Lost Kingdom  :: Nueva :: La Capitale - Lelanaserine, cité des sages

Forever - ft. Vile Viladra

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Forever
ft. Viladra

Lelanaserine - Nueva
Le bureau était assez calme. Le bois semblait glisser sous tes doigts, alors que les dossiers s'accumulaient. Lentement, mais sûrement, tu étudiais le tout, mais tes pensées étaient ailleurs... Accompagnées... D'une voix mielleuse. D'une autre rugueuse.Si habituellement, elles restaient loin dans ta tête, sauf en cas de danger, ou d'urgence, aujourd'hui etait un capharnaüm assez horrible, alors que quelqu'un était attendu devant toi. Si elle voulait. Le déplaisir de ne pas être la Sage qu'elle servait directement. Armélia d'Egloen pouvait ainsi décider de ne point se pointer auprès de Nonus quand c'était auprès du Grand Sage qu'elle devait rendre des comptes.

Tu l'avais aperçue, quelques fois, avant de lui envoyer cette missive. Cette demande. Officieuse. Vouloir lui parler d'un sujet qui l'intéressera probablement. Quelle idée de proposer la chose comme ceci... Et si elle avait jugé que c'était trop louche ? Et si tu lui avais fait peur ?

( Oh, je t'en prie... ELLE ne peut pas avoir peur d'une si petite chose... )

Comment pouvais tu le savoir ? Comment pouvait-elle le savoir ? Cette âme qui avait causé tant de malheur, tant de mouvements dans les événements récents... Comment croire une "folle", une traitresse à son pays de naissance, et une ancienne inquisitrice ?

( Tu sais quoi ? Je t'emmerde moi aussi. )

TU soupiras. T'excusas mentalement. Ton intention n'était pas mauvaise. Ta magie n'était pas là pour blesser, intentionnellement ou non, physiquement ou mentalement, par des mots ou des actions. Ta magie découlait d'une beauté et d'un rêve, celui de venir en aide au peuple même après que la vie ait cessé au sein de leur coeur.

( Peut-être qu'elle ne veut pas te revoir aussi... Si elle connait la magie de Faun, par je ne sais quel moyen, et si elle a deviné... )

TU levas les yeux au ciel. Et c'était reparti... La salamandre déchue de son royaume de sang, et le lycan rendu esclave de combat d'un maître vampire. Deux morts que tu avais en toi pour quelques longues péripéties, vu que leur accorder la paix éternelle et le repos mérité semblait délicat. L'une avait déjà ses adieux à faire aux personnes qui comptaient pour elle, mais cette vengeance auprès d'Akantha aussi, qui ne semblait pas dans tes cordes. L'autre ...c'était plus compliqué encore...

( ... Dis aussi que je suis irrationnel... )

L'autre était irrationnel...

Soudain, on toqua à la porte. Etait-ce Armélia ? ( Viladra... Pas Armélia... ) Tu roulas des yeux, avant de pousser ton travail en cours, de te lever, puis d'aller ouvrir. Dans ton habit blanc, tu avais l'impression de glisser sur le bois, c'était étrange. La porte ouverte, tu t'inclinas respectueusement - ce n'était pas parce que tu étais la Sage que tu ne devais pas montrer ton respect - avant de te présenter et d'inviter la tribun à entrer.

_ Dame Egloen ! Ravie que vous soyez venue... Par ici je vous prie. Voulez vous du thé ?

C'était la moindre des choses, vu que tu l'avais faite se déplacer.

HRP
En color=maroon | texte=gras , c'est Faun qui parle.

En ( color=maroon | texte=italique ), c'est encore Faun, mais cette fois ci, dans sa tête.

En ( color=blue | texte=italique ), c'est Vicky dans la tête de Faun.

En ( color=green | texte=italique ), c'est Archibald, dans la tête de Faun.

Bref, vous l'aurez compris : gras = parlote, et italique entre parenthèse = dans les pensées

ft. Viladra

ft. Hector

「 Ton visage... 」
Traversant le hall du tribunat, j’avais effectué les menues tâches qu’exigeait ma profession de tribun et je m’apprêtais à rentrer chez moi quand un serviteur du conseil me rattrapa avant que je ne sorte. Me tendant une missive, je ne reconnus pas l’écriture et parcourus le parchemin avec attention, notant que l’un des sages voulait me rencontrer. Nonus… Je l’avais déjà croisé mais je ne m’étais jamais réellement interrogée sur son cas, me contentant surtout d’observer le grand sage et les décisions qui pourraient sortir de l’ordinaire. Pour le moment, en-dehors des tensions avec les nations qui se tiraient dans les pieds, tout était plutôt tranquille. Que me voulait-elle, alors ? M’adresser ses condoléances comme l’avait fait Primus ? La mort du père d’Armélia commençait à remonter et si la plupart de mes pairs étaient très délicats et prévenants avec moi, c’était étonnant que l’on me fasse mander ainsi. Officieusement qui plus est…

