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[FLASHBACK] Infiltration || Siris Coldbrand

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infiltration
On pourrait croire que le temps ne passe pas pour toi. Parce que physiquement tu ne changes pas, que tu ne vieillis pas, c’est un peu comme si tu es figée dans un espace où, prisonnière, tu es condamnée à regarder les humains mourir. Tu es jeune SHA, tu ne te rends pas encore compte de la valeur que peut avoir une année autour de toi. Parce que tu n’es juste pas programmée pour ça. Tu ne fais pas attention aux rides qui apparaissent sur le visage de certains ou alors des plus âgés qui se plaignent de la jeune génération, qui se remémorent leur époque à eux où tout était différent.

Tu es un robot après tout, pourquoi te soucier d’une notion qui ne t’atteint pas directement ?

Tu y penses rapidement pourtant, imagination fugace qui s’incruste dans ta tête, raisonnement futile et inutile en ayant entendue des personnes en parler alors que tu avances dans les rues de la Capitale. Personne ne peut se douter que tu es un androïde, personne ne peut imaginer que tu ne ressens rien, que l’empathie t’est inconnu quand ils ne font qu’être insatisfait de leur situation, de leur vie qui file aussi vite qu’un éclair en plein orage, qui frappe en marquant quelque chose ou qui disparait aussi rapidement qu’il est venu. Toi ton existence est décidée d’avance, tu appartiens à tes supérieurs comme un vulgaire objet, comme un outil qui sert avant d’en trouver un plus performant. Mais pour le moment tu es utile et c’est pour cette raison qu’à cet instant, tu es en mission.

Une activité des Résistants a été perçue dans les tunnels, tu pars en éclaireur avec une autre personne pour voir de quoi il s’agit. Comme tu es une espionne et discrète, tes compétences seront des plus utiles au vu du terrain. Le moindre son ne pourrait t’échapper. Habillée entièrement de noire, tu es couverte d’une cape de la même couleur qui couvre ta tête. Discrète, sobre, tu ne dois pas te faire remarquer inutilement. Tu arrives au lieu de rendez-vous, la présumée entrée des tunnels qui n’est rien d’autre qu’une plaque d’égout. En apparence du moins. Éloignée, tu regardes rapidement autour de toi avant d’apercevoir un petit bâtiment proche qui serait parfait comme point d’observation. Les passants sont trop absorbés par leur vie pour prêter attention à toi, tu entends leur conversation sans prêter d’intérêt mais tu finis par repérer un bruit qui se rapproche. Des pas en ta direction, tu tournes la tête alors que tes yeux clairs fixent la silhouette qui se rapproche.

Analyse depuis informations intégrées à la mémoire._
Profil correspondant parfaitement à la description._

Ton équipière vient juste d’arriver. La mission pouvait donc réellement commencer maintenant.
words: 460 | tag: @siris coldbrand

Comme d'habitude avec Siris, le brieffing avait été pour le moins succinct. Toujours aussi sûre d'elle, la jeune femme ne posait jamais de question pour avoir les détails de ses missions. Elle n'avait besoin que de l'objectif finale, souvent le nom de la cible en somme. Le reste elle en faisait son affaire...

Mais aujourd'hui c'était un peu différent. Cela pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, R46 n'accompagnerait pas Siris aujourd'hui. L'androïde était en effet en révision à la suite de sa dernière mission avec la terreur brune qui lui servait de capitaine sur le terrain. Apprendre que le jeune androïde était en "arrêt maladie" pour l'ensemble de la semaine n'avait fait que renforcer le mépris que le jeune femme pouvait avoir pour les machines en général. À quoi servaient-elles si elles tombaient si facilement en panne ?

Néanmoins, Siris se surprit elle même à se réjouir lorsqu'elle fut appelée pour une mission. Elle allait enfin pouvoir agir sans avoir R46 ou un quelconque autre androïde dans les pattes. Malheureusement elle déchanta rapidement en apprenant qu'elle devrait rejoindre sur le terrain une androïde répondant ou doux code barre de Sha-845. Elle se demanda même si ce n'était pas là un acte de harcèlement moral du commandement de Mort pour tenter de vaincre sa haine des androïdes et des machines en général. Dans tous les cas, cette nouvelle partenaire constituait le deuxième point rendant cette mission spéciale et elle brisa rapidement la bonne humeur qui avait pu envahir Siris juste avant.

Enfin,  troisième et dernier point inhabituel,  la quantité d'informations qui fut transmise à la jeune femme fut encore plus limitée qu'à l'accoutumé. La raison de cela : il semblait que l'essentiel des informations soient entre les mains de l'espionne androïde avec qui Siris devrait s'associer pour infiltrer et détruire si nécessaire une cache de la résistance. Du moins c'est que semblait indiquer le rapport de mission mais tout cela était particulièrement flou...

Tout ce que Siris avait sous la main au final, c'était un lieu de rendez-vous, une heure et un code barre : SHA-852.

À la fois agacée à l'idée de devoir se coltiner une androïde alors qu'elle pensait justement avoir un peu de répit, mais aussi galvaniser par la perspective de mettre à mal une cache entière de la résistance, la jeune femme se prépara pour sa mission. Elle aiguisa ses lames, enfila ses pièces d'armure et jeta sur ses épaules son long manteau noir. Après quoi elle entama de parcourir les rues de Keivere en direction du point de rendez-vous.

Elle arriva finalement au lieu prévu, à l'heure convenue. Il s'agissait d'un coin assez tranquille, on pouvait voir passer quelques civils impériaux faisant leur vie sans chercher à attirer l'attention sur eux. Non loin, quelques vieux bâtiments semblant à l'abandon surveillaient ces va et vient depuis leur multitude d'orbites sans vie que constituait leurs fenêtres. Au croisement de deux rues, il y avait une plaque d'égout à l'apparence anodine. C'était sans doute l'entrée de la cache résistante qui avait été repérée.

*Les rats aiment se cacher sous terre. Mais ils feront moins les malins en voyant débarquer directement un chat (et accessoirement une Sha) au milieu de leur souricière.*

Cette pensée traversa rapidement l'esprit de Siris, laissant ses lèvres esquisser un sourire sardonique. Mais celui ci ne dura alors qu'elle vit une silhouette sombre s'approcher d'elle un pas rapide et discret. C'était sans doute la boite de conserve qu'elle devrait se coltiner pour la journée. Au moins avait-elle l'air moins empotée que R46...Elle portait elle aussi un long manteau noir avec une capuche dissimulant ses traits, elle et Siris pourraient progresser discrètement dans les sombres tunnels des égouts.

Lorsque l'androïde fut suffisamment proche d'elle pour que seule elle puisse entendre, Siris lui lança sur un ton autoritaire et dédaigneux :

«C'est bon c'est assez près comme ça. Tu dois être SHA-214 ou je sais pas quel modèle...Paraîtrait que tu as des infos sur une cache de la résistance dans le coin. C'est votre boulot que d'espionner après tout...Je t'écoute dis moi ce que tu sais, et je ne veux pas les détails inutiles.»
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Tu t’approches, silencieuse et confiante dans ta démarche en t’arrêtant face à elle quand elle prend la parole sur un ton hautain. Ton expression ne change pas alors qu’elle écorche ton nom. Peut-être que tu aurais pu être touchée si tu ressentais quoi que ce soit. Peut-être. Mais pour l’heure, tu t’en fiche SHA. Mais ton programme t’indique pourtant qu’il faut rectifier son erreur. Au cas où elle serait capable de retenir ton nom.

« - SHA-845 madame. L’entrée des tunnels est cette plaque d’égout qui se trouve juste à 2m d’ici. L’intérieur est à peine éclairé mais suffisamment pour que l’on puisse voir devant nous. L’activité suspecte n’a pas de localisation précise, d’où notre mission en éclaireur. Si l’on trouve des suspects, il est demandé de les ramener vivants pour pouvoir leur soutirer des informations. Les dommages collatéraux seront tolérés s’ils sont nécessaires. »

Tu parles sur un ton sans émotions, tes yeux fixant les siens à en devenir presque gênant. Tu n’es pas là pour qu’elle se sente à l’aise, tu n’es pas là pour faire ami-ami avec des humains SHA. Non, tu es là pour ta mission et pour sa réussite.

