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Everything is a question of price | ft. circë

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ft. Circë
septimus

Un voyage toujours aussi long, des terres toujours aussi lointaines de Mearian même si tu avais fait une escale à Everbright entre deux entre vues cruciales. Tu avais fini par fouler une nouvelle fois les terres de Nueva, seul alors que tu avais été accompagné la dernière fois. L'amusement et le divertissement définitivement chassé de tes priorités même si cela ne pourrait durer qu'un simple soir. Tu avais foulé ces terres dans le but de réaliser une commande, une commande spécifique qu'il était toujours plus facile d'expliquer verbalement qu'au travers d'écrits limités de par le temps entre chaque échange. Tu avais même insisté pour personnellement t'entretenir avec la détentrice du commerce qui t'intéressait, la détentrice de plusieurs échoppes d'artisans réputés pour leur savoir en terme de forges et de fabrication d'autres objets ayant une utilité bien moins offensive ou défensive mais plus proches du quotidien. Riche propriétaire et par extension membre du conseil des sages du moins la richesse aidant grandement à rejoindre cette caste dirigeante. Tu souhaitais allier l'intérêt personnel à l'intérêt de la nation de Mearian en touchant quelque peu mots à la sage Septimus en des temps où le dialogue était important, tant qu'il était encore réalisable.

Ta monture continuant son chemin tandis que tu te rapprochais des coordonnées que l'on t'avait indiqué, lieu où devait se trouver la demeure de ton interlocutrice étonné qu'elle n'habite guère plus près de la capitale, de la montagne des sages. Tu avançais en une plaine, rare lieu libre des arbres qui constituaient majoritairement le paysage de ce pays. Tu ne tardas à te retrouver face à une tour à l'architecture singulière, un bon goût en soi trouvais tu celle-ci paressait être entourée de ruines dont tu ne pouvais réellement dater l'époque à vrai même si la facilité t'aurait faire dire qu'elles ont connu la chute de Fhaedren. Une vague approximation dont tu ne pouvais être sûr, le terme de vague étant lui même un euphémisme à vrai dire. Tu ne tardas à descendre de ton cheval récupérant par la même occasion un sac qui était accroché à son flanc alors que tu vins par la suite l'attacher à la première structure ancrée dans le sol que tu pus apercevoir et qui surtout pouvait remplir cet office. Tu espérais que votre entrevue se montre constructive là où tu avais été particulièrement déçu par le discours tenu à Everbright de la part des autres sages durant les négociations entre Akantha et Ellgard, des négociations comme tu l'avais prévu qui étaient tombés à l'eau.

Déambulant dès lors dans ces ruines jusqu'à atteindre ce qui paressait être l'entrée de la tour, tu te contentas dans un premier temps d'observer de plus près l'édifice. Ne jugeant point la chose alors que chacun avait ses goûts, ses préférences en terme d'architecture ou de structure en elle même de sa bâtisse. Tu vins toquer sur la porte dès lors attendant patiemment que l'on t'ouvre réajustant brièvement le sangle de ta sacoche tout en jetant un coup d’œil à ton fourreau et l'arme d'exception qui trônait en celle-ci, préférant les prendre sur toi que de les laisser sur ta monture de par leur valeur au-delà de ce que l'on pouvait concevoir à tes yeux. C'est ainsi que la porte finit par s'ouvrir alors que ton interlocutrice du jour ou plutôt des moments qui allaient suivre se trouvait face à toi. Tu ne te fis point prier pour en venir aux simples règles de formalité.

« - Madame Fëanturi, enchanté, c'est un honneur de pouvoir enfin rencontrer une personne de votre rang. »

Une légère inclinaison de tête ne sachant si elle préférait une éventuelle poignée de main en guise de salutation, tu voulais clarifier un léger détail cependant ce qui ne pouvait pas faire de mal à vrai dire.

« - D'ailleurs préfériez être appelé par votre nom ou votre titre de Sage Septimus? »

Un simple détail effectivement, tu voulais éviter un quelconque malentendu espérant que chaque parti de votre entretien se passe correctement convaincu qu'elle pourra normalement exaucer tes désirs en matière d'équipement et surtout d'armure de par la requête spécifique que tu comptais lui soumettre. En espérant qu'elle ne se montre bien trop gourmande en retour en matière de paiement.




Couchée dans un grand divan fait de cuirs et enroulé dans des draps moelleux, la Faënturi prenait un peu de repos dans sa grande Tour Sombre, plusieurs piles de livres étaient posées là, à ses pieds afin qu’elle n’ait plus que besoin de tendre la main pour se saisir du bouquin de son choix. A côté, sur une table de chevet, reposait une plume à encre ainsi que du papier pour qu’elle puisse prendre des notes. Les pièces, bien trop volumineuses et nombreuses pour une seule personne, étaient à peine éclairées et chauffées tandis que les derniers étages avaient étés scellés par Circë elle-même. L’Elfe Sombre attendait l’arrivée d’un invité, pour autant, elle n’avait point daigné quitter son train de vie habituel.

Gravée sur un mur magique depuis bien plus de cent ans, une des runes emblématiques de la Forteresse se mit à briller d’une lueur bleue foncée, signifiant qu’un intrus avait pénétré le bouclier magique qui entourait le périmètre de la tour Sombre. Circë n’en était pas pour autant inquiétée, de nombreux voyageurs franchissaient la barrière et activaient les défenses immémoriales de la Tour ; pour autant, cela ne voulait pas dire que danger il y avait, que répercussion il devait y avoir. Bientôt, la rune prit une teinte orange, ce qui voulait dire qu’un être-vivant venait de toucher les ruines, et puis seulement quelques secondes plus tard, la couleur vira au rouge sombre, illuminant la pièce de sa couleur aussi chaude que froide. La Tour Sombre venait d’être touchée...par des bandits ? Des voyageurs en quête d’un logement ?