Renvoyant poliment l’homme qui m’avait adressé la lettre, il s’inclina à son tour avec un sourire désolé, me montrant que mon deuil était de notoriété commune en ces lieux. J’avais encore un peu de temps pour rentrer me changer avant de rencontrer la sage et je pris la direction du domaine d’Egloen, me gardant d’utiliser ma magie. Un senseur pourrait ressentir que je possédais une quantité de mana conséquente, mais il était plutôt commun que des Hommes possèdent une magie sans savoir l’utiliser. Armélia n’était pas censée en avoir, ou du moins pas en maîtriser, je devais donc faire attention à ne rien faire de tel qui pourrait me trahir. Dans le cas contraire, trouver une excuse ne devrait pas être compliqué, mais si je pouvais éviter de me mettre des bâtons dans les roues, c’était toujours mieux…

Quand je gagnai mon habitation, je pris soin de prendre une longue douche sous l’eau brûlante, savonnant mon corps et nettoyant ma longue chevelure avec soin avant de m’enrouler dans une serviette moelleuse. Le luxe était finalement bien agréable, on y prenait goût rapidement… Mais je savais l’oublier tout aussi vite.
Me séchant avec soin, je choisis ensuite une tenue élégante et typiquement nuevienne, revêtant une robe de couleur bordeaux et brodée d’argent. On n’allait pas voir un sage n’importe comment, après tout… Bien, il était temps d’y aller.

Gagnant les rues plongées dans la pénombre de la soirée, je saluai les différentes personnes qui me croisèrent, gardant un visage doux et discret afin de ne pas éveiller l’attention.
Quand j’arrivai devant le haut bâtiment dans lequel se trouvaient les bureaux des sages, je me présentai à l’entrée et un serviteur se détacha de ses occupations pour me mener aux étages. Bavardant distraitement avec lui sur la pluie et le beau temps, je lui souhaitai bon courage pour la suite du travail et il s’effaça devant moi après avoir annoncé ma présence à la porte de la sage Nonus.

M’inclinant respectueusement devant la jeune femme quand elle me salua, je la dévisageai discrètement, curieuse de savoir pourquoi elle me faisait demander. Certes, j’avais une petite position comparée à d’autres de part ma fonction de tribun d’Alexander, mais je n’étais pas quelqu’un d’important pour autant.

Bonsoir, Dame Nonus, je suis honorée que votre attention se soit posée sur moi. Merci pour votre proposition, je l’accepte avec grand plaisir.

Politesse, chaque parole était mesurée, chaque geste était calculé. Jouer ce rôle commençait peu à peu à devenir une habitude mais je m’efforçais de rester attentive afin de ne pas me trahir bêtement.

Que puis-je faire pour vous, ma Dame ?


Forever
ft. Viladra

Lelanaserine - Nueva
La femme à qui tu ouvris, bien qu'elle se faisait appeler Armélia d'Egloen, provoqua dans ton esprit une émotion tant redoutable, d'un amour retrouvé. Ce n'était pas la tienne, mais l'âme pleurait presque de joie, en revoyant ce beau vosage, tandis que tu laissas entrer la dame, fausse Egloen.
Dans ses tons bordeaux, elle laissait entrevoir une parfaite nuevienne, et si Victoria avait bien raison, alors nul doute qu'elle avait parfaitement réussi son coup. Mais l'âme avait-elle réellement vu juste ? Ou était-ce le délire d'une femme désespéré ?

_ Du thé vert vous ira ?

Aussitôt la porte refermée, tu te dirigeas vers le petit meuble sur le côté, là où reposait la théière, remplie quelques minutes plus tôt - tu avais déjà une tasse sur ton bureau -. Le thé vert coulant bientôt dans une nouvelle que tu disposais ensuite au devant de l'invitée, tu lui fis un grand sourire, avant de lui répondre.

_ Dame Egloen, que savez vous des morts ?

Certes, cela n'allait pas vraiment aider la jeune femme, mais il était compliqué d'aborder la situation. Si l'âme d'Akantha avait raison, il fallait néanmoins présenter ta magie à la fameuse Viladra, pour qu'elle ne croit pas à un subterfuge. La question de savoir pourquoi elle se faisait alors passer pour quelqu'un d'autre serait à débattre ensuite. Mais si Victoria avait tort, alors l'accusation prématurée de l'Egloen serait un affront fait à sa famille, et au Grand Sage qui 'lavait choisie elle. Aussi tu devais glisser doucement sur les mots, et approcher la vérité avec le plus de grâce possible, et d'attention.

_ Croyez vous à un autre monde ? Une autre vie pour ces âmes disparues ?

