Ce sont plutôt ses rictus ou ses yeux tirant vers le rosé qui sauront vous faire sentir petit. Ce côté mauvais pourrait sembler étrange sur ce visage en porcelaine, pourtant, il semble parfaitement se marier avec son teint blanchâtre et son visage ovale. Heureusement pour elle, seule sa peau semble la faire ressembler à une poupée. Elle coiffe souvent ses cheveux à la va vite, en accrochant quelques mèches qui lui retombent pourtant inévitablement dans le visage, lui donnant un style bien étrange et un peu glauque.

Elle applique quotidiennement une ligne de khôl sur ses yeux en amande, ajoutant un côté félin à l'Archmagister. Elle tente par tous les moyens de rendre Sirius menaçante et pourtant, elle ne peut dissimuler les traits fins de son nez ou les lèvres pulpeuses et mignonnes au dessus de son menton que plusieurs croient pouvoir emprisonner de leurs doigts sans conséquence. C'est si mal la connaître... Même si son visage affiche toujours un air bête, ce qui semble le plus la rendre froide et fâchée, ce sont ses sourcils qui naturellement forment une pointe provocante.

Si Sigyn semble particulièrement féminine, le tout est principalement du à sa combinaison qu'elle chérit peut-être plus que sa propre vie. Elle adore tout simplement l'aérodynamisme que lui permet sa combinaison. Elle pourrait retirer sa capuche et la cape, mais elle aime trop tous ses accessoires, dont les nombreuses sangles qui ornent sa combinaison, jusqu'à ses escarpins bien vertigineux pour une combattante telle que Sigyn. Pourtant, elle ne semble avoir aucun problème à se déplacer, à frapper et courir avec ceux-ci. De toute façon, elle aime davantage arriver en marchant l'air de rien plutôt que de courir et sauter au cou de son ennemi. Comme quoi, elle peut parfois avoir de la classe! Finalement, Sigyn est une femme qui reste assez simple si on ne s'attarde pas à sa combinaison complexe ou à ses oreilles décollés ornés de bijoux métalliques.

CARACTÈRE
❯ QUALITÉS : Ambitieuse, Charmeuse, Croyante, Déterminée, Disciplinée et etc.
❯ DÉFAUTS : Cachottière, Capricieuse, Jalouse, Manipulatrice, Naïve et etc.  
❯ UNE HABITUDE? : Repousser ses cheveux par en arrière, faire de faux sourires charmeurs ou moqueurs.

Si plusieurs la taquine en la décrivant comme flamboyante, elle ne peut cependant pas leur donner totalement tort, ayant une obsession morbide pour le feu. Elle ne peut décrocher son regard d'une flamme lorsqu'elle danse devant ses yeux émerveillés et fiévreux. Lorsqu'elle semble en colère ou trop angoissée, il suffit qu'elle allume un feu pour se sentir apaisée. Elle est celle qui met au bûcher les hérétiques et elle s'excusera d'avantage au feu qu'elle a allumé pour mettre fin à une vie, plutôt que de s'excuser d'avoir prit la vie d'un pécheur. Pour elle, le feu est un élément pur, juste assez dévastateur et assez complexe pour qu'elle s'y intéresse sans qu'elle ne s'en détourne.

Elle est quelqu'un qui a l’œil vif, elle s'intéresse à tout et se méfie toujours, ayant les yeux partout et nul part à la fois. Elle peut s'attacher facilement à n'importe qui, mais elle ne gardera contact qu'avec les gens qu'elle jugera utile à sa quête ou ceux qui réussisse à entrer dans un cercle vicieux d'une curiosité très difficile à garder. Très peu de gens réussisse à garder le feu des projecteurs assez longtemps sur eux pour qu'elle daigne s'engager dans une quelconque relation. Et puis, souvent, elle est bien trop concentrée ou dévouée à sa mission d'Archmagister pour comprendre l'évolution des relations qu'elle entretient. Native de Mearian, pour elle, tout tourne autour de la divinité et de la papauté. Elle prend souvent trop à cœur son travail, même au risque de se mettre à dos des personnes influentes.  
   
Contrairement à ce qu'on aurait pu imaginer, Sigyn est très loin de ressembler à ce que la religion semble prêcher. Une joie de vivre ne se lit ni dans son visage ni dans ses traits de caractère. Le travail avant tout, dit-elle toujours pour s'encourager à enfouir sa bonté là où elle n'aura pas besoin de la soigner ou de trop culpabiliser. Elle semble avoir beaucoup de difficulté à comprendre le pardon, mais elle fait toujours sa petite enquête avant de faire brûler les gens jugés hérétiques. Elle n'aime pas avoir de mauvaises surprises.