Afin de vérifier ce qu’il en était, la Sage bondit prestement de son divan et descendit en courant les nombreux escaliers en colimaçons, s’accrochant péniblement sur les parois tout en relevant les pans de sa robe dans le but de ne pas tomber comme une cruche. Arrivée devant la porte d’entrée, cela devait bien faire une minute que l’être-vivant avait toqué à la porte, la Conseillère épousseta sa longue robe aux teintes diverses se mariant toutes bien ensembles (noir, gris, doré) pour être certaine d’être présentable. Cette robe était bien dénudée, comme une friperie chic et sexy pour une nuit amoureuse... Les vêtements que portaient la Sage chez elle, ne regardait qu’elle, et l’Elfe sombre appréciait être vêtue de façon confortable pour entamer plusieurs heures d’études.

Usant de magie, la Dame pressa vers l’extérieur un cristal de la taille d’un poing qui était incrusté sur la porte, puis la porte s’ouvrit lentement dans un bruit très aigu et assourdissant, comme si un vieux métal usé griffait un autre métal usé.

Un homme, visiblement un Humain, rien de plus rien de moins. Elle ne connaissait ni son visage, ni sa voix, ni ses allures, ni ses vêtements, rien ! De cette première entrevue, de ce premier regard dans les yeux, l’Elfe ne put strictement rien conclure, pour son plus grand déplaisir. Peine qui ne fit qu’augmenter lorsque l’homme prononça son nom de famille, puis son titre. Il savait, mais elle ne savait pas. DEPUIS QUAND ? DEPUIS QUAND UN HOMME SAIT ET UNE FAENTURI NE SAIT PAS ?

Avait-il à peine ouvert la bouche, que la Sage semblait déjà se mettre dans une certaine colère. Les yeux de la femme vagabondaient librement le long du corps du garçon, à la recherche de détails significatifs qui pourraient parler à la place de l’inconnu.

Comme à son habitude, elle gardait son sérieux et son calme, ne voulant rien montrer de cette colère intérieur qui venait soudainement saisir ses tripes. L’Elfe rétorqua d’une voix féminine, un peu mélodieuse, bien qu’elle possède un petit air strict, comme une mère pouvait l’être avec son enfant.

« Circë ira très bien. »

La femme de pouvoir racla sa gorge sans laisser passer l’homme dans sa demeure, elle était encore méfiante et dubitative et puis de toute façon, n’entrait pas qui voulait dans cette mythique Tour Sombre. Elle arqua curieusement ses sourcils et fit montre d’un certain intérêt pour l’homme.

« Qui êtes-vous ? »


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Un simple qui êtes vous alors que tu te serais attendu plutôt à un questionnement sur ton identité mais formulé d'une toute autre façon, formulé d'une façon afin de savoir si tu étais bien la personne qu'elle devait rencontrer. Tu n'en avais pas réellement tenu rigueur là où tu te demandais surtout si tu étais arrivé en avance convaincu que de ne t'être trompé en terme de jours en ton agenda plus que chargé ces derniers temps. Tu étais étonné de voir une sage de Nueva arborer une tenue comme celle-ci lorsqu'elle savait que de la visite l'attendait. En soi tu n'en tenais point rigueur, ayant participé à la réception des sages en Akantha tu avais sans doute vu plus outrageant ou du moins une simplicité vestimentaire relativement proche. Chose qui aurait pu paraître déplacée dans les yeux d'autres diplomates, ambassadeurs ou quelconque représentants d'un Etat, tu outrepassas aisément ceci préférant naturellement ancrer tes pupilles auprès de leurs jumelles elfiques en signe de respect, il était temps de te présenter car à quoi bon entretenir le mystère. De plus vous aviez bien des sujets à aborder et tu considérais qu'elle ne devait avoir toute la journée à t'accorder de par son statut de Sage et les obligations qui y étaient liées.

« - Olieron Adrilith, ambassadeur de l'Ordre des Astres et surtout accessoirement qui sait nouveau client de forges de renommés que vous possédez. »

Un subtil rappel de l'échange que vous avez eu par rapport à ta venue qui était prévue, il était vrai que tu aurais dû te présenter en tout premier pour éviter une situation comme celle-ci mais le mal était fait en quelque sorte. Rien d'impardonnable ou alors de totalement déplacé en soi, tu étais curieux de savoir si elle allait pouvoir donner suite à la requête que tu voulais lui confier en terme d'artisanat et si surtout elle allait l'accepter, tout comme si le paiement allait la satisfaire. Regard se perdant doucement mais sûrement sur le décor juste derrière sans personne tu ne tardas à reprendre la parole une seconde fois.

« - Rassurez moi je ne suis pas arrivé trop tôt contrairement à ce que vous aviez prévu, je ne sais point si je vous dérange ou non malgré notre entre vue prévu depuis un petit moment maintenant. »

Preuve d'attention et de considération envers sa personne et ce qu'elle représentait de par le modèle politique qui régissait la nation de la forêt. Tu te demandais ce qu'elle allait bien pouvoir attendre de ta part concernant la discussion politique qui devait suivre la commande que tu souhaitais lui passer. Ce n'était une nouvelle pour personne que Nueva était quelque peu excédée par les missionnaires envoyés par l'Ordre afin de prêcher la parole des Seraph, Seraph perçus comme des usurpateurs mais finalement n'avaient ils pas apporté prospérité à Mearian chose que les anciens dieux ont refusés d'accorder au peuple qui croit en vous aujourd'hui ? Tu avais en parallèle très peu entendu parler de cette Sage et de ses opinions n'ayant pu ouïr sur son cas le simple fait qu'elle reposait sur une certaine source de savoir couplé aux meilleurs artisans de son pays. Une elfe sombre tout bonnement avec tout ce qui était lié à sa race comme quoi ceux-ci avaient toujours eu comme un don lorsqu'il fallait fabriquer une quelconque chose ou plutôt forger à vrai dire. Tu ne comptais rentrer bredouille sur un point tandis que tu étais peu optimiste sur l'autre pour l'instant même s'il pouvait toujours y avoir des surprises. La situation allait être complexe une fois votre arrangement effectué mais qui sait, peut être croyais tu en les miracles pour en avoir vous même apportés à la population de ton pays.

