Lost Kingdom  :: Ellgard :: La Capitale - Keivere, citée des Sciences

Joyeux bordel, sanguinolent et violent. (Avertissement: violence)

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Omnia
Luci

FOLIA
Elys

La folie est un don de Dieu ~
 

Le diable est dans les détails. De son côté Dieu est introuvable sur le plan d'ensemble. Il nous reste quoi ? A part un monde où on ne peut pas faire la paix avec soit, avec autrui, on sort tous de la putain de même merde, mais on peut pas se faire confiance ... On est que des sauvages, des salopes sans repère. Dès fois j'aimerais croire en la rédemption, j'aimerais croire qu'on peut racheter son âme avec des belles paroles, de belles actions et une hypocrisie maladive. Être un mouton quoi. Mais non. J'y crois pas. Non seulement j'y crois pas et rien que l'idée de devoir me mettre au niveau de ses rats ça me donne la gerbe. Eurk.

Alors que je me perds lentement dans mes pensées, le bruit d'une détonation me fait faire un dur retour à la réalité. J'étais derrière une table en bois qui se faisait exploser un peu plus à chaque tir. Face à moi cinq gars armé de petit calibres rien de bien effrayant bien qu'une balle en pleine tête serait vachement désagréable ... Bref. Réfléchir. Prendre son temps. De toute façon c'est pas comme si j'allais crever maintenant, non ? Marqué par la marque de cain mon sort était tout aussi scellé que ce petit batard. J'étais condamné. Par le divin, par le diable, par la nature, par la poisse. Condamné, mais je comptais m'arrêter là pour autant et me morfondre. J'emporterais avec moi un maximum de petit enculé sur mon long chemin vers l'enfer. En les faisant regretter d'avoir vécu jusqu'à me rencontrer. Sadique ? Désespéré je préfére confesser, même si je ne l'aurais jamais avoué à cette époque là.
Les impacts de balles et les coups de feu avaient déjà ravagé la petite batisse où je me trouvais et les cinq petits garnements ne semblaient pas arriver à court de munitions ...

Ils finiraient bien par recharger et se serait le moment parfait pour les finir tous d'un assaut. Net. Précis. Un véritable tueur quoi. Pas de raisons de faire beaucoup de chichis avec eux, ils étaient de faiblards petits révolutionnaires qui tentaient tant bien que mal de faire leur job en impressionant un maximum de hauts gradés par la même occasion. Comme quoi on peut avoir de nobles causes, se prendre pour robin des bois et le libérateur de l'orphelin, mais toujours lécher des culs comme l'employé lambda qui vit sa petit vie de merde avec sa belle routine de connard.

Plus de balles. Les chargeurs vides tombent lentement au sol et dans cette fraction de silence qui suit je m'élance. Je m'élance depuis le bout de bois détruit façon gruyère. D'un tir je viens exploser le crâne d'un des révolutionnaires, son sang gicle sur le mur et sa cervelle vient éclabousser ses camarades qui commencent à paniquer, leur reniflement de porcs se fait plus fort, il commence à crier de peur. De deux tirs suivis je vins en mettre deux de plus à terre, il rendent l'âme dans la douleur en voyant leurs derniers compagnons se pissaient dessus. Enfin au corps à corps des survivants je vins en chopant pour le fracasser contre le mur, une fois, deux fois, j'entends son nez se briser, ses dents éclater et enfin dans une dernier mouvement de violence je viens mettre fin à sa misérable vie. Me tournant vers le dernier, j'ai le temps de voir son pistolet prêt et chargé. Un tir vient se loger directement dans mon épaule droite. Il se figea. Non pas en pensant ayant vaincu, mais en réalisant la connerie qu'il venait de faire. Mon regard n'a plus rien d'humain, mon corps tremble de désir. Désir de faire mal. Je chope sa main avant de loger une balle dans son avant bras. Puis d'une balle dans la rotule je le force à s'allonger sur le sol. Il pleure, il me supplie, tout du moins je le pense, car à cet instant je n'entendais plus rien, j'étais trop concentré dans mon projet de destruction méthodique.

Je vins me poser à califourchon sur le corps sanguinolant. Ma main vint passer entre ses jambes en caressant doucement ses parties. Il criait de peur, il criait si fort que je vins lui mettre un coup de crosse dans la glotte pour profiter de mon petit viol. Ecartant ses lèvres je vins m'insérer au plus profond de sa gorge tandis que des larmes coulaient sur son visage ... Mmh, quel meilleur lubrifiant que les pleurs de votre victime?
Je vins finir cette orgie sanguine dans le cadavre de ma pauvre victime avant de m'allumer lentement une clope ...