Il est facile de voir que Sigyn est quelqu'un de très émotivement impliquée dans la propagande de la religion. Elle a souvent une confiance aveugle envers les Seraphs. On pourrait passer des heures a énuméré ses qualités, comme quoi elle est une femme engagée, déterminée, disciplinée, il reste que Sigyn est une extrémiste. Une radicale. Elle est croyante à l'excès, ce qui amène son lot de querelles et de prises de becs. Elle est disons-le assez têtue et très peu ouverte d'esprit.

Elle reste tout de même humaine et si elle aime pointer les erreurs des autres du doigt, elle n'aime pas ressentir les sentiments obscurs qui la ronge. Elle sait très bien que la jalousie n'est pas un sentiment sain, cependant, elle ne peut faire autrement, il est bien ancré en elle. Elle ne s'avoue pourtant pas vaincue et elle croit pouvoir changé ce trait de caractère chez elle.  

HISTOIRE
Sirius est là. On voit sa capuche au loin et ses cheveux se balancer en harmonie avec ses pas. Premier avertissement. Sa chevelure danse pour vous rappeler que les flammes viendront ronger vos pieds et que la fumée et les braises auront raison de vos chairs impures. Juste à cette idée, elle affiche son sourire d'une blancheur qui réveille les morts. Deuxième avertissement. Ce sourire fou que plusieurs désapprouveraient, mais elle est celle qui punit les mauvaises âmes, pas celle qu'on peut juger ou condamner. Elle a un poste trop prestigieux et sa loyauté envers la papauté est sans limites. Tellement dévouée qu'elle en est presque intouchable. Elle fait cela pour le bien de tous, et tous le savent.

Seulement, toute la ville voit cette flamme sadique qui creuse son chemin dans les entrailles de la belle. Pourtant, leur quête ne pourra jamais avancer tant que les impures n'auront pas toucher la pureté dévastatrice des flammes séductrices et insatiables, se disent tous. On souffle son nom, alors qu'elle enlève la capuche de son visage, ses yeux miroitant la satisfaction d’avoir enfin mit la main sur sa proie. Cet hérétique qui riait aux visages des gens qui le mettait en garde. Comme quoi, la chasse aux sorcières lui avait finalement donné l’envie de courir finalement. Sirius n’est pas reconnue pour sa patience, cependant sa persévérance avait payé. Face à lui, elle attend qu’il engage le combat, mais ils savent déjà tous les deux la fin de cette histoire.

*

C’est comme cela que les conteurs les plus avisés de Mearian racontaient les traques que Sirius menait. Elle ne savait pas trop si cela était judicieux, mais elle les laissait faire gonfler sa réputation sans trop d’indignations. Elle les laissait engourdir l’esprit de chacun avec toutes ses histoires, les faisant oublier ses racines. Elle n’était pas particulièrement fière de ses origines, même si plusieurs seraient impressionnés de savoir qu’elle n’avait rien et qu’aujourd’hui, sans même devoir passer par plusieurs postes prestigieux, elle était maintenant Archmagister.

Simple humaine, Sigyn avait été élevée par une mère et un père, tous deux stricts et croyants. Farris, sa génitrice ne fut pas l'exemple le plus noble d'amour maternelle, alors que son père Rösef ne s'occupait de la petite flammèche seulement pour lui expliquer les grandes leçons de la vie. Ses parents étaient d'avantage axé sur son éducation spirituelle que sur son besoin d'attention. Elle avait bien rapidement compris cela, à peine plus âgé de trois ans. En fait, elle avait davantage eu à comprendre cela à ses dépendants avec l'arrivée d'un frère cadet.
     
Elle ne savait même pas le sentiment qui l'habitait jusqu'à ce que son père ne lui fasse une grande leçon de vie sur celui-ci : la jalousie. Il avait vu comment Sigyn regardait le petit Jeffer et rapidement, le père avait compris que derrière son rôle d'aînée, la jeune rousse l'avait mauvaise. Si parfois la petite s'amusait à cajoler son petit frère, des fois, elle semblait lui vouer une haine secrète. Elle se vengeait parfois du manque d'attention qu'elle avait de ses parents en cachant le benjamin dans un panier avec une couverture dans le garde-manger ou un quelconque placard, mettant Farris et Rösef dans tous leurs états.