Tu décrivis une nouvelle fois la tour ayant comme un étrange pressentiment par rapport à celle-ci même si tu ne pouvais qu'une nouvelle fois approuver ce choix architectural et surtout la localisation des lieux. Un endroit quelque peu reclus loin des curieux, sans doute une place quasiment parfaite pour être tranquille, loin du monde, loin des problèmes afin de ressourcer. Tu reportas une nouvelle fois ton attention sur l'elfe en ce bref moment.

« - En tous cas c'est un honneur de pouvoir m'entretenir avec une personne portant un tel nom. »




Olieron semblait être un personnage des plus inintéressants, tout était si banal chez cet ambassadeur : que cela soit sa barbe mal taillée, ses cheveux négligé ou encore sa façon de parler...banale. Aucun autre mot ne venait à l’esprit de l’Elfe pour le décrire. Et puis cette fausse politesse qui devait témoigner d’une hypocrisie dégoutante qui révulsait déjà la Sage. Eux vénéraient les Anciens et l’autre devait vénérait fanatiquement les Nouveaux et par expérience, jamais Circë n’avait vu un Maerien respecter les autres cultures. Leurs missionnaires en étaient la preuve. Convertir, tel était leur but. Respecter et vouloir comprendre, ce n’était même pas une idée qui pouvait traverser l’esprit du plus grand nombre de l’Ordre et comme la Sage aimait le répéter : Comprendre c’est respecter. Adopter c’est aimer.

Pourtant, cette banalité qui caractérisait le prêcheur était intrigante pour l’Elfe Sombre. Une nouvelle énigme venait de toquer à sa porte. Allait-elle élucider la chose ou tomber dans la défaite de l’ignorance. Était-il aussi standardisé qu’il ne le laissait paraître ou cachait-il une chose intéressante sous une carapace insignifiante afin que justement, l’on ne s’intéresse point à cette chose captivante qu’il cacherait ? La Faënturi en frémissait déjà ! Elle n’avait plus qu’à espérer avoir raison et ne pas perdre son temps avec l’humain.

« Je me souviens. Enchantée. »

Circë se tourna rapidement vers l’intérieur de ses quartiers afin de se saisir d’un manteau accroché sur un crochet prévu à cet effet. Elle enfila le tissu par-dessus ses épaules et frotta quelques secondes vigoureusement sa peau. Depuis qu’elle n’était plus perdue dans ses nombreux bouquins, la Conseillère sentait le froid, la faim, la soif... et n’était plus plongée dans une sorte de transe qui la coupait du monde entier. L’hôte sourit brièvement du coin des lèvres et ajouta avec douceur, comme si ses paroles flottaient dans l’air, tout en marquant ses paroles d’un étrange sérieux, une sorte de fermeture, une carapace qui ne laissait pas entrevoir ses réels sentiments ou intentions.

« Que vous me dérangiez ou non, je suis certaine que vous n’avez pas fait plus de mille kilomètres pour repartir bredouille chez vous. De toute façon, je ne suis pas assez méchante que pour vous claper la porte au nez après un si long voyage. »

Comme citer, pour Circë, comprendre était une étape importante dans une relation saine. Elle regarda succinctement autour d’elle et derrière l’homme afin de constater que l’ambassadeur n’était pas accompagné de gardes et qu’il semblait être seul, de toute façon les défenses de la Tour auraient étés assez éloquentes à ce sujet. Première question.

« Que fait un simple ambassadeur seul, sans garde et sans convois ? Avez-vous une preuve pour avancer vos dires ? Qui êtes-vous réellement. Comment puis-je savoir que la lettre que j’ai reçue fut bien écrite par vous ? »

Puis elle recula d’un pas afin de prendre sa place initiale, barrant encore et toujours la porte d’entrée à l’inconnu, bien décidée à ne pas le laisser entrer avant d’avoir vérifié son identité. Quel sot ouvrirait sa porte à un menteur ? Encore fallait-il donc d’abord vérifier s’il disait la vérité tout en comprenant plus amplement ses intentions.

« Pourquoi moi ? Vous pouviez contacter d’autres Sages. D’autres Forges. Le primus est un forgeron de renom, pourquoi pas lui ? Avez-vous frappé l’acier de ma porte par pur coïncidence ? Non, je ne crois pas. La vérité s’il vous plait. »


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Beaucoup de questions de sa part auxquels tu allais devoir répondre. Les entrevues officielles te manquaient en quelque sorte de par tout ceci, de par ces interrogations là où ces rencontres étaient plus que préparées à l'avance sans la moindre question sur l'identité ou encore le fait que tu te trouvais seul actuellement. Le plus étrange à tes yeux était le fait qu'elle te demandait pourquoi elle et non une autre personne et en particulier, était-ce une façon détourné pour être flattée ou tu ne savais quoi de semblable ? Après tout tu trouvais cela inutile de lui conter son palmarès ou du moins ce qui la rendait intéressante à tes yeux de par la première raison de ta visite en ces lieux. Pourquoi-elle ? Tu avais déjà aussi déjà fait connaissance ou pu entrevoir bien des Sages du Conseil, rare exception avec qui tu n'avais pu faire connaissance là où tu avais au moins entrevue ses semblables tu avais songé au fait qu'il était toujours bon de voir chacun d'entre eux afin de les jauger individuellement même si tu n'attendais de miracle spécialement. La curiosité pouvait être un vilain défaut sauf qu'ici, ta curiosité n'avait qu'une réelle motivation politique afin de savoir à quoi t'en tenir définitivement avec le peuple de la forêt à moins d'un événement extraordinaire qui les ferait changer du tout au tout.

