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Chacun crée sa chance [terminé]

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MALTAR "CHANCE" LAAM II

Esclave

Identité

  • Race : All'ombra/Humain
  • Âge : 24 ans
  • Orientation sexuelle : Pansexuel
  • Situation personnelle : Célibataire méfiant en manque d'affection
  • Nationalité : Akanthien

Points de caractéristiques

  • Physique :
  • Agilité :
  • Force :
  • Endurance :
  • (Techno)magie :
  • Mana :
  • Puissance :
  • Contrôle :

Compétences

La magie de Chance est un mystère pour ceux qui le connaissent autant que pour lui. Il ignore si c'est de part ses origines All'ombra ou ses désillusions sur le monde qu'il a développé ce vieux pouvoir lié à la fin des temps, qu'il qualifie de magie du Crépuscule. Il n'a pour l'instant fait qu'en effleurer la surface et n'a donc que peu d'indices sur ses capacités et le sens dans lequel celles-ci vont évoluer.

Magie du Crépuscule – Tout redeviendra poussière :
Chance s'est découvert la capacité de changer n'importe quoi en sable, comme si ce qu'il touchait se révélait vieilli et atteignait le stade le plus extrême de la décomposition. Le jeune homme n'a cependant aucun pouvoir sur le temps mais accède directement à cette forme de destruction pure et simple, sur laquelle il n'a la plupart du temps aucun contrôle. Lui-même quelque peu effrayé par la puissance qui lui est octroyée et marqué par l'usage qu'il a du en faire, il n'a en effet jamais tenté de le comprendre ou de s'y exercer. Ce pouvoir à donc tendance à ne se déclencher que sous l'effet de la panique, lorsqu'il sent sa vie menacée. Tout ce qu'il sait, c'est que cette compétence impressionnante nécessite un contact direct avec ses mains pour fonctionner. Elle lui demande également une grande prudence car il lui est impossible d'inverser ce phénomène et que d'après le peu qu'il en a vu, il pourrait se blesser lui-même.

Compétence raciale – Sang bleu :
Chance a hérité de sa mère ce sang à la couleur si particulière et aux propriétés qui le sont tout autant. Une simple application du liquide sur une plaie permet en effet de guérir celle-ci, peu importe l'importance de la blessure. Outre le côté fondamentalement pratique de cette caractéristique, le jeune homme a tendance à l'utiliser comme preuve qu'il est bien un véritable All'ombra. Un mensonge bien évidemment, mais qui pourrait en douter après cela ? Habitué à la douleur, il n'hésitera de plus pas à s'entailler les veines pour accorder la bénédiction du liquide merveilleux à ceux qui selon lui en vaudront la peine.

Compétence acquise – Sixième art :
Pendant les neuf dernières années, Chance a dédié ses temps libres aux arts de la scène, en particulier au théâtre et à la danse. Ces exercices quotidiens lui ont permis d'acquérir une grande confiance en lui marquée par son occupation de l'espace et les mouvements de son corps. Le jeune homme se plaît à se glisser dans différents rôles, tous aussi faux que la personnalité qu'il présente à chacun en dehors de la scène. Il préfère cependant la danse, qui est le seul moyen qu'il ait trouvé d'exprimer honnêtement ses émotions : tristesse, colère, solitude mais également satisfaction et envie de liberté. Cet art est devenu pour lui une véritable échappatoire, et il est parfois possible de le surprendre à effectuer quelques pas en fredonnant tout bas. Chance ne s'est pas spécialisé dans un style en particulier mais est assez touche à tout, expérimentant et créant, parfois en des résultats assez surprenants, mais toujours captivants. Car quitte à attirer l'attention avec son allure éthérée, autant en profiter pour charmer ceux qui posent les yeux sur lui. La danse a conféré à Chance grâce et légèreté, des atouts dont il use et abuse au quotidien pour sembler toujours plus pur et délicat.

Physique

Bien qu'âgé de vingt-quatre ans, Chance apparaît petit et fluet et il serait facile de croire qu'il a subit certaines privations durant son enfance. Il semble en cela bien faible et sans défense, supputation renforcée par ses mouvements délicats et son teint clair. Sa chevelure d'un bleu pâle ne fait que renforcer cette blancheur, qui en devient parfois presque blême. Ces cheveux, Chance les garde mi-long et les laisse en partie pendre devant son visage pour accentuer son apparente fragilité et dans un copie maladroite de l'extravagance des nobles de la Cour des Cendres.

S'il prend ainsi soin de son apparence, ce n'est pas par coquetterie mais uniquement parce qu'il la voit comme un outil pouvant l'aider à accéder à son but. C'est également pour cela qu'il affiche presque toujours en public un sourire doux ou amusé, à moins bien sûr qu'une autre expression ne soit de mise.

En l'observant avec attention cependant, certaines personnes pourraient apercevoir que ce sourire qu'il donne ne vient pas éclairer son regard, dont les iris ambrés scrutent le monde avec curiosité mais également un lourd jugement.

Même si cela ne se voit pas à première vue, Chance est également gaucher, mais il fait de son mieux au quotidien pour passer pour un droitier. Il considère en effet qu'il s'agit là d'un atout à cacher puisque, dans une population majoritairement droitière, les individus sont parfois pris de court et ont du mal à s'adapter face à ce petit bouleversement de leurs habitudes lors des situations de combat... Même si a priori Chance fait de son mieux pour éviter de devoir faire usage de force, étant donné qu'il n'en possède quasiment pas.