Tu sonnais un peu comme une illuminée, ou une rêveuse. Mais tu vins rapidement au but.

_ Si vous pouviez parler à l'une de ces âmes, à un être cher disparu, le feriez vous ? Et espéreriez vous qu'il vive dans un nouveau monde, heureux ?

Au mieux, elle parlerait de cette femme qu'elle avait peut-être connue, qu'elle voudrait revoir. Ou d'une personne liée aux Egloens. Au pire, tu ne serais que la Sage tentant d'accomplir l'impossible, et tentant de parler à un être décédé... Ce qui était le cas.

_ Pardonnez moi... Je dois vous sembler confuse.

TU attrapas ta propre tasse, que tu remplis également, avant d'en prendre une gorgée. Dans ta tête, Victoria gronda.

( Qu'est-ce que tu attends ?! Ne la fais pas fuir avant de pouvoir me mettre au devant d'elle ! )

Heureusement, le lycan put la tenir en laisse, le temps que les mots permettent à Armélia ( Viladra... ) d'appréhender la chose.

( Calme toi l'enragée... Si elle t'invoque maintenant, ta tendre pourrait penser à une illusion, ou une farce, et attaquer. Non seulement tu ne pourrais pas lui parler, mais en plus Faun pourrait en mourir. Et sans elle, tu redeviendras une âme égarée... )

Tu espérais ne pas en arriver là néanmoins.

HRP
>.> désolée, c'est un peu court...

En color=maroon | texte=gras , c'est Faun qui parle.

En ( color=maroon | texte=italique ), c'est encore Faun, mais cette fois ci, dans sa tête.

En ( color=blue | texte=italique ), c'est Vicky dans la tête de Faun.

En ( color=green | texte=italique ), c'est Archibald, dans la tête de Faun.

Bref, vous l'aurez compris : gras = parlote, et italique entre parenthèse = dans les pensées

ft. Viladra

ft. Hector

「 Ton visage... 」
La sage Nonus m’accueillit avec politesse et raffinement, m’offrant une tasse de thé avant de m’inviter à m’installer. M’asseyant dans l’un des larges fauteuils qui se trouvaient face à elle, le bureau faisant office d’unique séparation, j’attrapai la tasse et la serrai légèrement entre mes mains pour les réchauffer. Curieuse de savoir ce qu’elle souhaitait en m’ayant convié ainsi, sa première question me désarçonna une fraction de seconde. Que savais-je des morts ? Etait-ce une façon d’aborder le sujet de la mort du père d’Armélia ? Si c’était le cas, cette sage manquait cruellement de tact et je ne répondis pas tout de suite, la laissant alors poursuivre. Elle poursuivit alors, me demandant mon avis sur ce qui se trouvait après la mort et si j’avais déjà regretté un être cher au point de souhaiter lui reparler et ce, même après son trépas.

Prenant le temps de boire une gorgée de thé, je posai un regard un peu gêné sur elle, bien que des émotions contradictoires se battaient dans mon esprit. Le fait que ma couverture ait perdu son père était de notoriété commune, si elle n’avait pas eu un caractère aussi effacé elle aurait pu prendre les questions intrusives de la sage comme une injure à son âme. Seulement, Armélia était une jeune fille timide, apeurée et associable, elle n’était pas du genre à entrer dans la confrontation… Et cela m’arrangeait grandement pour continuer de garder une apparence innocente.

Je… Pardonnez-moi, il s’agit d’un sujet assez délicat et…

Once d’hésitation, court silence, je rompis mes mots pour avaler ma salive avec une légère crainte savamment dosée.

Je ne sais rien de la mort, je n’ai pas été élevée dans des croyances divines… Mon père était un scientifique dans l’âme, il a toujours sous-entendu qu’une fois décédé, notre corps rejoignait la terre et notre âme finissait par s’effacer.

Au final, moi-même je n’avais aucune idée de ce qui se trouvait de l’autre côté. J’étais un séraph, un être condamné à revenir sur terre encore et encore sans pouvoir accéder au repos éternel. La mort n’était qu’un passage pour moi vers une nouvelle vie, je ne la craignais donc pas et j’avais fini par ne plus la désirer. Mon immortalité m’avait en revanche entouré de beaucoup d’êtres à la vie éphémère et si ne je n’avais pas côtoyé ma propre fin, j’avais pu voir celles des autres. Voilà pourquoi j’avais appris à ne plus m’attacher, profitant de ma corruption et de la perte d’empathie qu’elle engendrait pour ne plus souffrir du départ d’un être aimé.