Détournant en quelque sorte la question que tu lui avais posé avant même si la réponse te satisfaisait. Tu commenças dès lors à brièvement fouiller en ta sacoche, deux papiers pouvant avoir l'effet escompté ou plutôt deux lettres chacune signée ou apposée d'un sceau différent. Tu espérais que ceci allait suffire pour justifier ta présence ici et plus que tout ton identité, il ne restait en ton esprit que trouver les paroles nécessaires face à ses propos sur une quelconque escorte. Il était normal pour un ambassadeur, un diplomate de disposer d'une certaine protection mais lorsqu'il s'agissait d'un Seraph voyager comme toute personne lambda en certaines situations était le meilleur moyen pour passer inaperçu et au pire des cas, un Seraph restait un Seraph, en Akantha et Mearian, aucune personne n'oserait lever la main sur vos personnes une fois sous votre réelle forme.  Dans le pire des cas une situation d'affrontement n'était que de la légitime défense si bandit il devait y avoir et tu étais relativement très confient vis à vis de tes compétences.

« - Ce document et cette lettre qui devrait vous être familière finiront pour prouver ma bonne foi en un premier temps à moins que vous pensiez que je suis un bandit qui a réussi à voler d'une façon ou d'une autre ces documents. »

Lui ayant tendu la lettre qu'elle t'avait écrit en réponse et une seconde pièce écrite sur laquelle figurait le sceau papale ainsi que l'approbation de ton statut d'ambassadeur. Il ne te restait plus qu'à résoudre l'énigme de la garde, celle-ci allait être peut être complexe afin de ne point se montre prétentieux en les propos que tu allais tenir. C'est ainsi que tes lèvres finirent par se mouvoir pour la seconde fois lui ayant laissé cependant quelques secondes pour observer ces deux papiers techniquement d'une rare valeur en cet instant précis.

« - Concernant une éventuelle garde ou escorte j'ai préféré la laisser en chemin il y a de cela plus qu'un moment, être ambassadeur n'est pas incompatible avec le fait d'aisément pouvoir se débrouiller si des bandits ou dissidents vous tombent dessus. »

Alors que tu allais devoir te justifier une nouvelle fois vis à vis de ce choix, pourquoi elle et non pas un autre ? Il n'y avait pas réellement plus simple là où tu avais voulu faire une pierre deux coups. Pouvait on te reprocher ceci ? Le tout mêlé à un soupçon de curiosité tout ce qu'il y avait de plus simple en tous êtres. Tu ne te fis point prier pour dès lors de nouveau lui rétorquer ceci sur un ton des plus neutres.

« - Je suis convaincu que le Sage Primus est un très bon artisan lui aussi mais j'étais aussi curieux du travail que vos artisans peuvent réaliser avec sans doute le savoir dont vous disposez. La forge n'est elle pas après tout le domaine de prédilection des elfes sombres ? D'ailleurs il est souvent plus intéressant de passer directement commande à la personne en haut de la hiérarchie tout comme cela me permettait de faire votre rencontre, vous êtes l'une des Sages que je n'ai pu encore ne serait-ce qu’apercevoir. »

Ayant déjà pu rencontrer les deux dryades et la salamandre qu'elle avait cité même si tu ne t'étais entretenu qu'avec la Sage qui paressait partager son existence avec un loup qui n'avait rien de normal mais tout de magique. Tu te demandais si tout ceci allait suffire aux yeux de celle qui préférait que l'on appelle simplement Circë.




Le regard de la femme se déplaçait brièvement pour suivre les mouvements de l’inconnu, observant avec attention et se tenant déjà prête à riposter au cas où il en sortirait une arme. Certes des papiers pouvaient être des armes, mais ce n’était pas à ce genre d’équipement que s’attendait la Sage. Elle prit les fameux bouts dans sa main et en fit une rapide lecture avant d’identifier la véracité des sceaux qui y étaient imposés. Les ordonnances ne semblaient guère mentir et quant à lui, il ne donnait pas l’impression d’un mauvais bougre. Circë n’était toujours pas convaincue, et pourtant, il fallait bien faire un choix, les questions étaient une bonne solution, mais leurs utilités étaient malheureusement limitées par l’individu à qui nous les posions. La diplomate étira son bras droit vers le dit ambassadeur et sourit en lui remettant avec délicatesse ses papiers.

« J’accepte de vous croire, Ambassadeur Adrilith. »

Semblerait-il ensuite qu’il daigne justifier d’une façon bien maladroite cette absence de protections. En effet, dans cette théocratie qui ressemblait un peu à une magocratie, les puissants magiciens étaient légions et surtout, ils avaient une place prépondérante dans la société. Imaginer un puissant Thaumaturge comme Ambassadeur n’était alors pas bien compliqué aux yeux de la Sage.

« Vous dites savoir vous défendre ? De par vos origines, j’imagine que vous êtes un Sorcier. Pourrais-je voir ce dont vous êtes capable ? Et peut-être, une fois à l’intérieur, me ferez-vous l’honneur de m’expliquer comment vous faites, car je suis toujours à la recherche de nouvelles connaissances. Ah, et vous verrez qu’à l’intérieur les livres sont légions, si vous en abimez un, vous devrez m’en trouver un de remplacement qui aurait la même valeur que celui qui fut abimer par vos mains, qu’importe votre affiliation et votre statut. »

L’elfe sombre était totalement sérieuse dans ce qu’elle avançait, et oui, il s’agissait bien évidement de menaces. Elle considérait la bibliothèque avec encore plus d’attention que ne pourrait en rêver un peut-être futur enfant. Quiconque dérangerait sa Tour, devrait inéluctablement en payer les conséquences.

