Lost Kingdom  :: Fhaedren :: Terres désolées

Prosternez vous devant l'empire. Ou mourrez. [Hakon]

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Omnia
Luci

MEMPHIS
Viladra

La vengeance est plus douce que le miel ~
Vous savez à force d’aventures, à force de combats, à force de sang versé et de gorge tranchée, j’ai appris bien des choses sur ce monde, et sur la nature profonde des êtres humains. On se plait à dédier notre être dans le seul espoir d’obtenir du pouvoir. Obtenir du prestige. Obtenir de l’argent. A mon plus grand regret il arrive souvent que les hommes confondent ces trois choses. L’argent est une ressource, rien de plus, elle permet de faciliter tout autre objectif, sans aucun doute, mais là considérer comme une fin en soi est la preuve même d’une faiblesse d’âme. Le prestige est là un gain collatéral. On peut être préstigieux par sa force, par sa précision, mais en aucun cas le prestige ne devrait être une fin en soi. Se serait comme vouloir baiser pour mettre sa queue dans un gouffre humide et bruyant. What’s the point ? Aucun. Non, le seul but qui mérite de s’infliger l’enfer, qui mérite de traverser les maux c’est bel et bien le pouvoir. Rien ne vaut le plaisir de sentir le monde danser dans sa main, rien n’a d’égal que le plaisir de voir un enfant supplier pour sa vie avant de lui arracher sa vie et sa virginité du même mouvement. Devenir un sauveur, devenir un veritable dieu aux yeux des plus faibles et des indignes. Cette sensation on peut l’obtenir de deux façon, en méritant le respect du reste du monde, mais le respect se perd bien plus vite qu’il ne s’obtient. Alors la dernière option qu’il reste quand on souhaite dominer c’est d’imposer la peur aux autres. Et je suis putain de doué pour terroriser.

Je vous parle d’une époque qui date un peu maintenant. A l’époque j’étais bras droit de famine. Yep ceux qui s’occupent de la statégie et des négociations. J’étais pas vraiment du style à discuter personnellement donc je ne remplissais pas toujours mon taff de la meilleure des manières, mais à la fin tout ce que je savais c’est qu’il ne restait plus personne pour ouvrir sa petite gueule. Ils étaient tous trop occupés à vogué sur la barque de Charon pour vraiment contester. J’étais destiné à accomplir de grandes choses dans l’empire, c’était sûr, mais je ne pouvais pas me contenter d’une partie du monde, j’étais né avec un fusil à pompe en main, né pour faire régner le crime et le sang, alors oui je suis pas une très bonne compagnie, dur à nier, mais j’étais et je reste le meilleur. Sans aucun doute.

Sur la terre de Fhaedren j’avais été envoyé dans un objectif de reconnaissance. Trouver, infiltrer, et rapporter des informations sur des brigands qui avaient volé une quantité importante de cristaux à notre bien aimé empire … Tss. Bien aimé empire ? J’étais surtout loyal A mon maître Neil, mais avant tout j’étais fidèle aux promesses de sang et d’acier qu’il m’avait faite. C’était là ma plus grande motivation.

Perdu sur ses déserts immenses et accompagnés d’une poignée d’homme notemment des guerriers de l’escadron de Guerre, après quelques semaines on avait enfin réussi à amasser les informations dont on avait besoin. C’est pour ça que j’avais réuni mes hommes.

Une petite assemblée de grand gaillard bien baraque et fier se tenait devant moi. Il pouvait être aussi fier qu’il le désirait je restais leur supérieur direct, et je n’avais aucun compte à rendre à aucun de ses déchets. Me tenant fièrement face à eux, avec mon équipement de soldat je vins me racler la gorge.

