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Siris Coldbrand (Finie a priori)

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Siris Coldbrand
IDENTITÉ
RACE ▬ Humaine.
AGE ▬ 25 ans
ORIENTATION SEXUELLE ▬ Hétéro ? peut être...
SITUATION PERSONNELLE ▬ Seule au monde
NATIONALITÉ ▬ Ellgard
FACTION ▬ Civil mais sans doute pas pour très longtemps
MÉTIER ▬ Ex-force spéciale du régiment Mort


MAGIE ET COMPÉTENCES
PHYSIQUE
❯ agilité x x x x x
❯ force x x x ○ ○
❯ endurance x x x x x
(TECHNO)MAGIE
❯ mana ○ ○ ○ ○ ○
❯ puissance ○ ○ ○ ○ ○
❯ contrôle ○ ○ ○ ○ ○
Aucune compétence magique, Siris est presque incapable de se servir de l'objet technomagique le plus simple. Elle déteste tout ça en prime...


Combat bestial / Combat à l'épée et dagues aux pieds : Siris à un style de combat basé essentiellement sur la vitesse et l'agilité. Ses jambes (et les dagues qu'elle porte aux pieds) lui servent à dévier les coups, porter des attaques légères et créer des ouvertures dans la garde adverse. L'épée qu'elle a d'attacher au poignet droit va elle lui permettre de porter des coups plus impactant.
En combat, Siris se repose sur un style extrêmement agressif que certains qualifient même de bestial. Elle utilise sa vitesse et son endurance pour prendre l'initiative et bombarder de coups ses adversaires jusqu'à se créer une ouverture. Elle enchaîne les attaques de façon à ne pas laisser de fenêtre de riposte sure à son adversaire : riposter revenant quasi-nécessairement à la laisser porter également une attaque.



Traque: Ses années au sein du régiment Mort ont permis à Siris de devenir une véritable experte de la traque. Souvent chargée de retrouver des androïdes en fuite ou d’éliminer des cibles précises au sein de la résistante, Siris sait remonter une piste, délier les langues et traquer une cible. Elle s’est également constitué un certain réseau d’informateurs à Ellgard, mais sa récente démission aura pu porter un coup à ce dernier.


Son talon d'Achille se situe très certainement dans l'absence de presque tout forme de magie/techno-magie au sein de son arsenal.
PHYSIQUE
En terme de proportions, Siris n’a pas la carrure d’un mastodonte du haut de son mètre soixante-six. Elle est dans les faits à peine au dessus de la moyenne. À cela se combine  une stature plutôt mince et athlétique, résultat de toutes les heures d’entrainement physique auxquelles elle s’est astreinte. On ne parle pas ici de gros muscles imposants mais davantage d’un corps en excellente santé physique, prêt pour l’action. Les heures d’entraînement ne sont cependant pas parvenues à éliminer la féminité de la silhouette de Siris qui présente au final un corps aux courbes plutôt avantageuses. Si vous ajoutez à cela un visage harmonieux, une longue chevelure de jaie contrastant avec sa peau d’un blanc immaculé et des yeux noisettes ; vous pourriez penser que la jeune femme ai un certain succès auprès de la gente masculine.

Cela pourrait sans doute être le cas si jamais Siris en avait quoique ce soit à faire et chercherait donc à s’apprêter un minimum. Mais il semblerait que ça ne soit définitivement pas le cas. Ses longs cheveux, noirs comme la nuit, ne sont visiblement pas coiffés avec soin, étant tout juste attaché négligemment afin de ne pas trop la gêner.