Après tout, elle voyait bien qu'ils avaient plus d'affection pour le petit. Car, si elle, elle était toujours à la recherche des réponses de la vie, ses parents lui tapaient toujours sur les doigts, lui disant de ne plus poser autant de question et lui rappelant sans cesse qu'on ne devait pas douter de la parole des Êtres Suprêmes; de son côté, son frère se taisait, trop petit pour comprendre ou dire quelque chose de cohérent. Ses parents étaient bien trop concentré sur le dernier né qui, contrairement à sa grande sœur n'était pas un bébé très tapageur. Comme si la vertu l'avait déjà embrassé à peine né. Les parents du petit était bien enthousiaste de ce don des Dieux, alors que Sigyn ne semblait pas aussi enjouée. Elle avait pourtant fini par accepter son rôle et tentait de devenir plus comme ses parents le souhaitait. On lui avait d'ailleurs marteler tout ce qu'elle devait croire ou pointer du doigt comme une mauvaise action.

*

Elle était catégorique et n’avait pas honte de dénoncer tous et chacun aux gens plus haut placés. Elle n’hésitait pas à dénoncer autant les civils que les gens avec de nobles titres si cela pouvait les racheter de leurs pêchés ou aider la communauté à avancer. Elle était surement vu comme une jeune fille courageuse, alors qu’en fait, elle était tout simplement extrémiste. Elle ne voyait pas l’utilité d’un titre si le propriétaire de celui-ci n’était pas assez juste et assez sage. Car même si elle avait rencontré au fil des années des gens de l’étranger, elle ne trouvait en rien la religion aliénée ou retardée. Au contraire, elle avait toujours connu que ce mode de pensée, et au lieu de s’ouvrir sur le monde, la jeune rousse avait refermé les fenêtres de son esprit. Elle n’avait qu’une foi et il n’y avait qu’une voie pour que tous puissent un jour cohabiter en harmonie selon elle : la religion.

Elle devait avoir dix-huit ans lorsqu’elle quitta pour la première fois la communauté. Elle avait beau être née dans cette nation, elle avait décidé de voyager et de quitter Mearian, voir ce que pouvait lui réserver le reste du monde. Seulement, à Mearian comme partout ailleurs, Sigyn restait ce qu’elle était, une civile qui n’avait guère réellement d’impact sur quoi que ce soit, si ce n’était que de pointer du doigt les torts de chacun. Et encore, à Mearian, on l’écoutait, alors que partout ailleurs on lui riait au visage. Ils étaient ignorants, se disait-elle pour les pardonner devant les Dieux.  

Elle s’était même aventurée à Ellgard, la technologie l’ayant intriguée pendant un instant. Cependant, elle s’en était rapidement détournée, méfiante. Quelque chose au fond d’elle l’incitait à faire comme les adultes de sa communauté. S’éloigner et ne jamais croire que la technologie soit de bon augure. Elle vit même quelques androïdes prendre vie sous ses yeux. Elle ne put rester plus longtemps, avant de retourner à Mearian, se demandant bien pourquoi les hommes et les autres races avaient décidés de reproduire une autre ''humanité'' qui finiraient par les déshonorer. N’avait-il pas compris la première fois que cela était une erreur?

*

En fait, maintenant qu’elle était de retour à Mearian, elle avait compris son soudain envie de voyager. La réalité rattrapant rapidement la jeune femme qui à son retour put récupérer son rôle. Son rôle de civile dénonciatrice. Elle n’avait rien de plus, alors que Jeffer était maintenant devenu prêtre et qu’il s’apprêtait à être jumelé à un Magister. Elle semblait si fière de lui devant tout le monde, devant ses parents, seulement. Elle en crevait de jalousie. Elle ne comprenait pas cette soudaine ambition qui l’habitait. Cette soudaine rage de voir à nouveau ses parents cajoler le benjamin qui avait réussi à s’élevé dans la hiérarchie en silence. Alors qu’elle, elle peinait, s’époumonait à faire la justice que plusieurs n’arrivaient pas à rétablir.