Qu'est-ce que j'étais venu foutre ici en premier lieu ? Récolter des informations ... Un vol avait eu lieu, vol de cristaux et bien sûr quand le gouvernement est devenu incapable à force de se toucher la bite au milieu de cette paix HYPOCRITE – merci mélanchon – on appelle qui ? On appelle les gens talentueux. Moi donc ... Mais malgré les informations que j'avais pu soutirer, notamment la localisation de leur planque, je n'étais pas vraiment dans une position si confortable avec cette magnifique blessure à l'épaule et cette marque de canine sur ma verge. Mmh ... Je détestais cela, je détestais travailler en groupe d'habitude, mais là j'allais faire une petit exception pour l'occasion. Je vins trainer le cadavre du petit révolutionnaire. D'une balle dans sa cuisse je vins faire couler une giclée de sang nouvelle. Une petite mare vint se créer sous mes pieds dans laquelle je fis un petit pentagramme. Je vins extraire la balle dans mon épaule lâchant une gerbe de sang sur le sol. Toutes les conditions étaient enfin réunis.

"Angelus mortis mi vitae est apud vos daemonium inimicos meos.”

A ces mots le cercle vint s'enflammer d'une lueur malsaine. Mon démon, ma petite folle allait me servir dans cette foutue  bataille ... Qu'est-ce qu'un tueur ferait pas pour revoir sa petite démone ... Et pour se faire de la maille aussi.


Quel sera le gout de la Folie Aujourd'hui ?


J’étais assise parfaitement installée au comptoir de l’auberge de la Licorne à siroter un alcool sucré comme je les aime. Il fallait dire que la dernière fois que j’étais venue posée mes petites fesses à l’auberge ça ne s’était pas passée uniquement dans la dentelle avec mon entrevue avec Isaak. Pas que ce se soit fini par un meurtre loin de là pour une fois, mais bon disons qu’on avait était loin de la conversation enjouée et sympathique que j’attendais. Je pousse un léger soupir en me souvenant de cet épisode, finissant cul sec mon verre, m’enfilant ensuite gâteau sur gâteau pour tromper mon ennui actuel.

Il faut dire qu’actuellement ce n’était définitivement pas la foire d’empoigne entre Lysander qui gérait mille et une affaires de paperasserie dû à sa promotion de duc. Je ne l’avais d’ailleurs pas vu venir cette promotion-là. Enfin je veux dire que Lysander passe Duc Ardent ça m’y attendait un petit, il faisait un peu tout le boulot de Logan, mais par contre que Logan disparaisse aussi vite ça par contre je l’avais clairement pas envisagé, ma foi ça créerait bien un peu d’action une fois que tout serait définitivement en place. Enfin bref, en tout cas actuellement Monsieur ne me donne rien à faire.

Et de l’autre côté la Tornade Blonde est littéralement aux abonnés absents depuis des semaines, à croire que je ne lui suis d’aucune utilité. Rien que d’y penser je me sens devenir tout ce qu’il y a de plus bougonne et grognonne. Il n’avait tout bonnement laissé aucune nouvelles ni même le moindre signe de vie, et pendant ce temps moi je m’ennuyais. Bon je ne cache pas avoir tué quelques dizaine de personne pour tuer le temps, je n’allais tout de même pas restée sans rien faire ma foi, et puis au moins ça avait été l’occasion de tester de nouveaux moyens de torture et autre, rien que du positif, ma voisine et proprio en avait été ravie, elle avait eu ses repas pour toute la semaine sans bouger le petit doigt !

A force de réfléchir, mais surtout de grogner dans mon petit coin, je n’avais pas fait véritablement attention au fait que mon corps avait commencé à disparaitre. C’est Gérald le barman qui m’avait fait signe, semblant plutôt inquiet de me disparaitre ainsi aussi brusquement. Un sourire fou fendit mon visage, j’allais enfin m’amuser, il était temps.

« Je paierais en rentrant promis ~ »


Je ronronnais alors que je disparaissais, heureusement que pour une fois j’avais pris ma hache avec moi, ça pourrait toujours être utile en fonction de ce qu’il voudrait bien de moi. J’espérais néanmoins que par rapport à la dernière fois il ne m’invoque pas en plein blizzard, parce qu’il allait vraiment finir par me tuer à me foutre sous la neige avec que je porte mes tenues d’Akhanta, peu couverte en somme. Une arrivée baignée de lumière comme toujours, je dû fermer les yeux, les ouvrant lentement pour en découvrir un peu plus de où est-ce que j’avais atteri cette fois-ci.

Vu le froid que je sentais dans mon dos, on était loin, trèèèès loin d’Akhanta. Encore Ellgard à coup sur, il avait vraiment un truc avec cet endroit ma parole, où alors il appréciait me voir frigorifiée. Je tournais mon regard vers lui, impossible de me départir de mon sourire. J’étais on ne peut plus contente de le voir et de la folie qui s’annonçait.

