Lost Kingdom  :: Ellgard :: La Capitale - Keivere, citée des Sciences

"Par delà les apparences" -PV Rae

Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant
Qui a dit Écurie ?


Une Ecurie à Caribou, Rennes, Elans et Cerfs.

Voilà la brillante idée que t’as eu, construire une écurie. Mais quel sapin, mais je vous jure la pire tête de bûche de tout Ellgard ! Et le pire c’est que t’es fier de toi mon gros, tu gonfle le torse devant ton écurie, comme si tu venais de construire un château, que dis-je un P A L A C E. Faut vraiment que tu te fasse soigner. Les trois quart de ton escadron se demandent si t’es complètement fou ou un pur génie de vouloir dresser ces bêtes-là. Parce que d’un côté, c’est complètement déraillant, de l’autre ça peut être une sacrée force de frappe ou bien un élément on ne peut plus inattendu. Pas d’erreur possible. C'est pas tous les jours qu'on risque de se faire envahir par une horde de caribou et d'élans chevauché par un montagne de muscle aux cheveux verts sapin.

Bref Mr Sapin que tu es il a construit sa petite écurie en quatre parties pour chaque troupeau de bêtes, t’as fait les enclos, t’as installé l’électricité, l’eau, tu as même fait installé les dernières technologies pour pas qu’on te les volent tes bestiaux, et puis qu’ils soient bien surtout. T’as reçu les premiers bestiaux de chaque races et Bordel que t’es content, mais tu sais que bon t’arriveras pas à gérer ça tout seul surtout avec l’armée. Bien sur t’avais du temps en dehors du boulot, mais si tu devais être amené à bouger impossible de laisser les bestiaux.

Du coup t’avais posté des affiches un peu partout en ville en disant que tu cherchais une ou deux personnes pour t’aider. Quelqu’un avec du temps et qui aimait les bêtes. T’avis pas beaucoup écrit mais le nécessaire quoi, en échange d’aide tu proposais le gîte et la nourriture ou bien un salaire au choix, t’avais construit une petite dépendance à côté de l’écurie, pour t’éviter de traverser tout ton terrain.

Enfin voilà ça faisait bien deux semaines que l’annonce avait été placardé et que personne était venu toquer chez toi pour passer l’entretien. On peut dire que ta réputation a du te suivre et même si tu ne le sais pas beaucoup se sont présenté à ta porte sans manger frapper de peur que tu ne les écrases littéralement sur place. Ou alors que tu les tranches en deux de ta hache comme une simple bûche. Enfin sauf que toi les bûches tu les jettes sur les gens.

Et tu t’étonnes que personne ne présentes sa candidature.

T’étais chez toi ce jour-là, en train de finir une belle pièce de viande, on t’avait laissé ta journée, enfin on te l’avait plutôt imposé un jour de repos, tu t’étais dit que ça te laisserais du temps pour passer du temps avec les bêtes. T’étais plus à l’aise avec eux qu’avec les humains en vrai, plus souriant étonnement.  Alors tu dévore ton repas, prêt pour une nouvelle journée. Attendant un peu  avant de sortir de chez toi pour aller voir l’écurie.

« C’est quand même dingue de trouver personne qui cherche un boulot honnête. »


Te voilà, grognon qui bougonne.



Codage par Libella sur Graphiorum



418






La soirée n’avait pas été simple. L’auberge où créchait Rae avait été turbulente.
Elle était restée tard pour sortir les alcooliques violent avant qu’ils ne fassent encore des dégâts. L’établissement s’était pourtant apaisé depuis qu’elle y vivait. Les habitants savaient qu’il était désormais moins possible d’agir à sa guise sans risquer des représailles. Son rôle de vigile ne lui plaisait pas des masses, mais au moins, cela lui permettait de baisser le prix de sa chambre.

Exaspérée, elle avait dû attendre la fin du service. Elle s’était empressée de finir sa bière, de saisir son manteau, d’accrocher son marteau dans son dos et de sortir. Elle avait besoin de se dégourdir les jambes et de se détendre un peu, avant d’aller se coucher.
La nuit était glaciale. Elle abattit sa capuche sur son visage et avançait tranquillement dans les rues de la capitale. Elle devait réfléchir.