Elle ne porte également aucune trace de maquillage pouvant mettre en valeur ses traits. De plus, nombreux sont ceux qui vous diront qu’une fille n’est jamais plus belle que lorsqu’elle sourit et il s’agit là encore d’un endroit où Siris pèche. La jeune femme ne sourit pour ainsi dire jamais. Son expression est en permanence soit fermée, soit pleine de défi, soit agacée, soit énervée, soit éventuellement un genre de rictus peu rassurant.
Pour ce qui est des vêtements, Siris arbore une tenue faite d’un mélange de pièces d’armure éparses et de vêtements partiellement déchirés. La raison derrière cette tenue n’est pas simplement qu’elle néglige sa tenue, il s’agit davantage d’avoir la plus grande amplitude possible dans ses mouvements et surtout de ne pas être gênée. Dans le détail, Siris porte un short noir accompagné par des collants assortis qui ont déjà vu des jours meilleurs. C’est un bustier rouge largement échancré (mais pas si en mauvais état) qui habille son buste. Enfin, un vieux manteau noir complète la partie vestimentaire de sa tenue. Les pièces d’armures dont elle est munie sont a contrario très bien entretenues. Siris porte une paire de chaussures renforcées par des plaques métalliques qui viennent protéger à la fois les pieds mais aussi les chevilles. La chaussure droite est complétée par une protection métallique permettant de dévier des attaques en combat. Enfin son avant bras droit est également couvert par une protection. Il est à noté que les pièces d’armure de Siris lui servent également de fourreau. En effet son avant bras droit sert de fourreau à une épée rétractable qui constitue son arme principale en combat et chacune de ses bottes est équipée d’une dague rétractable qui permettent à la fois de dévier des lames et de surprendre l’ennemi. Dernier point notable de sa tenue, depuis sa dernière mission au cours de laquelle elle a quasiment perdu l’usage de son bras gauche, Siris à recouvert ce dernier d’un bandage blanc complet.

CARACTERE
Siris a pris des coups pendant presque toute sa vie. La mort de ses parents, des précepteurs voulant la forcer à devenir chercheuse en techno-magie, le rejet de la part de ces mêmes tuteurs lorsqu’ils durent admettre qu’elle n’avait définitivement pas le potentiel pour cela, les classes à l’armée, le front avec Mearian, les missions au sein du régiment Mort et enfin cette dernière mission qui s’était clôturée par la perte de son bras, de R46 et sa démission. Non décidément la jeune femme ne semblait pas avoir eu une vie facile, bien qu’elle ne s’en soit jamais plainte et n’ai jamais fuit les difficultés.
Ces dernières ont en réalité forgé son caractère, fait d’elle ce qu’elle est. Siris est combative, pragmatique, déterminée et extrêmement sûre d’elle. Sa vie ayant été une succession d’affrontements et de difficulté, elle a développé un mental d’acier et un caractère de fer pour y faire face. Une fois qu’elle a décidé de faire quelque chose, seul une armée pourrait l’en dissuader. Il peut lui arriver d’avoir quelques traits d’humour, mais ceux ci sont généralement tellement cassants qu’il ne feront pas rire grand monde.
Siris est une personne assez solitaire, elle n’a jamais eu d’ami proche et a toutes les difficultés du monde à s’ouvrir aux autres aujourd’hui. Les gens qu’elle aura le plus côtoyer furent ses supérieurs hiérarchiques. D’abords ses tuteurs, puis ses officiers à l’armée jusqu’à Sieghart le plus récemment. C’est ce dernier qui lui laissait le meilleur souvenir, mais elle ne l’avait jamais envisagé autrement que comme son chef. À l’opposé, il y avait eu sa relation avec R46. Elle avait beau se convaincre de son mieux que l’androïde n’était qu’un objet, R46 restait ce qu’elle avait eu de plus proche d’un ami.
Les forces qui meuvent Siris relèvent bien plus de la haine et de la colère que de tout autre émotion. Elle en veut au monde de lui avoir infligé trop de souffrance et a décidé de se venger. Pour cela il lui faut des ennemis à combattre.

Elle ne recherche pas une vie tranquille, pas plus qu’elle ne recherche la rédemption, elle a vécu et commis trop d’atrocités pour cela. Ce qu’elle désire aujourd’hui, c’est de mettre fin à tout ce cycle de souffrance. Peut être que pour cela il fallait faire tomber l’empire et avec lui tout ce quasi-culte de la techno-magie qu’il traine, tous ces androïdes, cyborgs et automates, tous ces résistants et fanatiques qu’il a créé par voie de conséquence. Et si, pour atteindre ses objectifs, elle devait s’allier avec ses ennemis d’hier, résistants ou ordre des astres, elle le ferait. Et si jamais elle devait abattre chaque pierre de l’empire seule, elle le ferait.

HISTOIRE
« Pupille de l’empire. »
« Fille de héros de la nation tragiquement disparus. »
« Orpheline recueillie et adoptée par l’empereur dans son infinie bonté. »
« L’empereur t’aime comme si tu étais sa propre fille. Rends-lui son amour en servant l’empire. »
Voilà ce que Siris s’entendait répéter depuis son plus jeune âge. Elle était d’ailleurs loin d’être la seule, n’étant qu’une pupille parmi tant d’autres.