« Vos arguments semblent tenir la route. Très bien, je vous laisse entrer, nous verrons bien par la suite, j’espère que votre venue sera fructueuse tant pour vous que pour moi. La porte se refermera quand je la lâcherai, assez rapidement, j’espère que vos réflexes sont aiguisés jeune homme. »

Sur ces mots, Circë lâcha la lourde porte d’acier magique, celle-ci ne tarda pas à se refermer, trainard ou non, ainsi était programmé l’ensorcellement. L’elfe sombre ne se retourne pas tout de suite afin de vérifier que ce dernier la suivait, elle grimpa d’abord quelques marches afin de prendre les devants et de le surplomber d’un bon mètre. Puis elle se retourna, baissant les yeux avec nonchalance vers l’Ambassadeur.

« Allons allons, ne trainez pas dans les escaliers ! Dépêchez-vous ! »

Les deux partenaires grimpèrent un premier étage, puis un second, un troisième et un quatrième...Les marches s’accumulaient en colimaçon et les bougies s’éteignaient les unes après les autres, après le passage des deux individus, laissant les marches dans une profonde obscurité. Tout avait visiblement été pensé pour punir les trainards ou plutôt les intrus. Les deux personnes arrivèrent finalement au cinquième étage de la Tour Sombre, Circë poussa une vieille porte en bois vers l’intérieur et s’écarta pour laisser passer son invité.

« Après vous. »

Elle emboita son pas et ferma la porte derrière lui. La pièce semblait vaste, plus vaste que l’on aurait pu l’imaginer de l’extérieur. Au centre, un brasero allumé qui chauffait la pièce et l’illuminait. En arrière-plan, le fameux divan de Circë, lequel était entouré de plusieurs piles de grimoires magiques. Les murs étaient marqués d’étranges runes que l’allochtone ne devrait probablement pas comprendre, excepté s’il avait des notions en langage Fhaedrénien. Circë avança avec grâce, se pavanant devant le missionnaire comme une sorte de célébrité, avant de se couchée sur son Divan.

« Vous pouvez prendre place par terre, ici rien n’est prévu pour recevoir, alors je n’ai malheureusement rien pour vous. Je vous écoute. »


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Lui montrer ce que tu savais faire en tant que sorcier ? Ce dont tu étais capable ? Elle allait être quelque peu déçu de par le fait que la majorité de tes talents de magiciens même si ceci était plutôt inné à ton espèce et ta vertu s'orientaient vers la confrontation porteuse de sang. Hormis une exception, tu savais aussi enchanter en parallèle tout comme tu pouvais utiliser d'autres sorts après une durée d'assimilation pour certains. Vous étiez après tout arrivé par exemple à vingt et un Seraph à effacer la mémoire de la population de Mearian sur un certain méfait des corrompus, un acte qui relevait plus du tour de force qu'autre chose, réécrire l'histoire comme vous l'avez fait sur plusieurs siècles concernant votre nombre originel. Un acte auquel tu étais opposé mais la majorité l'emportait et tu ne voulais bloquer plus inutilement la situation certains ayant estimé que cela était un mal nécessaire. Simple parenthèse alors qu'un léger rictus de satisfaction vint s'emparer de ton faciès lorsqu'elle évoqua que tout ceci la satisfaisait, tu ne tardas à emboîter le pas lorsqu'elle lâcha la porte de par ce qu'elle venait d'énoncer plus tôt. Enchaînant sans attendre sur les nombreuses marches qui semblaient vous attendre de par la taille de la structure.

Tu te demandais si elle comptait te recevoir dans l'une des dernières pièces situés au dernier étage ou alors non loin du rez de chaussé en quelque sorte. Une simple parole s'en suivant machinalement lorsqu'elle vint ouvrir une nouvelle porte t'invitant à passer un premier.

« - Merci. »

Un simple mot bien suffisant et à la fois tout à fait normal, tu balayas une nouvelle fois du regard les lieux décrivant les nombreux livres qu'il était possible d'observer. Chercher à en reconnaître un qui était aussi présent à la bibliothèque de Theopolis était relativement impossible là où tu ne percevais que des couvertures aux couleurs variables. Des runes se trouvant sur les murs, un langage qui te rappelait le Fhaedrien et qui devait l'être sûrement même ayant aperçu des choses relativement semblables en les terres désolées de l'ancienne capitale, terres que tu avais maintes fois arpenté en 417 ans, ôtant pour mettre en déroute en des escarmouches Ellgard que de par de la curiosité en les premiers siècles de ton existence. Tu te rapprochas dès lors du brasero profitant de sa chaleur y présentant tes mains, tu n'avais point spécialement l'envie de t'asseoir pour l'instant même si tu n'avais rien contre le fait de côtoyer le sol. C'est ainsi que tu laissas brièvement ta curiosité l'emporter et déclarer ceci.

« - Ces runes ici et là, elles sont écrites en Fhadrénien si je ne me trompe pas ? Ceci est votre œuvre où cette tour date d'il y a bien des siècles ? »

Attention quelque peu captivé alors que cela n'était pas le sujet de ta visite et que vous aviez encore bien des sujets à aborder allant du politique au commercial le plus simple en passant visiblement par le divertissement quelque peu de par ce qui paressait être de son côté une soif de savoir. Une soif de savoir trahi de par les bouquins, le cadre et les propos qu'elle avait tenu sur le fait que tu sois sorcier. Tu te demandais par où commencer même si tu préférais régler tout ce qui est personnel avant de passer aux choses sérieuses, tu repris la parole commençant par le personnel.