Elle ne pouvait pas continuer son métier de mercenaire de cette façon. Rae n’acceptait que certaines missions, et elles ne payaient pas très bien. Les gens n’avaient pas beaucoup de moyens dans ces environs de la ville. Et pourtant, la jeune femme ne pouvait travailler qu’ici. Sa réputation s’étendait un peu, mais pas suffisamment pour lui assurer de bons revenus.

Elle croisa les mains derrière sa nuque et soupira en fixant la lune à peine visible. Elle ne voyait pas vraiment de moyens d’améliorer sa situation. Ses aptitudes pouvaient pourtant très certainement être utiles, mais elle refusait de les proposer aux sadiques qu’elle combattait.

Elle était toujours ravie de tabasser un mari violent, d’effrayer des adolescents harceleurs ou de mettre une bonne raclée aux soulards, mais elle ne pouvait pas consciemment malmener de honnêtes gens pour de l’argent.
Sa bonne conscience lui valait sa pauvreté. Elle bougonna un peu en observant les alentours.
Des affiches étaient placardées un peu partout dans ces rues. Elle avançait lentement en les observant. Une d’entre-elle attira son attention. Elle se rapprocha et s’y attarda un peu avant de la décrocher du mur.

Un homme cherchait de l’aide pour ses écuries. Rae pouvait très certainement gérer ca. Elle ne comprenait pas vraiment comment ses affiches avaient pu atterrir si loin des quartiers résidentiels ou commercants. Il fallait être un peu dérangé pour mettre ce genre d’annonce ici.
Elle lu les quelques lignes succinctes et s’attarda sur le nom.

« Galmor Verblood… »

Ce prénom lui disait quelque chose. Elle chercha un peu dans ses souvenirs avant de soupirer et d’enfoncer l’annonce dans sa poche. Impossible de se remémorer qui il était.
Ce n’était pas très loin, de toute manière. Elle s’y rendrait le lendemain pour voir avec ce Galmor si elle pouvait l’aider un peu. Si c’était un travail honnête, elle y mettrait toute sa bonne volonté en échange d’un salaire décent.

Elle tourna les talons pour rentrer. Elle profita du calme des rues pour se changer les idées avant de passer la porte de l’auberge. Elle monta les escaliers et partit se coucher. Elle s’enfonça joyeusement dans les draps et ferma les yeux, le sommeil ne tarda pas.


Rae grommelait en traversant les champs. Elle s’était perdue plusieurs fois en arrivant ici. Elle était incapable de comprendre quoi que ce soit aux transports de Keivere. De mémoire, ces lieux lui semblaient beaucoup plus proches, mais ils étaient un peu en retrait de la ville, ce qui impliquait de prendre le train pour ne pas perdre de temps.
Du moins, c’est ce qu’elle pensait.

La lycanne avançait à bonne allure en tentant de repérer des écuries. Elle bataillait contre le vent agressif et s’agrippait à son manteau. Dans ces moments-là, son arme la gênait énormément.
Après quelques bonnes minutes, elle repéra un terrain qui semblait approprié pour un élevage. L’odeur lui confirma.
Soulagée d’être au bon endroit, elle accéléra la cadence en espérant se mettre rapidement à l’abris du vent.

Elle était désormais près des bâtiments et tournait dans tous les sens en espérant apercevoir quelqu’un.

« Bien… Il ne me reste plus qu’à trouver ce Monsieur Verblood, maintenant… »

Les environs semblaient déserts. Elle espérait sincèrement ne pas être arrivée à un moment où le propriétaire des lieux était absent.
Ses pupilles scrutèrent à nouveau les bâtiments alors qu’elle avançait prudemment, complétement égarée dans tout ces bâtiments. Au bout d’un bon quart d’heure, elle baissa les bras. Elle s’engouffra dans une des écuries et se frotta les mains.