Sans nul doute que si je pouvais parler à mon défunt père une dernière fois, je le ferai… Mais cela me ferait peut-être souffrir une fois de plus ? Que pourrais-je lui dire ? J’ai eu la chance de pouvoir lui faire mes adieux…

Mais hélas, cela n’avait pas été le cas avec Victoria. Elle m’avait été arrachée, brutalement, si loin et pourtant si proche de moi et malgré toute ma puissance, je n’avais rien pu faire. Désormais, son souvenir me hantait encore bien que j’avais réussi à contrôler ma peine pour la transformer en détermination. Oui, la mort était bien plus douloureuse lorsqu’elle touchait autrui…

Ne vous excusez pas, je suis suffisamment honorée que vous ayez voulu me rencontrer, moi une simple tribun…

Affichant un sourire timide, je bus une nouvelle gorgée de ma tasse, laissant un silence tomber sur la salle.



Forever
ft. Viladra

Lelanaserine - Nueva
Armélia ou Viladra ?
Difficile. Bien que Victoria était persuadée que c'était Viladra Memphis, une personne que tu ne connaissais pas personnellement, mais dont tu savais qu'elle avait été la déesse, l'amante, et globalement, l'une des deux personnes les plus importantes pour la princesse déchue, tu ne cessais de te demander si le rôle qu'elle semblait jouer était bel et bien un rôle, ou une vie. Armélia avait perdu son père, et c'était de notoriété commune. Bien entendu, tu avais une profonde peine pour elle. Mais malheureusement, cela venait se mettre en travers de ton chemin... TU voulais atteindre Viladra, ou prouver qu'Armélia était Armélia. mais avec tres questions, les deux ayant perdu quelqu'un, cela devenait compliquer de démêler le vrai du faux.

Ainsi, c'est une Armélia ( VILADRA ! ) perplexe, sans doute malheureusement blessée, qui répondit, en te rappelant le sujet délicat. Elle t'expliqua que son père était un scientifique dans l'âme. Et surtout, elle t'expliqua qu'elle croyait à l'âme disparaissant à la mort. Tu soupiras doucement. Chacun ses croyances, mais tu avais la preuve que l'âme persistait. Seulement, le croirait-elle réellement ? EN soit, si elle était réellement la femme que Victoria connaissait et aimait, tu pourrais le prouver en racontant ce que l'ancienne Guerre t'avait révélé, et en lui montrant que l'âme connaissait parfaitement sa vie passée. Elle pourrait croire à une illusion, mais la Viladra décrite par le coeur d'Akantha était si puissante que tu doutais de pouvoir, avec une magie mental, lui arracher ses souvenirs. Aussi, si elle était cette personne, sans doute croirait-elle réellement l'âme, et ne suspecterait-elle pas une intrusion. Du moins, l'espérais tu...

Egloen ( Ah, tu dis plus "Armélia" maintenant, hein ? ) continua en songeant à la souffrance qu'elle pourrait ressentir en voyant et parlant de nouveau à la personne qui n'était plus de ce monde, disant qu'elle avait pu faire ses adieux. Victoria serra les dents en toi.

( Moi je n'ai pas pu faire les miens... )

C'était douloureux. De ressentir la peine de quelqu'un d'autre ainsi.

Elle énonça finalement être honorée de te rencontrer. Tu avais vraiment l'impression que ton âme se trompait, mais en même temps, il fallait continuer. Ta mission, en tant que porte parole des défunts, était justement de les amener vers la douceur d'un monde parfait, de les laisser reposer en paix. Et si tu ne continuais pas ton investigation, alors Victoria ne pourrait jamais se reposer.

_ Allons allons. Vous n'êtes pas que tribun. Vous êtes une femme du peuple, et moi aussi. Nous sommes élus, c'est bien pour cela que nous ne pouvons nous voir supérieurs.

Tu souris. Qui qu'elle fut, tu ne pouvais pas la laisser se dévaloriser. TU continuas ensuite, répondant à tout ce qu'elle avait pu te dire.

_ Je comprends, vous savez... j'ai aussi perdu des proches. je sais que ce n'est pas facile. Mais voyez vous... je crois... Je suis certaine que les âmes ne disparaissent pas.

Certaine. Donc tu devais maintenant aller jusqu'au bout. Plus de faux détours, sinon elle ne pourrait jamais comprendre pourquoi tu étais si certaine.

_ J'en ai la preuve.

Tu souris, avant de continuer.

_ Voyez vous... je possède une magie bien singulière. Je soigne les âmes. Si cette magie n'est pas bien utile en combat, ou sur les champs de batailles, lesquels j'ai fréquenté il y a plusieurs décennies, avant de me reconvertir, il se trouve qu'elle reste un moyen d'aider...

TU espérais ne pas la perdre.

_ Je vois les âmes. Lorsqu'elles ne sont plus dans leur corps. Celles des défunts.

Tu soupiras. Tu n'aimais pas parler de ta magie. Parce que tu ne savais pas ce que les gens en penseraient.