« J’en ai rien à foutre de votre vie. Si vous êtes là, vous êtes sous mon commandement, vous vivez et vous mourrez si je vous l’ordonne. J’attends pas de vous des compliments, j’attends de vous que remplissiez votre taff comme on vous le demande. Et l’absence de l’inquisiteur Guerre ou l’inquisiteur Famine je suis celui qui vous ordonne comment agir, boire, respirer ou pisser. Bref. Cela fait quelques semaines que nous traquons ceux qui ont causé du tord à la souveraine nation d’Ellgard. Aujourd’hui c’est le jour de paye. Nous les avons localisé, eux et notre stock de cristaux. Donc je vous conseille vivement de fermer votre grande gueule et de vous préparer à fondre sur nos ennemis. Les ordres sont officiels et stricts. Butez les tous. Tuez les ou mourrez durant l’attaque. Vous pouvez abandonner toute espoir d’accomplir le bien, vous pouvez oublier l’espoir d’être de bons gentils soldats, aujourd’hui vous êtes rien de plus que des tueurs dans un monde rempli de menteur, des menteurs comme moi. Donc ne tournez pas vers le visage des Dieux, ne vous tournez pas vers l’empereur aujourd’hui je suis le seul à qui vous pouvez demander la rédemption. Et sâchez-le : Si vous mourrez la bas vous n’en trouverez aucune.

Vous êtes mes pions, ma chair à canon, mon escadron et vous allez me rendre fier ce soir. Prêt à mourir et à tuer pour moi. Je suis le bras armé de la justice, le bras armé de notre divin, alors ne reculez pas un instant vers la mort, ne reculez pas une seconde avant de vous faire transpercer la gorge. Rien d’autre ne vous attend que la mort. Laissez dans la caserne les remords, laissez aussi vos regrets, puisque maintenant que votre Destin est entre mes mains pour la grandeur de l’Empire, je ne laisserais aucun d’entre vous salir sa perfection se faire souiller par votre lâcheté.

Gloire à l’empire. »






Le passé était une chose qui suivait chacun. Lorsqu'on vit de nombreuses années, il devint alors clair que celui-ci commence à s'allonger et à être une liste souvent vague et parfois oubliée. Certains moments, certaines journées et parfois même certaines rencontres cependant, elles, pouvaient être plus définies, plus précises dans les bribes qu'était la mémoire mortelle. Pour un être comme Håkon, dix ans était une poussière, cent en était la page d'un livre, mille était plus proche d'un long moment, que d'une autre ère. Et cependant, la patience n'était pas toujours ce qui faisait le maître. Il y avait bien des choses en ce monde qu'il fallait saisir rapidement, sans quoi un autre poserait sa patte sale et rebutante. Pour certains, leur existence était trop infime pour s'arrêter à un moment présent, ils prévoyaient, mais leur espérance de vie, si courte, ne permettait pas d'accomplir tout ce qu'ils souhaitaient, alors ils se devaient de prioriser.

En cette époque-là, il fut qu'un lieutenant, jeune Commandant d'un groupe d'hommes. Ils allaient être couplés à quelques hommes de Famine, pour certaines raisons qui n'intéressaient que peu Håkon à cette époque. Son seul souvenir était qui il allait y rencontrer. C'était ce moment qui se décida probablement crucial dans cette époque. Mais au final, qui savait à ce moment-là ce qui allait arriver ? En dehors de la sûreté d'une bataille, il n'y avait rien. Les cristaux formaient le nerf de la guerre, quelques chanceux avaient mis la main dessus et désormais, l'Empire allait les réceptionner comme il se devait. Bien qu'il avait eu son mot à dire sur les hommes à sélectionner, il n'avait pas eu le choix qu'y aller. Mais en soi, c'était pas plus mal. Håkon avait toujours aimé les batailles, bien qu'entouré de ses hommes le dérangeait moins qu'être lié à un homme qu'il trouvait impétueux et immature pour diriger de tels hommes. Oui, car à cette époque, il n'avait jamais pu blairer Luci Omnia. Lorsqu'il l'avait vu de loin, sa mine, son attitude, ne lui inspirait aucune envie de s'allier à un tel homme.

Après un monologue qui se voulait prometteur d'une victoire pour l'Empire et la mort de ses hommes temporaires, il voulut motiver par une technique étrange, les hommes de la division Guerre. Non loin de la scène, le berserker se tint adossé à un pilier effondré. Si certains de ses hommes jetèrent un œil circonspect vers l'attitude de Luci, nul n'osait lever un mot. C'était contre le protocole et ils n'avaient aucun intérêt à le faire. Ils feraient tout, au contraire pour rentrer en vie et tuer leurs ennemis. Mais un homme, un seul, eut l'audace de confronter cet être.