« Bonjour Maître ~ A quel jeu jouons-nous aujourd’hui ? »


J’avais une voix bien loin d’être innocente comme à mon habitude avec lui, souriant et roucoulant du carnage autour de moi, il s’était fait plaisir, aucun doute là-dessus. Du sang partout, ils n’avaient pas fait que parler ici, en témoignait les nombreux éclats de balles, les restes de meubles défoncé. Joyeux Bordel. Je notais néanmoins la blessure de mon invocateur, pile dans l’épaule, une balle. Un sourire malsain fendant mon visage candide.

« Tu aurais pu me laisser l’enlever ~ »


Mon ton était enjoué, un peu trop je dirais pour une esclave face à son maitre blessé. Bravant encore un peu les choses, je me rapprochais, sautillante, ne lui laissant pas vraiment le choix avant de venir lécher le sang, appuyant sur la plaie. Avant qu’un frisson de froid ne me fasse un peu grommeler, mon regard parcourant la pièce, j’allais encore mourir de froid dans ce foutu pays. Je remarquais au loin un manteau oublié de taille plutôt enfant. On ne se moque pas ok, j’ai pas demandé à avoir une taille de naine. Je faisais donc volte-face, allant enfiler le délicat manteau fourré, par-dessus ma tenue bien trop légère, la taille tombant parfaitement, à croire qu’il m’avait toujours attendu là. Je lâchais le reste de mes cheveux, ça me tiendrait chaud.

Je revenais face à la tornade Blonde.

« J’ai eu un cadeau depuis notre dernière entrevue ~ »


Je sortais tout sourire comme une enfant ma hache. Ma fameuse hache rose criarde, mon psypher offert par Ellyn. Surement le moins impressionnant de tous d’ailleurs mais bon, à moi il me plaisait. Je rangeais finalement l’arme, roucoulante, souriant amusée à mon Invocateur. Il me fascinait toujours autant et j’avais hâte de voir comment se poursuivrait cette journée. Cette folie.

On finit par sortir de cette grande débâcle qu’était devenue le bar dans lequel il m’avait invoqué, et rien de voir la neige je ne pouvais que confirmer qu’à nouveau j’étais à Ellgard.

« C’est une manie de m’invoquer dans ce pays ? Ou une simple coïncidence ? »


Parce qu’à force je me posais définitivement la question, je remercie néanmoins le crétin qui avait oublié son manteau dans le bar parce que sinon je me serais devenu un putain de glaçon en à peine quelques minutes et je n’étais définitivement pas fan de cette idée il n’y avait définitivement pas à dire. Et heureusement pour moi pour une fois j’avais mis des chaussures aussi, car parfois…disons que c’est le cadet de mes soucis.

Pour en revenir, on venait de sortir de cet sorte de bar, repeint de sang, attendant tous les deux devant, la neige perlant sur nous. Qu’allait-il arrivé aujourd’hui ? Quel serait le nouveau jeu ?

Tenue Exil:
 


Codage par Libella sur Graphiorum

ft. Viladra

ft. Luci et Exil

「 Au travail. 」
Viladra...

La situation de la guilde était en temps mort depuis quelques temps et je parcourais les derniers bilans d’un œil désabusé. La plupart des mages oeuvraient uniquement pour leur compte, semblant oublier quels étaient nos objectifs de groupe. Il était peut-être temps que je procède à une épuration de notre ordre, éliminant les branches mortes et les feuilles pourries afin d’assainir tout ce petit groupe qui prenait bien trop de plaisir à profiter des avantages sans en apporter en retour. Tiens, c’était étonnant que je me mette maintenant à penser au bien de notre groupuscule, il y a peu je me fichais éperdument de ce que nous devions faire et Ekhart même ne me demandait plus rien. Je refusais mission sur mission, repoussais les contrats qui ne me plaisaient pas et acceptais uniquement ceux qui pouvaient servir mes intérêts. Devenais-je un peu plus loyal ? Ou plutôt… Commençais-je à m’attacher à cette organisation pleine de meurtriers, de bannis et de dégénérés ? Une nouvelle fois, cet attachement morbide était là un faible reflet de la corruption qui me gangrénait.

Madame ?

Sortant de mes pensées, je relevai la tête de mes papiers et fixai le mage noir qui se tenait face à moi, pas très à son aise. Très peu de mes confrères connaissaient ma nature ni même l’étendue de mes pouvoirs, mais je savais que la plupart se méfiaient de moi ou me craignaient suffisamment pour me laisser la paix. Le fait que je puisse choisir mes missions et que je ne me plie pas aux ordres qui me dérangeaient en disait long sur mes possibilités, le bruit avait donc du courir et il si au début certains avaient voulu me tester, j’étais désormais bien tranquille quand je revenais ici. Pourquoi cet homme venait donc troubler ma tranquillité…

Qu’est-ce que tu veux.