« - Nous pourrions commencer par la commande que je souhaiterai vous passer et ensuite aborder le politique et qui sait selon les échanges que nous avons eu déborder sur un sujet plus simple tel que la magie pourrait éventuellement apaiser de quelconques tensions en rapport avec la diplomatie. »

Une commande différente de cela d'armement ayant déjà tes propres atouts en ce domaine tout comme ton épée ou encore le fourreau qui l'accompagnait et ta magie. Tu réfléchissais dès lors à comment décomposer ta demande de façon logique vu que celle-ci allait être complexe, autant aller du plus simple au plus complexe, du moins complexe à réaliser en quelque sorte et non pas à comprendre tout bonnement.

« - En soi, la commande que j'aimerai vous passer est pour une armure, une armure qui exigerait les meilleurs métaux et alliages que vous pouvez fournir. Alliant résistance et liberté de mouvement tout naturellement cependant le plus intéressant arrive, j'aimerai que cette création soit enchantée et qu'à partir d'une simple pièce portée elle puisse se déployer sur l'ensemble du corps. De quoi facilement transporter le tout au quotidien et l'avoir à disposition si un affrontement imprévu arrive tout en disposant d'un effet non négligeable sur la constitution du porteur. »

Cela pouvait être beaucoup, tu en demandais même beaucoup mais en soi tu faisais sans doute aussi honneur à la réputation de ses artisans et de son nom. L'enchantement pouvait être réalisé par des mages de Mearian ou par toi même mais tu préférais lui laisser la tâche, elle faisait parti d'une lignée de mages de renommés tout en ayant les meilleurs forgerons alors pourquoi pas ?




Curieusement, l’invité semblait être intrigué par les runes qui ornaient les parois de la Tour. Il n’avait pas à savoir la façon dont la Demeure était protégée, il n’avait pas à savoir dans quelle langue les runes avaient étés gravées. Il n’avait pas besoin de satisfaire une curiosité déplacée, d’autant plus que Circë était des plus égoïstes lorsqu’il s’agissait de partager son savoir.

« Peut-être. Tu n’es pas venu ici pour discuter de Rune, si je ne m’abuse. »

Une réponse simple et neutre. Peut-être un peu froide, mais telle était la nature de l’Elfe Sombre. Cette dernière avait bien du mal à réprimer ses allures antipathiques et faire montre d’une certaine gentillesse. Et puis de toute façon, dans la diplomatie, les émotions n’avaient pas leur place. Seule la logique et le calme pouvaient être de bonnes bases pour débuter une discussion qui pouvait changer le futur.

« Je ne vois aucune tension ici. Ne vous en faites pas, je ne vous fusille pas encore du regard, cela veut dire que vous êtes encore le bienvenu ici. Le Commerce donc ? Très bien. »

En effet, le regard de Circë ne donnait pas cette impression qu’elle voulait tuer l’homme et lui arracher son cœur, c’était plutôt bon signe pour la suite. Ses yeux se portaient sur l’homme, ils étaient d’une neutralité presque mystérieuse, comme si la femme fixait un point sans en quitter la circonférence.

« Intéressant. Très intéressant. Tout est à peu près faisable, savez-vous. Cela étant dit, est-ce que vous avez les moyens de vous payer une telle armure, Ambassadeur ? »

Circë se leva et prit une feuille dans un tiroir, elle s’assit sur la chaise de son bureau et trempa le bout de sa plume dans un encrier, avant de déplacer le stylet sur la feuille. Très concentrée, elle ne faisait plus attention à l’invité et ne lui répondait même plus. La femme, maladroite et de peu de talent lorsqu’il s’agissait de dessiner, s’essayait à quelque croquis d’armure afin que le design de cette dernière puisse convenir à l’acheteur.

Après quelques longues minutes de silence, la Sage se tourna vers l’homme avec nonchalance et agilité. Circë était grande, plus grande que lui et bien plus élancée, ses longues jambes dominaient et frappaient le sol dans un cliquetis bien perceptible et reconnaissable à l’ouïe.

« Déshabillez-vous, je vais prendre vos mesures. Et n’ôtez pas vos sous-vêtements s’il vous plait, je n’ai point envie d’apercevoir votre chose...J'en ferai des cauchemars. »

Lançait-elle avec une pointe d'humour, afin de détendre un peu l'atmosphère pesante qui régnait entre les deux partis.

La Sage prit les trois feuilles qui reposaient sur le bureau et les offrit au Monsieur, curieuse, elle observait ses réactions afin de distinguer s’il aimait ou non sa patte artistique, si au moins l’un des croquis convenait ou non.

« Ah ! Et vous devrez-vous-même vous fournir en cristaux afin de recharger l’armure, bien entendu. »


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ft. Circë
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Arquant un sourcil à sa première réponse pour les runes, tu aurais espéré avoir une réponse plus amicale ou quelque chose de semblable mais certes... Ceci ne te concernait pas vraiment à vrai dire mais passons ce détail. C'est avec un léger sourire que tu vins accueillir sa question concernant le prix d'une armure comme celle-ci. Tu le savais, elle allait vulgairement te coûter un bras et encore cela dépendait après de l'artisan en lui même et des relations après tout. Lorsque tu t'étais fait fabriquer ton épée, tu avais pu ordonné que celle-ci soit réalisée avec les meilleurs métaux trouvables en Akantha, un pays réputé pour ses mines abondantes. Les meilleurs métaux couplé aux meilleurs savoirs, tu en avais retiré une arme des plus efficaces et le forgeron ne s'était pas montré spécialement difficile en terme de récompense, le son de l'or sonnant et trébuchant en très grande quantité ayant eu le don de satisfaire son cœur avar, vaniteux. Tu étais convaincu cependant que la Sage allait demander une toute autre chose en paiement même si tu ne pouvais dire quoi exactement. L'or, l'argent était une compensation trop faible ou du moins qui ne marchait que sur les plus simples et de par le mode de vie que tu avais quelque peu entrevue de l'elfe de par ta simple présence en cette tour, tu en avais fini curieux vis à vis de ses futurs exigences.