« - Si vous avez des questions, je vous suggère de les poser en route. »

Sans attendre plus longtemps, parce que perdre de précieuses secondes est quelque chose que ton programme répugne, tu lui tournes le dos en regardant bien autour de toi avant de te diriger vers la plaque d’égout. Personne ne vous observe, les conversations sont centrées sur des choses futiles, rien qui pourrait t’alerter. Un dernier coup d’œil, juste pour le cas où, et tu te baisses avant d’ouvrir la plaque d’un geste rapide et de t’y faufiler en silence. Posant ta main sur le bord extérieur de l’échelle, tu te laisse glisser sur le côté en regardant vers le bas tout en écoutant ton environnement. Ton ouïe est ta plus grande force mais aussi ta plus grande faiblesse, cependant dans ces lieux si isolés tu ne risques pas d’entendre quelque chose comme une explosion ou autre. Ça serait une erreur et surtout une confirmation quant à l’activité des rebelles.

La descente est rapide et sans faire de bruit, tu arrives en bas avant de regarder autour de toi, les sens en alerte.

Analyse de l’environnement._

Ton programme te fait mémoriser les alentours de l’entrée et une fois sécurisés, tu fais signe à la jeune femme que vous pouviez avancer. Aucun son, hormis de lointains échos, de faibles éclairages et rien sur le sol indiquant un passage récent. Tout est de tel sorte à ce qu’on ne puisse rien soupçonner. Tu aurais pu froncer les sourcils de désapprobation mais tu te contentes d’écouter. Il y allait forcément avoir un bruit qui allait avertir une présence, un pas ou une respiration, un cri même peut-être. Le passage en face de vous ne mène qu’à une direction que tu suis en faisant bien attention à où tu pouvais marcher. Il pourrait y avoir des pièges, le silence des lieux n’est pas forcément annonciateur d’inactivité. L’humidité et l’odeur des égouts sont lourde et finalement vous arriviez à une intersection. Tu te stop avant de te tourner vers la brune.

« - Quelle direction voulez-vous prendre ? »

Le choix ne t’appartient pas encore SHA. Et pour le début de cette mission, autant que ce soit elle qui montre la voie.
words: 574 | tag: @siris coldbrand

Ces robots semblaient décidément tenir à leur corde barre. Était-ce dans leur programme de s'attacher ainsi à un série de lettre et de chiffres vide de sens ? Considéraient-ils que c'étaient là leur nom ? Décidément les androïdes étaient de bien sottes machines...Au moins elle avait compris ce que demandait Siris au sujet de la mission. S'il y avait bien une chose quelle détestait, c'était quand R46 commençait à donner des tonnes de détails inutiles mais qu'il avait pu relever sur le terrain. Cette Sha-845 semblait plus dégourdit et pragmatique à ce niveau.

Sans attendre d'avantage, l'androïde s'était dirigée vers la plaque d'égout, invitant l'humaine qui l'accompagnait à poser ses questions sur le chemin si elle en avait. Mais Siris n'en avait plus, du moins pour le moment. Elle n'avait pas besoin d'en savoir d'avantage. Maintenant la traque pouvait commencer.

Elle emboîta le pas quasi-félin de l'androïde et descendit dans les égouts à sa suite. Comment annoncé, l'endroit était faiblement éclairé et Sha et Siris toutes deux de noir vêtues se fondaient bien dans la semi-obscurité ambiante. Bien plus que l'éclairage faiblard, c'étaient l'odeur qui venait vous prendre aux tripes qui étaient gênante. Portée par la moiteur extrême de l'air, le tout avait presque de quoi donner la nausée. Dans l'ensemble il s'agissait d'un cloaque parfait pour des résistants...

Résistants dont on ne voyait d'ailleurs pas traces pour le moment. Mais rien d'illogique à cela, les rats ne sortaient pas si facilement de leur tanières.

Sha commença à avancer dans les tunnels sombres et malodorants, jusqu'à s'arrêter à une intersection, consultant Siris vis à vis de la direction à prendre. Sa démarche était souple, silencieuse, précise et rapide. Siris cherchait à évaluer ses capacités physiques et visiblement elles semblaient supérieures à celle de R46. À voir ce que cela donnerait par la suite.

«Laisse moi voir ça.» Lâcha-t-elle en soupirant légèrement, se demandant pourquoi elle devait se coltiner un androïde pas particulièrement potent à chacune de ses missions...

La jeune femme s'avança et commença à observer minutieusement l'intersection. Les pierres brutes et froides des égouts étaient légèrement poisseuses au touché, recouvertes par une mince pellicule d'eau et en certains endroits par quelques mousses verdâtres qui s'épanouissaient dans une tel environnement. Il n'y avait semblait-il pas de traces indiquant un chemin plutôt que l'autre. Si ce n'était...

Au niveau de l'un des murs, une mousse était légèrement arrachée, comme si une main peu délicate était passée dessus ou avait tenté de s'y accrocher pour conserver son équilibre peut être...C'était léger, mais Siris était habituée à traquer ses cibles et savait capitaliser sur le moindre indice qu'elle pouvait trouver.

«Par là.»

Lança-t-elle d'un ton assuré tout en prenant la tête et en s'aventurant dans le couloir de gauche.

Les deux impériales marchèrent quelques longues minutes sans mot dire. Elles approchaient du repaire des ennemis de l'Empire. Maintenant il fallait faire preuve de la plus grande discrétion. L'effet de surprise était une arme bien trop importante pour la perdre bêtement...

Finalement, Siris pu voir au loin une lumière légèrement plus forte alors que couloir tournait à angle droit. Elle avait opté pour le bon chemin semblait-il, c'était satisfaisant. Bientôt cette cache de la résistante serait neutralisée.

S'approchant au plus prêt de l'angle, la jeune femme laissa silencieusement la lame de son avant bras sortir de son fourreau. Elle entreprit alors de se servir du plus de la lame comme d'un miroir pour observer ce qui les attendait. Deux silhouettes montaient la garde un peu plus loin dans le tunnel à l'aide d'un projecteur techno-magique. Elles étaient à une bonne dizaine de mètre.

Ce système de sécurité n'était pas stupide, il permettait de ne pas être repérable depuis l'intersection précédente, mais il était cependant impossible de s'aventurer dans ce tunnel ci et d'éliminer la garde sans que celle ci est le temps de sonner l'alerte, ou au moins de réagir. Il fallait réussir à les approcher sans de suis éveiller leurs soupçons. C'était là le travail d'une espionne...Peut être ce robot ne serait pas totalement inutile ?

Sans parler, elle fit signe à Sha-845 de passer devant.
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Tu t’écartes, tu la laisses faire en l’observant, analysant son regard ou sa gestuelle, silencieuse dans ton coin quand elle semble indiquer l’une des directions par la suite. Tu la suis, tu sais qu’elle ne montrerait pas une mauvaise voie. Son physique montre qu’elle sait se battre de par ses épaules ou même ses jambes musclées et de par sa silhouette, elle semblait aussi agile. Peut-être plus que toi ? Tu ne sais pas, tu évaluerais ses compétences en combat. Pour le moment SHA, tu te contentes de rester derrière elle, à l’affut du moindre son. Vous avanciez, vos pas pressés sur le sol humide alors que tu ignores cette odeur qui pourrait faire rendre l’estomac de plus d’une personne avant finalement qu’une lumière légèrement plus intense se fasse remarquer au détour d’un couloir.

Une… Deux. Deux respirations contrôlées. Deux gardes que tu peux entendre tout proche. Vous vous arrêtez devant l’intersection et tu remarques que la brune sort sa lame de son bras avant de regarder dessus comme un miroir pour voir ce qui vous attends. Un projecteur techno-magique et deux gardes comme tu l’as entendue.

Calculs en cours._

Leur souffle indique qu’ils ne s’attendent certainement pas à une surprise. Ils ne vous ont pas repérés. L’humaine te fait signe de passer la première et tu hoches simplement la tête en levant cette dernière vers le plafond. Des tuyaux remplis d’eau assez anciens, certains côtés sont plus récents mais vous aviez de la chance qu’ici soit un coin plus isolé. Tu les suis du regard en te demandant si ça ne serait pas trop repérable. Une dizaine de mètres ce n’est pas grand-chose mais cela leur laissait le temps de réagir. Il y avait soit l’eau pour les distraire soit la ruse. Mais ce dernier choix est trop risqué. Sans perdre une seconde de plus, tu te saisis d’une fine lame de ta poche, outil que tu utilises principalement sur des objets, et avec précision tu la lances vers la tuyauterie au-dessus des hommes. Une action rapide qui fait un trou, laissant un jet d’eau arroser le projecteur alors qu’ils s’exclament.

