Lost Kingdom  :: Mearian :: Sanctuaire des Astres

When winter comes | ft. mavis | terminé

Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant


try
ft. Mavis
La Grande Prêtresse

Une petite semaine, voir un peu plus même. Le temps avait passé depuis cette fameuse visite de la réserve interdite qui avait plutôt mal tournée, mal tournée de par la curiosité de la Grande Prêtresse. Il n'y avait eu mort d'homme mais dans le fond et les conditions l'accident avait été plus grave de par ses répercussions sur Mavis. Tu ne lui avais rendu visite depuis sachant que tous les mages de la capitale avaient fait sans doute le tour du sanctuaire pour trouver une solution. De ce que tu avais entendu rien n'avait fonctionné même si naturellement Mavis avait commencé à doucement mais sûrement s'habituer à sa nouvelle condition. Tu te rappelais encore comment elle avait été maladroite lors de l'événement, n'arrivant à rester debout plus de quelques secondes alors qu'elle sursautait au moindre bruit. Tu étais quant à toi déjà retourné à la réserve interdite entre temps épaulé de certains scribes pour obtenir les informations dont tu avais besoin en certains ouvrages, des informations qui furent inutiles pour le cas de la jeune femme tout comme des informations de par ce que tu voulais réaliser plus personnellement et de par l'avancée de la guerre ni plus ni moins. Même s'il te fallait trouver une solution pour Mavis, Mearian restait une priorité.

Une gestion des choses relativement dramatique à vrai dire même si l'avenir d'une nation passait obligatoirement avant celle d'un individu, qu'importe son rang. Tu avais fait surtout examiner sur toutes les coutures l'un des ouvrages que tu avais trouvé, ce fameux ouvrage qui t'avait gangrené de par le froid les doigts même si ta magie avait su palier à ce désagrément, cette protection magique. Tu étais convaincu qu'il y avait moyen d'en faire quelque chose mais encore te fallait il un mage compétent pour t'épauler dans tout ceci. Actuellement la plus compétente se trouvait être la Grande Prêtresse paradoxalement, à défaut d'avoir une constitution digne de ce nom elle avait hérité d'un bon raisonnement en général et d'une affinité plus que non négligeable avec la magie. Au delà de la recherche purement littéraire, tu avais déjà fait travailler certains mage de la nation sur le projet que tu avais envisagé, un projet d'une rare importance même si tout fut gardé jalousement, secrètement. Vous aviez réussi à réaliser la première étape de votre recherche sous sa forme la plus rudimentaire. Glaner, regrouper, assimiler, reformuler et enfin écrire les bases de votre œuvre, une œuvre qui allait nécessité encore énormément de temps.  

Ainsi non pas sans difficulté tu avais réussi à sortir pour une petite heure la Grande Prêtresse des pièces qui lui furent assignées suite à sa nouvelle condition des plus handicapantes. Un magister l'ayant escorté jusqu'à l'endroit où tu l'attendais, l'un des nombreux jardins du sanctuaire même si celui-ci était tout le temps le plus calme et à la fois attribué parfois à l’entraînement des combattants magiques ou physiques. Tu avais ordonné d'un geste au magister de disposer alors que tu repris son rôle pour venir soutenir la Grande Prêtresse et la guider jusqu'à l'un des bancs non loin de vous. L'invitant à s'y asseoir pour sans doute un bon moment. Tu pris bien rapidement la parole afin de glaner deux trois informations sur sa situation dans un premier temps.

« - Toujours pas le moindre avancement pour tes yeux ? Tu m'avais dit que tu paressais aussi comme parasité en ton esprit par quelque chose, tu as toujours cette sensation ? »

Avec le temps effectivement le livre qu'elle a touché avait été parasité ou quelque chose dans le genre mais la réponse, c'était elle qui la connaissait le mieux mais aujourd'hui tu n'avais pas pour intérêt d'aborder ce sujet. On devait l'avoir déjà assez bassinée sur tout ceci en dehors du questionnement que tu lui avais imposé pour connaître l'avancement de sa pathologie. Tu vins doucement fouiller en la sacoche que tu avais apporté cette fois-ci rempli non pas d'un bouquin mais des notes, un grand nombre de notes et des cristaux d'une taille honorable.