L’odeur des bêtes était très présente, mais ça ne la dérangeait pas. Après tout, elle avait toujours aimé les animaux et ces odeurs-là, elle les connaissait pour avoir vécu près de la forêt.
Doucement, elle s’approcha d’un box et observa son habitant.
Elle souriait niaisement en approchant doucement. Il s’agissait d’un jeu cerf. Il était magnifique. L’animal la regardait, curieux et méfiant à la fois.

« Bonjour… Ne t’en fais pas. Je vais rester là. Je ne m’approche pas. »

Elle avait une voix calme et douce. Elle s’immobilisa à quelques centimètres du box et contempla la majestuosité de ce cerf.
Cela lui avait manqué. La Nature. La forêt et ses habitants.

« Tu ne sais pas ou est le propriétaire par hasard, mh ? »

Le cerf s’était approché, il tendait le cou pour ne pas venir trop près d’elle. Ses naseaux bougeaient doucement, humant prudemment Rae.
Elle regardait, simplement, consciente qu’au moindre geste brusque, il paniquerait. Elle était étrangement calme, pour une fois.

« Je me demande bien ce qu’il veut faire de vous… »

Un élevage de cerf, à proximité de la ville, ce n’était pas une idée vraiment courante. Elle resta plantée là en espérant que Galmor arrive vite. Sans ça, elle devait repartir, surement se perdre encore une ou deux fois avant de rentrer à l’auberge. Elle soupira lentement à cette pensée et jeta sa tête en arrière, déprimée d’y songer.

Code par Rae, headers par milou- epicode
Qui a dit Écurie ?


T’arrive doucement mais surement à l’écurie, quand en t’approchant tu finis par sentir cette odeur particulière, cette odeur canine qui ne te dit rien qui vaille. T’espérais vraiment qu’un loup ou une connerie de bestiaux du genre n’est pas tenté bouffer une de tes bêtes. Mais bon, tes alarmes à la maison aurait sonnée et tu t’étonnes de voir le calme apparent dans toute l’écurie, alors soit ton odorat fait défaut il y a autre chose. Tu retires la neige de tes chaussures, tapant lourdement sur le sol de l’écurie, la plupart des bêtes brament en te sentant et en te voyant ce qui t’arrache un sourire. Tu vas vers eux, en caresse quelque uns.

« Pas trop froids mes gros ? »


C’est là que ton regard tombe sur une jeune femme, une brune planté là devant l’enclos aux cerfs. Plutôt bien bâtie pour le coup mais tu ne te souviens pas l’avoir déjà vu quelque part. Peut-être de la famille d’Helenn ? Ou bien une sdf à la recherche d’un toit. Enfin elle n’avait pas l’air en haillon, elle avait plus une allure d’une sorte de voyageuse. L’écurie l’avait peut-être intriguée ? Enfin on rentrait pas chez les gens comme ça quand même.

Les bêtes semblaient ne pas avoir de problèmes avec elle malgré leur craintivité naturelle. Tu ressens à nouveau cette odeur particulière, c’est une lycan canine aucun doute là-dessus, de quelle race t’en a aucune idée et tu t’en fous. Mais impossible qu’elle loupe l’odeur féline sur toi. Tu te demandes ce qu’elle fait là. Si ton père avait encore été de ce monde il l’aurait chassé à coups de fouet, il était bien loin d’être tolérant et la rivalité sous-jacente entre lycans et thérianthrope restait plutôt très présente même si certains arrivait parfaitement à s’en accommoder. Tu préfères ne pas t’énerver mais tu restes assez sur tes gardes on ne sait jamais.

« Je peux vous aider ? »


Ta voix est bourrue comme toujours mais pas agressive, tu remets du foin dans les enclos de tes petits protégés ainsi que de l’eau. Comme si t’avais besoin de t’occuper en même temps. Tu viens gratter le cerf en face de la jeune femme, comme pour être sur que tout aille parfaitement bien, et qu’il ne soit pas en panique. Il suffisait après tout qu’un seul soit mort de peur pour que cela créer la panique chez tous les autres.