Enfin, le garçon a également hérité de sa mère All'ombra la couleur bleue du sang qui circule dans ses veines.

Concernant son habillement, Chance opte généralement pour un pantalon noir, tranchant sous des bottes hautes et une tunique de couleurs claires. Il privilégie les tons blanc et bleus pour renforcer son allure éthérée, et joue sur les détails avec des ornements d'or qui ajoutent une touche d'élégance et de richesse nécessaire pour approcher les plus grands. Il insiste sur son allure en choisissant des habits près du corps, soulignant sa silhouette délicate. Dans tous les cas, il prend soin de conserver des bottes confortables et une grande liberté de mouvements, vous savez, juste « au cas où »...

Caractère

Ceux qui côtoient Chance ne voit en lui qu'un jeune homme au caractère enfantin et parfois exubérant. Sociable et enjoué, il n'hésite pas à aller vers les gens pour leur apporter bonne humeur et promesse de fortune. Après tout, il n'a pas choisi le surnom de « Chance » pour rien, mais bien pour faire rêver les gens qui l'entourent sur ses prétendus pouvoir porte-bonheur. Son comportement doux et amical en font quelqu'un avec qui il est facile de discuter, de tout et de rien, et vu sa naïveté, laisser échapper un ou deux secrets ne devraient pas porter à conséquence, n'est-ce pas ? Il n'en comprendrait certainement ni le sens ni les implications de toute façon... Il n'y a qu'à voir son air rêveur et sa maladresse pour savoir qu'il ne représente pas la moindre menace.

Telle est l'image que Chance fait de son mieux pour renvoyer. La réalité, elle, est tout autre. Calme et sûr de lui, il a apprit à ne compter que sur lui-même, ce qui l'a rendu à la fois indépendant et assez égoïste. Très réservé, il n'aime pas parler de lui et n'hésite pas à mentir sur sa personnalité pour se faire sous-estimer ou apprécier. Ce besoin de plaire, il s'agit avant tout d'une protection, car s'attirer les bonnes grâces de quelques personnes de pouvoir peut lui permettre de couvrir des actes moins avouables, mais peut-être est-il également inconsciemment en quête d'une réelle affection... Très méfiant cependant, il n'a encore jamais véritablement accordé son amitié, et si certaines personnes pourraient le croire, c'est qu'elles se font sans doute manipuler. C'est que même s'il les inspire pour les utiliser, Chance se méfie au plus haut point des émotions, et en particulier de l'amour, notamment car il ignore s'il a hérité de la passion unique de sa mère All'ombra ou du cœur plus volage de son père Humain. Toute cette retenue l'a rendu quelque peu amer et il peut parfois faire preuve de misanthropie, de cynisme et de sarcasme. Trois défauts qu'il considère comme des qualités, car il a tendance à ne voir que la part la plus sombre des gens. C'est pour ça qu'il déteste autant qu'il adore les mensonges et les tromperies, qui sont à ses yeux des jeux autant qu'ils trahissent la véritable nature de ceux qui en usent. Enfin, Chance est avant tout un pragmatique, qui n'hésite pas à agir pour atteindre les buts qu'il se fixe, même s'il fait preuve de grande prudence. C'est ainsi ce qui fait de lui un véritable avare, car il croit dur comme fer que tout à un prix et qu'il suffit de trouver le bon. D'autre part, même s'il ne renie pas l'existence des dieux, il ne les considère que comme de simples créatures un peu plus puissantes que les autres, et ce n'est pour lui pas suffisant pour les vénérer, même s'il n'hésitera pas à aller prier si son image le nécessite.

Mais alors, pourquoi tous ces mensonges ? Chance n'est à l'origine qu'un individu comme les autres, même si la vie ne lui a pas forcément fait de cadeaux. Mais est-ce vraiment la faute de la vie, et pas plutôt celle des femmes et des hommes qui ont décidé de faire ce qu'ils veulent du monde ? C'est donc cela... D'un côté se trouvent ceux qui imposent leurs quatre volontés, de l'autre ceux qui subissent, en silence ou dans la douleur. Inacceptable. Si c'est ainsi que les créatures intelligentes ont décidé de vivre, alors toutes peuvent bien aller mourir. Le monde n'a pas besoin d'elles pour continuer d'exister. Mais si certaines voulaient changer les choses pour créer un monde harmonieux et égalitaire ? Alors celles-là peut-être Chance pourrait-il les accepter. En attendant de vérifier cet espoir, il commencera seul à essayer de rétablir l'équilibre. Et si un jour il n'y croit plus, il n'aura qu'à tout détruire.

