Lost Kingdom  :: Mearian :: La Capitale - Theopolis, cité des dieux

I'm the law | ft. euryale

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ft. Euryale
la gorgone

Tôt, il était tôt alors que le soleil venait tout juste de se lever sur cette capitale toujours endeuillée. Une capitale toujours en proie à la peur et d'autres émotions semblable face à la discorde que ce pseudo attentat avait instauré. Une capitale qui avait été gouvernée de façon bien piètre depuis des dizaines d'années tout comme ce pays que tu ne reconnaissais pas en ce que tu avais voulu en faire. Les temps avaient changés et le principe d'une gouvernance collégiale avec une délégation auprès d'humains avait fini par montrer bien plus que sa limite. De trente à vingt et un, cela n'empêchait qu'il restait vingt autres parasites en ce bas monde même si certains peut être étaient du même avis que toi. Un avis selon laquelle tu percevais tes semblables comme des égoïstes, de simples créatures avides de pouvoir. Un pouvoir qu'ils n'avaient même pas réellement là où l'emprise sur la hiérarchie qu'ils avaient bâti pouvait s'estomper bien rapidement selon les caprices des mortels donnant aisément lieu à une guerre civile. Tu bouillonnais intérieurement à l'idée de devoir punir certaines lois, des directives de l'Ordre. La simple idée que la justice pouvait être rendu en ton nom, en l'honneur de la divinité que tu représentais t'affligeant au plus haut point.

C'est pour l'ensemble de ces raisons, de ces ressentiments que tu avais refusé de siéger en une réunion que tu trouvais inutile. Une perception des choses qui se liait au fait que tu avais abandonné en cette journée ta fausse forme humaine. Marchant en ces rues alors que le peuple qui déambulait à l'aurore pour certains se prosternait face à ta présence lorsqu'ils pouvaient te voir. Ton chemin te guidant vers ton principal temple en Theopolis, tu comptais imposer tes propres directives, outrepasser les lois de l'Ordre, ses préceptes pour décliner les tiens. L'heure n'était plus à la complaisance, aux compromis et autres délibérations qui n'apportaient rien hormis du temps à l'ennemi pour se renforcer, se préparer. Tu ne tardas à arriver à ton temple, en montant les marches, les engloutissant deux à deux sous cette enveloppe charnelle considérée comme divine. Ce n'est qu'une fois à l'intérieur que tu vis encore une fois une petite poignée de fidèles relativement très matinaux. Des individus si pieux déjà occupés à t'offrir moult offrandes, à t'honorer comme on leur avait appris depuis leurs premières années. La même réaction, celle d'étonnement tu la voyais partout alors que tu les épiais tantôt du coin de l’œil sous ta coiffe de tissu, vulgaire symbolique de la justice aveugle.

Tu ne te fis point prier pour passer le parvis d'une dernière porte, une porte qui séparait les lieux accessibles aux fidèles des lieux réservés à tes prêtres ou prêtresses. Tu souhaitais surtout t'entretenir avec une de tes prêtresses précisément qui était déjà présente à cette heure. C'est en avançant en cette pièce que tu dévorais doucement mais sûrement l'espace qui te séparait de sa personne t'arrêtant à une distance raisonnable.

« - Heureux de te rencontrer Euryale. »

Visage ou plutôt parcelle de celui-ci visible restant figé, tes lèvres ne déniant pour l'instant décrocher un sourire même si ces paroles avaient été prononcées sur un ton quelque peu chaleureux. Ton corps de divinité n'étant pas un obstacle pour toi au simple fait d'être proche du peuple même si un bien grand nombre craignait cependant ton apparence normale et à la fois un tant soit peu dérangeante.

« - Mon messager que tu as l'habitude de rencontrer, cette homme quelque peu âgé m'a dit que je pouvais te trouver ici entrain de prêcher nos parles ou plutôt ma parole de par l'appartenance de ces lieux à ce que je représente. »

Tes mains venant se joindre en ton dos en parallèle, tu terminas ta prise de parole de par ces simples propos.

« - Nous avons à parler surtout de par les derniers événements et je n'ai pas envie de passer de par de nouveaux intermédiaire. »

L'information était en général une chose d'une importante valeur et multiplier les intermédiaires était une mauvaise chose pour celle-ci.