Mais ils n’ont pas le temps de faire autre chose car le temps qu’ils ont perdus à se plaindre ou à être surpris te permet de passer les dix mètres. D’abord en courant puis avec l’élan prit, tu bondis pour atterrir souplement sur l’un d’eux, le pied dans la figure. Il tombe à la renverse et tu attrapes le deuxième dans la chute pour lui mettre la main devant la bouche, empêchant tout son de sortir. Un coup sec sur la nuque et il rejoint son équipier au sol trempé d’eau des égouts. Toi-même tu étais un peu mouillée car le jet n’est pas non plus assez fort pour que tu sois entièrement recouverte d’eau et tu te tournes vers la brune.

 « - La voie est libre madame. »

Ils ont été plus surpris par le jet qu’une attaque direct ce qui t’a permis de bien faire ton travail et de les neutraliser pour la suite de la mission. L’odeur est certes désagréable sur ta cape mais au moins tu te fondras plus dans la masse de cet environnement. Tu tends les oreilles en regardant le couloir, pas de caméras ou autres. Enfin, c’est l’image que ça donne. Tu vois une autre intersection plus loin mais vu que tu n’entends rien d’autre que l’eau qui coule de la tuyauterie, tu penses que personne n’a dû se rendre compte de ce qu’il s’est passé ici.

« -Personne ne semble venir. Ce doit être une entrée gardée mais menant à d’autres point de garde. Il y a donc de la distance entre chaque point, cela montre que nous avançons. »

En gros ce n’est pas le seul couloir gardé par deux gardes mais vu qu’il n’y a personne d’autre qu’eux, la vraie activité que vous cherchez se trouve plus profondément dans ces tunnels. Tu lèves ton pied du visage d’un des gardes et tu remarques que son nez a une drôle de forme. Tu as dû le casser à cause de l’élan prit avant ton bond. Assommé et le visage en sang, tu ne l’as décidément pas loupé. Tu détournes les yeux pour les reposer sur ta lame au plafond, pas très haut, et tu la récupères habilement après t’être accrochée aux tuyaux pour ne pas tomber. Une fois prête à repartir, tu reprends la route en continuant tout droit.

Maintenant, il fallait que vous restiez sur vos gardes.
words: 759 | tag: @siris coldbrand

Siris était curieuse de voir les capacités de l'espionne à l'œuvre. Elle souhaitait évaluer son potentiel au plus vite pour savoir dans quelle mesure elle devrait compenser ses faiblesses. Cependant, elle du bien reconnaître que la tactique employé par Sha-845 n'était certes pas celle à laquelle elle s'attendait mais qu'elle s'était montré efficace. Elle pensait assister à une scène de théâtre, mais l'androïde avait opté pour la manière forte. Faisant diversion en profitant de son environnement, elle avait terrassé les deux résistants sans aucune forme de pitié.

Elle était rapide...Plus que Siris ne l'avait anticipé...Elle était également précise et agile. C'était difficile à estimer sur un si petit échantillon, mais cette Sha-845 semblait avoir des capacité physique proche de celle de la membre des forces spéciales du régiment mort...Pendant un fugace instant, le côté bestial de Siris s'éveilla. Elle ressentait l'envie de tester les capacité de cette androïdes, d'affirmer sa domination sur elle, de lui prouver autant que de se prouver que les humains leur étaient toujours supérieurs.

La jeune militaire parvint cependant à maitriser rapidement ses pulsions alors que l'androïde, se tournait vers elle empestant à présent l'eau nauséabonde des égouts impériaux :

«La voie est libre madame... Personne ne semble venir. Ce doit être une entrée gardée mais menant à d’autres point de garde. Il y a donc de la distance entre chaque point, cela montre que nous avançons.
-Ouai, y a d'autres postes de garde quoi...C'est fou que les ingénieurs impériaux soient toujours pas fichus de vous faire vous exprimer de manière un temps soit peu pratique.  M'enfin, au moins tu n'es pas complètement inutile...»


Suite à ce compliment pour le moins conséquent de la part de Siris, la "fine équipe" pu reprendre son chemin dans les tunnels des égouts de Keivere.

L'odeur que dégageait à présent l'androïde était pour le moins rebutante. Combinée à celle déjà présente dans les égouts il y avait vraiment de quoi défaillir. Mais cette odeur n'était au final pas tellement pire que celle des charniers humains que la brunette avait déjà vu sur le front avec Mearian au cours de ses premières années de services. Aussi parvenait-elle à en faire abstraction pour se concentrer sur sa mission.  R46 au moins n'aurait surement pas fini dans un tel état se surprit-elle à penser tout de même...

Un peu plus loin, deux options se présentaient de nouveaux à elle. Ces tunnels étaient décidément de véritables labyrinthes...Cela faisant sans doute parti de la stratégie de défense des résistants. Siris claqua la langue avec un mépris agacée devant cette nouvelle perte de temps. Alors qu'elle s'apprêtait à prendre son mal en patience et étudier les lieux à la recherche d'indices sur la voie à suivre, Sha-845 lui fit signe que des pas se dirigeaient leur direction.

Siris fronça les sourcils un instant, mais fut finalement bien obligée de reconnaître que l'espionne disait vrai. Deux personnes a priori, peut être trois elle n'était pas bien sûr. Peut être était-ce la relève des gardes que Sha avait éliminé un peu plus tôt...Si oui, l'option de se cacher pour laisser passer était à proscrire...Mais de toute façon, ce n'était pas le genre de Siris que de se cacher face à des vils terroriste auto-proclamés "résistants". Dans tous les cas, mieux valait profiter de l'effet de surprise et leur tendre une embuscade. Ce fut là la consigne que Siris passa à Sha-845.

Camouflée dans le noir à l'extrémité du tunnel d'où venait les bruits de pas, Siris attendit son heure...Une femme émergea du sombre tunnel, une arme à feu de mauvaise facture attaché à la jambe droite. Derrière elle deux homme, l'un grand et malingre, le second bien bâtit. Tous deux étaient armés également, le premier avait semblait-il plusieurs dagues alors son acolyte arborait fièrement une espèce d'ultra-espadon. Quel choix stupide en cas de combat dans un endroit si confiné...

Mais Siris ne prit pas le temps de se poser d'avantage de question sur la capacité des résistants à opter pour une arme adaptée à la situation dans laquelle ils se trouvaient. Sans crier gare, elle bondit hors de sa cachette toute lames dehors.

Avec une précision chirurgicale, elle transperça de sa lame courte le cœur de la femme avant de précipiter son corps à présent sans vie sur le lascar bien bâti pour le déséquilibrer. L'homme aux dagues avait porté ses mains sur les manches de ses dernières, mais Siris avait déjà enchaîné sur lui d'un coup de pieds venant lui perforer un poumon de sa dague pour le réduire au silence. Un son étouffé lui échappa alors qu'il tombait à la renverse contre le mur.

«Qu'est-ce...pitié épargnez moi ! »

Il avait beau être bâti et avoir une grosse épée, il n'avait visiblement pas le mental pour aller avec.

«J'ai rejoins la résistance pour impressionner une fille mais ça vaut pas l'coup là. S'il vous plait me tuer je vous dirais tout ce que vous voulez savoir...»

Il sanglotait presque à présent.

Pathétique.

Sans un mot, sans une once d'hésitation, Siris s'avança vers lui et lui trancha la gorge. Le sang jaillit en plein sur le visage de la tueuse sans pitié qu'elle était devenue au service de l'Empire. C'était dégoutant, d'être recouverte par du sang si veule...Il n'y avait aucune informations valable à tirer d'un tel déchet...

Terminant ce qu'elle avait commencé, Siris acheva d'un coup de dague dans le coeur le résistant qu'elle avait laissé époumoné. Tuer des résistants était une bonne manière de se défouler, mais la jeune femme était déçu que cela ce soit résolu si vite. Y aurait-il quelqu'un à même de lui proposer un vrai défi au sein de cette cache ?

«T'as une bonne ouïe non ? Alors sers t'en et dis moi si y a des renforts en route dans le coin. Tu entends les bruits de leurs QG ?»
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Tu inclines légèrement la tête face à son compliment sans rien répliquer de plus, n’étant pas programmée pour le bavardage inutile. Non, tu es là pour agir et pour accomplir ta mission. Tu la suis dans son ombre en reprenant la route sombre et à l’odeur pour le moins dégoûtante des égouts. Le temps passe, il n’y a que le bruit de vos pas que tu perçois mais tu es patiente SHA. L’impatience mène aux erreurs et c’est comme ça qu’on échoue à faire quelque chose de très simple. Comme un combat. Une once d’impatience et d’envie de vite en finir peut-être désavantageux et surtout fatale. Tu l’as toi-même expérimentée sur les autres, ces gens trop pressés qui ont perdus la vie parce que tu leur tenais tête. Trop fier pour reconnaître que tu es forte, parfois plus que les humains.