Histoire

Le père de Chance était un Humain du nom de Arze Maltar, un homme issu de la petite noblesse du puissant royaume d'Akantha. Sa famille fréquentait la Cour des Cendres, dans laquelle elle se démenait pour garder sa place. Leur pouvoir provenait du commerce des soies, qu'ils importaient depuis le pays de Nueva, et qui restaient prisées par les nobles gens. Ce fut au sein de la Cour que Arze rencontra sa première femme, Eshera, Humaine elle-aussi, et barde. Il eut avec elle son premier garçon, qu'il dénomma Laam et en qui il plaça nombres d'espoirs. Sa femme joua pour beaucoup dans l'ascension sociale de la famille Maltar, qui se vit ouvrir les portes de soirées mondaines d'où elle était jusque là tenue à l'écart. Depuis le jour où il découvrit ce monde qui se tenait à quelques pas seulement de lui, Arze devint obsédé par les possibilités qu'offrait le pouvoir et se consacra de tout son être à la réussite de sa famille. Sa femme devenait chaque jour un peu plus pour lui un simple outil pour chanter ses louanges et attirer sur lui l'attention du reste de la Cour. Si au début elle s'impliqua autant que lui dans le jeu du pouvoir, Eshera se lassa cependant de son rôle, peinée que son époux s'éloigne ainsi d'elle. Pour ne pas le décevoir, elle fit de son mieux pour continuer ses balades et ses chants, mais le cœur n'y était plus et cela se ressentait. L'éclat de son art s'éteignit lentement, et après quelques temps, elle ne fit plus la moindre apparition et dépérit à son tour.

La mère de Chance était Sher'lane, une All'ombra, gracieuse créature ténébreuse au passé aussi mystérieux qu'elle. Nul ne savait exactement de quelle manière ces deux êtres avaient bien pu se rencontrer. Il était parfois dans un chuchotis fait mention d'une période perturbée où Arze, abattu par la mort de sa tendre et douce Eshera, se serait retiré dans le désert. De là apparaissaient plusieurs versions. Les plus optimistes évoquaient la façon dont l'homme s'était héroïquement porté au secours de la belle en détresse, attaquée par quelque obscure créature dont l'histoire avait oublié le nom. D'autres plus sombres insistaient sur son désespoir. Jamais le mot suicide ne fut employé, mais il flottait sur les lèvres, suspendu au bord d'un silence et retenu avant de s'échapper. Ces histoires racontaient comme Sher'lane, attirée par le désespoir et l'amour blessé d'Arze, fut prise pour lui d'une affection proche de l'adoration. C'est avec la plus grande discrétion qu'ils rentrèrent tous deux à Everbright, où l'All'ombra s'employa à soigner le cœur meurtri de celui qui avait gagné le sien.

*

C'est de cette union peu commune que naquit Chance, bien qu'à cette époque il ne fut pas nommé ainsi. En réalité, s'il hérita du nom de famille de son père, aucun prénom ne lui fut accordé. Le petit enfant se vit pendant un temps simplement nommé « Eh », « Toi » ou « Tu », parfois « Garçon » quand son père était prit d'une légère faiblesse émotionnelle. C'est seulement lorsqu'il fut âgé de quatre ans qu'Arze lui en offrit l'explication sous la forme de ces quelques mots :

« Tu es la doublure de Laam. Tu dois tout faire pour que sa vie soit parfaite. Mais si un jour il lui arrive quelque chose, alors tu seras réel. »

À partir de ce jour, chacun s'adressa à lui sous le nom de Laam II. L'enfant fut d'abord honoré de pouvoir porter le prénom de ce demi-frère si merveilleux et tant admiré. Il éprouvait pour lui comme pour son père un profond respect, un amour enfantin encore inconditionnel, qui le poussaient à vouloir être comme eux. Il prit son rôle très à cœur, travaillant sans relâche pour atteindre cet idéal et devenir son frère. S'il restait physiquement moins développé que son le garçon de six ans son aîné, sa soif de savoir et de reconnaissance lui permettaient de remonter rapidement son niveau d'étude. Mais plus il apprenait et plus il enviait ce frère si différent de lui. Laam était grand, le teint ensoleillé et d'abord chaleureux. Il se voyait parfois invité par le reste de la famille ou par les enfants d'autres nobles, même si aucun ne venait jamais chez eux. Mais surtout, Laam passait du temps avec leur père, qui l'emmenait en ville ou à la Cour des Cendres, tandis que lui restait enfermé entre les murs de leur demeure, ne recevant que de temps en temps un regard scrutateur et jamais un mot d'encouragement ou d'approbation. Pourquoi cette différence de traitement entre eux ? Le garçon pensa en premier lieu qu'il était trop jeune, trop peu éduqué pour qu'on lui permette de se focaliser sur autres choses que les études, et il en travailla d'autant plus, émerveillant les précepteurs successifs chargés de son éducations. Quand il rattrapa le niveau de ce frère merveilleux, il comprit cependant qu'il devait s'agir d'autre chose. Mais sans personne pour lui dire ce qu'il faisait de mal, il ne put que se sentir amer des pensées dérangeantes qui venaient hanter son esprit.

J'apprends mieux. Je comprends mieux. Je retiens mieux. Pourquoi suis-je la doublure ?

*

Une fois par mois, la demeure se voyait close, et durant cette journée Arze pleurait la mort d'Eshera. Il louait à ses fils la femme merveilleuse qu'elle avait été, et sans jamais parler de son décès, il créait chez Laam l'envie de s'élever pour attirer la fierté de sa mère. Sa propre mère, Chance ne la voyait que rarement. Elle vivait recluse dans une chambre dans laquelle seul Arze avait le droit de pénétrer. Il y allait chaque jour lui porter ses repas, et à plus d'une occasion Chance le vit préparer lui-même une infusion pour l'All'ombra. Blotti dans l'obscurité pour ne pas se faire surprendre, le garçon observait avec ravissement les gestes attentionnés qui versaient la poudre miroitante dans l'eau. S'il était suffisamment discret, il arrivait ensuite à suivre son père et lorsque celui-ci rentrait dans la chambre, il pouvait apercevoir dans l'entrebâillement la femme qui restait simplement assise dans le noir, les yeux perdus dans le vide. De cette situation, il ne pouvait tirer qu'une conclusion :

Mère est malade.