« Avant d'imposer à des hommes de se sacrifier pour toi, tu devrais être capable de la même chose et foncer le premier sur le champ de bataille, Omnia. » lança simplement Håkon.

Si certains de ses hommes lui firent signe de ne pas empirer les choses, le lieutenant de l'époque, ne laissait pas aisément son ego se taire. En effet, sa propre fierté et l'irrespect de ses hommes irritait sa loyauté à ceux-ci; mais c'était aussi surtout car il n'appréciait pas de voir son équipe, avec qui il avait tissé une confiance envers leur chef, se faire reprendre par cet individu. Un problème de fierté plus que de loyauté envers eux, au final.

« Mais si tu veux, on peut s'assurer que tu sois le premier à verser le sang sur le champ de bataille. » s'amusa Håkon, décalant un peu son arme de son fourreau.

Le silence se fut alors. Nul n'osait lever le mot plus haut que l'autre, un silence qui se fit rapidement pesant. Håkon avait toujours eu sa personnalité mais jamais il ne s'était rebellé contre une autorité hiérarchique de manière si directe. Détestait-il vraiment Luci ou était-ce plus par cette manière qu'avait la hiérarchie à placer quelqu'un d'une autre division pour les diriger qui le gênait ? Au final, nul à l'époque, ne savait vraiment la réponse... Mais tous se souvinrent de ce qui arriva ensuite.

« Lieutenant Tyrving, arrêtez je vous en prie. Nous sommes tous ici pour collaborer ensembles, finir notre mission et rentrer au bercail. Plus vite nous sommes en marche, plus vite nous serons rentr-. » s'arrêta le soldat.
« Tu t'en fiches que l'on meurt pas vrai ? Alors si tu m'offres ton destin en échange, j'accepterai de combattre à tes côtés. » sourit alors Håkon, qui venait de repousser de la main son camarade.

Comme d'une bataille de regards, il ne pouvait s'empêcher de fixer avec pertinence cet homme. Il ne le haïssait pas réellement. Mais ce qui le gênait était cette assurance, cette désinvolture. Tout ce qu'il voulait était lui botter les fesses et lui apprendre sa leçon. Ou bien était-ce simplement l'appel du sang et ce désir instinctif de se confronter à ceux qui valaient quelque chose ? Après tout, n'y avait-il là pas que des combattants d'élite ? Alors qui de mieux placé qu'un gradé pour prouver qu'il était encore au-dessus de cette simple limite.


Omnia
Luci

MEMPHIS
Viladra

La vengeance est plus douce que le miel ~
Alors que je venais de terminer mon discours glorieux et moralisateur une voix, que dis-je un soupir vint s’élever dans la foule. Oui il avait beau parlé fort lorsque je l’entendais, je n’entendais rien de plus qu’une petite jouvencelle qui souhaitait désespérément un peu d’attention. Je vous jure, ce genre de pute qui ont besoin de se prouver quelque chose sont des plus méprisables. Il vint gueuler que j’étais un lâche incapable de servir de premières lignes. Tss. Pour qui se prenait-il ? Il croyait que j’étais arrivé jusqu’ici en me grattant la barbe et en me touchant les burnes ? Il ne savait clairement pas à qui il s’adressait, mais j’en avais pas grand-chose à foutre ça c’était certain. Pour moi il n’était rien de plus qu’un insecte au milieu de la foule, il ne valait pas 1 centième des fiers soldats qui étaient autour de lui. Je ne savais même pas qu’un homme assez lâche pour venir contredire les ordres de son supérieur avant une bataille pouvait intégrer la suprême nation d’Ellgard. Réajustant mon veston, je ne prêtais pas réellement attention à ce qu’il me disait, par preuve de charité on peut appeler ça comme ça je ne vins pas relever. De plus sa propre garde lui faisait signe de fermer sa grande gueule … Quelle honte. Son propre chef de division se comportait ainsi, c’était sincèrement déplorable. Je n’avais plus que du mépris envers ce jeune soldat.

Il vint m’appeler par mon nom de famille … C’était bien mignon, sans doute s’attendait-il à ce que je le connaisse, dommage pour lui, je n’avais que faire des simples sous fifres. Je n’étais pas vraiment du style à m’intéresser à l’entrée, mais plus au plat principal.