« Je suis étonné qu’ils aient pas paniqué, d’habitude c’est la débandade quand un nouveau arrive. »


Tu souris amusé repensant aux quelques personnes qui étaient venus et qui s’étaient effrayé quand les bêtes avaient paniqué en les voyant, un vrai bordel y’avait pas à dire tandis que toi t’avais été plus que mort de rire en voyant ça. Sadique le Sapin. Déjà que ton projet d’écurie n’avait pas été très bien accueilli, souvent à la rigolade par tes comparses les virs se faire dessus face à tes bestiaux avaient eu de quoi te remonter parfaitement le moral.

« Rien que pour ça, si vous cherchiez du boulot je vous engagerai ! »


C’était rare les gens capable de se faire apprécier des bestiaux comme ça, tu viens ensuite voir les femelles enceintes, laissant à la brune le temps de parler si elle le souhaitait, continuant ton travail dans le même temps, tu pouvais pas mettre tout en pause, parce qu’une inconnue débarquait dans ton écurie. Surtout avec des femelles si proches de mettre bas. Celles-ci étaient dans un endroit bien plus au calme dans l’écurie, chacune dans un box réservée, à l’abri des mâles et autres femelles où des risques de bagarres entre dominants.




Codage par Libella sur Graphiorum



418






La tête penchée en arrière, Rae expirait doucement. Il fallait qu’elle se ressaisisse. Après tout, elle n’était peut-être pas obligée de se perdre à chaque fois qu’elle sortait un peu de son quartier habituel. Elle esquissa un sourire après cette pensée positive, qui était forcément invraisemblable aux vus de ses dernières aventures.
Une brise légère caressa son nez, emportant avec elle l’odeur des arbres, des bêtes, de la pollution environnante de la ville et une autre odeur qui semblait familière à la jeune femme. Elle redressa la tête et huma l’air. Elle connaissait ce parfum. C’était celui d’un lycan, sans aucun doute, mais quelque chose clochait. Elle se tritura les méninges et se remémora que les lycans canins n’étaient si nombreux que ça à Keivere, et donc, par déduction, ce devait être l’odeur d’un lycan félin. Elle grimaça soudainement en priant pour que celui-ci ne soit pas un des ennemis de sa race. Les tensions et le racisme entre ces deux espèces pouvaient être tenaces selon les familles.

« Je peux vous aider ? »

Elle tourna la tête lentement en sa direction, avec un sourire crispé fixé aux coins des lèvres. Il n’avait pas l’air ravi de la voir ici, elle et son odeur de louve, mais il n’avait pas l’air tenter de la chasser à coup de fourche non plus, c’était déjà ça.

« Je suis étonné qu’ils aient pas paniqué, d’habitude c’est la débandade quand un nouveau arrive. »

Rae n’eut pas le temps de répondre que déjà l’homme aux cheveux verts s’agitait dans tous les sens. Il portait le foin, vérifiait l'eau tout en parlant avant de changer de direction. Il n'avait pas l'air du genre amicale ou avenant, ce qui la mettait davantage mal à l'aise.  

« Rien que pour ça, si vous cherchiez du boulot je vous engagerai ! »

Elle enfonça sa main dans sa poche et en retira un morceau de papier froissé. Anxieuse, elle emboita le pas vers le propriétaire des lieux. Ses gants en cuir lui assuraient une mauvaise prise et, alors qu’elle tendait l’affiche dans sa direction, elle l’échappa. Elle observa le morceau de papier s’envoler dans les écuries, plus lassée que surprise par sa maladresse. Un profond soupir s’échappa de ses poumons, naturellement, sans qu’elle puisse le contrôler. Cela trahissait surement son habitude à ce genre de situation mais elle n’y prêta pas attention.

« J’ai vu vos annonces en ville et je voulais savoir si la place était encore disponible… »

La jeune louve observa les femelles gestantes et décida de rester à bonne distance. Ces pauvres bêtes n’avaient pas besoin d’être stressées maintenant, elles n’étaient pas loin du terme.