Tant d’autres… Combien étaient-elles au juste ? Des centaines ? Des milliers ? Peut être encore plus…Leur nombre ne cessait de croitre des suites de la guerre avec Mearian. La plupart étaient des enfants de soldats tombés au combat, les plus chanceuses d’officiers assassinés par des espions ou des opposants politiques. À tout cela s’était également ajoutée depuis peu la résistance.

Le cas de Siris était un peu différent. Ses parents n’étaient autres qu’Edward et Lissa Coldbrand, deux chercheurs travaillant sur la création d’androïdes et d’automata pour l’empire. Leur objectif était de les rendre plus performants. C’est-à-dire plus solides, plus forts, plus rapides, plus puissants mais également plus dociles sans pour autant limiter leur intellect.

C’est ce dernier point qui fit d’eux une cible pour des extrémistes pro-androïdes. On parlait de marginaux à l’époque, de fous isolés ; l’idée d’une résistance organisée interne à l’empire et s’y opposant farouchement ne serait venu à l’esprit de personne. Dans tous les cas, que cela fut un acte annonciateur de la résistance qui naîtrait quelques années plus tard, ou juste l’œuvre de quelques cinglés dans leur coin ; le résultat final de l’attentat fut la mort du couple Coldbrand et la destruction d’une grande partie de leurs travaux. Les suspects ne furent jamais retrouvés, du moins c’est là la version officielle.

En plus des travaux perdus et/ou laissés en jachère, le couple laisse autre chose derrière lui : une petite fille, Siris Coldbrand. C’est autour d’elle que tournera la suite de notre histoire…

Recueillie au sein des pupilles de l’empire, Siris eu la chance de profiter d’un environnement encadré lui permettant de s’épanouir et de cultiver ses talents et ses passions. Elle (et tous ses petits camarades) étaient réveillés de bonne heure afin de pouvoir profiter au maximum de la nouvelle journée qui s’offrait à eux. Après avoir clamé (non sans spontanéité) leur amour pour l’empire et ses dirigeants, puis ranger avec enthousiasme leurs quartiers, les jeunes gens pouvaient s’adonner à leurs activités favorites. Ils affutaient leur esprit critique grâce aux cours d’histoire qui leurs étaient prodigués avec passion par des enseignants soucieux de leur fournir un éclairage permettant de bien appréhender le monde et sa complexité. Ils s'entraînaient au combat afin d’être toujours prêts à se présenter comme volontaires pour défendre leur foyer en cas besoin pour la guerre (beaucoup de pupilles rejoignent d’ailleurs les troupes armées de l’empire, mais c’est sans doute ici plus le fruit du hasard qu’autre chose…ou peut être une envie d’exercer le même noble métier que leur parents aujourd’hui disparus). Les plus vives d’esprit pouvaient quant-à elles en apprendre d’avantage sur l’usage des cristaux et la technomagie, afin de pouvoir ensuite travailler à rendre meilleure la société au sein des laboratoires de recherches impériaux. Et bien entendu, il ne faudrait pas oublier combien l’alimentation proposée à ces jeunes gens leur permettaient d’une part de manger à leur faim, mais surtout de prendre des habitudes alimentaires équilibrées qu’ils pourront suivre pour le reste de leur vie.

Revenons cependant à Siris,  vous ne doutez bien sûr pas que la jeune fille tira le meilleur parti de ces conditions de vie idylliques et grandit pour devenir une citoyenne impériale modèle. Cependant, les événements tragiques qui amenèrent l’empereur, dans son infinie bonté, à l’adopter laissèrent des traces dans l’esprit de la fillette. Tout d’abord elle développa une légère animosité à l’égard des opposants armés à la grande cause impériale (on pourrait reformuler en “haine profonde pour les extrémistes anti-impérialistes”). De plus, elle comprit que si jamais ses parents n’avaient pas eu à travailler à l’amélioration des androïdes, ils n’auraient jamais été pris pour cible. Conclusion logique : les androïdes ne sont que des machines imparfaites et inutiles.