Elle semblait perdue, mais elle ne le montrait pas. Elle ne devait pas montrer les sentiments noirs qui l’habitaient, seulement, le mal était fait. Elle redoublait d’efforts dans sa quête. Elle cherchait activement les pécheurs et elle avait même oser cogner à la porte du Pape en personne pour dénoncer les agissements d’un membre haut placé dans l’Ordre. Si plusieurs se demandaient ce que cette femme de vingt ans sans titre ni pouvoir venait bien faire dans cette demeure, elle ne réagissait. Elle n’était pas une once déstabilisée, regardant chacun dans les yeux et avançant avec des preuves tangibles en mains de ce qu’elle venait apporter. Un acte de trahison sur un plateau d’argent.

Si elle dut attendre de longues heures avant que le Pape ne puisse être libérer. Elle le fit. Elle n’avait que cela à faire en tant que civile. Attendre qu’on lui daigne du temps. Elle aurait pu être fâchée, au lieu de quoi, elle comprenait tout à fait. C’était comme cela que la hiérarchie fonctionnait et rien ne devait venir perturber celle-ci, encore moins les ressentiments. L’équilibre était précaire, mais elle aimait bien la constater dans ce monde où parfois le chaos lui brûlait la rétine.

Ses parents, un peu réticents, ne l’avaient pas encouragé, mais ils n’avaient pas non plus évoqué de plaintes ou de refus à ce qu’elle aille rencontrer le Pape en personne. Elle avait donc pris son manteau de messagère et elle était partie faire la rencontre de Jörgen, l’homme de foi qu’elle admirait ouvertement. Elle ne crut guère réellement que cette rencontre changerait sa vie, et pourtant, son monde changea.

*

Elle gardait les yeux plus ouverts que jamais sur les agissements et le comportement des gens de Mearian et parfois même, de ceux des autres nations, sous la tutelle de Jörgen. Elle était ses yeux, et en échange, elle pouvait rendre visite au Pape et à sa famille sans qu’on ne lui refuse l’accès de la grande maisonnée familiale. Elle avait un accès privilégié à la chambre d’amis qu’elle finit par envahir de nombreuses semaines entre deux séjours.

Si au début, elle ne savait pas trop comment agir avec Jörgen et sa famille, rapidement, des liens se tissèrent sans qu’elle ne comprenne trop comment. Elle vit en Jörgen une figure paternelle qu’elle n’avait réellement eu le courage de s’avouer. Elle semblait comprendre l’homme mieux que quiconque et elle voyait bien qu’il essayait toujours d’agir pour le bien du peuple. Il l’écoutait et souvent, l’homme finissait par faire le nécessaire lorsqu’elle dénonçait ou avertissait la papauté d’une anormalité.

Elle se sentait écoutée et semblait valorisée. Elle eut même droit de se joindre à quelques festivités dans la maisonnée et Jörgen lui permit à plusieurs reprises de rejoindre la tablée. Sigyn avait beau être jeune, rapidement, Merys, l’aînée des filles de Jörgen sembla se reconnaître à travers la rousse qui comme elle, était une battante à sa manière.

Sigyn était admirative devant Merys qu'elle entrecroisait lorsqu'elle venait en mode incognto au pays et aussi devant Soren qui comme elle était douée lorsqu’il s’agissait d’activité physique. Même qu’une petite compétition amicale semblait toujours pointée le bout de son nez lorsque Soren et Sigyn se retrouvait dans la même pièce d’entraînement.

Cependant, le lien qu’elle n’avait pas imaginé pointer le bout de son nez, était avec la benjamine du groupe. Rüen. Elle savait bien le sort mortuaire que lui réservait le destin et les restrictions de son père, mais elle n’avait jamais réellement parler avec la femme de quelques années sa cadette. Elle savait bien que Merys et Soren était plus âgé, mais chez Rüen, il y avait quelque chose qui clochait. Comme si dans la tête de la rousse, la blonde était plus jeune qu’elle. Sa fragilité semblait l’affecter plus qu’elle ne croyait. Sigyn n’était pas de nature protectrice envers quelqu’un en particulier, sauf peut-être avec Jeffer, mais rapidement, elle sembla se trouver un passe-temps important en espionnant la jeune fille de Jörgen.

Elle ne savait trop pourquoi elle ressentait le besoin de l’avoir à l’œil, mais elle tolérait assez mal de voir tous ces médecins, les uns après les autres annoncé à Jörgen ce qu’ils savaient tous déjà. Aucune guérison possible. Elle avait même parfois entendu quelques bribes de la femme, comme quoi elle ne pouvait sortir et comme quoi elle avait de la difficulté à gérer son pouvoir. Sans savoir pourquoi, Sigyn avait finalement proposer à la cadette de l’aider, en sachant de prime abord ce que c’était d’avoir un pouvoir défaillant. Elle ne le savait que trop bien vu le sien.