M’allumant une clope alors qu’il était entrain de déblatérer un tas immense de connerie, je m’étouffai presque lorsqu’il vint me menacer. Il avait osé ? Lui ? Ce sombre inconnu dont l’armée n’avait que foutre ? Un monsieur personne qui se la pétait un peu trop à mon goût.

Je le laissais continuer ses conneries en fumant doucement ma clope. Un soldat tenta tant bien que mal de le calmer, mais le petit lieutenant de mes deux n’en avaient que faire. Il voulait se battre. Il voulait faire couler le sang de ses propres frères, il voulait tuer sa propre race, la race supérieur. S’en était trop pour moi. Mais je ne comptais pas lui offrir un combat comme ça. Je n’y voyais pas l’intérêt. Il n’avait rien chez lui qui m’intéressait, et je ne trouvais pas qu’un gros tas de muscles avait ce qu’il fallait pour m’impressionnant. Jetant ma clope à ses pieds je vins poser mes griffes à mes poings. Avant de reprendre la parole.

« Méprisable. Vous n’êtes rien de plus. Rien de moins. Pour votre orgueil, votre misérable orgueil de petit lieutenant de rien du tout vous êtes capables de défier votre supérieur hiérarchique. Vous le menacez mettant ainsi en péril la vie de toute votre unité, de la mienne, et par le même biais la gloire de l’empire. Vous me dégoûtez Lieutenant … Lieutenant au-nom-inconnu. Désolé de ne pas pouvoir me rappeler de votre nom comme vous le faites avec le mien, mais votre vie n’a aucun intérêt à mes yeux. Vous n’êtes pas content ? Vous connaissez la porte de sortie. Vous avez quelque chose à dire sur ma façon de commander MES hommes ? Gagnez en grade. Devenez quelqu’un. Pas un sombre déchet rêvant de gloire alors qu’il vient à peine d’apprendre à se nettoyer le cul. Car oui se sont mes hommes. Se sont mes soldats. Et vous faites partie du lot. Ni plus ni moins qu’une vie utilisable pour servir la grandeur de notre Empereur. Vous pensez que je ne me bats pas en première ligne ? Regardez mon putain de torse et admirez les deux putain d’étoiles qui y figurent. Je les ai pas eu en têtant les seins de ma mère, je les ai eu en me battant fièrement et en défendant nos valeurs, la vie de nos familles et celle de MES soldats. Alors que vous ne soyez pas contents avec ma manière de commander, soit, il n’en reste pas moins que je suis celui aux commandes et qu’ici vous me devez respect. Je pourrais vous avoir au bout d’une pique pour votre irrespect. »

Attrapant un papier je vins noter une petite lettre avant de la signer. Décrivant la situation et l’insubordination du Lieutenant. Finissant rapidement et le laissant ruminer quelques secondes je vins me relever. Avant de regarder mes soldats.

« Maintenant on va aller choper ses putains de voleur qui ont tenté de voler le dut de l’empire. C’est simple, on y va, on les détruit, et on repart, ensemble. Le premier qui meurt, je viendrais le crever en enfer, capiche ? »

Les soldats commencèrent à partir. Je vins me diriger vers la sortie bousculant le lieutenant de l’épaule.

« Vous feriez mieux de faire attention aux mots que vous crachez et sur qui vous les crachez. Faites moi le plaisir de ne pas promettre d’attenter à ma vie … Ne faites pas des promesses que vous seriez incapables de tenir. Faible. »

Je vins me diriger vers la sortie. Un œil rivé sur sa petite gueule. Prêt à réagir à tout instant à une possible attaque. Serait-il assez fou pour attenter à la vie de son supérieur et mettre sa carrière dans l’armée en jeu ?