« Je ne me suis jamais occupée d’un élevage, mais j’ai vécu dans la forêt une bonne partie de ma vie. Je connais ces animaux et leurs besoins, et puis, j’ai toujours aimé leur présence. »


Elle passa ses mains dans ses cheveux, comme si les agiter extériorisait un peu son malaise. Ses grands yeux noirs observaient les alentours alors que ses doigts se perdaient dans sa chevelure brune.

« Ah et euh, je m’appelle Rae. »

Elle avait fait les choses en désordre, mais il valait mieux tard que jamais. Ce n’était pas dans son habitude de « vendre » ses talents. D’ordinaire, on venait la chercher pour du travail, pas l’inverse.
Elle avait vraiment besoin d’argent et elle espérait sincèrement que le fait d’être une louve ne la prive pas d’un poste qui semblait plutôt bien payé.
La pensée de se faire refuser cet emploi sans la moindre explication ne l'aidait pas à être plus détendue face à son interlocuteur. Elle était convaincue qu'il n'était pas du genre à expliquer ses décisions.

Code par Rae, headers par milou- epicode
On peut pas dire que tu sois l’homme le plus agréable de tout Ellgard, y’a définitivement pas à dire, un bon gros bucheron des famille comme on en fait plus, aussi rustre et bougon qu’un ours en rad de miel. La version évoluée de Winnie l’ourson genre. T’aurais vraiment toutes les femmes à tes pieds si t’étais déguisé en Winnie. Bon revenons à nos cerfs, bref avec ta rudesse naturelle notre pauvre demoiselle elle est toute tendue, elle doit surement s’attendre à ce que tu la jette à coup de pieds, tronche de malotru que tu peux avoir. On ne peut pas dire que tu sois doué avec les gens, t’as plus de bonnes manières avec les bêtes ma foi. Le vrai stéréotype du paysan veuf dans sa grotte. MON DIEU FAITES QUELUE CHOSE POUR CET HOMME.

Mais voilà.

« J’ai vu vos annonces en ville et je voulais savoir si la place était encore disponible… »

Elle cherche vraiment du boulot, elle veut vraiment postuler à ton annonce mal fichue. Alors tu te stoppe dans ton occupation, pour la regarder, te concentrant sur elle. T’es peut-être devin finalement mon gros qui sait. Un bucheron devin. C’est Sieg qui allait se foutre de ta gueule si tu lui racontais ça, allègrement.

« Je ne me suis jamais occupée d’un élevage, mais j’ai vécu dans la forêt une bonne partie de ma vie. Je connais ces animaux et leurs besoins, et puis, j’ai toujours aimé leur présence. »
« Ah et euh, je m’appelle Rae. »


Tu rigole un peu de la voir gênée, un petit rire franc. Sadique. Cette bûche. En vrai tu trouve cela plutôt adorable qu’elle ne sache plus dans quel sens elle doive dire les choses. Tu tends ta main vers elle, un sourire franc aux lèvres.

« Galmor, enchanté Rae, désolé si je t’ai mis mal à l’aise, je suis pas très doué avec les gens. »

T’étais direct et honnête. Aucun doute là-dessus, le mensonge et toi ça faisait quatorze mille alors autant privilégié la franchise. Tu souris un peu plus légèrement.

« T’as besoin d’un logement ? Je l’avais écrit sur l’annonce mais si t’es prête à travailler ici, j’offre le logement, j’ai construit une petite maison juste à coté de l’écurie, sur mon terrain, c’est pas bien grand, mais y ‘a tout ce qui faut. Donc si tu te vois travailler là tu peux avoir cette option en plus. »

T’allais pas t’amuser à jouer pour savoir ses motivations, rien que le fait qu’elle se propose c’était la plus grande preuve de motivation du monde, les gens te fuyait bien trop et t’avais vraiment besoin d’aide.

« J’aurais besoin de toi sur les tâches quotidien, repas du matin et du soir pour chaque groupe, nettoyage des box, vérifier la gestation des futures mamans. Je te cache pas que j’ai installé la dernière technologie dans cette écurie, et qu’il y aura une alarme dans ta maisonnette, je m’attends à ce que tu sois prête à réagir et à venir directement ici si elle sonne. Je tiens vraiment beaucoup à mes bêtes. »

Tu te gratte un peu la tête, tu te dis que tu vas peut-être lui faire peur avec tout ça.