Elle l’avait découvert par accident et si au début elle n’avait pas compris, rapidement, elle se mit à essayer de s’en servir et de l’entraîner lorsqu’elle était en séjour chez les Vorticera. Sigyn se surprit elle-même de confier autant d’informations sur sa personne à la benjamine de la famille. Les semaines qui suivirent ce premier contact semblèrent assez déterminante pour Rüen. La blonde était venue la retrouver et sans détour, elle lui avait demandé de lui parler de ses escapades dans les autres nations.

Au début, Sigyn ne comprenait pas le but de tout cela, mais elle commença par lui en parler sans trop de cérémonie ni avec un grand emballement. Juste comme ça. Elle se disait bien que son père ou même ses sœurs auraient pu lui en parler mieux qu’elle, eux-mêmes ayant connu d’autres nations que Mearian, mais Sigyn finit par comprendre que peut-être sa famille ne voulait pas lui faire de faux espoirs en lui parlant des ailleurs. Si elle avait d’abord ressenti de la pitié pour Rüen en la voyant pour la première fois, elle avait rapidement mis ce sentiment de côté en se disant qu’elle ne voudrait pas qu’on la traite différemment si c’était elle qui avait été dans la situation de la benjamine.

Elle avait donc décidé de lui raconter ses récits et elle avait même une attention particulière lorsqu’elle repartait en voyage, faisant parfois des croquis de la faune et de la flore pour sa nouvelle et seule amie de l’époque, Rüen. Tout ce qui piquait sa curiosité finissait par être gribouillée dans son cahier qu’elle trainait toujours, notant parfois des instants qu’elle ne voulait pas oublier et qu’elle racontait toujours en détail à la jeune Vorticera.
 
*

Elle avait beau être maintenant dans les bonnes grâces de la famille Vorticera, elle ne pouvait malheureusement pas se contenter de si peu. Elle n’avait pas réellement parler de tout cela avec Jörgen, elle s’était un peu confessée à lui, cependant, elle n’avait guère cru qu’il pourrait y changer quelque chose. Elle était maintenant à son service et présente dans la maisonnée depuis plus ou moins une dizaine d’années. Elle disait qu’elle aimait son frère, mais qu’elle voulait aussi faire honneur à ses parents, ce qui n’était pas totalement faux, mais pas l’entière vérité sur ses sentiments noirs.

Elle ne pouvait accepter que son frère cadet ait un poste plus prestigieux que le sien. Elle était l’aînée et elle était bien plus dévouée que la moitié des mortels, y compris Jeffer qu’elle savait croyant, mais qu’elle n’avait jamais vu aussi déterminé ou aussi engagé qu’elle. Elle avait bien déjà envisagé de devenir Magister ou même prêtre, mais rien semblait à l’image de la jeune femme qui était radicale. Peut-être même trop radicale selon certains membres de l’Ordre. Elle avait souvent les oreilles qui traînaient et elle avait bien entendu ce qu’on disait d’elle dans les rues. Elle sentait bien qu’elle devait maintenant passer à une autre étape de sa vie.

Jouer les dénonciatrices, elle connaissait bien, mais elle avait besoin d’un juste titre pour aller avec les responsabilités qu’elle se donnait à elle-même. Elle rêvait bien d’une place parmi les Archmagisters, mais jamais elle n’avait montré directement son intérêt pour ceux-ci devant l’homme Vorticera. En fait, il avait de lui-même aborder le sujet depuis quelques années déjà. Avec Jörgen, ils avaient si souvent échangé sur les titres que c’était tout naturel pour lui de la regarder avec ce regard réflexif. Elle savait bien qu’il cogitait à savoir qu’est-ce qu’il pourrait bien lui donner comme quête, mission ou comme poste.

C’est lors de son vingt-neuvième anniversaire qu’il la regarda sans ce regard réflexif. Comme s’il avait trouvé. Et en effet, il avait trouvé. Il l’avait convoqué, et naïvement, Sigyn avait cru que ce serait pour une ultime discussion sur sa dernière visite à Akantha, mais ça n’avait rien à voir avec cela. Elle eut droit à un joyeux anniversaire et à un échange de regard qu’elle n’avait jamais eu avec le patriarche. Le plus sérieusement du monde, il lui dit qu’il lui avait trouvé un titre. Qu’il voulait d’abord lui expliquer pourquoi il la trouvait assez compétente pour celui-ci avant de lui dire le titre en question.