Tu t’arrêtes soudainement en faisant signe à la brune d’en faire de même. Tu fais un geste de la main pour prévenir que des personnes arrivaient et même si elle paraissait sceptique, les chuchotements qui se rapprochaient pour dévoiler trois silhouettes montraient que tu avais raison une fois de plus. Car ton ouïe ne te trompe jamais. Tu n’as pas le temps de réagir que ton alliée leur saute dessus. Et que ton programme se met en marche.

Analyse des mouvements._

Tu la regardes combattre alors que ses coups rapides affluent, tu remarques la lame de sa botte qui étouffe son adversaire sans pitié alors qu’elle achève ensuite l’autre sans une once de pitié. Efficace et insensible, un bon soldat. Comme toi. Ses capacités doivent être proche des tiennes hormis que tu te montres moins brutale et plus fluide dans ta manière de faire. Tu as été programmée pour être discrète et elle se montre sauvage dans sa façon de combattre. Comme si elle extériorisait une sorte de colère. Ou bien son côté humain. Tu n’y réfléchis pas plus et tu hoches la tête quand elle prend la parole.

« - Nous sommes dans leur QG depuis que nous avons franchis les points de garde. Je peux effectivement entendre si des renforts approchent mais en ce moment ce n’est pas le cas. Ils doivent être assez éloignés de notre position. »

Mais ils ont un moyen de communication, ils ne sont pas stupides. Alors tu t’approches du cadavre de la jeune femme pour la fouiller et finalement saisir une sorte de talkie-walkie miniature de sa veste. Très performant de vue, tu entends une voix qui semble paniquée et tu te redresses alors en regardant autour de toi. Les tunnels se ressemblent tous et vous aviez déjà perdu assez de temps. Tu regardes la brune et d’un coup, ton expression change. Ce froid qui couvre tes traits se transforme en peur, tes yeux sont remplis d’effrois et tu prends une intonation apeurée.

« - Venez m’aider… Je vous en prie… Elle les tient et menace de les tuer… Aidez-nous… Aaaah ! »

Et d’un coup sec, tu brises l’engin au sol en reprenant ton faciès insensible et de fixer la jeune femme.

« - Ils ne vont plus tarder. Nous pourrons nous servir de l’un d’eux pour avoir des informations. »

Et même s’ils savent que c’est un piège, ils ne pourront pas s’empêcher de tomber dedans simplement parce qu’il y a des leurs qui sont en jeu.

« - Je vous indiquerais de quelle direction ils viennent et le meilleur serait de vous cacher le temps qu’ils se mettent tous à découvert. Ainsi cela nous facilitera la tâche pour tous les capturer et accomplir notre mission. »

Tu t’assois sur le sol, tu as déjà des tâches de sang dû au combat sur le corps donc ce n’est pas utile d’en mettre en plus et tu fermes les yeux. Ce coup marche très souvent simplement parce que tu joues avec la compassion que les humains ont pour les leurs, cette peur de perdre des êtres chers qui les poussent à leur perte. Au bout de quelques minutes, tu finis par les entendre et tu montres alors le passage du doigt.

« - Soyez prête. Ils sont… Cinq. En comptant leur respiration et leur chuchotement. Ils sont paniqués. Il sera facile de les piéger. »

Une petite escouade peu entraînée. La section n’est pas d’une très grande importance apparemment pour qu’il y a des soldats aussi sensibles. Tu ne bouges plus et tu attends, comme une machine qu’on aurait débranchée. Les yeux fixant le vide, la tête penchée dans une expression figée de peur comme l’aurait fait une humaine, tu ne réagis pas alors qu’ils avancent dans le piège, que des respirations se coupent en voyant le spectacle sans voir ce qui les attendait vraiment. Et alors qu’ils sont tous sortis et à découvert, tu te redresses subitement vers celui qui est le plus proche de toi, accroupis devant ton corps en marmonnant sans avoir le temps de réagir car tu lui brises le cou trop vite pour qu’il s’en rende compte. Tu en saisis alors un deuxième au vol et tu le plaques au mur alors que tu laisses les trois autres à ton alliée. Il en fallait un en vie et tu le tenais devant toi.

« - Soit vous parlez, soit vous mourrez. »

Son regard est effrayé, son corps tremble alors qu’il essai de se débattre en vain. Tu resserres ta prise pour le calmer, tes yeux clairs transperçant les siens. L’interrogatoire pouvait commencer. Tu attendais simplement que la brune ai finie avec les trois autres.
words: 930 | tag: @siris coldbrand

C'était une technique de chasse pour le moins efficace. Imiter le bruit d'un congénère en détresse pour attirer des renforts droit dans un piège. Tapis dans l'ombre, Siris attendit calmement que les renforts accourent sur la zone du massacre. Au moment où l'androïde passa à l'offensive, la jeune femme jaillit en dehors des ombres. L'effet de surprise lui permit d'éliminer le résistant le plus proche d'un coup d'épée en plein cœur sans que celui-ci n'ai le temps de réagir. Aussi bien pris de surprise que de panique, les deuxième n'opposa pas de réelle résistance alors que déjà Siris l'assaillait d'une succession de coups de pieds d'abord aux jambes, puis lorsqu'il perdit l'équilibre en pleine gorge.

Le dernier résistant encore debout eut quant à lui le temps dégainer une lame avec laquelle il se lança à l'assaut de l'agent spécial du régiment Mort. Siris encaissa puis dévia la coup grâce à sa protection d'avant-bras avant d'enchainer sur un coup de pieds au niveau du flan de l'homme. Ce dernier émit un cri de douleur tout en plaquant sa main sur la blessure causée par la dague pointu de son adversaire. Mu par l'adrénaline et l'énergie du désespoir, il tenta à nouveau de porter un coup d'épée, horizontal cette fois ci. L'assaut était certes plus violent que le premier, mais bien plus gauche également et Siris l'évita sans grande difficulté en se baissant avec une souplesse féline. L'instant d'après elle asséna un violent coup de points dans l'abdomen du résistant, coupant totalement sa respiration et le faisant tomber à genoux. Un coup de lame froid au niveau de la jugulaire du terroriste vint mettre fin à la rixe.

Sans plus de cérémonie, Siris se tourna alors vers sa partenaire de mission et l'otage qu'elle tenait en joug. Ce dernier se mit à rire à la question de Sha, un rire digne d'un fou à lier :

"Vous arrivez trop tard chiennes d'impériaux ! Notre plan est déjà à l'œuvre à l'heure qu'il est. L'Empire va connaître le courroux de la résistance !"

Sous l'œil approbateur de Siris, l'androïde serra sa poigne sur l'homme qui cessa de rire face à la douleur. Une fois le calme revenu dans le tunnel, la jeune femme décida de reprendre les rênes.

"Détruis leurs systèmes de communication" Lui lança-t'elle autoritaire.

Alors que l'androïde s'exécutait, Siris vint se placer devant l'homme encore endolori après son passage entre les mains de celle qui l'avait capturé.

"Parle. C'est quoi votre plan ?" Lui lança-t'elle d'un ton autoritaire et glacial.

Pour toute réponse, l'homme lui cracha au visage. Mais la jeune femme n'eut aucune réaction face à cet affront. Son visage resta parfaitement impassible, son regard glacial. Cette détermination inébranlable sembla perturber l'homme.

"Parle.
-C'est vous les chiens de garde de l'Empire qui êtes les vraies machines, pas les androïdes.
-N'abuse pas de ma patience…
-Oh mais je vais parler. De toute façon vous ne pourrez pas arriver à temps pour nous arrêter. Voir vos mines déconfites et impuissantes sera mon dernier petit plaisir !. Il marqua une pause après cette exultation grasse. Vous savez quel jour nous sommes non ? Dans à peine quelques heures aura lieu l'un des défilé à la gloire de de l'armée impériale. Et bien celui-ci s'annonce explosif si vous voyez ce que je veux dire !"

Il recommença alors à rire tel un dément, mais un coup de poing de Siris au niveau de son diaphragme vint rapidement y mettre fin. Elle voyait très bien de quoi ce fou parlait. Les défilés militaires étaient courant à Keivere, rassurant la population quant à la puissance de l'armée et permettant aux soldats de ressentir l'espace d'un moment la même fierté que celle d'un général romain célébrant son triomphe après une campagne victorieuse. Ces terroristes planifiaient donc une attaque…

"Madame, j'ai surveillé la zone un moment avant votre arrivée et je n'ai vu personne quitter les tunnels. S'ils sont partis récemment, ils doivent être passés par d'autres accès.
-Je vois…et bien tu vas nous indiquer lesquels !