I'm the Law


Olieron & Euryale


L'agitation se fait entendre depuis l'extérieur, une agitation des plus inhabituels alors que les voix se mêlent aux mouvements précipités caractéristiques des foules commençant à s'amasser. Une certaine surprise teintée d'interrogation alors que le regard d'acajou de l'elfe questionne du regard l'une de ses consœurs, un regard qu'elles partagent alors qu'elle semble tout aussi ignorante qu'elle. Lentement la prêtresse se relève de sa posture pieuse face à l'immense statue représentant la divinité qu'elles servaient. La Justice et sa main implacable, justice aveugle pour qui possédait un minimum de connaissance et d'esprit critique sur l'Ordre et son passé. Un esprit qui se devait de rester calfeutré et enfermé sous risque de se voir qualifié d'hérétique et périr sur le bûché, une fin peu enviable pour un système qui l'était tout autant, un système politique fondé sur les croyances en ces nouveaux dieux sorties du néant qui n'était pourtant pas pire que celui que connaissait se terrible empire marchant dans les pas d'Ephraïm le roi déchu.

Rapidement apparaît la cause de toute l'agitation alors que face à la prêtresse elfique apparaît l'incarnation de la Justice, à l'image de cette statue devant laquelle elle était agenouillée quelques secondes auparavant. Un sentiment de peur et de panique pour envahir soudainement le frêle corps féminin, douce paranoïa alors qu'elle se voit déjà périr du feu des hérétiques, qu'elle se voit découverte, fausse croyante et être millénaire corrompu par le Ténébreux capable de changer quiconque en statue de pierre. Une panique fugace alors qu'il n'émane aucune menace de la part de la figure divine. Un calme qu'elle reprend après quelques instants fugaces, une posture de dévotion alors qu'elle se prosterne avec grâce devant la déité qu'elle sert, tête baissée et bras tendues. Une réaction programmée et attendue de chaque être vivant dans les terres saintes de Mearian. Une réaction devenue presque naturelle malgré l'absence de croyance de celle qui avait jadis connue le pouvoir et le touché des anciens dieux. La voix du Seraph s'élève et c'est bel et bien son nom qu'elle entend prononcée alors que lentement elle se redresse, son regard d'acajou parcourant la silhouette monstrueuse et pourtant resplendissante d'une aura de puissance et de beauté. Rien d'étonnant à ce que ces êtres étranges aient pu usurpé la place des dieux originels, une pensée fugace alors que son regard s'attarde sur la créature tutélaire de son temple et par extension de sa vie. Une créature aussi intimidante que menaçante pour celui qui la croiserait pourtant une fois le choc de la surprise passée c'est avec une certaine admiration loin de toute frayeur que l'usurpatrice de la foi le regarde sans ciller. La créature laisse porter sa voix calme et éthérée et c'est avec une certaine surprise que la gorgone prend conscience que sa présence devant elle est due à Olieron, un messager de la divinité avec lequel elle avait l'habitude de traiter. Une rencontre qui pouvait signifier un tournant significatif dans les recherches et les objectifs de l'elfe mythique alors que pour la première fois elle se trouvait à côtoyer directement l'un des ces êtres dotés d'une puissance phénoménale.

Un regard plus sombre, plus dure à ces derniers mots alors qu'ils font écho aux événements récents et à l'attentat ayant frappé l'ordre pendant les négociations entre Ellgard et Akantha. Une réponse pleine d'humilité et de pudeur alors qu'elle baisse la tête avec respect, un masque de piété forgé par les années mais pourtant loin d'être mensonger alors que ces créatures représentaient certainement sa dernière chance pour lever sa malédiction.

" C'est un honneur de me retrouver devant vous, votre divinité. Même si je ne sais de quelle manière une simple prêtresse pourrai vous aider, ma vie comme mon âme vous sont entièrement consacrées "