Il lui parlait de sa dévotion presque aveugle, de sa facilité à voir les faiblesses et les forces de chacun. De trouver qui formerait une bonne équipe, de voir la complémentarité entre plusieurs sujets. Elle était presque aux anges d’entendre le Pape parler ainsi d’elle. Elle n’avait pas la tête enflée, mais elle volait sur un petit nuage, ça, c’était clair. Cependant, il lui avoua qu’il avait eu de la difficulté à lui trouver un poste à son image. Elle était une femme assez destructrice et entêtée, il le reconnaissait et elle aussi. Elle n’avait pas peur qu’il lui dise ainsi ses quatre vérités. Elle était prête à les entendre, surtout si cela venait de Jörgen lui-même.

Elle ne parlait guère, muette devant autant de sérieux et de cérémonie. Elle qui n’avait rarement la langue dans sa poche, c’était tout un exploit de la faire taire et la tenir en haleine aussi longtemps. Elle écoutait la démarche que Jörgen avait dû enclencher pour lui donner un tel poste. Il avait rassemblé une partie de l’Ordre et avait mis sa candidature pour devenir Archmagister.

Elle avait bien entendu. Archmagister. Il était bien difficile d’imaginer le Pape élire un Archmagister, mais tout était possible maintenant. Elle avait fait ses preuves et malgré les quelques protestations, les membres de l’Ordre avaient fini par comprendre que le côté extrémiste de la rousse n’allait pas seulement leur nuire, au contraire même. Cette dévotion et cet engouement pour la justice et la religion ne rendait Sigyn que plus parfaite pour ce poste. Elle n’allait certainement pas avoir peur d’affliger aux hérétiques leurs punitions, elle était la candidate parfaite pour représenter l’ultime mission, l’ultime but.

Propager la foi. Éteindre le mal.      

THE END
 



❯ PSEUDO : Vous me connaissiez comme Leiko.
❯ AGE : Je suis un fossile.
❯ TU NOUS A TROUVÉ OU ? J'étais déjà sur votre Discord. ^^'
❯ UN AUTRE COMPTE : X
❯ LE PERSONNAGE DE TON AVATAR : Lenia - Ghost Blade
❯ TU AS LU LE RÈGLEMENT ? Je confirme.


Let's mess it up together, babe - Sirius Tenor
Ch'uis amoureux.
Bienvenue chaton, hésite SURTOUT PAS si tu as des questions :panda:
yeah, enfin **
Bienvenue madame Bière Let's mess it up together, babe - Sirius 3622086245


Let's mess it up together, babe - Sirius LIE
Let's mess it up together, babe - Sirius Ensiegclopedie-54abf6c
    Ravie de t'avoir parmi nous ma Leiko Let's mess it up together, babe - Sirius 1573999077
Bienvenue :)
Très joli personnage sur ton vava !
Coucou ♥️

Alors, déjà, merci pour l'accueil. Vous être trop adorable! :3 Je vous aimes déjà d'amour. Je souhaites tout de même dire au Staff que j'ai été très... Comment dire. Très inspirée pour un lien entre ma petite radicale et le Pape, Jörgen. J'espère vraiment que tout sera cohérent avec l'image que vous vous faisiez de l'homme de foi et aussi de l'ascension de Sirius. ^^'

Je compte aussi faire en RP l'origine de son surnom, je ne voulais pas faire une histoire de trois kilomètres de long, mais s'il y a quoi que se soit, je me remets à mon clavier. Donc, voilà, je dirais que mission accomplie, j'ai fini ma fiche. Je vous souhaite bonne lecture.

Bisous sur vos fesses! Let's mess it up together, babe - Sirius 697046714
On passe tout de suite ! :=D:
Congratulation ! ♥
Bravo pour ta validation !

Les temps forts : Tes pouvoirs sont très intéressants ainsi que le développement de ton personnage !

remarque : Désolé du temps qu'on a pris à voir mais on était très pris en ce moment avec la rentrée et les changements et tout T.T

En tout cas bon jeu à toi !

© ASHLING POUR EPICODE