-Et pourquoi je ferais ça ? Je vais pas me gêner pour vous laisser vous perdre dans ce dédale d'égouts.
-Pourquoi…? Siris laissa sa voix innocemment en suspens mais cela sonnait faux. Pour ça je pense…"

La jeune femme posa alors la main sur le côté d'un des genoux du terroriste avant de laisser jaillir sa lame rétractable qui vint trancher avec une précision chirurgical les articulations, faisant de l'homme un infirme. Immédiatement il s'écroula au sol.

"Salope !"

Cette fois ci Siris répondit à l'insulte par un violent coup de pieds à l'estomac. Elle prit cependant soin à ce que sa dague ne vienne perforer aucun organe vital.

"Silence maintenant. Tu vas nous donner le chemin le plus court pour remonter la piste jusqu'aux autres.
-Tue moi, je n'ai pas peur de la mort.
-De la mort peut être…Mais d'eux je ne saurais dire."

Elle pointa alors nonchalamment de la main les rats qui déjà commençaient à s'approcher des cadavres frais de résistants que Sha et Siris leur avaient servi tels un festin digne de l'empereur lui-même.

"Ils commencent pas le foie parait-il. C'est douloureux mais pas mortel…Tu penses qu'ils préfèrent la viande encore tiède ?
-Qu…quoi !? Pitié Pitié ! Ne les laissez pas me dévorer !
-Donne la direction. Une fois dehors, nous indiquerons ta position à la Mort. Ils viendront te chercher et auront sans doute encore des questions pour toi. En attendant, les rats de tiendront compagnie, ce n'est que justice."

L'homme s'était décomposé, terrifié à l'idée d'être dévoré vivant par une nuée de rongeurs affamé. Aussi décida-t-il de passer à table avant eux. Il indiqua aux deux Ellgardiennes un itinéraire à suivre aux travers des tunnels, mentionnant au passages les forces résistantes qu'elles pourraient croiser. Une fois qu'il eut fini, Siris se contenta à l'attention de Sha d'un :

"En route, le temps presse."
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Vulgaire, tu peux détecter de la haine dans son intonation quand il vous désigne comme « chienne de l’empire ». Mais cela ne t’affecte pas, sa manière de montrer sa rancœur n’est pas assez subtile pour que tu y prêtes attention. Non, si tu avais eu des émotions, la pitié aurait été de prime en le voyant ainsi. Tu tournes les yeux en silence vers la brune qui approuve sans un mot. Et ta poigne se resserre jusqu’à ce qu’il ai le souffle coupé, jusqu’à ce qu’il sente l’espace d’une seconde la mort frapper dans ses poumons. Tu le fixes sans aucune expression, le voir se débattre ne te fait rien. Et tu le lâche quand ton alliée prend le relais, tu obéis quand elle t’ordonne de détruire leur moyen de communication. Il ne faudrait pas qu’il y ai des renforts, même si tu doutes que ces hommes faibles puissent faire quoi que ce soit. Car vous étiez à un tout autre niveau.

Il dû parler de force après avoir fait attendre la jeune humaine et c’est ainsi que tu intervins en rappelant que tu avais surveillée la zone avant d’entrer dans les tunnels. Oui, ils doivent avoir plusieurs moyens de sortir d’ici, un seul passage pour une zone aussi large n’est pas avantageux, et surtout impossible. Mais s’ils comptaient faire exploser des bombes durant le défilé, ça risquait de faire beaucoup de dégâts. Elle observa l’homme et la peur dans ses yeux quand il vit les rats et ce fut cela qui le fit collaborer. La peur de se faire dévorer à petit feu, de mourir lentement et douloureusement. Lâche. Ils participent à un mouvement de révolte mais n’assume pas le fait de devoir mourir pour leur cause, quelque soit cette mort. Il indiqua la marche à suivre et tu pris la parole.

« - Vous devriez l’éliminer. Nous sommes en terrain inconnu sans savoir s’il y a d’autres moyens de communications d’urgence. S’il parvenait à nous décrire à ses alliés, cela nous ferait perdre un temps précieux. »

Et sans en dire plus, tu repris la route. C’était à elle de voir, toi tu n’es qu’un robot qui obéit aux ordres. Tu avances rapidement alors qu’elle te rejoint ensuite, tu vois les forces résistantes et sans perdre plus de temps, vous fonciez à travers sans leur laisser la moindre chance avant de regagner la surface par l’un des tunnels indiqués par l’homme. Tu te tournes vers ton alliée avant de reprendre la parole.

« - Nous devons avertir nos supérieurs pour qu’ils envoient des unités. Cela nous aidera à couvrir plus de terrains pour les retrouver. »

Combien de bombes pouvait-il y avoir ? Une dizaine ? Ou moins ? La puissance de feu dépendait surtout du nombre. Si elle était suffisamment puissante, moins d’une dizaine pouvait détruire la zone de l’évènement. Et ça n’était pas envisageable. Il y avait déjà des points stratégiques à explorer mais cela prendrait du temps. Et surtout, cela devait être gardé.
words: 501 | tag: @siris coldbrand

L'androïde était partie devant, laissant Siris seule face au résistant encore en vie, non sans lui avoir conseillé d'en finir avec le terroriste devenu inutile. Siris regarda un instant l'homme à présent brisé qui se tenait devant elle. Tenant sa plaie, il se collait au mur des égouts pour s'éloigner le plus possible des rats qui déjà commençaient à s'attaquer aux chairs molles encore tièdes des premières victimes des deux impériales. Siris soupira...

Quelques instants plus tard, la jeune femme débouchait en dehors du boyaux où c'était déroulée la boucherie suivie de l'interrogatoire. Sa lame se rétractait dans un bruit de mécanique bien huilée. Dans le couloir, Sha ne pouvait plus entendre que les bruits générés par les rats en plein repas.

Après cela, la sortie des tunnels fut une formalité. Les quelques résistants restant ne faisaient pas le poids face aux agents impériales sur-entrainées. Suivant les indications qu'elles avaient pu glaner, les deux se retrouvaient bientôt de nouveau à la surface.

Les civils avaient déjà commencés à se rassembler pour l'évènement. Cela compliquerait la traque des terroristes...Siris essuya son visage encore couvert de sang à l'aide de son manteau. Le noir avait pour avantage de bien camoufler les tâches. Il était inutile de créer un mouvement de panique, cela les desservirait au profit des résistants.

Un peu plus loin, un membre de la garde était en train de surveiller la foule. À sa ceinture pendait un boîtier de télécommunication impérial. La membre du régiment mort s'en empara avant que l'homme ai eu le temps de comprendre ce qui était en train de se passer. Il voulu protester en s'apprêtant à dégainer sa matraque télescopique mais Siris se contentant d'un claquement de langue autoritaire à l'intention de son équipière pour qu'elle gère la situation.

Pendant ce temps, Siris commença non sans une certaine gêne à composer les codes pour contacter le QG de Mort. Finalement elle eu quelqu'un au bout du fil :

«QG. Ici l'agent Coldbrand. Menace terroriste sur le défilé d'aujourd'hui. Des bombes artisanales a priori, on n'a pas encore plus de détails. Demande de renfort pour quadriller au mieux la zone.»

Elle raccrocha immédiatement, puis glissa le dispositif de communication à sa ceinture. Elle détestait ces engins, mais il fallait bien reconnaître qu'ils pouvaient s'avérer utiles...

«J...J'ai bien entendu ? Menace ter...
-Vous n'avez rien entendu ! Faites votre boulot un point c'est tout ! Et toi là, va prendre un peu de hauteur histoire de voir si tu repères pas une activité suspecte. Mais avant ça, trouve-t-en un qu'on puisse se contacter au besoin.»

Sans atteindre la réaction de l'androïde, Siris s'engouffra au milieu de la foule. Se frayant un chemin en jouant à la fois de son agilité, mais aussi de sa force pour jouer des coudes elle progressait sans trop de difficultés bien que ralentie. L'odeur qu'elle dégageait, mélange de sang et d'égout jouait aussi en sa faveur.

♫♪♫♪♫♪♫
«Agent Coldbrand, pourquoi diable Franck du service comptabilité m'appelle en me disant que selon vous une attaque terroriste est en cours sur le défilé ?
-...
-...Alors ?
-...Il y a plus urgent commandant Dankmar. On a besoin de renforts pour quadriller la zone discrètement. Il ne faut pas laisser ces terroristes mettre à mal le défilé !
-En effet... je vais voir pour envoyer un ou deux agents supplémentaire. Et je signale aux démineurs de se tenir prêt à agir aux abord du défilé. Restez sur cette fréquence et tenez moi informé. Gloire éternelle à l'Empire.»