Du fait de ses origines, les tuteurs de Siris espéraient dans un premier temps faire d’elle une chercheuse aussi talentueuse que ses géniteurs. Cependant, ils se retrouvèrent confronté à deux obstacles de tailles. Le premier était le mépris total de la jeune Coldbrand pour les androïdes. Elle ne présentait donc pas d'appétence pour en apprendre plus sur leur fonctionnement. Cela ne constituait cependant qu’un frein en théorie. Le second en revanche était pour le coup plus problématique : Siris ne présentait aucune compatibilité magique et peinait à utiliser même le plus simple objet technomagique. On pensa d’abord qu’il s’agissait d’un blocage psychologique (sans doute y avait-il de cela) et ses précepteurs tentèrent alors de l’outre-passer par la force. Sans résultat. La jeune fille n’avait visiblement aucun potentiel magique…

L’abandon de la voie de la recherche par ses tuteurs fut une libération pour Siris. Elle ne voulait certainement pas faire le même travail que ses parents qui avaient si mal finis. Non, elle ne voulait pas être passive face aux agressions. Elle ne voulait pas être une victime. Elle visait l’armée. Elle voulait se venger.

Certes elle n’avait aucun potentiel magique, ce qui limitait ses options aux combats, mais elle décida de compenser cela par un entraînement physique des plus intensifs. Alors que les autres “perdaient” leur temps à apprendre à se servir de techno-magie, Siris devenait plus rapide, plus précise, plus puissante. Ses années d’entraînement intensifs lui permirent d’acquérir une endurance sans faille et une capacité à endurer la souffrance hors du commun.

Les gens qu’elle eut l’occasion de croiser sur sa route alors, purent avoir tendance à les prendre de haut, elle et son physique qui n’en imposait pas particulièrement. Bien mal leur en fit quand elle finissait par les remettre à leur place lors de duel d’entraînement.

Tout cela fini par payer car lorsqu’elle entra dans l’âge adulte, Siris pu intégrer l’armée impériale. En En 411 elle se retrouva engagée au sein du régiment Guerre. Positionnée directement sur le front de la guerre avec Mearian, Siris eu moult occasion de gagner en expérience et de faire ses preuves. Lors de la tentative de putsch de 414, elle était alors bien loin de la capitale mais entendre que les terroriste pro-androïde s’étaient aujourd’hui structurés en une véritable organisation fit rejaillir de nombreux mauvais souvenirs de son passé. Son envie de vengeance était de retour également...

Ses états de service exemplaires lui permirent d’intégrer le régiment Mort dès sa création. Elle allait pouvait lutter directement contre les idées mêmes qui l’avaient rendue orpheline. C’était parfait…
En 414, Siris se retrouva donc sous les ordres de Sieghart Dankmar, premier chevalier de Mort et bras droit de l’inquisiteur Erwann Daniels. C’était un bon chef, qui visiblement se souciait des hommes et des femmes qu’il avait sous ses ordres. Il en serait presque venu à incarner une figure de grand frère pour la jeune femme. Si jamais elle l’avait rencontré dans de meilleures dispositions, peut être que Siris aurait développé un fort attachement et une fidélité sans faille pour lui. Mais malheureusement le coeur de cette dernière s’était trop refermé sur lui même pour cela. Elle le respectait, suivait ses ordres, mais cela n’allait pas vraiment plus loin pour elle. Tant qu’il lui donnait des missions lui permettant de se venger des résistants, elle était satisfaite.

Au sein de la section “Mort”, Siris se retrouva affectée aux forces spéciales, en charge notamment des assassinats de cibles prioritaires. C’était un travail intéressant, qui lui laissait une large liberté de moyen tant que l’objectif était rempli. Il fallait réussir à obtenir des informations sur ses cibles, les traquer et enfin les éliminer.

Siris était douée, cela ne faisait pas de doute, cependant son incapacité quasi-totale à utiliser la techno-magie était un handicap parfois très lourd. Trop lourd…

Dans une tentative pour y remédier, elle se vit affecter un androïde pour l’assister dans ses missions : R46. Il avait une personnalité plutôt neutre et suivait scrupuleusement les ordres de sa capitaine. Siris ne le supportait pas. D’une part car c’était un androïde, mais également car il était comme un rappel constant de son incapacité à utiliser la techno-magie…