Je n’étais pas des plus agréables en ces lieux, mais il fallait savoir conserver son image au repaire… Je l’observai bégayer quelques instants avant qu’il ne me tende un acte de mission. Etonnamment, alors qu’il s’attendait sans doute à ce que je l’envoie balader, je l’acceptai et lui fis signe de partir avant de lire les instructions. Une cargaison de cristaux avait été volée… Je me doutais bien qu’Ekhart se fichait de rétablir l’ordre au sein de l’Empire, s’il m’y envoyait c’était qu’il souhaitait que je récupère tout cela et que je le ramène. Bon, et bien un vol, pourquoi pas… En espérant que je n’allais pas me retrouver avec des rivaux à éliminer, j’avais envie de faire vite même si je souhaitais me distraire un minimum.

Lorsque je me rendis à Ellgard, je pris le temps de glaner des informations avant de me décider de passer la nuit dans une auberge. Il était important de laisser trainer ses oreilles et il n’y avait pas meilleur lieu pour en apprendre beaucoup. En choisissant une bien fréquentée, j’eus la surprise de voir deux silhouettes déboucher dans la ruelle sombre que j’avais entrepris de traverser. Ce n’était pas un endroit très accueillant et la plupart des gens fuyaient ces zones d’ombre où agressions et viols étaient monnaie courante. Les malfrats avaient souvent de bons réseaux entre eux, et je pris la décision de me diriger vers eux afin de les interroger. Peut-être savaient-ils quelque chose ?

Quand la lumière d’un réverbère éclaira l’un des deux inconnus, je sentis alors un frisson parcourir mon échine. Oh, cela faisait longtemps que je n’avais pas été contente de croiser la route de quelqu’un ! Accélérant la cadence, j’attendis que Luci K.Omnia remarque ma présence, accompagné d’une jeune fille. Sa nouvelle copine ? Sa prochaine victime ? Cela m’importait peu.

Ca alors, Luci ! L’interpellais-je avec un sourire. Si j’avais su que j’allais te croiser ici ! Ca fait un moment depuis…

Je me retins alors, incertaine de savoir si des oreilles mal intentionnées se trouvaient dans les environs. Je n’avais pas spécialement envie de clamer que l’attentat de Theopolis était notre œuvre.

… la dernière fois ! Achevais-je alors. Tu es venu faire quoi, ici ? Travail ?

Le connaissant quand même assez, je savais qu’il n’était pas du genre à errer sans arrière pensée. Peut-être devrais-je le mettre au courant de mes objectifs ? Il était toujours prêt à m’accompagner quand je lui proposais des plans un peu tordus ou amusant… Mais peut-être avait-il autre chose à faire, je n’allais pas insister.


Omnia
Luci

FOLIA
Elys

La folie est un don de Dieu ~
 A quel jeu allions nous jouer ? Tout cela je le laissais au bon ovuloir du destin, car je savais que ce dernier était plus capricieux que nous autres. Le destrin était une petite vermine têtue et avec un sale sens de l’humour, mais j’avais l’habitude de composer avec. Elle avait l’air toute guillerette, c’était adorable, mais je me doutais bien que son humeur allait bien vite déchanter quand elle allait se rendre compte que je l’avais en plein milieu du froid Ellgardien… Mais pour l’instant elle était toute joyeuse donc je comptais bien en profiter.

Elle se rendit compte du carnage autour de moi, puis elle fit légèrement la moue quand elle vit que j’avais pris soin de mes blessures, seul, comme un grand.

« J’avais besoin d’un peu de sang pour t’invoquer …. Et puis même si j’aime nos ébats sanguins et macabre, je pense qu’avoir une hémorragie si tôt dans la journée n’ait pas la meilleure des idées. »

Caressant doucement sa joue, je vins ricaner doucement. Je sentais que cette journée allait s’annoncer vachement sombre avec quelques touches de rouge écarlate. Un planning vachement tentant n’est-ce pas ? Bref. La belle demoiselle me montra … Une arme ? Je ne savais pas vraiment ce que c’était, si c’était une arme ou bien un goodies Sailor Moon. C’était une sorte de hache rose … Au moins avec ça je pouvais être sûr qu’on ne passerait pas aperçu ! Au moins ça me permettait d’avoir une raison à peu près valable pour cogner et étriper tout ce qui bougeait … Il fallait bien que je vois le bon côté des choses non ?
Bref. Passant ma main sur sa tête, armé d’un grand sourire blanc je vins reprendre la discussion.