Siris ne répondit pas au traditionnel salue impériale et reprit ses recherches.
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Au vu du sang sur son visage, tu peux en conclure qu’elle a écoutée ton conseil et que le survivant n’est plus. Tu aurais pu être satisfaite si tes émotions étaient encore présentes. Au lieu de cela, tu te contentes d’observer la foule naissante sur les lieux alors que l’attaque terroriste est pour bientôt. Ils ne sont pas en sécurité, vous deviez faire vite. Avertir le peuple rendrait les choses plus compliquées, il suffisait donc d’être rapide et efficace. Tes maîtres mots. Tu suis la brune qui se dirige vers un garde pour lui prendre son moyen de communication et sans un mot de ta part, tu maîtrises l’homme pour qu’il ne puisse rien faire alors qu’elle contacte le quartier général de son régiment. L’homme te fixe sans comprendre au début mais il semble paniqué quand ton équipière raccroche. Elle l’envoyer balader et tu le lâches de hocher la tête à son ordre et de filer à travers des ruelles pour grimper sur un bâtiment et avoir une vue sur l’ensemble de l’évènement.

Accroupie, tu fixes la silhouette de ton alliée avant de reporter ton attention sur le peuple qui domine la place, sur ces gens qui n’ont aucune idée de ce qui pourrait se passer. Sur ces potentielles victimes en somme. Aux aguets, tu restes un moment ainsi, à regarder et écouter, avant finalement d’entendre des voix un peu plus bas. Tout près de ta position.

Augmentation du volume d’écoute.
Attention aux bruits trop violents au risque d’étourdissement._

Tu tournes la tête vers ta droite, là où les voix sont proches, et tu écoutes attentivement.

« - Tu es sûr que c’est une bonne idée ? Tout ce monde… Il y a des innocents là-dedans ! »

« - Tu remets notre cause en doute ? Nous devons montrer à ces enfoirés de l’Empire qu’ils ne sont pas les seuls à avoir des moyens de persuasion ! Que nous aussi on peut se défendre ! Que nous sommes la Résistance ! »

Diminution du volume.
Retour à l’écoute initiale._

Un soupire mais tu n’as pas besoin de plus. Agilement, tu fais un bond avant de descendre en glissant sur un tuyau et de retomber sur les hommes juste au sol, planqué dans un coin. Atterrissant sur le premier, tu le plaques au sol avec tes deux pieds avant de saisir le deuxième au cou et de le fixer droit dans les yeux. Le deuxième, certainement celui qui veut la destruction de l’Empire plus que l’autre, te fixe avec mépris. Mais tu n’en a cure SHA.

« - Où est la bombe ? »

« -Tu crois que je vais te répondre ? »

Tu appuies l’un de tes pieds à la gorge de l’homme au sol, lui coupant la respiration.

« - Soit vous parlez, soit vous mourrez. Et je n’hésiterais pas à prendre votre vie. »

Il te crache dessus en guise de réponse et tu resserres ton emprise sur son col alors qu’il est au mur. Plaqué contre ce dernier, impossible de bouger, tu es en position de force.

« - C’est mon dernier avertissement. Soit vous parlez, soit vous mourrez. »

« - Je n’ai pas peur de mourir. »

« - Bien. »

Résistants confirmés.
Autorisation positive.
Mort autorisée._

D’un mouvement sec, tu brises la nuque de l’homme que tu tiens. Le bruit est macabre, son regard se vide trop vite avant que sa tête ne penche un peu trop d’un côté. Tu fixes ensuite celui qui est sous tes pieds, agonisant dans un manque d’air. Tu lâche le cadavre pour te pencher vers lui, tes yeux clairs plongés dans les siens sans montrer une once d’émotion.

« - Et toi vas-tu parler ou bien veux-tu avoir tous ces innocents dans la conscience ? »

Il remue la tête, ses mots coincés dans sa gorge appuyée par ton pied pour l’étouffer. Tu le retires lentement, tu le regardes tousser en reprenant son souffle, le visage rougit par le manque d’air. Sans pour autant le laisser tranquille, tu lui saisis les cheveux pour le soulever vers le haut, tu n’as pas de temps à perdre.

« - Bien. Je t’écoute. Et fais vite, je n’ai pas de temps à perdre. »
words: 705 | tag: @siris coldbrand

Siris poursuivait ses recherches, progressant au milieu de la foule, tous sens en alerte. Elle observait les gens, devant elle se déroulait le panel classique des civils Ellgardiens. Des gens aisés, d'autres moins. Le défilé était ouvert aux plus miséreux des citoyens de l'empire. C'était un bon moyen de suscité des vocations. L'Empire tenait en effet à présenter ses forces armées comme un ascenseur social basé sur la méritocratie, ça, et la chance de survivre aux batailles auxquelles vous pourriez être amené à prendre part…Bien entendu, les bourgeois plus aisés ne se mélangeaient que très peu  à la population la plus pauvre. Il était donc possible d'identifier des "zone" au sein du défilé selon le niveau de richesse des spectateurs.

Un dilemme se posait à la jeune femme. D'un côté les résistants préfèreraient sans doute engendrer des dommages collatéraux parmi les bourgeois. Ceux qui profitaient du système pour s'enrichir. Mais en même temps, les forces surveillance de l'empire étaient également plus présentes dans ces zones, les riches tenant à leur sécurité. Elle manquait de temps pour couvrir l'ensemble du périmètre…

Persuadée d'avoir à faire à de vils extrémistes prêts à tout pour causer du tort, Siris opta pour la zone occupée par les populations les moins aisées de l'Empire. Celles où les gardes se faisaient rares, où des gens louches pouvaient plus facilement se faufiler sans éveiller de soupçons.

Siris repéra finalement un homme à l'air particulièrement louche. Il était vêtu d'un long manteau à capuche couleur taupe et se tenait seul au milieu de la foule de badauds. Il semblait attendre quelque chose, observant nerveusement autour de lui. Alors que Siris réfléchissait à un moyen de le neutraliser sans créer trop d'émoi, son dispositif de communication impérial sonna.

"Madame, je viens d'apprendre qu'il y a 3 engins explosifs prévus pour le défilé. Ils vont frapper simultanément en différents points afin d'engendrer le maxi…"

L'homme louche avait levé la tête vers Siris en entendant la sonnerie. Ces appareils de communication impériaux n'étaient pas encore très répandu au sein de l'Empire, leurs possesseurs les plus courant étant soit riche, soit résistant, soit impériaux. Siris n'étant visiblement pas de la première catégorie et le suspect ne la reconnaissant pas comme faisant partie de la seconde, la troisième semblait s'imposer… Se sentant menacé, l'individu pris alors la fuite au milieu de la foule, Siris se lançant à sa poursuite sans écouter la fin du message de Sha.

Au milieu de la foule, Siris ne pouvait pas faire réellement de sa vitesse de course, elle était obligée de modifier son allure en permanence pour se frayer un chemin. C'était également le cas du fuyard, mais lui avait quelque chose qu'elle n'avait pas, l'initiative. Soudain il bifurqua sur le côté et s'engouffra dans une ruelle. Ce fut cependant là une erreur car Siris, habituée à ce genre de course poursuite ne le perdit pas de vue. Pire, elle avait à présent le champ libre pour le rattraper.

Elle était sur le point d'y parvenir quand soudain une forme sombre traversa son champs de vision. C'était une masse. Complètement lancée dans sa course, Siris parvint à l'éviter de justesse mais manqua tout de même de perde l'équilibre dans la manoeuvre. Elle se rétablit comme elle put, posant une main au sol tout en conservant ses appuis sur ses pieds.


Ils pensaient l'avoir attirée dans une embuscade. Mais c'était sur eux que le piège allait se refermer. Ils étaient 3, l'un d'eux avait une arme à feu. Il la braquait sur elle. Avec l'agilité d'un félin, Siris bondit sur lui, un coup de feu parti, la balle s'était fichée dans l'épaule de Siris. Il faudrait plus pour arrêter une telle force la nature. Serrant les dent alors que la douleur commençait à irradier à travers son corps, la brune désarma le tireur d'un coup de pieds. L'instant d'après, elle enchainait sur celui armé d'un masse, lui tranchant les mains de sa lame courte. La jeune femme dansa ainsi un bref instant, et les deux hommes qui avaient tendus ce piège tombèrent sans vie.