Luci était un être arrogant et exécrable. Et si la nature même d'Håkon le forçait à éliminer ce genre de menaces, en vérité, c'était aussi sa force. Ce qui le passionnait et l'animait d'envie de se battre comme un animal, était simplement cette impression qui l'animait et qu'il dégageait. L'aura d'une personne puissante, qui attirait les autres même par sa propre bêtise. Luci n'était pas facile à vivre et si Håkon était peut-être plus fin, il n'en était pas moins une bête de guerre et un être vivant de furie. Il n'avait pas gagné le titre de berserker pour rien. Les berserkers sur le champ de bataille foncent et s'y donnent à cœur joie quitte à éliminer des alliés sur son chemin, selon les légendes. Mais pour le cas d'Håkon c'était aussi son défaut habituel de vouloir se battre contre quiconque qu'il estimait fort. C'était ainsi, c'était son instinct.

C'était aussi sa spécificité; ce qui le définissait encore comme Fenrir et non comme un humain normal. Il ne répondait pas par des codes normaux, des codes que des êtres vivants s'imposait. Non, il répondait à ses propres codes. Les humains étaient mortels et pensaient et agissaient avec des réactions et émotions pures. En vérité, il n'y avait aucune frustration, ni énervement de la part d'Håkon, juste une folle envie de combattre cet homme. Lorsqu'il le vit engager ses armes à ses poignets, il vit là une chance. Mais il n'en fut rien. Il continua de tenter de l'insulter ou de le remettre en place. Mais si en vérité, il agissait presque comme un supérieur le ferait à un soldat, pour le loup, cela n'avait aucun effet. Bien sûr, il ferait mine d'avoir une réaction en ce sens, pour provoquer le combat et ce serait ce qu'il attendait. Il ne voulait qu'une chose, voir le sang couler et s'éprouver l'un l'autre. Leur mission ? Il y avait du temps pour cela. Et puis le camp n'allait pas se déplacer de lui-même.

Tout le monde se hâtait hors de la tente, et il en fit de même. Il n'était pas du genre à attaquer dans le dos, sauf si c'était un ennemi. Et il n'aurait probablement pas l'autorisation pour tuer cet homme. Il n'était pas assez stupide pour ne pas se méfier désormais; c'était ce qu'il y avait de plus intéressant. Posant une main sur le fourreau de son arme, Håkon en profita pour estimer les distances et lorsqu'il fut prêt, il engagea Beowulf.

Un bruit strident se fit entendre lorsque la tente fut balayée. Puis une onde de choc qui fut pour beaucoup incapables de voir, se dirigea vers sa cible. Il n'eut aucune retenue, après tout, ce n'était pas le genre de la maison et s'il ne valait rien, alors il ferait mieux de mourir. L'Empire n'avait pas besoin de faibles dans ses rangs. Dans le meilleur des cas, il aurait probablement une chance de combattre avec ardeur. Quel qu'en soit la suite, il allait voir ses capacités s'il parvenait à s'en protéger. Il était rare qu'à cette distance, il ne tuait pas sa cible sur le coup. Mais qui sait ? Il y avait parfois certains êtres surnaturels, plus forts que la norme. Il y avait des disparités et c'était ces disparités-là que le loup voulait combattre, cela le forçait à se dépasser, à surpasser ses capacités et évoluer. C'était ainsi qu'il avait toujours vécu, la loi du plus fort. Tuer ou être tué.

Son mouvement fut rapide, plus rapide que l’œil ne pouvait le percevoir, une technique qu'il avait perfectionné au fil des siècles. Une technique qui mêlait agilité et sa force immense. Elle permettait de déployer sa pleine fureur sur un ennemi et de détruire l'intérieur de son corps s'il la prenait. De plein fouet, il était fort probable que l'actuel bras droit de la famine, ne vint à n'être plus qu'un corps sans vie. Sans mêmes de traces de lacérations, il serait mort, presque naturellement. C'était-là, dans le pire des cas, l'inconnue, la possibilité de n'être même pas dans le coup. Mais ce n'était même pas un acte de rébellion contre l'empire. C'était là une épreuve, une épreuve de force que les deux hommes allaient se prouver. Lorsque le bruit s'arrêta enfin, que la fumée s'éleva de la tente, une voix se fit entendre.

« Encore ? Éloignez-vous. » se contenta de prévenir l'un des hommes de la division Guerre.

Tout les hommes de la division de la guerre firent quelques pas en arrière. Pour les plus récents, ils ne savaient pas ce qu'il se passait. Les anciens eux, se rappelaient de la dernière fois qu'une telle chose était arrivée. Et cette fois-ci, aucun ne s'en mêlerait, aucun ne souhaitait être assez fou pour être blessé dans l'échange qu'aurait ces deux hommes. Tous étaient assez saints d'esprits pour éviter la furie du berserker ou de son adversaire.