Elle qui avait déjà tendance à être sèche dans ses propos, “discuter” avec R46 et sa politesse permanente ne fit qu’empirer les choses. Elle lui aboyait ses ordres dessus, le critiquait à la moindre occasion, ne le laissait jamais exprimer la moindre opinion et...paradoxalement, demandait sans doute de plus en plus de lui. Si bien que malgré leurs relations tendus, le duo finit par se faire une certaine réputation au sein du régiment Mort et sans doute aussi parmi les rang de la résistance. Certain commencèrent même à surnommer la jeune femme “the Beast”, en référence à la fois à son style de combat hyper-agressif mais aussi à la façon dont elle traquait ses proies sans jamais leur laisser de temps morts. (C’était sans doute aussi pour certains une façon de se moquer de ses difficultés avec la techno-magie, sous-entendant ainsi qu’elle était un peu primitive.)

Quoiqu’il en soit, les missions s’enchaînaient pour Siris depuis la création du régiment Mort. Débusquer une cache de la résistance, éliminer une cible prioritaire, rattraper des androïdes en fuite, etc. Jusqu’au jour qui marquera un nouveau tournant pour celle qu’on surnommait “the Beast”.

A priori c’était une mission qui n’avait rien de bien spécial. Capturer et ramener un androïde en fuite. Seule spécificité de la mission : l’androïde en question était un nouveau prototype de guerre. Il fallait donc le ramener en état, ce fut le seul détail auquel Siris prêta réellement attention. Chasser les androïdes n’était en effet pas les missions les plus intéressantes pour elle, ça ne revenait car jouer aux objets trouvés un peu...C’était l’élimination d’extrémistes qui lui permettait de s’amuser davantage.

La mission débuta de manière on ne peut plus classique. Siris et R46 se lancèrent en quête d’informations, firent jouer leur réseaux d’indic, délièrent des langues. Bientôt, la traque à proprement parler avait pu commencer. Leur cible portait le petit nom de D167 et bien qu’elle ne fut sans doute pas la meilleure des fuyardes, le combat qu’elle offrit une fois mise au dos mur fit honneur à son statut de nouveau prototype militaire.

Ce prototype ne payait pourtant pas forcément de mine, elle était un peu plus petite que Siris, avec une chevelure blonde et des yeux d’un joli vert émeraude. Elle semblait frêle, d’autant plus qu’encore à l’état de prototype, elle ne possédait pas encore tout son arsenal et manquait encore cruellement de calibrage et d’optimisations. Malgré cela, elle frappait comme un camion et si Siris n’avait pas eu la vitesse de son côté le combat aurait pu tourner court. R46 n’avait lui pas cet avantage et se retrouva dans les cordes après un échange de coup en faveur de la fuyarde.

Siris apprécia cet affrontement. Lorsqu’elle se battait, elle pouvait se donner à fond, libérer toute sa hargne et sa colère enfouies. Elle laissait fuser ses coups, faisant peu à peu reculer l’androïde renégate sans lui laisser d’ouvertures. Les quelques fois où D167 riposta résultèrent en de violents duels de force qui commencèrent à tourner à l’avantage de la membre des forces spéciales. Le manque de finitions de D167 se faisait de plus en plus ressentir alors qu’elle commençait à manquer d’énergie, ou peut être surchauffer ? Qu’est-ce que Siris en savait ? Dans tous les cas, son avantage se faisait de plus en ressentir et il était temps d’en finir.

Siris fit mine d’offrir une ouverture à son adversaire qui s’engouffra dedans pour l’atteindre. Elle balaya alors d’un violent coup de lame horizontal l’attaque avant d’enchainer sur un lourd coup de pied qui envoya l’androïde s’écraser contre un mur. Entre ça et les coups que Siris avait déjà porté, la fuyarde semblait avoir eu son compte.
“Tiens toi tranquille maintenant” lui lança-t-elle alors, sèchement.

Elle s’approche ensuite de sa cible afin de lui passer des menottes spéciales pour androïdes et pouvoir ensuite la ramener au QG. Alors qu’elle n’était plus qu’à quelques pas de D167, celle ci releva la tête et lui lança un regard plein de défi :
“Quoi ? T’en a pas eu assez encore c’est ça ?
-Vous ne m’aurez pas vivante…
-Vivante ? Qu’est-ce que tu racontes encore comme conneries ? Vous n’êtes que des ob…”
D167 commença alors à briller fortement, trop fortement. L’instant d’après, une explosion sonore se fit entendre dans les environs…

Quand Siris revint à elle, elle avait mal. Mal à la tête. Elle avait l’impression qu’un régiment entier de l’empire lui avait marché dessus. Elle avait mal partout...ou presque...il n’y avait que son bras gauche ne la faisait pas souffrir...elle ne le sentait même plus en fait…!