« C’est pas pour te faire fuir hein, je veux juste pas…que tu sois surprise. T’as déjà prouvé toute ta motivation en venant aussi, et puis…ils ont pas beuglé en te voyant pour moi c’est tout ce qui faut. Mais je faillis à mes devoirs, tu veux boire ou manger quelque chose ? De chaud peut-être ? »



418






Il n’était peut-être pas si froid après tout. Il avait rit, en voyant la pauvre Rae légèrement décontenancée par la situation. A moins qu’il ne soit moqué d’elle ?
La jeune femme ne savait pas trop quoi e penser, à vrai dire. Elle esquissa un sourire bizarre, mélanger entre la gêne et la courtoisie.

« Galmor, enchanté Rae, désolé si je t’ai mis mal à l’aise, je suis pas très doué avec les gens. »

Ah. Elle ne l’était pas non plus. Mais visiblement, elle employait sa maladresse avec les mots, et lui, avec les silences. Elle ne savait pas ce qu’il y avait de pire entre les deux. Les mauvaises tournures de phrases ou les longs silences malaisant.
Il souriait désormais. Rae se détendait un peu, décontractant ses épaules alors que ses doigts s’emmêlaient toujours dans ses épaisses mèches brunes.

« T’as besoin d’un logement ? Je l’avais écrit sur l’annonce mais si t’es prête à travailler ici, j’offre le logement, j’ai construit une petite maison juste à coté de l’écurie, sur mon terrain, c’est pas bien grand, mais y ‘a tout ce qui faut. Donc si tu te vois travailler là tu peux avoir cette option en plus. »

Ca, c’était une condition qui plaisait à Rae. Elle n’aurait plus à payer sa chambre et à devoir des services à l’aubergiste, qu’elle détestait cordialement, en plus de ca. Il lui expliqua les tâches qu’elle devrait effectuer. Jusque-là, rien de bien compliqué. En revanche, la technologie… L’alarme d’accord, elle voyait ce que cela pouvait faire et ce qu’on attendait d’elle, mais il allait falloir lui expliquer comment cela fonctionner, avant qu’elle ne brise tout par impatience, ou maladresse.

Il se gratta la tête, ses cheveux verts virevoltèrent doucement. C’était une étrange couleur.

C’est sa couleur naturelle ?

« C’est pas pour te faire fuir hein, je veux juste pas…que tu sois surprise. T’as déjà prouvé toute ta motivation en venant aussi, et puis…ils ont pas beuglé en te voyant pour moi c’est tout ce qui faut. Mais je faillis à mes devoirs, tu veux boire ou manger quelque chose ? De chaud peut-être ? »

La jeune femme lui sourit, cette fois sincèrement. Il était charmant quand il le voulait, derrière ses airs d’ours mal gratté. Elle hocha doucement la tête en relâchant ses cheveux.

« Je veux bien une boisson chaude… Je me suis perdue et j’ai beaucoup marché.  Je suis gelée. C’est plus difficile d’arriver ici que ce que je pensais. Il y a un chemin plus court peut être ? Depuis la capitale ? Je veux dire, je suis pass… »

Elle se cloua le bec toute seule. C’était inutile et idiot de parler de ça. Les situations pouvaient parfois la rendre trop bavarde quand elle n’était pas totalement à l’aise.

« Euh… Concernant le logement, je veux bien.  Cela m’éviterait de payer une chambre en ville de faire des allers-retours quotidiens… Par contre… Vous voulez bien m’expliquer comment fonctionne l’alarme ? Je ne suis pas douée avec la technologie… »

En fait, elle n’y connaissait rien du tout. Ni comment cela fonctionnait, ni comment faire pour gérer ces choses-là, rien.
La jeune lycanne secoua ses mains devant elle, un air gêné placardé sur le visage.