_ Ceux qui n'ont pas trouvé le repos éternel. Et mon rôle consiste alors à exécuter leurs dernières volontés, pour les mener vers ce dit repos. Vers ce monde meilleur.

Tu attrapas ta tasse, buvant une gorgée, avant de continuer.

_ Je trouve qu'il est respectueux de ne pas les laisser seuls.

Tu soupiras. Tu allais le faire. Vraiment.

_ Et si je vous ai appelée aujourd'hui, c'est justement pour une âme.

Tu mettais ta confiance en Victoria. TU espérais avoir raison.

_ Et je ne parle pas de votre père, Viladra.

Ayant peur d'une réaction négative - si tu avais dit le bon nom, il était possible qu'elle cherche à te supprimer -, tu levas la main bien écartée, comme pour l'arrêter dans son futur geste, ou lui dire de se calmer, ou de ne pas parler, ou n'importe quelle autre signification.

_ Mais de celle qui vous aime.

Et alors, naissant comme par magie - bon, c'était de la magie - aux côtés de ton invitée, la silhouette de l'ancienne héritière du royaume des Salamandres apparut. Dans une robe blanche, fine. Ses pieds, nus, ses jambes aussi. Ses bras ayant un bracelet. Son visage doux. Ses yeux mouillés. Ses longs cheveux blancs glissant le long de ses épaules. Elle n'était pas matérielle, restant une âme, mais elle était là. Victoria d'Akantha.

_ Viladra...

Sa voix était aussi douce qu'auparavant. Et ses lèvres tremblaient. Ses larmes lâchèrent, et coulèrent le long de ses joues. Ses mains tremblaient aussi.
Elle était là.

HRP
>.> désolée, c'est un peu court...

En color=maroon | texte=gras , c'est Faun qui parle.

En color=blue| texte=gras, C'est Victoria.

En ( color=blue | texte=italique ), c'est Vicky dans la tête de Faun.

En ( color=green | texte=italique ), c'est Archibald, dans la tête de Faun.

Bref, vous l'aurez compris : gras = parlote, et italique entre parenthèse = dans les pensées

ft. Viladra

ft. Hector

「 Ton visage... 」
La discussion prenait une tournure qui commençait à me déplaire. De toute évidence, la sage cherchait à me transmettre quelque chose que je n’arrivais pas encore à saisir, et le fait qu’elle soit bien plus au courant que moi sur la situation était désagréable. Je pensais être venue ici pour mes fonctions de tribun, ou pour recevoir encore les habituelles condoléances de mes nouveaux confrères, mais il en n’était rien.

Je ne vois pas où vous voulez en venir, sage Nonus. Lâchais-je, un peu plus froidement qu’à mon arrivée.

Elle continua alors en m’en apprenant plus sur son pouvoir et je sentis mon sang bouillonner légèrement quand elle parla de pouvoir communiquer avec l’âme des défunts. Avait-elle pu rencontrer l’une de mes nombreuses victimes ? Allais-je devoir me débarrasser d’elle pour la faire taire ? Elle était bien trop confiante pour que je ne me méfie pas et je sentais qu’elle arrivait à voir au-delà de ma couverture. J’avais activé ma magie, étendant ma perception invisible sur la pièce, prête à anticiper le moindre geste agressif. Je continuais d’afficher un air étonné mêlé de sérénité mais c’était désormais en garde, que je me tenais.

Lorsqu’elle prononça pour nom, le sourire frêle et naïf fondit comme neige au soleil sur mon visage et je posai un regard glacé sur la jeune femme. Elle leva les mains en évidence, me montrant qu’elle n’allait pas tenter de s’en prendre à moi, mais je me sentais prête à l’attaquer afin de mettre un terme à cette situation dérangeante. Puis sa magie s’activa et je sentais un pan de ma dimension s’ouvrir afin de répliquer. Je n’eus pas le temps d’agir, une silhouette se matérialisa à ses côtés et je ne pus contenir la stupeur qui s’empara de moi. Elle était là, devant moi, morte mais vivante à la fois, proche et inatteignable en même temps. Victoria, ma Victoria.

A quoi jouez-vous. Fut tout ce que je pus dire à ce moment là malgré le mélange de colère et de soulagement qui m’envahissaient.

J’étais encore méfiante, peut-être avait-elle investi mon esprit pour piocher dans mes souvenirs. Mais j’étais un mage mentale, je savais résister aux assauts de l’âme avec efficacité et je maîtrisais les sens à la perfection. Soit elle était bien plus puissante qu’elle ne le paraissait, mais ma perception me montrait le contraire, soit elle disait la vérité. Dans le second cas… Si l’émotion me gagnait et que je sentais mon cœur se serrer de tristesse à l’idée de voir à nouveau mon aimée et de la perdre une seconde fois, je ne pouvais m’empêcher de me sentir acculée. Ma nature de corrompue me poussait à mettre en pièces celles qui se tenaient devant moi, de lui faire payer l’affront de jouer ainsi avec une ancienne divinité.