*

Malgré les doutes qu'il pouvait parfois ressentir, le garçon restait entièrement dédié aux deux seules personnes qu'il connaissait dans ce monde. Un jour de printemps, l'année de ses sept ans, il avisa dans l'entrebâillement de sa porte son aîné pour une fois seul et se demanda comment celui-ci occupait son temps libre si ce n'était pas en étudiant. Il décida donc de s'aventurer hors de sa chambre et commença à le suivre discrètement. C'est alors qu'une inconnue débarqua en trombe dans le couloir et se précipita vers son frère en hurlant.

« Vous avez tué mon mari ! »

Son aîné resta figé par la surprise tandis que la femme tirait un poignard de sa ceinture et se jetait sur lui. Sans même réfléchir, Chance quitta sa cachette pour se placer devant son frère. La lame s'enfonça dans son épaule et il hurla, ameutant les serviteurs. La veuve eut le temps de retirer son arme et de le frapper à deux reprises avant que les domestiques ne se jettent sur elle et la rouent de coups. Hoquetant, Chance observa avec stupéfaction le sang bleu qui s'écoulait à peine de ses plaies, refermant celles-ci avant qu'il n'ait pu comprendre la gravité de la situation. Encore sous le choc, l'enfant se retourna vers son aîné tout aussi éprouvé.

« Allez-vous bien, grand-frère ? »

L'enfant qu'il était ne comprit pas quel était le regard que lui renvoya Laam. En revanche lorsque leur père avertit courut les rejoindre, il saisit parfaitement la peur sur son visage. L'homme vérifia aussitôt que son aîné n'avait rien et se retourna seulement ensuite vers le cadet. Ce jour-là, pour la première fois, il lui adressa un sourire. À partir de ce moment, la fidélité de Chance envers son père et son frère redoubla. Peu importa le nombre de fois où son aîné le repoussa, il ne le laissa pas une fois demeurer seul, bien décidé à le protéger envers et contre tout.

*

L'année de ses neuf ans, les navires marchands furent pris dans une terrible tempête, détruisant la majeure partie des stocks de soie possédés par la famille Maltar. L'argent restant fut utilisé par le chef de la famille afin de maintenir les apparences à la Cour des Cendres, mais quand il fut révélé que la fortune avait fuit la famille, celle-ci tomba en disgrâce. Un matin, Arze pénétra dans la chambre de Chance et lui adressa plus de mots qu'il ne l'avait fait depuis longtemps.

« Sois utile à la famille. »

Le garçon se contenta d'acquiescer sans un mot, dissimulant la joie qu'il ressentait d'enfin pouvoir faire ses preuves. Il fut recouvert d'un grand manteau dissimulant son visage et suivit pour la première fois son père hors de la demeure. Il ne sut combien de temps ils marchèrent, ni où ils allèrent, avant qu'ils ne se retrouvent tous deux devant une magnifique résidence à côté de laquelle leur propre maison paraissait un simple taudis. Ils furent discrètement introduits à l'intérieur par une porte de service avant d'être mené au maître des lieux. Ce dernier examina longuement l'enfant et usa d'une lame pour lui entailler la peau. Chance grimaça mais n'émit pas une plainte alors que de la plaie s'échappaient quelques gouttes de sang. L'enfant suivit l'échange entre les deux hommes, écoutant avec attention alors que son père le vendait à un autre. Sans doute cela était-il momentané. L'argent allait servir à relancer les affaires familiales, après quoi son père le reprendrait auprès de lui. Mais il comprit que pour l'instant il devait rester, pour le bien de la famille.

Le propriétaire de Chance était un baron de la Cour déjà bien âgé, Alastar Kelshion, d'une famille guère plus élevée que celle du garçon mais à la fortune suffisamment étendue pour lui permettre de s'offrir ce genre de bien de temps en temps. L'enfant fut enfermé dans une cage, au sein d'un grand jardin intérieur où s'alignaient toutes sortes de créatures dont certaines dont il ne soupçonnait même pas l'existence. Vêtu d'une simple tunique, un fer à la cheville, il passait ses journées accroupi à observer ses camarades d'infortune. Il y avait là des animaux exotiques et des esclaves aux origines diverses et variées qui comme lui ne semblaient être là que comme pièces de collection. D'un côté, une femme-bête au corps couvert de tatouages restait agenouillée en répétant inlassablement un même mot dont il ne comprenait pas le sens. De l'autre, un elfe à la peau sombre ne prenait même plus la peine de se lever, seule sa respiration trahissant son état d'éveil. Ailleurs, une cage renfermait un arbre, peut-être autrefois dryade qui avait maintenant abandonnée sa conscience. Au fond, un démon aux cornes vrillés et au regard de braise insultait et maudissait l'invocateur qui l'avait laissé là. Chance n'était entouré que de ressenti, de désespoir et d'un sentiment d'inéluctabilité. Au début, cela ne l'atteignit pas. Il assouvissait sa curiosité en observant les autres détenus et les gardes qui surveillaient chaque porte. Même s'il était tenu à l'écart du monde, une partie du monde était avec lui. Il s'occupait en jouant avec ce qu'il avait sous la main : la poussière qui miroitait dans les rayons de soleil et se déposait lentement sur le sol. De plus le vieil homme le visitait souvent, le sollicitant pour prier pour un bon voyage des caravanes ou lui demandant son avis pour déterminer les marchés les plus favorables. Le garçon répondait, et son maître lui laissait quelques livres avant que la cage ne soit de nouveau précautionneusement verrouillée pour être sûr qu'il ne s'éloigne pas et que sa bénédiction reste sur la demeure.