« Elle te va comme un gant en tout cas. Tel arme tel propriétaire c’est le moins qu’on puisse dire. »

Ricanant doucement d’un rire légèrement moqueur, je me demandais bien quel secret pouvait bien receler cette arme des plus surprenantes. Je n’étais nullement étonné qu’elle soit prête à avoir une arme qui tirait cette gueule là, mais c’était impossible qu’elle l’avait gardé uniquement pour sa gueule … En tout cas je l’espérais de tout mon cœur. Non pas que j’avais honte, mais si on pouvait avoir un petit atout dans notre manche, cela n’aurait pas été de refus.
Prenant sa main je vins finalement me diriger vers la sortie de la batisse. Il faisait froid et comme je l’avais prévu je pus entendre au loin sa petite voix qui vint me blâmer de l’avoir invoqué dans un tel congélateur. Tirant doucement sa joue je vins m’approcher de son visage un peu plus. Nos nez plus qu’à quelques centimètres.

« Si je t’invoquais pas dans des endroits tout mignon, et agréable se serait beaucoup moins drôle tu trouves pas ? Et puis comme ça on peut profiter du froid revigorant de mon pays. »

Maintenant il allait falloir que je lui explique qu’est-ce qu’on foutait ici. Allumant une clope lentement je vins tirer une taffe. Mais alors que je m’apprêtais à prendre la parole pour mettre en place un plan d’action quelqu’un vint tout chambouler. Et pas n’importe qui à vrai dire. C’était la belle, la classieuse, la vicieuse, vous l’avez reconnu derrière vos écran : VILADRAAAAA.

Cela faisait en effet un bon petit bail que je n’avais pas eu à faire à elle. Tirant une nouvelle taff, je vins lâcher un rire bruyant.

« Putain ça fait longtemps en effet … La dernière fois on avait fait péter Théopolis et le palais d’Akantha alala … Ca rappelle de bon souvenir … Je porte le même caleçon que la dernière fois d’ailleurs. Celui avec les petits canards. »

Je vins envoyer un clin d’œil discret à Exil avant de reprendre en ricanant.

« Faut croire que le whisky commençait à me manquer … J’ai accepté un job officiel. Pour Ellgard. Ils se sont fait piquer … C’était quoi déjà … Des cristaux ? Je crois que c’est bien ça. Les révolutionnaires qui étaient dans cette batisse ont déjà subi mon interrogatoire … Leur planque est dans le coin, avec la marchandise ils ont pas pu courir bien loin. »

Ricanant avant d’écraser la clope à mes pieds je vins passer une main dans les cheveux d’Exil. Lentement.

« C’est pas comme si j’avais une quelconque loyauté envers Ellgard, mais bon, un job est un job … Oh je te présente Exil. Ma partenaire particulière. Et voici Viladra. Une des rares personnes avec qui j’accepte volontiers de passer du temps. D’ailleurs si t’as cinq minutes à tuer tu veux te joindre à nous peut-être ? »

Les présentations étaient enfin faites, mais alors que je pensais que plus rien ne pouvait vraiment m’étonner voilà que déboula de nulle part un petit ; un gamin un peu taré sans aucun doute. Tout ce que je sus en tout cas c’était que le jeune homme fit sortir de son ombre une sorte de .. de chat noir ? Qui vinrent faire un câlin à mon esclave bien aimée. Les deux mains sur mes pistolets, les doigts sur la gachette j’étais prêt à l’abattre jusqu’au moment où je vins entendre le petit « Soeurette » sortit de nulle part …
Comment ça soeurette ? Les démons ont des frères ? C’était lui aussi un démon ? Il avait été élevé par la taré psychotique ? Je comprenais pas grand-chose … Mais bon. Tout ce que je savais c’est que ce gamin n’avait pas la lumière à tous les étages, mais c’était pas pour me déplaire. Il vint m’expliquer qu’Exil était sa grande sœur adorable, une gentille grande sœur … Alors s’il la considérait comme gentille, je me demandais bien quel type de bestiole je venais de rencontrer. Et oui elle n’était pas gentille. Ni moi. Mais nous n’étions pas hypocrites et nous n’avions pas la stupidité d’affirmer la justesse de notre cause.

« Ravi de te re… »

Je ne pus finir ma phrase qu’il vint m’interrompre à nouveau. Il trouvait la barrette que j’avais l’habitude de mettre comme adorable … Je n’avais pas l’habitude qu’on me trouve adorable, et je ne pus m’empêcher d’éclater de rire. Me tenant les côtes de douleur à force de rigoler je fus bien obliger de reprendre mon sérieux.