« Que se passe-t-il ? » demanda l'un des soldats.
« Le berserker. » répondit le premier.
« Berserker ? »
« Tu es nouveau dans l'unité, c'est normal que tu ne saches pas encore. Le berserker est celui qui ne vit que pour la passion du combat et le sang. Il ne reconnait ni allié ou ennemi dans sa furie; il fonce sur le champ de bataille dans le seul but de combattre des ennemis et étancher sa soif de sang. Une furie inopposable qui n'est là que pour se confronter à des êtres puissants. » conta un autre.
« On dirait une légende créé pour effrayer les enfants. » rétorqua le cadet.
« Les légendes et les surnoms ne font jamais totalement de clarté sur la vérité et l'origine de cette légende, mais un tel titre, ne peut être porté que par la furie incarnée. Ouvre grand tes yeux, gamin. Et surtout, ne cligne pas des yeux, tu pourrais apprendre un truc ou deux si tu survis aujourd'hui. » fit le plus aîné.

Enfin, la brume de guerre se leva et ce qu'ils y vit, repoussa toute les espérances de chacun. Ils allaient s'en souvenir jusqu'à la fin de leurs vies.


Omnia
Luci

MEMPHIS
Viladra

La vengeance est plus douce que le miel ~
J’avais bien raison de le garder à l’œil. L’homme vint dégainer son arme avant de faire apparaître une lame … hypersonique ? Sérieusement ? Il avait vraiment l’intention de me tuer. Je ne savais pas si je devais le trouver pathétique par son manque d’originalité ou si au contraire je devais le trouver déplorable de penser ne serait-ce qu’une seconde qu’il pouvait me toucher avec ce genre de technique enfantine … Faire une lame d’air ? Il s’était pris pour Zoro ou quoi ? Lorsque la lame commença à se propager dans les airs un vecteur vint se dessiner sur le sol avant de me projeter à droite pour esquiver sa lame d’air hypersonique.

Ricanant légèrement je vins caresser le bout de sa lame du bout des doigts.

« Oh vla une belle grosse épée … T’utilises pour compenser ta petite bite ou juste ton QI Négatif ? Oh dit rien, laisse moi deviner… Les deux ? »

Ricanant légèrement je vins me projeter un peu plus loin juste en face de lui. A ce moment là je pus entendre au loin ces sous-fifres parlaient de sa « légende » … Ptdr t ki ? Se furent les seuls mots qui parvinrent dans mon crâne. Il avait une petit légende façon Shonen, il aurait pu choisir mieux que le Berserker n’empêche … Je sais pas moi, le lanceur de buche ou la Montagne je sais pas, un peu d’originalité, non ? Calmant mon rire, je vins reprendre mon sérieux alors que le nuage de sables et de poussières commençaient à disparaître.

« Sérieux ? Tu leur as dit quoi encore comme connerie ? Le berserker ? C’est mignon tu viens de finir d’avoir de l’acné sur le cul et tu te prends pour Tony Montana. »

Je vins lever mon poing en l’air avant de reprendre un ton un peu plus solennel.

« Hakon. Vous êtes jugés ici même pour trahison. Vous et votre unité serait jugé pour trahison envers l’empire et l’Empereur. Vous irez en cours martial là où vous serez jugé pour vos crimes. »

La dizaine de la troupe de Mort fut vite encerclé par mes soldats. Ils étaient prêt du double et mirent leur canon sur les possibles traîtres. Mon regard était posé, calme, et je venais juger la situation avec un calme certain. Sa technique était dangereuse, il n’en restait pas moins qu’un simple gringalet.

« Veuillez les désarmer maintenant et envoyez ça ici. »

Des pistolets et des lames furent jeter en direction des deux combattants. Cela avait l’air particulièrement anodin, mais dans mon cas, quand on est capable de contrôler les objets inanimés c’est plutôt pratique je vous avouerai.