J’inspirai profondément. Rassembler ses esprits, conserver cette part d’humanité que chérissait autrefois l’incarnation qui se trouvait devant toi.

Victoria, tu m’as manqué… Prononçais-je d’une voix beaucoup plus douce. Et tu me manqueras encore. Pardonne-moi de n’avoir pu te sauver, la culpabilité me ronge chaque jour et je tente d’en faire une force pour pouvoir te venger un jour… Je suis désolée.

Oui, malgré toute la puissance que la vie avait pu me donner, je n’avais pas réussi à la tirer des griffes de ses meurtriers à temps. Elle m’avait été arrachée, loin de moins et pourtant si proche, et je n’avais pu apprendre son décès bien trop tard. Je me sentais responsable, je n’aurais jamais du l’amener à Akantha. Une fois de plus, les gens que je chérissais finissaient tous par mourir et s’éloigner de moi… Peut-être était-ce cela, ma malédiction.



Forever
ft. Viladra

Lelanaserine - Nueva
TU l'avais senti. Lorsque tu avais parlé. Lorsque tu avais prononcé son nom; TU avais vu dans son regard qu'elle comptait mettre fin à tes jours, et alors que tu avais fait venir Victoria dans la réalité, tu avais vu son incompréhension. Elle t'avait demandée à quoi tu jouais, mais tu ne voulais pas répondre. Pas alors que le moment s'installait. Pas alors que la princesse déchue avait enfin l'opportunité de parler à sa belle déesse, avant de probablement disparaître à jamais. L'opportunité de dire ses adieux. C'était à la fois déchirant et beau. Ta magie avait vraiment quelque chose de spécial. Bien que tu pouvais ne pas l'apprécier, tu sentais que tu faisais les bons choix.

Victoria était dans une forme non matérielle, incapable de toucher sa bien aimée. Néanmoins, des larmes coulaient sur ses joues, et un sourire illuminait son visage, alors que sa main se posait - presque - sur la joue de sa belle. Oh, oui, elle ne pouvait ni la sentir, ni la prendre dans sa main, mais le geste comptait beaucoup pour les deux. Pour l'ancienne Guerre surtout. Elle aurait la prendre dans ses bras, mais c'était impossible.

_ Ne t'excuse pas Viladra... Mon amour, c'est à moi de le faire... Je n'ai pas été capable de survivre. Je n'ai pas été capable de tenir ma promesse, d'être à jamais près de toi... Ni de pouvoir accomplir avec toi la fin de Mearian. J'ai été faible...

Tu le savais, et tu l'avais senti. Viladra le savait sûrement aussi. Victoria détestait se sentir faible. Elle voulait protéger Viladra, et non mourir aussi bêtement. Si elle avait péri sous les coups d'un ennemi pour protéger sa dulcinée, sans doute l'aurait-elle fait sans regrets. Mais là, elle se sentait juste faible et inutile.

_ Mon père... M'a attaquée dans le dos. Alors que je confrontais ma mère. Je n'ai même pas pu voir ma soeur... Ô ma déesse... Je t'ai demandée de m'amener au palais, et j'ai même pas été capable d'accomplir mon but... Je ne sais pas si tu le pourras, mais pardonne moi, s'il te plait...

Tu soupiras doucement. Sa soeur. Il y avait de grandes chances que le fait de revoir Viladra allège le poids de l'âme, mais tu savais qu'il faudrait au moins aussi faire les mêmes adieux déchirants avec sa soeur, Lycoris.

_ Si tu me venges, Viladra... J'en serais très heureuse. Mais ne t'y force pas...

Elle le voulait. Mais semblait incapable de forcer son amante et amour à le faire.

_ Si tu le fais... Commence par le roi.

Là, tu retrouvais Victoria. L'enragée. L'enflammée.

_ Et épargne Lycoris. Une fois que tu auras mis Akantha à genoux, épargne ma petite soeur s'il te plait.

Viladra le savait sûrement. Mais tu soupçonnais Vicky de dire cela aussi pour prouver à sa déesse qu'elle étais bien celle qu'elle avait aimée.

Tu t'approchais doucement, avant de dire, les rassurant probablement toutes les deux.

_ Je ne dirais rien, ne vous en faîtes pas, Viladra. Heureuse de réellement vous rencontrer. Depuis que j'ai trouvé l'âme de Victoria, vous êtes l'un des deux seuls noms qu'elle répète sans arrêt. Et la raison pour laquelle, même moi, une Sage du Conseil, ne vais et ne peux pas dire la vérité à propos de votre insertion dans notre organisme, est tout simplement Victoria.