« Ravi de te rencontrer. Je vous laisse faire votre petite réunion de famille. J’ai deux mots à toucher à Viladra. »

La prenant du bout des doigts à deux pas de la famille psychotique je vins m’approcher de son oreille.

« Je sais pas si on peut vraiment appeler ça de la loyauté, mais t’es clairement ce qui rapproche le plus de ce terme à mes yeux … J’ai pas l’habitude de faire ça, mais je préfère être honnête. J’ai eu un contrat sur ta tête. J’en sais pas beaucoup. Je sais juste qu’elle s’appelle Ellyn. Je sais qu’elle a crée Exil … J’avais prévu de la buter avant que la question de ton contrat ne survienne … Faut dire qu’elle m’a filé une liste tellement longue … bref. Je tenais à te prévenir histoire que tu couvres tes arrières. Je m’occuperais de couvrir les tiennes depuis mon réseau. »

Revenant au près des autres, j’avais un large sourire. Je vins me glisser dans le dos de la démone avant de l’enlacer doucement. Mon regard avait une seule envie. Une envie de carnage. J’avais envie de faire couler le sang des rebelles … Cela faisait si longtemps que je ne m’étais pas adonner au plaisir de la violence.

« Je vous propose une expédition vers le sang, et les triples, ça vous branche ? Ca te changera sûrement les idées, histoire de te divertir un peu. »

Disais-je armé d’un rictus dément en direction de la belle Viladra.




Quel sera le gout de la Folie Aujourd'hui ?


J’étais plutôt ravie que la tornade blonde prenne ma main pour sortir, le suivant au dehors, dans quelle histoire avait-il bien pu encore m’embarquer. Ave lui je pouvais tout bonnement m’attendre à tout pour le coup, peut-être une mission ? Ou quelque chose de beaucoup plus simpliste je ne savais pas trop, mais bon j’étais déjà très heureuse de le voir je n’allais pas raler. En même temps quel démon a vraiment le droit de raler après son invocateur ? Je regardais la neige à perte de vue, souriant en coin en voyant le blond allumer une cigarette, ronronnant un peu à l’odeur particulière du tabac sur le coup. Nous étions purement et simplement sous la lueur d’un révèbère quand Jalousie fit son apparition, alpaguant mon invocateur, je ne savais pas qu’ils se connaissaient. J’avais encore beaucoup à apprendre de lui décidemment.

Elle n’avait pas changé et dans le bon sens du terme, toujours cette élégance, se porté de tête gracile que pouvait envier bien des princesses et des duchesses de la cours, une prestance. Viladra n’était définitivement pas une femme que l’on pouvait oublier cela allait définitivement sans dire. Je tiquais un peu néanmoins à la suite, ceci expliquait donc cela pour Théopolis, un sourire amusé ornant mes lèvres à l’entente du caleçon. Des canards. Eh bien. Je ne chercherais pas à savoir pourquoi et comment Luci c’était donc retrouvé en caleçon, des fois il y a des mystères qu’il vaut mieux laisser entier.

J’écoutais avec attention la vraie raison de ma venue ici au final, puisqu’il n’avait pas pris le temps de me l’expliquer plus tôt. C’était donc pour un job, un job officiel qui plus ai, et il faudrait donc retrouver des cristaux, la seule image qui me vint en tête fut Ellyn et ses deux cristaux planté sur la tronche. Espérons que tout le monde n’ait pas la même idée. Je souris doucement, toujours aussi enfantine à Viladra quand Luci fit les présentations.


« A dire vrai on se connait déjà ~ Mais on m’oublie vite. Heureuse de vous revoir. »

Et je l’étais réellement. Ellyn m’avait crée alors qu’elle n’avait même pas 20 ans, j’avais eu donc à loisir de voir Viladra quand celle-ci voyait ma très chère et complètement tarée créatrice. J’avais un peu connu tous les seraph à différentes périodes évidemment, mais la plupart avait préféré m’oublier. Des choses qui arrivent. Difficile de savoir si Viladra se souvenait, et honnêtement je ne lui en voudrait pas si elle ne se souvenait pas. C’est là, qu’une autre tornade bien plus rose me sauta littéralement dessus ajouté à un chat, que je ne connais que trop bien. Je ne m’attendais pas à ce que Yuki soit avec Viladra pour le coup, mais j’étais heureuse de le voir, éclatant de rire en sentant Skunky m’attraper.

« Yuki ~ Je vois que tout les amis sont avec toi aussi, bonjour tout le monde ~ »

Je vins sauter au cou, de Yuki, frottant ma joue à la sienne. Je ne sais pas si le terme gentille m’allait plus que ça, ni si le terme grande sœur pouvait être validé, mais j’appréciais définitivement Yuki c’était toujours très amusant quand je passais du temps avec lui.