« - Je dois certainement avoir des choses qui vous intéressent pour payer ma commande, à la vue des lieux je dois avoir de quoi vous satisfaire je dirais à moins que vous ayez d'autres passions que la magie et la lecture d'ouvrages en rapport avec celle-ci ou la forge. »

N'ayant à baisser les yeux après le moment qu'elle avait consacré au fait de réaliser divers croquis de la fameuse armure, te demandant quelle était sa pâte artistique. Une chose relativement très personnelle et qui variait drastiquement d'un individu à l'autre hormis pour des choses basiques. Tu acquiesça silencieusement par la suite sur le fait qu'une création comme celle-ci allait être vorace en terme de cristaux afin de pouvoir fonctionner. Tu n'étais pas assis sur une mine mais de par ton rang et après quelques expéditions en Fhaedren, il était possible d'obtenir ces fameux fragments que tout le monde convoitait. Des cristaux que tu voulais évité de voir entre les mains de l'Empire en trop grande abondance et pire entre les griffes de ces dégénérés de mages noirs qu'il fallait exterminer jusqu'au dernier à tes yeux. Tu avais rigolé au préalable lorsqu'elle évoqua le fait de te déshabiller afin de pouvoir prendre tes mesures, ce n'était pas la première quoi que quelqu'un allait avoir besoin de la taille de ton enveloppe charnelle cependant elle avait su faire un tant soit peu redescendre la pression ou du moins la méfiance et la neutralité de tout ceci.

« - Ne vous inquiétez pas je n'ai pas spécialement envie de donner lieu à un accident diplomatique. »

Parole offerte sur un ton taquin, tu jetas un coup d'oeil aux croquis tout en retenant rapidement un de ceux-ci à savoir le dernier reposant les deux autres sur le bureau d'où elle avait griffonné ces créations artistiques. Tu ne tardas à t'exécuter par la suite ôtant les quelques vêtements qui étaient de trop, les rassemblant à un endroit précis. Tu te mis dès lors à être encore plus captivé par la brasero qui chauffait les lieux trônant encore et toujours devant celui-ci de par ta nouvelle tenue non pas d'Eden mais proche à la fois, n'ayant plus que tes sous vêtements alors que tu attendais patiemment. Tu ne te fis point prier pour la questionner à ton tour de par le sujet que vous abordiez actuellement.

« - Pour en revenir au paiement je suppose que c'est ce qui pourrait vous intéresser, de la lecture plus ou moins intéressante pour vous vu que vous devez déjà crouler sous l'argent et vous paressez plus avide de savoir que d'or sonnant et trébuchant. Vous avez un registre particulier en terme d'ouvrages favoris ? »

Une question sur ses goûts et ses lectures surtout tu espérais que cela allait pour t’aiguiller plus efficacement en terme de paiement. Les bouquins ce n'est pas ce qu'il manquait mais il y en avait une infinité en terme de catégories.




La tour comprenait bien quelques fenêtres, mais Circë ne les ouvraient pas, préférant l’odeur de renfermé qui régnait en ces lieux, plutôt que de devoir subir les odeurs de la campagne et de la forêt, cette nauséabonde odeur qui arrivait à lui provoquer des hauts le cœur comme si elle voguait sur un bateau, alors que la femme était plongée dans une nouvelle histoire trépidante. Naturellement, sa propre odeur ne lui était pas incommodante. Et puis les rares fois où elle ouvrait les fenêtres de sa Tour, chose qui lui prenait au bas mot plusieurs longues minutes, le murmure du vent arrivait à lui provoquer des frissons dérangeant, le souffle de la nature, omniprésent, était puissant et bruyant, froid et mordant, ne laissant que l’écho du glas derrière son emprunte sinistre.

En cette sombre journée pluvieuse du mois de Février, Circë observait avec nonchalance et dépit les cordes incessantes qui buttaient avec fureur contre le toit de la Flèche. Heureusement que la bâtisse avait été construite pour durer, et que la toiture avait été faites dans une tuile imperméable qui ne laisserait pas filtrer la moindre gouttes d’eau, Circë aurait hurlé dans le cas contraire. Quoi de plus désagréable que de vivre dans l’humidité ?

Puis, dans un geste maitrisé et gracieux, la femme souleva les pans de sa robe avant de poser un premier genou à terre alors qu’une onomatopée plaintive se glissait entre les lippes de la belle, prenant son origine dans une gorge enrouée et rauque.

« Grrr...Froid.... »

Le temps de s’habituer et de se plaindre, en toute bonne Circë qu’elle était, cette dernière déposa un second genou à terre tout en se réceptionnant avec les paumes de ses mains, puis elle se mit à chercher de façon effrénée son matériel de mesure, ne sachant plus où elle avait rangé les colifichets, après tout, elle n’utilisait ceux-ci que très rarement. L’Elfe Sombre n’avait plus que deux idées en tête, rapidement quitté ce sol froid et trouver ce foutu appareil de mesure. Pendant qu’elle cherchait nerveusement, gênée de devoir faire attendre son invité, ses genoux raclaient le sol en leur faisant prendre une teinte rosée, tandis que le tissu de sa longue et belle robe paressait lourdement sur la pierre sombre et glaciale.

Tantôt la femme se redressait dans le but de faire circuler son sang dans son corps, tantôt elle bombait les fesses et plongeait contre le sol, le torse en première ligne, afin de guetter les interstices entre les meubles pour vérifier de sa main droite qui tâtait un terrain inconnu, que l’engin de mesure ne se soit point caché dans un trou de souris. Elle balança péniblement à l’Ambassadeur, les yeux rivés sur la pierre.

« Attendez ! Je vais trouver ! Si vous avez froid, n’hésitez pas à vous pencher sur le feu, mais ne vous brûlez pas, le temps que je cherche le matériel de premier secours, vous aurez le temps de mourir dix fois ! »

Souriait-elle ensuite aimablement, s’amusant de cette petite blague d’autodérision qui ne faisait pas de mal de temps en temps. Circë n’était pas vraiment une adepte de l’humour, bien qu’elle se trouvait être plutôt habile pour faire rire, elle ne se considérait toutefois pas comme une bouffonne et sa bonne humeur avait ses limites !