Il ne restait plus que le suspect au long manteau. Clic

«Plus un geste chienne d'impériale. le détonateur fonctionne avec un dispositif de l'homme mort. J'ai encore la bombe sur moi. Si tu me tues, tu y passes aussi. »

Sa voix était légèrement tremblotante. Siris reprit calmement ses appuis suite à son double meurtre. Elle gratifia l'homme d'une expression pleine de dédain et d'une froideur suprême. Elle n'avait pas peur de la mort, et encore des menaces d'un tel individu. Elle fit un premier pas vers lui.

«Recule je te dis !»

Puis un second et un troisième. Malgré ses vêtements couvert de sang, malgré sa blessure à l'épaule, la jeune femme avançait, un pas après l'autre, tel un démon instopable venu châtier les terroristes qui m'étaient en danger des citoyens honnêtes. L'homme reculait aussi, tenant fermement son détonateur. Mais bientôt il se retrouva dos au mur, littéralement.

«Tu l'auras voulu !»

Mais avant même qu'il ai pu relâcher son détonateur, un éclair métal brilla dans la ruelle sombre. Il fut suivi d'un cri de douleur mêlé d'insulte, puis le silence. Quelques instants plus tard, Siris jaillissait hors de la ruelle, tenant dans sa main gauche la main coupé du suspect, encore serrée sur le détonateur.

«Sha, j'ai neutralisé une bombe. Fais moi un rapport de situation.»
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Il te donne les informations avec crainte, mais justement sa peur montre qu’il ne ment pas. Tu écoutes, tu enregistres ce qu’il te dit jusqu’au dernier mot. Il y a donc trois dispositifs d’explosion répartis à travers le défilé pour faire un maximum de dégâts. Tu as le plan en tête, et l’endroit où sont placés les bombes avant de prendre ton cristal de communication pour parler avec ton alliée afin de la mettre au courant.

« Madame, je viens d'apprendre qu'il y a 3 engins explosifs prévus pour le défilé. Ils vont frapper simultanément en différents points afin d'engendrer le maximum de dégâts ce qui risque de toucher autant les civils que… Madame ? »

Tu entends du bruit, mais elle ne t’écoute plus. Peut-être est-elle occupée. Tu n’as pas le temps pour rester ici dans ce cas. Si elle est attaquée, les règles devaient être appliquées. Tu devais aller l’aider. Tu te redresses en regardant l’homme, qui se demandait certainement si tu allais le laisser en vie.

« Vos informations sont précieuses. Nous allons en faire un bon usage. Malheureusement je ne peux vous laissez vivre. Vous êtes un ennemi. »

Et sans qu’il ne puisse réagir plus, tu lui brises la nuque dans un craquement macabre avant de bondir pour atteindre les hauteurs.

Priorité : Bombe.
Sauver les civils et le défilé.
Analyse selon informations reçues._

Tes sourcils se froncent machinalement alors que tu repères le premier endroit. Il a été précisé que cela serait des hommes qui porteraient les explosifs, ce serait des suicides pour leur cause. Tu sautes, tu atterris souplement sur le sol avant de reprendre ta route vers les ruelles qui entourent le défilé. Tu reçois un autre appel, tu décroches sans t’arrêter.

« Madame. Je disais donc que les bombes se comptent au nombre de trois. Vous venez d’en désactiver une, je me dirige vers la seconde. La troisième se trouve vers le final du défilé, la rue principale. Le plan d’urgence si l’un d’eux venait à tomber serait que les autres aillent directement au centre même de la foule pour s’auto-détruire. J’ai le second en visuel. Je vous retrouve à la statue de l’Empereur. »

Tu raccroches, l’homme te tourne le dos mais c’est le seul qui semble aussi gros avec d’aussi fines jambes. Et qui semble cacher quelque chose sous sa veste. Il sort de la ruelle mais il te voit et semble réticent. Ceux qui l’accompagnent le poussent et sans attendre plus, tu te jettes sur eux en sortant ton poignard que tu lances dans la tête du premier. Le second n’a pas le temps de réagir car tu es déjà sur lui. D’un bond, tu atterris sur ses épaules pour lui briser le cou (décidément tu as l’air d’apprécier ce moyen d’en finir) et tu retombes au sol ensuite, face au détenteur de l’explosif. Les gardes environnants vous entourent, cachant ainsi tes méfaits à la foule et l’homme se met à paniquer. Il sort un engin de sa poche avec un bouton alors que tu reprends ton poignard mais il n’aura jamais le temps d’appuyer. Avec élan et rapidité, tu balances ton arme qui se plante entre ses deux yeux, laissant le boitier tomber alors que le cadavre s’effondre. Tu ramasses la boite métallique et tu fais un signe de tête à la garde avant de reprendre ta route vers la statue.

Il n’en reste qu’une. Et tu devais t’assurer que les citoyens ne courent aucun risque.

words: 586 | tag: @siris coldbrand

Siris confia son "trophée" à un des membres de l'escadron mort envoyé sur le terrain pour les aider à traiter la situation en douceur. Il s'occuperait de désamorcer la bombe et de nettoyer derrière elle. La mort était habitué à ce genre de basse besogne. Bien que laisser planer l'ombre de la résistance était un bon moyen de contrôler le peuple par la peur d'un ennemi commun et pouvant frapper un peu n'importe où, il ne fallait pas non plus laisser la terreur s'emparer du peuple. Surtout pas au cours de grands évènements organisés à la gloire de l'Empire.

Sachant où elle devait à présent se rendre suite aux informations fournies par sa partenaire, elle ne prit même pas soin de s'occuper de sa blessure à l'épaule. Son manteau noir en lambeau camouflant suffisamment le sang et la plaie pour qu'elle passe pour une pouilleuse et non une blessée au milieu de la foule concentrée sur autre chose.

Elle remonta la cohue jusqu'à la statue de l'Empereur. Leur souverain bien aimé y était sculpté dans toute sa gloire, étendant les bras d'un ai conquérant, affichant une expression sur de lieu. Une plaque au pied de la statut ne manquait pas de rappeler la grandeur et la bienveillance de cette homme qui du haut de son trône dirigeait la plus vaste nation du monde. C'était à vomir pour Siris, elle avait assez soupé de cette propagande en 24 années...S'il y avait bien une victime collatérale acceptable à ses yeux c'était elle, mais l'objectif restait qu'il n'y en ai aucune.

Au pied de la statut colossale, Siris commença à observer son environnement. Sha ne l'avait pas encore rejointe ou sinon restait cachée pour le moment. Le regard inquisiteur de Siris commença à détailler chacune des personnes se trouvant dans son champ de vision. Elle cherchait un suspect potentiel, une personne du même acabit que le premier kamikaze qu'elle avait neutralisé.

Finalement son regard se posa sur une femme. Une blonde qui semblait préoccupée voir stressée. Bien bâtie, elle culiminait bien une tête de plus que Siris et avait tout l'air d'une personne qui faisait régulièrement usage de ses capacités physique. Contrairement au reste de la foule elle ne discutait pas avec des proches ou ne regardait pas béatement le long de l'avenue dans l'attente de la parade militaire. Non elle semblait fixer toute son attention sur autre chose, tendue. Cependant quelque chose clochait, contrairement au premier suspect que Siris avait appréhendé, elle ne portait clairement pas de bombe aux cristaux artisanale sur elle. Les vêtements qu'elle arboraient ne permettant pas de cacher un tel engin.

Cela laissa Siris perplexe un instant…Jusqu'à ce que finalement elle suive regard de la femme. Cette piste le mena tout droit sur un petit garçon d'une dizaine d'année. Le genre d'enfant qui n'éveille pas les soupçons. Il n'avait pas l'air suspect le moins du monde d'ailleurs, semblant attendre la parade comme beaucoup d'autres. Cependant la femme suspecte ne le quittait pas du regard un seul instant et Siris cru alors comprendre… L'enfant arborait un sac à doc fermement harnaché sur son dos pas plusieurs sangle, comme si l'on avait surtout pas voulu qu'on puisse lui retirer. Lorsqu'elle vit la femme sortir un cristal de communication et commencer à communiquer à voix basse mais visiblement inquiète, Siris fu persuadée d'avoir vu juste.

Son esprit ne fit alors qu'un tour. Le groupuscules qu'elle et Sha traquaient n'étaient pas de simples résistants mais de véritables extrémistes au sein du mouvement terroriste. Le genre de fous capable de sacrifier des vies aussi innocentes que celles d'un enfant de 10 ans dans l'espoir de causer du tort à leurs ennemis.