« Je suis contente de te voir ça fait longtemps. »


Je retins un rire en l’entendant chuchoter à mon oreille. Difficile de lui expliquer qu’hormis le lien, ou du moins le pacte démon/invocateur qui nous liait, rien d’officiel voir même d’officieux n’existait entre moi et la tornade blonde. Pas que je fus contre. Loin de là mais que voulez vous, je prends mon temps pour ne pas me trompez non plus. Je ne me voyais pas expliquer cela à Yuki, déjà qu’il n’était pas véritablement au courant de tous les tenants et aboutissants de ma condition de démone et création d’Ellyn.

J’arquais un sourcil en voyant Luci et Viladra s’éloigner, quelque chose qui se tramait et nous n’étions apparemment pas conviés. Soit. Je n’eus de toute façon pas le temps de m’attarder là-dessus, Yuki venant purement et simplement de se planter un bout de verre dans la cuisse.

« Yuki ! »


Ca arrivait parfois, et j’oubliais souvent mon instant macabre avec lui, je l’aimais bien après tout. Je pris donc soin de retirer le bout de verre avant de le prendre dans mes bras, passant ma main dans ses cheveux.

« Chhht…Doucement ne va pas te blesser avant une nouvelle aventure n’est-ce pas ? Skunky devrais dire à tout le monde de se calmer pour que tu puisses être tranquille. »


Je ne savais pas ce qu’il se passait dans sa tête mais en général, si j’avais tout compris ça parlait trop, beaucoup trop. Avant que je n’ai vraiment pu le réaliser nos deux comparses étaient de retour et je me laissais attraper par le blond. Reconnaissant assez facilement son sourire qui présageait surtout beaucoup de sang. Et rien que d’y penser j’en frissonnais.

« Tout ce que j’aime ~ Et c’est vers où ? »


Je levais la tête, vers lui histoire de voir s’il en avait quand même une once d’idée. J’espérais juste qu’il n’y avait une histoire de discrétion là-dedans, parce que là, niveau discrétion c’était définitivement mort et enterré.



Codage par Libella sur Graphiorum

ft. Viladra

ft. Luci et Exil

「 Au travail. 」
Quand je fus à portée du binôme, je saluai chaleureusement Luci avant de poser mon regard sur sa camarade. Lorsqu’il évoqua nos petites joyeuseries concernant Akantha et Mearian, je compris qu’il lui faisait confiance et je ne me méfiai pas plus de la jeune fille. Puis lorsque Yuki me rejoint – diable, je l’avais complètement oublié – je sentis une lourde sensation de fatigue me tomber sur les épaules. Etonnamment, j’aimais ces personnes malgré mon côté un peu associable, mais leurs caractères particuliers causaient en moi une légère lassitude, comme une mère qui doit soudainement veilleur sur son groupe de marmots agités et totalement décérébrés. Que l’on ne me blâme pas pour cela, je suis totalement stérile et il m’est impossible de créer une engeance pareille, mettez cela sur le compte du hasard. Ou du destin, si vous êtes croyants.

Ravie de connaître ta grande sœur, Yuki, me contentais-je de répondre quand il s’emporta dans son allégresse.

Et lorsqu’il se planta un morceau de verre dans la jambe, je levai les yeux au ciel avant de lui faire lâcher l’outil d’une légère tappe sur la main. Pas bien, Yuki ! Méchant Yuki !
Lui adressant un regard de reproche pour qu’il se rende compte de son acte, je me retins de l’envoyer au coin et reportai mon attention sur Luci qui me mena à l’écart afin de me parler. Il m’apprit alors qu’il avait un contrat sur ma tête et je fus étonnée, sachant que mon anonymat n’était pas facile à briser. Quand il évoqua le nom d’Ellyn, je m’abstins de rire malgré l’hilarité qui montait en moi… Ma consoeur s’amusait donc à brouiller les pistes ? Ou avait-elle fait l’erreur de mettre mon nom sur sa liste… Tant que je ne la reverrai pas, je préférais lui accorder le bénéfice du doute. Elle était l’une des rares séraph que j’appréciais, je n’allais pas foutre en l’air une relation pareille sur un coup de tête, voyons.