Le vieil homme lui proposa un jour de l'accompagner à la Cour des Cendres, à condition qu'il se tienne sagement et ne dise pas le moindre mot. À cette époque, l'enfant était prêt à accepter sans hésiter pour se tirer de sa monotonie, pour ne pas finir aussi désillusionné que ses camarades. Il fut habillé d'une tunique propre, coiffé et parfumé, et monta dans une calèche avec son maître et ses enfants. Il avait déjà aperçu la cadette de la famille, Elisabelle, alors qu'accompagnée de ses propres enfants elle allait admirer les oiseaux et se régalait de leurs chants. C'était par contre la première fois qu'il rencontrait le fils aîné et tous deux s'examinèrent en silence pendant tout le trajet. Dès qu'il mit un pied hors de la calèche, le garçon ouvrit grand ses yeux d'ambre, émerveillé par la magnificence du palais, alors qu'il se retrouvait soudain face à ce qui semblait être la beauté absolue. Il suivit son maître dans des couloirs aux murs gravés représentant des scènes de batailles et des décors fabuleux, entre des colonnades finement ciselées d'or qui se perdaient dans les hauteurs de voûtes de bois précieux. Des lustres d'or et de cristal étaient suspendus dans les airs, répandant une vive lumière. Même les sols étaient de véritables œuvres d'art, avec leurs marbres veinés d'argent et des mosaïques de pierres précieuses si étincelantes qu'il hésita à y prendre pieds. Après avoir gravit un escalier aussi large que le jardin de son maître, il parvint finalement à une large salle de réception dont s'échappaient comme venues d'un autre monde conversations et musiques. Là, de nombreuses personnes étaient déjà présentes, discutant à voix basses en jetant des regards de connivence vers les autres convives. Tous étaient vêtus de riches étoffes et portaient des parures de pierres et de métaux précieux. L'enfant se rendit compte à quel point il n'avait pas sa place en ce lieu alors que des regards curieux se baissaient vers lui.

« Relève le menton. Tu n'as pas besoin de toutes ces mises en scène, tu es déjà un trésor à toi seul. »

Le garçon se raidit aux mots de son maître, puis fit ce qu'il attendait de lui. Il se tint aussi droit que possible, fixant les nobles avec autant d'attention que ceux-ci l'examinaient. Il laissa couler sur lui la méfiance et la jalousie, se laissa aussi faire quand certains d'entre eux tendirent leurs mains et le touchèrent pour s'octroyer une part de son aura porte-bonheur. Petit à petit, il se prit au jeu, offrant des sourires charmants, se régalant pour une fois d'être le centre de l'attention. La soirée se passa comme dans un songe, avant qu'il ne soit brusquement ramené à la réalité lorsque la fête finie, on l'enferma de nouveau dans sa cage.

*

Un jour, Valdan, le fils Kelshion, pénétra dans le jardins des collections et s'avança droit vers lui, le visage tordu de colère, hurlant que contrairement à ce qu'ils prétendaient, les All'ombra ne portaient pas chance. Le coup qu'il asséna sur les barreaux surprit l'enfant, qui se recula avec prudence au centre de sa cage. Cela amusa l'homme, qui recommença avec plus de force avant de ricaner. Il secoua la cage puis s'en alla, avant de revenir quelques instants plus tard en agitant un trousseau de clés. Il pénétra dans la prison et quand il fut à portée asséna son poing dans l'estomac du garçon. Celui-ci se plia en deux et crachota, avant de se reculer aussi loin que son fer le lui permettait. Valdan s'avança à pas lents, et paniqué Chance s'agita. Il agrippa la chaîne d'une main tremblante et ses doigts s'enfoncèrent dans l'objet, qui se décomposa en multiples grains de poussière. Il resta un instant surpris, puis recula avec encore plus de frayeur. Ses mains se posèrent sur les barreaux de sa cage, qui fondirent à leur tour en une pluie de sable, et il tomba au sol. La terre elle-même se décomposa et il hurla alors que ses poignets disparaissaient sous la surface. Le noble le saisit brutalement par le bras à travers sa tunique et le souleva avant de le rejeter dans sa cage. L'enfant se figea, prenant garde à ne pas toucher quoi que ce soit avec ses paumes. L'homme n'usa pas de telles précautions et se mit à le marteler de coups de pieds, l'abandonnant finalement au bord de l'inconscience.