« Après t’avoir fait bouffer tes yeux, je t’enverrais directement voir la putain de cour martial, si tu finis au goulag tu pourras t’estimer heureux. »

Des vecteurs vinrent se dessiner sur le sol, un me projeta sur sa gauche et un autre m’envoya directement derrière lui, enfin une dernière me propulsa à toute vitesse dans son dos. D’un coup puissant je vins tenter de trancher ses épaules. Une fois devant lui je vins dégainer mon pistolet avant de tirer une balle en direction de son genoux. J’étais face à lui. Il n’avait plus rien à craindre, s’était son tour de riposter, ou du moins c’est ce qu’il devait penser puisque d’un mouvement de doigt un nouveau vecteur se forma derrière lui. Ce dernier projeta une épée à toute allure en direction de ses côtes flottantes. Tss. J’avais bien pour intention de le buter ce sale rat.

Alors que mes soldats tenaient les siens en joug ils commencèrent à ricaner.

« Donner un petit surnom mignon à votre chef … Vous êtes quoi un groupe de Fan Girl ? Apparemment il peut retourner au chomage votre Berserker. »

Je ne pus m’empêcher d’avoir un petit rictus rien qu’à l’idée de le faire pleurer devant ses propres soldats.







Le regard dubitatif d'Håkon laissait penser qu'il se fichait pas mal de ce qu'il racontait. Après tout, quand avait-il seulement prêté attention à l'un de ses discours ? Une telle tirade lui semblait inutile. Finalement, alors qu'il s'excitait à parler pour ne rien dire, ce fut le tour d'Håkon d'imaginer ce qui allait suivre. Il lui disait de nombreux noms d'artichauts, pas plus frais que des petits oisillons. Le soleil semblait bientôt prêt à se lever. Le regard de Luci se posa à nouveau sur lui et enfin, il s'élança à une confrontation directe. Lançant quelques techniques franchement pas piquées des hannetons, il fonça enfin en plusieurs sens, sur son adversaire. Jetant un regard vers l'arrière, vers l'avant, sa cible fit simplement un pas de côté. Incapable de toucher son ennemi, il vit alors Luci trébucher manquant de tomber, avant de se rattraper. Il ne devait probablement pas comprendre ce qu'il se passait. Au même moment, il vit alors ses organes s'extirper de son abdomen, il était clair que cette technique était mortelle, il perdait déjà son sang. Il allait mourir. Mais tout ce qu'il vit comme réaction de la part de son adversaire du moment fut des mots, qu'il ne put entendre. Probablement, à ce moment-là, l'homme de Famine, se demanda s'il sombrait dans l'inconscience. Mais enfin, il vit les lèvres former des mots et une voix, comme après une gueule de bois, lui faire écho. Un mal de tête, un effet secondaire... Qu'était-ce ?

Enfin, la voix d'Håkon parvint aux oreilles du blond et ce fut probablement avec surprise, qu'il se demandait ce qu'il voulait bien dire. Que pouvait-il bien dire en ce moment-là ? La situation semblait désespérée, il s'était rebellé contre un supérieur, alors qu'ils allaient pourtant confronter des bandits. Oui, les bandits... qu'étaient-ils à nouveau ? Des voleurs, ils avaient réussi à voler à l'Empire des cristaux, une quantité importante, doté de puissance redoutable. Un petit cristal pouvait faire des ravages, alors que pouvait faire un important nombre de cristaux ? C'était à ce moment-là, ce moment précis, que la voix du berserker résonna.

« Luci. Réveilles-toi. » fit-il alors.

Si l'incompréhension pouvait guetter son visage, celui d'Håkon ne changea pas, son expression lasse, presque absente. Il n'y avait aucune émotion, pourquoi disait-il cela ? Pourquoi n'avait-il pris aucun des coups ? Pourquoi les soldats ne se déplaçaient plus. L'environnement devint alors brumeux, la tente disparut presque. Peut-être était-ce la mort ? Peut-être que c'était cela.

« Tu vas te réveiller tire-au-flanc ? Les cristaux t'ont affecté. » fit alors la voix d'Håkon.