Elle ouvrit les yeux, elle était adossée sur le mur opposé à celui sur lequel elle avait projeté D167. Elle pouvait voir en face d’elle ses restes encore fumant :
“Bordel, mais depuis quand ils mettent des fonctions d’auto-destruction sur ces trucs !”

Puis une question lui vint : Comment avait-elle pu survivre à cela ?
Visiblement l’explosion avait été violente, un simple regard sur les murs noircis et fissurés autour d’eux suffisait à s’en assurer. Ou même, un regard à son bras gauche qui avait encaissé de plein fouet l’attaque et se présentait à présent dans un bien triste état. Devenu complètement noir alors même que Siris avait un peau d’un blanc immaculé, sentant une odeur quasi-insoutenable de chair brûlée et sans doute aussi (et c’était la plus horrible pour Siris) chargé d’énergie magique dès suite de l’explosion. Cela expliquerait au moins pourquoi elle ne parvenait plus à le bouger ni ne le sentait…

La conscience lui revenant peu à peu, elle comprit alors comment elle avait pu survivre, et pourquoi elle avait l’impression de s’être fait rouler dessus par un camion. R46 était appuyé sur elle. Il avait encaissée pour elle la majeure partie de l’explosion, ne parvenant juste pas à protéger son bras gauche. L’androïde était à présent dans un sale état, très probablement irréparable du peu que Siris pouvait en juger (ce qui en soit ne constitue absolument pas une référence). Il s’était sacrifié pour la sauver ?
“Bordel mais pourquoi t’as fait ça ?
-Je...vous...détestais…”
Mais oui ! C’était évident, cette machine a café évoluée n’avait fait que suivre ses sacro-sainte 3 lois qui régissaient sa vie.
“Dégage de là !” lui cria-t-elle en le repoussant de son bras valide.
Elle se releva comme elle pu, malgré la douleur qu’elle ressentait et qui aurait fait pleurer plus d’un. C’était plus sa fierté à l’oeuvre que son endurance ici. Elle manqua d’ailleurs de perdre l’équilibre une fois sur pieds, mais s’appuya sur le mur pour ne pas tomber.
“Vous n’êtes vraiment que de sales machines évoluées !, lui aboya-t-elle. Le monde se porterait tellement mieux sans vous !

Elle entreprit alors de quitter les lieux, abandonnant derrière elle les restes irrécupérable de D167 et le corps meurtri de R46. Alors qu’elle s’éloignait, sa tête résonnait comme un tambour, elle était à deux doigts de l'évanouissement mais sa volonté de fer la maintenait suffisamment en éveil pour pouvoir quitter les lieux. Elle était en revanche incapable d’analyser les informations que ses sens lui envoyaient : la douleur, l’odeur horrible de son bras gauche dans un état quasi-cadavérique, le silence qui régnait sur la l’ensemble de la scène que toute autre forme de vie semblait avoir déserté ou encore la voix étouffée de R46 qui tête contre le sol, incapable de bouger laissa échappé tel un dernier râle :
“...pas…”

La mission fut bien évidemment considérée comme un fiasco par les dirigeant de l’unité Mort :
-La cible avait été perdue
-R46 également
-Siris avait perdu l’usage de son bras gauche
Tout cela constituerait une tâche indélébile sur le registre militaire de la jeune Coldbrand.

En récompense de ses états de services quasi-exemplaires à l'exception de cette mission Sieghart proposa à Siris de se voir greffer un bras technomagique et ainsi devenir une cyborg puis de prendre un peu de temps pour se remettre sur pieds avant de reprendre les missions pour le régiment. Siris refusa catégoriquement la greffe. C’est hors de question ! À cette réponse, elle ajouta sa lettre de démission du régiment. Sieghart la refusa, l’invitant à bien réfléchir avant de prendre des décisions trop hâtives. Siris se contenta alors de la poser sur son bureau puis claqua la porte derrière elle.