«  Ce n’est pas urgent, ca peut attendre, vous devez être très occupé…Et euh… Quelqu’un d’autre m’expliquera. Si vous me dites où sont les autres employés, je verrai avec eux… »

Ah, oui, les autres employés… Ils sont où d’ailleurs ? Je n’ai vu personne en arrivant ici… Oh.

Elle balaya des yeux les alentours et sembla comprendre rapidement qu’il y avait peut de chance pour qu’elle ait un collègue ici.
Au moins, ses journées seraient bien remplies. Le salaire était plutôt bon, et avec le logement, elle était gagnante de toute manière. Elle n’allait pas se plaindre. Elle pourrait s’acheter des vêtements, ce qui ne serait pas du luxe et peut être des armes.

Elle fourra ses mains dans ses poches et observa son interlocuteur de ses yeux bruns, tout en s’inquiétant de la mauvaise image qu’elle donnait certainement d’elle-même en cet instant. La situation n’était pas des plus faciles… Il fallait se mettre à sa place. Elle était en terrain inconnu, devant un étranger maladroit et pratiquement muet, félin de surcroit… Non, décidemment, Rae n’avait pas de chance.

Code par Rae, headers par milou- epicode
Tu t’attendais pas vraiment à ce qu’elle te sourit aussi franchement. Elle te semblait bien plus détendue, comme si pour une fois t’avais trouvé les bons mots pour être à l’aise. Tu vois quand tu veux, c’est pas si compliqué !Elle accepte ta proposition.

« Il y a un chemin plus court par la capitale tu peux y être en dix minutes, mais ne le prends pas de nuit, on sait jamais trop qui peut roder. Par où es-tu passée pour venir ? »

Tu lui fais un signe de la main de te suivre hors de l’écurie, ressortant dans le froid de Keivere. Tu hésite un instant entre l’amener directement au studio ou bien chez toi. Sieg te hurlerait probablement à quel point c’est dangereux d’inviter une inconnue chez toi, et si elle était de la résistance, venue pour te tuer hein ? Mais non hein, tu continue dans l’inconscience, c’est tellement plus drole ! Une fois dehors tu montre la petite maisonnette.

« Le studio est juste ici, faudra que je te remette l’eau en marche et l’électricité, juste le temps d’appuyer sur un bouton. Il risque d’y faire froid comme j’y passe jamais, du coup on va chez moi pour boire, c’est juste au bout du terrain. »

Tu tâche de marcher à sa vitesse et sa hauteur, Helenn t’ayant souvent répéter que c’était un des B.A.BA de la communication.

« Ne t’en fais aps pour l’alarme, à dire vrai dans l’écurie tout fonctionne tout seul, purifier l’eau, gérer la température, ouverture et fermeture des portes pour qu’ils puissent sortir. L’alarme ne se déclenche que lorsqu’une menace entre dans l’écurie, à ce moment là tu reçois une alerte directement à la maison. Ca peut-être un renard ou un individu. Ne fonce pas tête baisser, il y a des caméra de surveillance, et tu as un poste de surveillance. Si c’est un individu, tu me renvoi l’alerte je te montrerais comment on fait et je me chargerais de lui. »

Tu la décoiffe un peu gauche. T’as toujours eu ce besoin de protéger les gens en règle général, ce qui ne va pas vraiment de paire avec tes propres objectifs. Mais bon…

« Il n’y aura que toi ici, personne d’autres ne travaille pour moi. Ca doit pas intéresser les gens de s’occuper des animaux ma foi. »

C’est plutôt toi le problème Galmor mais ça c’est encore autre chose, et surtout tu ne t’en rends même pas compte. Vous arrivez finalement devant chez toi, tu ouvres et la laisser entrer. Retirant tes chaussures, avant de filer en cuisine.

« J’ai du café, du thé ou du lait chaud. Une préférence ? »

TU lui fais fais signe de s’asseoir au bar qui sépare la cuisine du salon, deposant quelques gateaux et des sortes de chips. Ça n’a pas vraiment de sens mais ça te ressemble bien mon gros sapin. Tu prépare ce qu’elle t’a demandé et la sers avant de t’asseoir face à elle.

« T’es dans la région depuis longtemps ? »