©️ Bebebe ♠️

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ft. Euryale
la gorgone

Un aspect différent de celui protocolaire que tu connaissais de par la cour des cendres mais non pas réellement différent de par le fond. La prêtresse avec laquelle tu comptais échanger ayant fini par se prosterner face à ce que tu représentais même si ceci n'avait point de grande valeur à tes yeux. Tu t'étais empressé de réaliser un geste à ton tour lui intimant de se redresser, n'accordant en ton cas peu de valeur à ce genre d'actes de par en l'occurrence le statut de ton espèce facilement controversé même au cœur de vos rangs. Tu n'étais pas venu ici pour faire gonfler ton ego comme des semblables auraient pu le faire en voyant leurs fidèles courber l'échine, bien plus pragmatique dans tout ce que tu entreprenais. Tu avais porté dès lors une particulière attention aux paroles humbles de ta prêtresse tout en réfléchissant à l’impact de ce que tu allais prononcer, chose qui allait pouvoir poser quelques problèmes en interne avec l'Ordre. Cela allait sans doute attirer quelques problèmes à tes fidèles, à tes prêtres et prêtresses, leurs magisters mais tu étais convaincu que tu disposais d'un culte important de par ce que tu représentais, de par la vertu que tu étais. Il était temps de prendre un positionnement clair par rapport à l'Ordre et ses mesures, le Pape n'était pas le seul à avoir le monopole de la politique, des lois et de façon bien plus poussée les institutions.

Faisant quelques pas dans la pièce, cherchant, décrivant les éventuels changements depuis ton dernier passage en ce lieu sous ta fausse forme humaine. Tu commenças dès lors de par cette simple question à son attention, une question cependant relativement blasphématoire de par le simple fait de la poser alors que d'un point de vue pragmatique la réponse était déjà toute faite.

« - Penses-tu que chacun de nous, chaque Seraph est égal à un de ses semblables en notre statut divin ? »

Non bien sûr, tu l'avais pensé au début mais cette vision des choses avait bien évoluée avec le temps alors que pour toi tu considérais bien supérieur en bien des aspects à d'autres semblables. De par l'impact que tu pouvais avoir, ta propre puissance ou encore tes convictions bien plus justes que celles des individus de ton espèce, corrompues ou non. Cette question avait été de la pure curiosité ni plus ni moins afin de peut être jauger la dévotion de ceux qui œuvraient en ton nom tout comme afin de savoir la place que tu occupais réellement auprès du peuple. Tu n'allais tardé à soulever la réelle raison de ta visite, une raison et des phrases qui allaient sans doute poser bien des problèmes et discréditer l'importance de certains individus qui n'avaient plus de raison d'en avoir pour toi surtout de par leurs motivations personnelles.

T''arrêtant en ta déambulation en ces lieux, tu vins joindre tes mains au niveau de ton ventre avant de déclarer ceci sur un ton des plus calmes, des plus neutres en une pensée qui fut mûrement réfléchie, te fichant des oreilles indiscrètes qui pouvaient traîner en les multiples recoins de ce temple à ton honneur.

« - Tu n'es pas sans ignorer que le Pape et la Grande Prêtresse parlent en notre nom qu'importe le nombre de divinités que nous sommes sur bien des sujets autant religieux que comme politique de façon autonome lorsqu'il s'agit de faire valoir nos intérêts. »

C'est ici que le changement allait opérer, chose que tu ne comptais faire qu'à moitié l'attentat pouvant servir de bon justificatif sans avoir réellement à l'invoquer des par les marques qu'il avait laissé en l'esprit des habitants de la cité, en l'esprit des habitants de ce pays alors que la nouvelle ne tardera à un peu plus s’ébruter dans les campagnes avec les marchands, les voyageurs.

« - À partir d'aujourd'hui l'ensemble de leurs paroles, de leurs décrets, lois et autres actes n'ont plus aucune valeur sur vous et l'ensemble de mes fidèles tant que je ne serais pas venu en personne le proclamer ou tant que mon messager ne l'aura fait. Tu n'as plus à considérer la Grande Prêtresse comme ta supérieure directe. »

Première raison de ta visite, tu venais clairement d'affirmer qu'en ton cas, en ta parole le Pape et la Grande Prêtresse n'avaient plus de grande valeur. Une théocratie pontificale qui n'avait plus de valeur là où vous pouviez fouler cette terre comme d'autres, l'argument de vos formes étranges n'ayant plus lieu d'être avec le temps, les nombreuses représentations qui avaient fini par germer de vos vraies formes de par et d'autres les pays croyants. Ce n'était que le début des nombreuses directives que tu allais énoncer tandis que tu conclus ta toute première par ceci.

« - Tu le feras savoir à ceux et celles qui me représentent comme toi, tout comme les magisters qui me prônent tout comme aux fidèles lorsque ceci sera opportun selon toi. »