« - Sinon j'ai commencé sans toi le travail qui s'en suit après la recherche tout bonnement sur l'un de nos projets avec l'aide de mages spécialisés dans le domaine. Comme supposé certaines étapes furent faciles et l’obstacle majeur auquel j'avais pensé n'a pas tardé à pointer le bout de son nez. »



Winter
Something's coming, something's on its way, something's gonna break

 
« Le temps ne s’est-il pas adouci ? »

***

Une longue semaine, voir un peu plus même. Le temps avait passé depuis cette fameuse visite de la réserve interdite qui avait plutôt mal tournée, mal tournée de par sa propre curiosité..
Le temps était long et maussade. Cloîtrée dans le sanctuaire depuis l’incident, l’ennui qui occupait son être lorsqu’elle était capable de voir le monde semblait bien plus divertissant que celui auquel elle devait faire face, à l’heure actuelle. Chaque jour durant elle était auscultée, on réalisait quelques sorts sur elle pour essayer de curer ce mal qui la rongeait et même la nuit elle n’était pas tranquille ; obligée de subir les chuchotements horripilants de prêtres qui récitaient des psaumes séraphiques toujours dans le même but. Et malgré tous ces efforts rien n’avait changé, son état n’était pas pire ni meilleur - une stabilité effrayante.

Sa santé mentale restait stable, même si son visage était devenu bien plus livide qu’auparavant ; elle ne semblait pas vraiment perdre la raison. Peut-être parce qu’elle était rattachée à l’idée que son état n’allait pas durer indéfiniment, mais encore une fois c’était une mentalité plutôt vaine et hypocrite. Elle faisait ainsi de son mieux pour s’accomoder de son état, en essayant de réaliser quelques tâches toutes seules - ses quartiers lui étaient légèrement familiers et elle avait plus ou moins réussi à se repérer en leur sein sans forcément trébucher, mais en dehors de ceux-ci elle restait totalement perdue et c’était à ce moment là qu’elle paniquait, sans doute.
Son ouïe aussi semblait s’être considérablement développé, puisqu’elle se reposait principalement sur lui pour se repérer dans l’espace.

Elle était joyeuse pour de si petites choses, aujourd’hui. On l’avait autorisée à sortir dans les jardins, en dehors de sa cage d’or qui l’étouffait autant qu’elle l’effrayait. Son regard vide semblait gêner, alors ils avaient dans un premier lieu recouvert ses yeux de légers bandages simples teintés de noirs qui laissaient simplement penser qu’elle était convalescente. Sans doute. Et que ce mal sera rapidement guéri.
Guidée précieusement par l’archmagister jusqu’aux jardins, c’est quand elle senti la légère brise printanière qu’elle se senti déjà un peu plus libre dans sa condition malgré la réalité.

« Le temps ne s’est-il pas adouci ? »
« Si, Prêtresse. Bien plus qu’il y a quelques semaines. »
« J’ai hâte de pouvoir voir les bourgeons. » murmura-t-elle.

C’était bel et bien l’espoir qui la tenait en vie. Ils l’avaient bien vu, d’ailleurs, et c’était la raison pour laquelle ils ne pouvaient lui dire que son cas était difficilement rattrapable. Elle avait payer un lourd tribut et son état ne semblait être réversible, et parfois l’ignorance était la meilleure des protections, c’était la raison pour laquelle ils lui disaient qu’elle allait être rapidement mise sur pieds.

Elle semblait d’ailleurs également plutôt égayée à l’idée de revoir Olieron. Cela faisait à peu près depuis une semaine également qu’elle ne l’avait vue, et était impatiente de voir ce qu’il avait pu faire pendant ce temps, des recherches, expériences, n’importe quoi. Un peu de conversation peu importe quel était le sujet allait sans aucun doute lui changer les esprits.
C’est justement lui qui finit par prendre le relais suite à l'éclipse du mage, se laissant guider malgré le fait qu’elle semblait avoir ce besoin de garder ses doigts devant elle - trop peu habituée encore à sa cécité, elle ne se sentait clairement pas confiante avec le milieu. Lorsque le banc fut à portée de main, elle y prit ainsi sagement place, tâtant le bois ancien de ses appendices curieux, accompagné d’un petit sourire lui aussi aveugle, adressé à une direction totalement inconnue.

« Ils disent que je vais peut-être guérir, ils travaillent dessus et mon état devrait s’améliorer très prochainement. Mais oui, je sens toujours cette chose en moi malgré le fait que la sensation soit déjà moins dérangeante que la semaine dernière. Peut-être que le parasite se met à faiblir. »

Grâce à sa voix, elle avait localisé l’emplacement du Seraph de manière plus ou moins précise. Elle apposa son dos contre le dossier du banc, ramenant ainsi ses mains liées sur ses cuisses. Elle semblait croire aveuglément à son discours. C’est lorsqu’elle entendit un bruit de friction, suivi d’un autre un peu plus rêche qu’elle haussa les sourcils. Elle reconnaissait la sonorité de feuilles qui s’entrechoquaient, mais ne dit rien. Olieron reprit la parole bien rapidement. Elle ne pu s’empêcher de sourire sans vraiment expliquer pourquoi.