*

Le fils de son maître prit ainsi l'habitude de venir le tourmenter pour se libérer des contraintes que lui imposaient sa famille, transformant son mécontentement en autant de coups qui pleuvaient sur le corps du garçon. Bientôt encore le blesser ne lui suffit plus, l'enfant guérissant bien trop vite grâce aux propriétés curatives de son sang, et il chercha alors tous les moyens possibles de l'humilier et de lui faire du mal. À chaque fois que le garçon souffrait, c'était comme s'il absorbait sa peine pour ne laisser qu'un vide lui permettant de supporter un moment de plus sa vie. Chance fut à de nombreuses reprises tenté d'utiliser le pouvoir qu'il s'était découvert, mais conscients de ce qu'il pourrait en faire, les Kelshion augmentèrent la garde des jardins. Alors même s'il réduisit plusieurs fois en poussière le fer qui mordait sa peau, jamais il ne tenta de s'enfuir. Car des êtres qui le regardaient sans broncher se faire torturer n'allaient certainement pas le laisser leur passer entre les doigts.

La vie de Chance s'écoulait ainsi lentement entre les pompeuses visites à la Cour des Cendres, où son maître le laissait vagabonder parmi les convives pour les distraire, et les sombres journées battu par Valdan. Avec le temps qui passait, les visites de son vieux maître et celles à la Cour se firent plus rares, alors que les supplices ne firent que se renforcer. Très vite, le garçon abandonna tout espoir que son père, son frère ou qui que se soit ne vienne jamais le sortir de cet enfer, de ce cycle sans fin de faux sourires et de violence.

Je n'ai pas besoin d'eux. Je n'ai besoin de personne.

C'est de leur faute si je suis là. C'est de la faute de Kelshion si je souffre. C'est parce qu'ils se croient le droit de faire de moi ce qu'ils veulent.

Alors c'est cela ? C'est subir ou faire subir ?

Je ne veux pas. Je ne veux pas de ce genre de vie. Je ne veux pas de ce genre de monde.

Si c'est ainsi, que tous les gens meurent, le monde ne s'en portera que mieux.


*

Une demi-douzaine d'années plus tard, Elisabelle, la fille de son maître, se porta à la rencontre de Chance alors qu'il se remettait une fois de plus des blessures infligées par Valdan.

« Tu hais mon frère. »

L'adolescent resta silencieux, roulé en boule au fond de sa cage. La femme l'observait avec un air qu'il avait appris à reconnaître sur les visages des membres de la Cour des Cendres. En apparence aimable, en réalité froid, détaché, calculateur.

« Tu dois savoir que père est mourant. En tant qu'aîné, c'est Valdan qui récupérera le titre de chef de famille. Tu sais mieux que quiconque de quoi il est capable, alors je te laisse imaginer ce qu'il fera de toi lorsque tu ne seras plus protégé par la valeur que t'accorde père. »

Elisabelle se rapprocha, le regardant de haut alors qu'elle poursuivait ses explications.

« Ta seule façon de survivre est de le tuer avant qu'il ne te tue. Tu en es capable, n'est-ce pas ? »

Chance laissa échapper un faible rire sarcastique.

« Et être condamné pour meurtre et finir exécuté ? Quelle survie ! »

« Je m'arrangerai pour que vous soyez seuls. Et sans corps, pas de preuve. »

« Qu'est-ce que j'y gagne ? »

« La vie, ce n'est pas suffisant pour toi ? »

« Je veux ma liberté. »

La noble éclata de rire. Elle sortit un trousseau de clés d'un replis de sa robe et ouvrit la cage. Chance hésita, puis se redressa pour sortir. Lorsqu'il s'approcha d'elle, elle le saisit violemment par les cheveux et se mit à le traîner à sa suite, ignorant ses gémissements de douleur. Elle ordonna à des serviteurs de préparer une calèche et le poussa à l'intérieur. L'adolescent se réfugia à l'autre bout de l'habitacle alors qu'elle prenait place avec élégance sur la banquette. L'attelage quitta la demeure et traversa une bonne partie de la ville, avant de soudain ralentir. Elisabelle empoigna de nouveau Chance et lui passa la tête par la fenêtre, l'obligeant à observer les alentours. Le quartier dans lequel ils circulaient était misérable, présentant une association de masures qui semblaient moins solides les unes que les autres. Des individus vêtus de guenilles levèrent à peine leurs visages salis vers eux et se remirent à fouiner parmi les ordures, se battant entre eux pour s'arracher quelque reste moisi qu'ils engouffraient aussi vite que possible dans leurs bouches sans dents.

« Au service d'une famille, tu es nourris, logé, blanchis. Voici la seule vie qui t'attend si tu pars. Est-ce cela dont tu rêves ? »

Chance retint un nouveau rire en remarquant que la femme ne se différenciait pas tellement de Valdan. Il fut alors frappé de plein fouet par une constatation qui effleurait depuis longtemps sa conscience. La liberté ne suffirait pas, parce que même s'il savait qu'Elisabelle le menaçait uniquement pour qu'il la serve, il comprenait également que jamais, au grand jamais, aucun noble ne le laisserait partir. Et même s'il parvenait d'une manière ou d'une autre à être un jour libre, ce ne serait pas le cas de tous les autres qui comme lui se voyaient écraser par une noblesse aux mœurs décadentes.

Le plus grand mal ne vient pas de l'extérieur mais de ce qui nous pourrit de l'intérieur.
Les fantasques pavanent à la Cour des Cendres, tandis que ceux d'en bas ne peuvent se défendre.
Il faut changer les bases mêmes de ce pays si nous souhaitons changer nos vies.

Et si cela est hors de portée, il suffira de tout annihiler.


Elisabelle le tira à l'intérieur et ordonna au cocher de les ramener à la demeure. Pendant le trajet, elle retira d'un rangement sous le siège une boîte de confiseries et en tendit une à l'adolescent.