Ne t’inquiète pas pour cela, je suis assez trempée dans le milieu des chasseurs de primes, les plus rodés et les plus informés ne se risqueront pas à accepter un tel contrat. Et si jamais le contraire se présentait…

Je ne terminai pas ma phrase, me contentant de lâcher un simple sourire énigmatique tandis que nous rejoignions les autres.
Ainsi, nous étions tous sur le même contrat et si j’étais à la base venue pour piquer des cristaux tranquillement dans mon coin, l’idée de faire cela en groupe n’était pas pour me déplaire. J’allais non seulement pouvoir mener ma mission à bien, mais j’allais surtout avoir la possibilité de le faire sans m’ennuyer et en prenant du bon temps en compagnie de personnes que j’appréciais. A vrai dire, il ne manquait plus que Hyun et j’aurais presque eu l’impression d’être en réunion de famille…

Avec plaisir, répondis-je à mon acolyte. Les trippes, le sang, tout ce que tu aimes, et te voir heureux suffira à mon bonheur…

Et répondant à son expression démente par un clin d’œil complice, je me rapprochai un peu plus pour me mêler au groupe. Le souci d’être aussi nombreux était de se disperser et de ne pas savoir se concentrer sur nos objectifs… Et Yuki était typiquement le genre de personne à se laisser avoir par un simple papillon et à nous abandonner inconsciemment pour aller jouer de la flûte dans une taverne sordide. Avais-je l’énergie de toujours veiller à ce qu’il nous suive ? D’un autre côté, sous certaines pulsions, je n’étais pas plus équilibrée et si je n’en savais rien pour Exil, Luci était encore pire que moi.

De joyeuses festivités en prévision… Ne pus-je m’empêcher de lâcher dans un soupir, amusé. Vous avez des informations ou on doit partir en chercher ?





Retrouvailles !
Avec une Milf, le poto et la sœur !


Avec dans sa tête: Skunky
Elhes'deh la princesse arc en ciel
Haze le soleil
Hasch le grand arbre
Amnesia le nuage


La douleur n'existe pas, la douleur est dans la tête, dans la tête, dans la tête...

~ BORDEL ELLE EST CLAIREMENT DANS LA JAMBE !!!

La fébrilité envahissant sa jambe, le grand garçon ne se laissa pas pour autant vaincre, tout ça c'était de la faute de ces trous du cul, ils peuvent vraiment pas fermer leurs gueules plus de cinq minutes sérieusement ? Ils ont bien de la chance qu'ils soient tous amis et qu'il outrepasse ce fait de par son altruisme légendaire... Ou juste du câlin de sa grande sœur, elle a toujours su trouver les mots pour réconforter notre héros, en l’occurrence blâmer les petits perturbateurs qui se trouvaient dans sa tête.

~ Ou-ouais les gars fermez là un peu, vous êtes vraiment de vils trouble-fêtes !... Sauf toi Elhes'deh t'as rien à voir avec eux !

~ Sale traitre...

~ Coin coin !

~ Exil a raison, ne causez pas plus de maux à Yuki s'il vous plait, chuchotait-elle. Mais Skunky tu as aussi ta part de responsabilité à tenir, excuse toi auprès de lui.


- Dé...Désolé c'est aussi de ma faute

~ Moi non plus je voulais pas, s'affirma tristement Amnesia.

Cependant la réaction de Viladra fut un peu moins... brave... cette petite tape sur la main ce n'est peut-être qu'un détail pour vous, mais pour lui ça veut dire beaucoup, ça veut dire qu'il était puni, triste d'être fiché devant eux !
Quoiqu'il en soit il échappa de peu à ses réprimandes quand il la vit s'éclipser avec le blondinet, un gars bien et éclairé à première vue. Et croyez moi, la clarté d'esprit qui anime votre sublime héros de temps moderne est une de ses qualités phares, il pouvait déceler au premier regard la vertu et la noblesse des gens. Par exemple sa sœur était vierge, sa mère une femme totalement équilibrée, sa récente marraine une délicate jeune femme qui a besoin d'être portée sur l'épaule tel la demoiselle en détresse qu'elle est et Ellgard...Un lieu qui transpire l'amour et l'égalité ! Avec cette perspicacité il se voit déjà Grand Sage à Nueva, mais ça c'est une autre histoire. Pour l'instant il se contentait de rattraper le temps avec sa sœur, pierre feuille ciseau, trois petits chats, un deux trois soleil, tant de bons souvenirs ravivés à travers ces jeux... Bon à vrai dire ça faisait parti des seuls jeux auquel il avait eu l'habitude de jouer à la maison... Les jeux présentant le moindre danger lui étant proscrit au manoir. Pas grave, le fouet, la cravache et la poire du pape rattrapaient tout ça.
Quoiqu'il en soit, une fois leur petite conversation nocive et excluante terminée, les deux filous revinrent comme si de rien n'était et Luci ambiança tout le monde à l'aide d'un petit résumé des merveilleuses aventures qui les attendaient.

- Trop bien, on pourra ramener des souvenirs ?! Je prends les yeux ! J'ai concocté une petite recette à base de gingembre, vous m'en direz des nouvelles, il suffit juste de préparer une marinade la veille !

Codage par Jibunnie sur NEVER-UTOPIA



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