Toutefois cette courte scène, forte en ridicule, n’avait pas empêché l’homme de parler, ce qui n’était pas plus mauvais, car pour une fois, un silence aurait rendu la petite violette, enfin la grande violette, folle. Circë se redressa en époussetant sa robe, tout en observant le garçon. Celle-ci toussota brièvement à cause de la poussière qui lui prenait la gorge. Elle réfléchit un instant en penchant la tête vers la droite, avant de répondre dans un élan de lumière.

« Des livres ! Bonne idée ! Je m’intéresse aux grimoires magiques... En ces temps troublés je pense qu’il serait bon que j’apprenne à maîtriser un sort défensif qui me permettrait autant de me protégée que d’arrêter un ennemi, mais pas un pouvoir mortel... Je suis spécialisée en ensorcellement, peut-être qu’un peu de lecture sur les entraves magiques pourrait être appréciable ? »

Puis Circë se mit à le regarder de haut en bas avant de déclarer avec une pointe de colère.

« Eh bien ! Ne restez pas planter là à prendre racine ! Cherchez donc avec moi ! Ou du moins, allez chercher ce que je vous demande comme payement pendant que je cherche... »

Elle regarda tout autour d’elle en grimaçant avant d’exploser et de crier afin de déchainer sa frustration, alors que ses muscles se crispaient au niveau de ses phalanges et de sa gorge.

« CE FOUTU APPAREIL DE MESURE ! »


trade
ft. Circë
septimus

Ne vous brûlez pas, dans tous les cas se blesser n'était pas vraiment un problème pour toi et c'était une chose que tu avais expérimenté vraiment bien trop de fois de par ta nature et surtout ta magie qui reposait entièrement sur ceci. Tu n'avais pas spécialement envie cependant de te faire mal une nouvelle fois même si tu te complaisais juste à côté des flammes afin de te réchauffer. Tu fus satisfait cependant de sa réponse qui te paressait accessible, elle ne te demandait pas la lune, elle voulait un bouquin sur un sort de contrôle du moins son descriptif ressemblait à ça. Ce n'était pas comme si ces sortilèges étaient communs même s'il était cependant plus facile de trouver des connaissances sur les sorts élémentaires qu'autres. Tu ne lui avais pas répondu t'étant contenté de brièvement réfléchir avant de te saisir de ta sacoche en y fouillant. Tu avais apporté quelques ouvrages sur différents sujets et peut être y avait il déjà de quoi la satisfaire sur ce point là tandis qu'en arrière plan tu entendais des mouvements, des frottements contre le sol le tout s’enchaînant parfois de prise de respiration relativement audible. L'Elfe sombre semblait quelque peu en difficulté en son chez soi, il était facile de retrouver certains objets mais des instruments de mesure.

Elle paressait en effet plus qu’excédée par le bordel de cet étage là où tu allais devoir lui prêter main forte surtout de par son état en terme de caractère. Tu roulas dès lors quelque peu des yeux, trouver son paiement n'était pas le plus dur il devait y avoir quelque chose d'intéressant dans les bouquins que tu transportais mais trouver ces instruments était plus important. Dès lors tu commenças tantôt par te baisser pour observer en dessous de certains meubles, du rare mobilier qu'il se trouvait en cette pièce. Tu vins ensuite rejoindre le sol toi aussi participant activement à ce projet de grande envergure, les secondes s'accumulaient jusqu'à ce que tu mets la main sur ce qui ressemblait à un instrument de mesure alors que la Sage se trouvait à l'opposé de la pièce. Tu ne tardas à te relever sans rien dire avant de te rapprocher d'elle et de t'accroupir pile sur son chemin. Tu agitas face à elle triomphalement l'objet trouvé tout en déclarant ceci lorsqu'elle posa le regard sur ta personne.

« - Ce n'est pas ca que vous cherchez ? »

Un léger sourire en coin tu te permis de rajouter ceci qui était plus taquin qu'autre chose même si on ne disait jamais non à ce genre d'initiative.

« - J'aurais droit à une petite réduction pour service rendu ? »

Attendant qu'elle prenne l'objet tu te redressas lui tendant ta main si elle le souhaitait pour l'aider à se relever. Tu t'empressas cependant ensuite de retourner auprès du feu pour te réchauffer ayant passé un long moment à côtoyer le sol glacé, tu passas tantôt la tête par dessus l'épaule pour déclarer ceci.

« - J'espère que vous savez prendre des mesures rapidement, ce n'est pas que je sois spécialement pudique ou autre mais disons que la température n'est pas des plus amicales pour une tenue comme la mienne. »

À moins qu'elle y trouvait un intérêt à te faire patienter ce que tu aurais trouvé relativement étrange à vrai dire, tu ne tardas à repenser à la récompense de l'elfe sombre qui avait clairement fait connaître ses exigences. Des recherches qui n'étaient pas trop dur à réaliser alors que tu avais sans doute de quoi réaliser ceci sous la main de par le titre d'un des bouquins que tu avais amené avec toi, ayant pu vérifier juste avant le nom de l'ouvrage lorsqu'elle était encore occupée à même le sol. Tu fis part cependant de ton étonnement sur un point précis, toujours cette fameuse récompense qui te paressait étrange pour une femme dont le nom de famille était si connoté dans un domaine précis.

« - Vous n'avez pas le moindre ouvrage concernant les entraves magiques ou autres ? »

Tu te montras curieux une nouvelles fois, trouvant ceci plus légitime et moins répréhensible en terme de questionnement, la curiosité était un vilain défaut mais dans le cas présent celle-ci n'était pas trop envahissante à vrai dire.