Enragée par sa conclusion, Siris traversa en un instant les quelques mètres qui la séparait de la blonde, se faufilant avec l'agilité d'un chat mais la hargne du plus terrible des prédateurs. L'instant d'après, elle envoyait un violent uppercut de sa main gauche à la suspecte.

Prise au dépourvue, la femme ne put réagir à temps et recula de plusieurs pas sans pour autant perdre ses appuis. La douleur avait irradié dans tout le bras blessé de Siris au moment de l'impact mais elle ne fit qu'intensifier sa hargne vis-à-vis de la blonde. C'était volontairement qu'elle n'avait pas frappé avec ses lames, d'une part cela passerait pour une simple duel de rue / règlement de compte et d'autre part, elle comptait bien faire souffrir la terroriste qu'elle avait face à elle. Cette dernière, déstabilisée un bref instant seulement, releva bientôt la tête. Se tenant la joue, elle affichait une expression à la fois penaude, endolorie et énervée. Son regard ne tarda alors pas à se poser sur la cause de toutes ces émotions : une Siris particulièrement remontée.

Autour des deux femmes, la foule partiellement paniquée prit ses distance pour former un cercle, délimitant ce qui allait bientôt devenir une arène. Bien qu'en proie à une colère intense, Siris gardait à l'esprit qu'elle ne devait surtout pas laisser à son adversaire la possibilité de poser la main sur le détonateur qu'elle ne manquait surement pas d'avoir sur elle. Aussi se jeta-t-elle bientôt sur la femme pour un combat à main nue.
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Tu files aussi rapidement que possible, tu ne devais pas perdre de temps pour rejoindre ton alliée à la statue. Tu esquives facilement les civils qui regardent le défilé commencer sans leur accorder une seule attention. Non, tu sais où se trouve l’ennemi, tu ne dois pas te laisser distraire par ces humains qui n’ont rien à voir avec ta mission. Alors tu avances SHA, tu cours en regardant droit devant toi et finalement tu vois la destination qui se rapproche. Tu t’arrêtes soudainement en voyant ta partenaire regarder autre chose, concentrée, et tu en fais de même. Une femme à l’expression tendue et bien bâtie, elle pourrait correspondre aux rebelles. Mais le regard de la jeune femme semble aussi fixer quelque chose. Tu suis son attention et tu découvres alors un petit garçon qui semble aussi émerveillé de ce qui arrive.

Tes yeux se posent particulièrement sur son sac. Un trop gros sac.

Correspondance possible avec la taille des bombes déjà neutralisées._

Tu fronces tes sourcils, ton visage affiche l’espace d’un instant du dégoût face à cette constatation. Utiliser des enfants comme moyen d’arriver à leur fin… Ils sont répugnants. Tu tournes la tête pour entendre alors la brune qui cogne la blonde bien bâtie. Sans perdre une seconde de plus, tu attrapes l’enfant pour le porter sous ton bras et tu files vers des ruelles. L’important étant de lui enlever ce sac déjà. Il proteste, mais tu ne fais pas attention, tu ne dois pas le lâcher au vu du danger qu’il représente. Tu dois avant tout le protéger. Donc de le sortir de ce problème. Une fois hors de porté des civils, tu le poses et tu le fixes. Jeune, trop jeune pour être dans ce genre de problème.

« Tu sais ce qu’il y a dans ton sac ? »

Pas de temps à perdre, le garçon semble troublé et hésitant.

« Je vais l’enlever et l’emmener avec moi. »

Il proteste mais tu n’as pas de temps à perdre. D’un petit coup suffisamment fort, tu l’assommes en ayant frappé la nuque tout en rattrapant son corps. Saisissant ton poignard, tu découpes les lanières du sac pour l’écarter du gamin. Un garde approche, tu lui fais signe de ramener l’enfant avec lui avant de filer à ton tour pour monter sur le toit le plus proche. Tu ouvres le sac pour découvrir la bombe à l’intérieur avec un décompte et plusieurs fils de trois couleurs différentes. Mince, pas le temps avec ça.

Analyse en cours selon schéma déjà enregistrés._

Tu restes calme, mais tu ne voudrais pas que ton corps finisse en train de métal inutile à cause de rebelles complètement tarés.

Analyse terminée.
Nombre de fil à couper : 1.
Couleurs inconnues._

Tu prends ton arme, tu dois sauver tout le monde. Telle est ta priorité. Et sans attendre plus, tu découpes d’un geste sec et rapide le fil bleu. Un silence trop long, l’écran finit par s’éteindre au bout de quelques secondes, interrompant le décompte. Sauvée, il fallait croire. Tu soupires de soulagement presque avant de te relever et d’amener le sac à un autre garde après avoir sauté du toit. Tu dois maintenant rejoindre ta partenaire pour lui dire qu’il n’y avait plus de danger.
words: 559 | tag: @siris coldbrand

Siris se jeta sur la femme, avec dans l'idée de lui asséner un nouvel uppercut. Cependant la femme, visiblement pratiquante de ce genre de rixe esquiva in extremis le coup, déviant légèrement le bras de l'agent impérial. Elle tenta alors de repousser la brune d'un coup de paume dans le thorax. Mais Siris se contorsionna avec la souplesse d'un chat pour éviter le coup avant de bloquer le bras de la blonde avec le sien. La terroriste tenta sans succès de se libérer de cette étreinte et l'agent des forces spéciales en profita pour lui asséner un violent coup de boule, relâchant sa prise pour l'envoyer s'écraser un peu plus loin.

Du coin de l'œil, elle vit alors Sha s'emparer de l'enfant et l'emmener plus loin. Avec l'agitation qu'elle avait créé, personne ou presque n'avait remarqué l'androïde discrète et rapide. Dès l'instant où la bombe serait loin de la foule, l'essentiel de la mission serait rempli, et pour ce qui avait trait à la survie de l'enfant, si Sha-845 restait bien fidèle aux fameuses trois lois que les ingénieurs de l'empire n'avaient sans doute pas manqué de lui graver dans le crâne.

Durant ce bref instant où Siris avait légèrement détourné le regard, la femme bien bâti qui lui servait de punching bag tenta alors de fourrer la main dans une des ses poches pour en sortir un petit boitier techno-magique. Elle s'apprêtait à l'actionner mais Siris ne se laisserait pas avoir deux fois et lui arracha des mains via un coup de pied. Le petit boitier métallique atterri un peu plus loin sur le sol et l'instant d'après la brune était déjà dessus pour l'écraser d'un coup de talon autoritaire et le réduire en morceaux.

«Tu vas l'payer conasse. »

La blonde venait de tirer un long couteau à cran d'arrêt d'une autre de ses poches. Elle s'était à présent remise sur pieds et gratifia la brune de geste pour le moins révélateurs de ses intentions violente à son égard. Siris n'y répondit que par un regard chargé de mépris, comme à son habitude.

la terroriste se jeta alors sur elle, mue par la volonté de lui faire payer d'avoir fait échouer ses plans. Siris esquiva la lame une fois, deux fois, trois fois. La foule attroupée retenait son souffle, partagée entre d'une part l'inquiétude d'assister à un drame, mais aussi une forme de curiosité malsaine. C'était détestable...

Finalement Siris parvint à prendre le contre-pied de la blonde, s'élançant dans une roulade en arrière, elle lui asséna un coup de pied qui fit voler la lame dans les airs. Reprenant immédiatement ses appuis, elle prit de court la résistante, venant faucher ses jambes avant de lui asséner deux nouveaux coup de pieds d'abord dans le ventre ce qui la força à se plier en deux au sol, puis en plein menton ce qui l'assomma à moitié. Elle rattrapa alors la lame avec laquelle elle vint embrocher la main de la terroriste entre deux pavés du sol.

Quelques instants plus tard, la garde venait s'interposer et chasser la foule de curieux. Siris n'opposa pas de résistance, se contentant de montrer son sigle d'appartenance au régiment Mort pour calmer les velléités répressives de la garde de Keivere. Ils voulurent alors passer leurs nerfs sur la blonde mais la membre des forces spéciales leur indiqua que Mort l'emmènerait pour interrogatoire.

Bientôt, Sha la rejoignait pour lui indiquer qu'elle avait neutralisé la menace constituée par la bombe. Siris hocha simplement la tête avant demander un communicateur afin de faire son rapport à Sieghard. Après quoi elle quitta les lieux en n'accordant qu'un bref salut à la machine pensante qui l'avait accompagné dans sa mission. Ces tas de boulon pouvaient au moins de montrer efficace parfois. À défaut d'être autre chose que des objets...

[Fin du RP]