Cette dernière sourit, essuyant ses larmes.

_ Je réside en elle par sa magie. Mais elle ne me contrôle en rien. C'est de la symbiose. Donc si elle venait à te trahir, mon amour, elle en mourrait. Ou finirait à l'asile.

_ Absolument. Je ne puis révéler les secrets des âmes, au risque de les voir se retourner contre moi. Je ne suis là que pour leur accorder le passage vers le repos éternel.

Victoria tendit sa main. La mettant à plat, comme si elle attendait de Viladra qu'elle fasse la même chose, pour qu'elles se "touchent".

_ Même dans la mort, je t'aime et t'aimerais toujours, Viladra. Et même si ta culpabilité te sert de force, use celle de mon amour éternel aussi.

Tu trouvais cela très beau. Bon, il s'agissait de deux femmes, une morte, une vivante, qui complotaient tout de même pour détruire Akantha, ce qui risquait de poser problème. Mais parler de cela à quiconque te mettrait aussitôt dans la pire position possible. Tu ne pouvais rien dire. Alors tu ne dirais rien. Un secret. Que jamais personne n'entendra.

_ Je t'aime. Et savoir que je peux te faire mes adieux rend cette séparation de toi moins horrible...

C'était déchirant, d'une certaine façon. Deux personnes sachant pertinemment qu'elles seraient séparées, même si l'amour les liaient.

HRP
>.> désolée, c'est un peu court...

En color=maroon | texte=gras , c'est Faun qui parle.

En color=blue| texte=gras, C'est Victoria.

En ( color=blue | texte=italique ), c'est Vicky dans la tête de Faun.

En ( color=green | texte=italique ), c'est Archibald, dans la tête de Faun.

Bref, vous l'aurez compris : gras = parlote, et italique entre parenthèse = dans les pensées

ft. Viladra

ft. Hector

「 Ton visage... 」
J’étais encore bien trop sur mes gardes pour me laisser aller à une effusion de sentiments, mais j’écoutai ses paroles en savourant le son de sa voix que je n’avais pu entendre depuis son départ éternel. Me donnant son ressenti sur ce qu’il s’était passé, je ne pus m’empêcher de secouer la tête en signe de dénégation. Non, tout cela avait été de ma faute… Enivrée par l’envie de faire bouger les choses et victime de mon goût pour la provocation, je n’avais pas réfléchi au danger qu’elle prenait et n’avais pas pu la sauver à temps. Cela était une nouvelle erreur qui s’ajoutait à la longue liste de mes frasques… Et en plus de quatre siècles, elle était bien longue.

Mon désir de venger ta mort est brûlant, Victoria. Viendra le jour où l’occasion se présentera peut-être à moi, et je me délecterai à ce moment-là de pouvoir incruster en lettres de feu l’erreur de son acte…

La sage me rassura à nouveau, m’informant les raisons pour lesquelles elle se tairait sur ma présence et je posai un regard énigmatique sur elle, ne laissant poindre aucune de mes émotions. Je faisais confiance en Victoria et je la savais capable de maîtriser ce qu’elle disait, mais je ne connaissais pas cette femme et je ne pus m’empêcher d’éprouver une pointe de jalousie soudaine à l’idée qu’elle puisse converser avec l’âme de mon aimée ainsi. La mort était un passage obligatoire pour les êtres de ce monde, elle n’avait rien à faire sur terre, prisonnière d’un corps étranger… Mais si cette existence éthérée lui convenait, alors je ne m’y opposerai pas.

Akantha n’est pas la nation à viser. Tout comme Mearian, seuls certains méritent de mourir et je travaille lentement mais surement pour accélérer leur chute… Néanmoins, comme tu le sais, le temps ne me manque pas, et je prends soin de bien préparer chaque projet avant d’agir plus directement. Le roi paiera. Quant à Lycoris…

Je marquai une légère pause, prenant le soin de réfléchir. Je ne connaissais pas cette personne et quand bien même j’aimais Victoria comme la prunelle de mes yeux, ma nature égoïste me poussait à ne pas m’intéresser à ceux que je n’avais pas côtoyé ni même estimé. Elle avait beau être sa sœur, elle n’en restait pas moins une étrangère… Mais c’était là la dernière volonté de mon amour.

… Je tâcherai de la tenir en-dehors de ce que pourrait arriver. Dans la mesure du possible.

Elle s’avança vers moi, sa déclaration me faisant battre un cœur que j’avais presque fini par oublier. Lorsque sa main immatérielle se posa sur ma joue, je tentai alors de l’attraper, mes doigts ne saisissant que du vide. Alors mon bras retomba lentement le long de mon corps, inerte, me rappelant durement que si une bribe de son esprit était encore là, ma tendre Victoria était belle et bien morte.