« Je vois. Je suis curieuse de voir ce que vous avez trouvé. J’espère que les recherches furent concluantes, au moins. Mais développe ce que tu veux dire par “obstacle majeur”. Pourquoi m’avoir amenée dans un endroit tel que celui là, si c’est pour me parler des recherches ? Je pense que cela aurait été plus simple dans mes quartiers. Largement. »

Elle ne pensait pas qu’il irait négocier avec l’Ordre juste pour lui permettre de sentir un peu d’air frais, elle n’était pas aussi prétentieuse. Elle jouait alors avec ses doigts avant d’émettre un petit ricanement.

« Cela ne me déplaît pas d’être ici, cependant. »

Petits mots lâchés, avant que quelque chose ne lui revienne à l’esprit. Elle ne lui avait même pas laissé en placer une - cela trahissait une triste solitude.

« Tu as ramené des... papiers avec toi ? »
Sa curiosité elle ne s’était pas ébranlée.

Myrddin ♕ Epicode

Winter
Something's coming, something's on its way, something's gonna break
Elle refusait d’être un fardeau, et encore moins considérée comme handicapée malgré la réalité cuisante qu’elle rejetait sans cesse. N’était-ce pas normal, au fond ? Elle était bien frêle et chétive, la cécité n’était-elle pas la goutte d’eau faisant déborder le vase ? Malgré le fait qu’elle ne soit pas désespérée, cette pensée pinçait son coeur. Elle fut vivement ôtée de sa torpeur - état dans lequel elle plongeait bien plus rapidement à présent que ses yeux n’étaient plus là pour qu’elle se concentre sur un élément du décor ou autre - lorsque le Seraph s’adressa à elle. Elle acquiesça ses propos en un hochement vif, accompagné d’un léger “hm” s’échappant du fond de sa gorge. Il était vrai que cela serait une entreprise assez risquée et qui ne serait pas à leur avantage. Dans tous les cas ils ne comptaient pas en être dépendant, ils n’avaient guère besoin d’une telle ressource de la même manière que l’Empire qui ne jurait que par ces maudites pierres multicolores aux capacités destructrices afin de compenser leur potentiel magique. Elle resta silencieuse sans réagir plus, se contentant de réfléchir à ses propos de manière discrète contrairement à ce qu’elle avait plus ou moins fait jusqu’à présent.

Sa tête se releva cependant quand il lui exposa son cas à elle qu’elle venait d’évoquer, formant lentement une moue peu satisfaite suite à ses mots. C’était terriblement médiocre comme travail, pensa-t-elle alors. Mais c’était logique, la vue était un outil beaucoup trop utile surtout pour un domaine tel que la recherche. Diable, elle n’aurait jamais dû ouvrir un livre de manière si innocente. Un gros regret.
Elle poussa un long soupir suite à ses dernières palabres. Il avait raison, une fois de plus.

« Je n’en doute pas, oui. J’espère simplement que cet état handicapant ne durera pas longtemps, je ne peux rien faire ainsi. Peut-être devrais-je inventer un langage que les aveugles comprendraient entre eux, ria-t-elle. A moins que ça existe déjà ? Peu importe.

Mavis déposa ses mains à plat contre le bois du banc, se relevant doucement en s’aidant de l’un des accoudoirs pour ce faire, malgré le fait qu’elle tenait à peine debout. Une fois redressée, elle offrait un sourire à Olieron dans la direction qu’elle jugeait la plus adaptée à l’emplacement de son ami. A ce moment précis, le même magister accouru en direction de la Prêtresse, l’agrippant avec une douceur singulière.

Cela fait, mine de rien un certain moment que nous conversons, pas vrai ? Je me souviendrai avec attention de ce que j’ai pu...sentir aujourd’hui. J’attend avec impatience notre prochaine rencontre Olieron, et je me languis des nouvelles que tu m’apporteras la prochaine fois en espérant que mon état se soit amélioré. »

Elle inclina poliment la tête avant de s’eclipser, menée par son escorte dans ses quartiers.
Oui, elle espérait pouvoir faire part à ces recherches le plus tôt possible. Pour que leur prochaine rencontre soit un peu moins tournée à sens unique.

Peut-être aura-t-il terminé d’étudier et d’expérimenter cette chose, d’ailleurs…

Myrddin ♕ Epicode