« Avec moi tu seras correctement traité. Tu ne vivras plus dans cette cage mais tu auras un lit dans le quartier des domestiques. Tu pourras choisir la tâche que tu préfères et tu y seras formé. En dehors de ce travail, tu pourras utiliser librement ton temps libre. Avons-nous un marché ? »

Chance hésita un instant. Puis, lentement, il se saisit du bonbon.

*

Chance avait attendu avec nervosité les indications que devait lui fournir Elisabelle. Lorsqu'il fut tiré du sommeil au milieu de la nuit par le grincement de la porte du jardin, il pensa aussitôt que la femme était venue lui confier son plan. Il se figea donc avec crainte en reconnaissant la silhouette de son persécuteur. Valdan s'arrêta devant la cage, dans laquelle il donna un coup de pied pour s'assurer que l'adolescent était bien réveillé.

« Je m'ennuie. Viens dans ma chambre. »

Chance se glissa hors de la cage, obéissant rapidement afin d'éviter les coups qui le rappelleraient à l'ordre en cas d'hésitation. Il suivit le noble dans les couloirs, serrant nerveusement ses mains sur sa tunique. Était-ce là le plan d'Elisabelle ? Il ne pouvait en être certain, mais c'était là une occasion qui ne se représenterait pas. Il pénétra à la suite de l'homme dans une grande chambre plongée dans la pénombre et sursauta en entendant la porte se refermer derrière lui. Le noble lui tournait le dos, seulement quelques pas devant lui. L'adolescent sentit son ventre se nouer et prit une grande inspiration pour tenter de se calmer. Lentement, il leva ses mains tremblantes et s'avança pour les poser dans le dos de l'homme. Il sentit la fine soie de ses vêtements sous ses doigts, mais nulle trace de la moindre poussière. Valdan se retourna vivement et le repoussa brutalement contre le mur. L'adolescent se frappa la tête et glissa au sol, et le noble lui envoya un coup de pied dans l'estomac.

« Tu oses lever la main sur moi ? »

Chance secoua la tête, la respiration bloquée dans sa poitrine. La simple vue du noble le paniquait, alors que celui-ci esquissait un sourire satisfait.

« Oh, je crois savoir ce que tu veux. Après tout, tu ne connais rien de la vie. C'est normal d'être curieux à ton âge. Mais je vais t'apprendre. »

Il saisit l'adolescent par le bras et le souleva avant de le jeter sur son lit. Chance essaya aussitôt de fuir de l'autre côté de la couche, luttant contre le moelleux et la douceur qui semblaient l'aspirer. L'homme le rattrapa par la cheville et le tira vers lui, abattant son poing avec force dans son dos pour marquer chacun de ses mots.

« Ne ! Me ! Résiste ! pas ! »

Chance gémit et peina à retrouver son souffle. Il se recroquevilla pour protéger ses organes vitaux, redoutant les coups à venir. Valdan le fit rouler sur le dos alors que l'adolescent essayait de se cramponner aux draps, sentant ceux-ci qui commençait à s'effriter et à tomber en poussière entre ses doigts. Le noble le frappa à la mâchoire et il sentit le goût du sang se répandre dans sa bouche. Un deuxième coup, un troisième. La tête commença à lui tourner. D'abord lentement, puis avec plus de précipitation, il dirigea ses mains vers le noble. Sous son toucher, l'épaule fondit en sable, qui se teinta de rouge. Valdan hurla, et l'adolescent leva automatiquement sa main vers la bouche de l'homme. Le visage se désagrégea, ses cris étouffés par les grains qui roulaient dans sa gorge. Chance plaça sa seconde main sur le haut de la tête pour accélérer la transformation et bientôt le reste du corps tomba sans vie sur le sol. Profondément choqué, l'adolescent ne put détacher ses yeux du cadavres de son tortionnaire. C'est à peine s'il entendit les bruits de pas par dessus les battements affolés de son cœur, et une nouvelle vague de panique l'envahit. Si quelqu'un le découvrait ainsi...

Sans corps, pas de preuve.

Les mots d'Elisabelle résonnèrent dans son esprit et il agit promptement. Il tira le corps sur un drap puis y apposa ses paumes pour le réduire en poussière. Il ouvrit ensuite la fenêtre et versa autant de sable qu'il le put au-dehors, les grains se mélangeant à ceux portés en ville par le vent venu du désert. Il brossa le sable restant sous le lit et entre les lames du parquet, prenant garde à effacer toute trace de sang. Puis il attendit d'être sûr que les pas se soient éloignés, sortit de la chambre et regagna sa cage.

***
*
***

Chance laissa ses doigts glisser contre la rambarde alors qu'il descendait lentement l'escalier. Ses bottes souples ne faisaient pas le moindre bruit sur la pierre et le silence semblait emprunt d'un tourbillon d'émotions. Le jeune homme effleura le décors de ses yeux d'ambre, cherchant quelque part ce qu'il pourrait regretter, mais il ne trouva rien. Finalement il n'allait laisser derrière lui que la solitude, la peur et le désespoir. Il chassa d'un battement de cils les sombres souvenirs de son enfance et termina de descendre les marches, avant de s'immobiliser près des grandes portes de l'entrée. Les gardes postés là le dévisagèrent avec ébahissement et Chance leur offrit un doux sourire. Il se savait plaisant à regarder, il avait fait en sorte de l'être. Ses vêtements clairs relevaient son teint et ses cheveux pâles, l'enveloppant d'une atmosphère légère et aérienne. Sa maîtresse Elisabelle n'avait pas fait les choses à moitié, faisant rehausser chaque repli des étoffes de fils d'or qui miroitaient à la moindre variation de lumière, au moindre de ses mouvements. Les jours à venir, plus que jamais à l'époque où il avait été promené à la Cour des Cendres, il lui fallait plaire.