De ma longue existence, ton amour aura été et sera pour moi un souvenir fort teinté de douleur et de plaisir. Je ne regrette aucun moment passé à tes côtés, seulement le fait de savoir qu’il n’y en aura pas d’autres. Je te souhaite un jour de trouver le repos éternel, de pouvoir partir sereinement sans un regard en arrière… Moi je ne peux le faire, mais tu pourras y accéder pour nous.

Je reculai d’un pas, cette proximité illusoire étant trop douloureuse et je ne souhaitais pas perdre le contrôle. La corruption était là, latente, mais bien présente… Lorsque je partais en crise, il n’était pas bon de rester à mes côtés et je ne souhaitais pas trahir bêtement ma couverture à cause de la mort d’un sage.

Forever
ft. Viladra

Lelanaserine - Nueva
L’amour était il réellement plus fort que la mort ?
Cet adage ressortait en ton être, alors que tu étais unique témoin - avec Archibald, seconde âme à résider en ton esprit - des adieux entre une morte amoureuse et une immortelle peinée. Un amour qui continuait dans la fin de l’une d’entre elles... mais un amour qui n’avait pas réussi à sauver l’éthérée, dont la peau transparente laissait voir doucement la silhouette de la Déesse.

Ton cœur se serrait au fur et à mesure qu’elles parlaient, se disaient au revoir dans un déluge de sentiments presque palpables. Oh, certes, elles pouvaient le cacher tant qu’elles voulaient, on sentait dans la voix cassée par le chagrin de la princesse déchue combien leur vivant avait dû être marqué par la passion.

_ Parfait... Fais lui... fais leur payer, Ô ma Jalousie... répondit l’âme, alors que sa moitié encore vivante lui parlait de la vengeance. Et merci. ajouta-y-elle lorsque Viladra garantit qu’elle allait « essayer » de garder Lycoris Griffesang hors du carnage...

Et dans son immatérialité, la blanche serra la main, lorsque celle ci laissa glisser, comme inexistante - dans ce plan de la réalité en tout cas - les doigts de son aimée. Et la dernière déclaration de cette dernière fit jaillir les dernières larmes du cœur d’Akantha.

_ Ton amour a toujours été ce que je désirais, ma Déesse. Dans les meilleurs moments comme dans les pires, même lorsque l’épée du Roi mon père m’a transpercée, c’est la pensée de ton visage, de ta présence, qui m’a réchauffé  le cœur.

Et alors que doucement l’image s’effaçait, tandis que Viladra reculait, aux prises avec les émotions qui l’envahissaient sans doute - difficile de penser à autre chose -, Victoria d’Akantha posa la main sur son cœur, avant de sourire et de répondre à la derniere demande de son aimée.

_ Je te promets d’y accéder pour nous deux. Je t’aime, Viladra... Adieu.

Et dans un dernier soupir, elle disparut. Les larmes qu’elle avait étaient sur ton visage. Parce que de retour en toi, tu ne pouvais réprimer les émotions qu’elle te donnait. Pas lorsqu’elles étaient aussi puissantes. Aussi tristes. Aussi belles.

Tu soupiras, avant de t’approcher - en gardant une certaine distance de sécurité par précaution - et d’inspirer grandement afin de pouvoir parler sans laisser l’émotion de l’âme te transporter.

_ Navrée de vous avoir tendu ce piège. J’existe pour donner aux morts n’ayant point trouvé le repos éternel une chance de partir sereinement. Et pour cela, je dois accomplir leurs dernières volontés. Comme... dire au revoir lorsque cela n’a pas été possible.

Tu ne bougeais pas. La regardant dans les yeux.

_ Si vous désirez vous en prendre à moi je comprendrais...

Tu ne bougeais toujours pas. Si elle décidait de t’attaquer, elle mettrait fin à la possibilité pour Victoria d’accéder au repos. Tu n’avais donc pas besoin de te défendre. 

_ Et je vous fais la promesse que j’emmènerais Victoria, comme le veut mon rôle, à ce repos éternel.

En soit, elle n’avait aucune raison de te faire confiance, à part l’âme que tu hébergeais. Mais tu t’étais sentie obligée de dire cela.

_ Et vos secrets à toutes les deux sont bien gardés. Ne vous en faites pas.

Tu lui avais déjà expliqué. Mais tu voulais qu’elle enregistre bien cela.

_ Ainsi, Armelia d’Egloen, se conclut notre entrevue. À moins que vous vouliez rajouter quelque chose ?

Sinon, elle pouvait partir à tout moment. Tu avais accomplis ta tâche. Et tu avais permis à deux aimées séparées par la mort de se dire au revoir.

L’amour était définitivement plus fort que la mort.


HRP
Bon... si tu veux continuer je t’en prie. Sinon on peut aussi terminer là ? (a toi de voir aussi si tu veux répondre ou pas)