C’était il y a quelques jours. Depuis Siris était seule...Elle se contenta pour soigner son bras de la couvrir de bandage. Elle était incapable de s’en servir pour le moment. Plus important, ces quelques jours furent l’occasion de pour elle de faire le point, sur sa vie, sur elle même, sur la résistance et l’empire…

Elle avait toujours vécue pour l’empire, elle s’était battue pour lui mais au final...aimait-elle vraiment l’empire ? Non… en fait, elle le détestait, elle détestait l’empereur, elle détestait cette course à la techno-magie et l’armement. Sa vocation pour l’armée résultait bien davantage de sa haine pour la résistance (et d’un certain goût et talent pour la violence) que d’un véritable amour pour l’empire et son idéologie. Une idée commença même à germer dans son esprit : “La résistance et ses terroristes pro-androïdes n’étaient pas une conséquence directe de l’Empire et de son idéologie ?” Et si cela était vraiment le cas, le mieux ne serait-il pas d’abattre l’empire lui même ?

Le masque de la pupille de l’empire qu’on lui avait demandé de porter et qu’elle avait arboré fièrement pendant toutes ses années n’avaient sans doute pas survécu au suicide de D167. Au suicide ? Pourquoi avait-elle ce mot en tête ? Les androïdes ne sont que des objets. Elle avait toujours cette certitude inébranlable…Il le fallait…

Vous l’aurez compris, aujourd’hui, Siris se cherche. Son monde de certitude, son monde simple où elle servait l’empire sans se poser de question s’était écroulé. Et au milieu des ruines de ce monde, il ne reste qu’une seule chose. Une envie de se venger de tous les coups qui lui avaient été infligés et de mettre fin à ce cycle de violence, même si cela devait impliquer de détruire l’empire et/ou la résistance. Et Siris sera prête à tout pour mener à bien ce désir...

DERRIERE L'ÉCRAN
PSEUDO ▬ Raekin ou (silver) Jackal
AGE ▬ 46/2 ans
TU NOUS A TROUVÉ OU ? ▬ J'ai suivi le hamster
UN AUTRE COMPTE ▬ Nope
LE PERSONNAGE DE TON AVATAR ▬ Tales of Berseria - Velvet Crowe
TU AS LU LE RÈGLEMENT ? ▬ Mais oui par Zeus il ne saurait en être autrement !
    Hello, bienvenue! il faut que ton pseudo sur le forum soit le nom de ton personnage. Siris Coldbrand (Finie a priori) 635802493
Hello,
Merci :)
Et oui je sais pour le pseudo, j'ai modifié déjà
Dommage, tu es tenté par la horde malfaisante des rebelles et des parias, ce qui démontre la petitesse de ton esprit. Bienvenue quand même oé.
Bienvenue dans le coin et bon courage pour ta prez :)




Bienvenue sur le forum et bonne rédaction !

Si tu veux des renseignements supplémentaires ou si tu as des questions sur la branche de l'inquisition de Mort, n'hésite pas à me mp ici ou sur discord (j'y suis Red), je ne suis pas du staff mais jouant un perso dans cette branche si tu as besoin de précisions je peux peut-être t'aider =).


Siris Coldbrand (Finie a priori) LIE
Siris Coldbrand (Finie a priori) Ensiegclopedie-54abf6c
Merci à tous pour l'accueil happy

Sieghart c'est très gentil de proposer :)
J'ai presque fini ma fiche (tout est là dans les grandes lignes je dois encore améliorer les détails). Du coup, si jamais tu as des commentaires par rapport à ce que j'ai pu écrire du régiment Mort n'hésite pas.
Eventuellement je pense que ça pourrait être intéressant de mentionner ton personnage dans mon histoire, ça pourrait créer du lien pour d'éventuels RP :) (mais je ne le ferais bien sûr pas sans ton accord)

EDIT : Fiche terminée
Bienvenue <3

c'est un super perso ** très intéressant ~ je viendrais te voir avec mes comptes pour un lien **
    Le staff passe vite te lire!
おめでとう !
Tu es validé(e), félicitations!

LES TEMPS FORTS ▬Siris est un personnage plein de sentiments forts, ce que j'aime beaucoup personnellement :D Sinon tu as bien saisi le concept de l'Empire dans ton histoire, qui est agréable a lire!


REMARQUES ▬ Au bord de la tourmente, j'ai hâte de voir comment cette petite évoluera en fonction de ses rencontres :D

Amuses toi bien sur le forum, au plaisir de se croiser en jeu !