Elisabelle pénétra dans le hall, figure toujours aussi fière malgré les fils d'argent qui se mêlaient désormais à sa chevelure auburn. Le jeune homme s'inclina profondément devant elle, gardant sur ses lèvres un sourire presque heureux. Sa maîtresse le scruta avec attention, puis lui accorda une légère inclinaison du menton pour marquer sa satisfaction. Ses yeux étaient froids, autant que ceux de Chance alors qu'il soutenait un instant son regard, avant de baisser poliment le visage vers le sol. Malgré neuf ans à son service, il savait que la femme ne lui avait jamais accordé la moindre confiance. Et pour cause, elle était la seule personne qui à ce jour le connaissait réellement, qui savait ce qu'il avait osé faire pour atteindre la place qu'il avait aujourd'hui. Cette méfiance néanmoins était toute réciproque. Comment donc Chance aurait pu se fier à celle qui avait voulu orchestrer la mort de son propre frère pour parvenir au pouvoir ?

Patience, s'était-il admonesté.

Les humains mourraient bien vite après tout, et elle emporterait le passé du jeune homme avec elle. Elle n'avait de toute manière aucun intérêt à parler de lui, ou sa place de dirigeante serait remise en cause. Il n'avait aucun intérêt à parler d'elle, ou il serait condamné à mort. Ils savaient tous deux l'ombre qui se cachait au fond de l'autre et étaient liés par cela. Au cours de ces années, ils avaient gardé un œil l'un sur l'autre, et en échange de bons traitements, Chance lui avait rendu bien des services. Aujourd'hui, inconsciemment, alors qu'elle avait trouvé le moyen de se débarrasser de lui, elle lui en rendait également un. Une nouvelle famille, une nouvelle chance.

Profil

  • Pseudo : Ezealy
  • Âge : 22
  • Tu nous as trouvé où ? Alors que je me baladais tranquillement sur le web en me demandant ce que j'allais faire de ma vie, j'ai décidé de faire un tour sur Top 50 RPG x)
  • Un aute compte ? Nope
  • Personnage de l'avatar : Fire Emblem ▬ Shigure
  • As-tu lu le réglement ? Bien évidemment
Copyright ©️ Maître du Jeu de Lost Kingdom
Bienvenue !

Je valide le vava ofc. Bonne écriture happy


Chacun crée sa chance [terminé] Aveleen8
Merci ! Chacun crée sa chance [terminé] 839825858

En vrai j'ai peur que mon histoire soit un peu longue. J'espère que ça ne découragera pas trop la lecture Chacun crée sa chance [terminé] 3156373389
Ahhhh ! Bienvenue officiellement !
T'inquiète pas, quelques lignes n'effraient pas le staff happy
Bienvenue !



#9900CC

Bienvenue sur le forum, j'espère que tu te plaira parmi nous Chacun crée sa chance [terminé] 635802493 n'hésites pas a contacter le staff par MP si tu as des questions!

Il est tout mignon le petit Chance avec ses cheveux bleus Chacun crée sa chance [terminé] 3622086245
Bienvenue Shigur...Euh Chance!


Chacun crée sa chance [terminé] Signature1
Bienvenue chanceux, que tu le sois avec ta fiche !


« Even if the morrow is barren of promises,
nothing shall forestall my return
»
« Invité, tu es le prochain sur ma liste »
Bienvenue parmi nous partenaire sanguin Chacun crée sa chance [terminé] 697046714 J'ai hâte d'en lire plus et faut venir à Ellgard on est... Plus gentils ? Chacun crée sa chance [terminé] 416246685


Chacun crée sa chance [terminé] LIE



Chacun crée sa chance [terminé] Aejor2

Signas:
 
Merci à tous pour votre accueil, je me sens déjà comme chez moi sur ce forum Chacun crée sa chance [terminé] 3322922638
Ok, ça va finir par se savoir, mais je suis une vraie tête en l'air ! J'ai complètement oublié de prévenir que j'ai terminé ma fiche Chacun crée sa chance [terminé] 635802493

J'espère en tout cas que ça vous conviendra, et n'hésitez pas à me dire ce qui ne va pas afin que je puisse modifier/améliorer certains passages s'il le faut ^^

Merci beaucoup !  Chacun crée sa chance [terminé] 1348971353
Le staff passe vite te lire Chacun crée sa chance [terminé] 635802493
C'est dans la boîte !
Félicitation, te voilà officiellement validé ! *lance des cailloux festifs*

TEMPS FORTS Ҩ Super histoire bien détaillée mais pas trop longue, un personnage intéressant, j'attends de voir ce que tu vas en faire en jeu :)

REMARQUES Ҩ Je te l'ai déjà dit en MP, juste faire attention au premier pouvoir, sinon rien de spécial.

Sur ces mots, je te redirige vers la fiche personnage obligatoire afin de conserver une trace de ton évolution. Bon courage pour la suite !