La réalité revint enfin. Le champ de bataille. Les hommes, tous affectés par les cristaux. Ils étaient actifs. Tous avaient donnés l'assaut sur le camp ennemi, en réponse, ils avaient usés des cristaux, leur manque de compréhension de ceux-ci provoqua des désastres et situations incompréhensibles pour la plupart. L'épaule blessée, Håkon tirait hors de proximité des ennemis. Des flèches pleuvaient en tout les sens, le bruit des combats résonnaient encore. Le fer des épées qui s'entrechoquaient, les tirs d'armes, enfin derrière une palissade, il força l'éveil de celui qui était affecté par les cristaux. D'un seul bras, il l'avait tiré jusque-là.

« Luci. Les cristaux ont tués quelques-uns des nôtres. Les autres continuent de se battre, tu penses être capable de reprendre le combat, ou tu préfères que nous battions en retraite ? » demanda Håkon qui fit de son mieux pour se hâter à bander son bras blessé.

Un bruit sourd recouvrait les environs, la brume de guerre était là. Le combat durait déjà depuis plusieurs minutes. L'explosion des cristaux avait affecté tout le monde, blessé Håkon et tué certains des ennemis comme des alliés. S'ils ne revenaient pas dans celle-ci, la suite serait perdue d'avance.

« Lieutenant, est-il capable de combattre ? Que faisons-nous ? L'ennemi a l'avantage tactique. Ils ne devaient pas être capables d'activer les cristaux ! »
« Les batailles se déroulent rarement comme espéré Kardius. Maintient le flanc droit pour le moment, apporte un tir de support aux autres. » décida Håkon.

La confusion de la guerre, était-elle alors si réelle qu'elle avait distordu la réalité et la fiction ? Qu'est-ce qui séparait celle-ci d'un rêve ? Les pouvoirs des cristaux.


Omnia
Luci

MEMPHIS
Viladra

La vengeance est plus douce que le miel ~
Et bien … Se fut rapide c’était le moins qu’on puisse dire. Je ne savais pas si c’était seulement un exploit en combat ou bien il était aussi rapide quand il s’agissait de niquer, mais toutes ces belles paroles pour si peu … C’était un peu triste, mais rien de bien surprenant de la part d’un lieutenant pas vrai ?

Après avoir lancé mon assaut qu’elle ne fut pas surprise lorsque je le vis recevoir de pleins fouets mon attaque. Il était bien trop occupé à fantasmer sa victoire et à contempler son petit nombril pour esquiver, ou alors en entendant l’histoire de sa selfmade légende il avait perdu notion de la réalité. Et pourtant elle était clair. On ne défit pas son supérieur sans une assurance de pas se faire violemment humilier devant l’armée. L’homme aussi balèze était-il n’apprécia point la salve qu’il reçut de plein fouet et dans une gerbe de sang il s’écroula sur le sol poussiéreux de Fhaedren. Une petite mare de sang vint repeindre le sol d’une couleur carmine. Tout ça pour ça. Décevant.

Allumant une clope, je vins tirer une taff avant de me tourner vers mes fidèles soldats. Dans un mouvement je leur fis signe de retirer les armes de leurs confrères. Ils n’y étaient pour rien si leur supérieur était une véritable tête de … Bref, vous avez compris où je voulais en venir.

Le lieutenant était totalement entrain de perdre la tête, sûrement dû à tout ce sang perdu et il commença à déblatérer un non sens total à propos d’une attaque surprise, d’une illusion de cristaux, d’une cuillère qui n’existait pas. Un véritable bordel dans sa tête devait alors se dérouler. Mais bon j’avais bien mieux à faire que de m’occuper de monsieur. Terminant ma clope je vins la jeter au pied d’un soldat de la division Guerre.

« Occupe toi de lui … Panse ses blessures ou je sais pas, maintiens le en vie … Il me fait un peu pitié dans cet état. »

Je ne pus m’empêcher de ricaner à nouveau rien qu’à l’idée qu’il avait perdu toute l’estime de son escadron en quelques secondes. Remontant mon couvre tête et le replaçant, je vins faire un nouveau signe de main à mon escadron. Les soldats de Guerre se réarmèrent et prirent la direction des bandits. On avait pas toute la journée et ça on le savait pertinemment. Et si on avait pas perdu des précieuses secondes avec le Légendaire, le Mythique, que dis-je, le Divin Berserk, nous aurions déjà réglé cette affaire.