Lost Kingdom  :: Nueva :: La Grande Forêt

ABANDON Conversation Bio [Ft Cérès]

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Il y a quelques mois de cela, avant que le pontife ne rencontre la seraphs corrompue. Il fit un voyage secret en sa terre natale, il n'emmena avec lui que sa garde du corps. Pourquoi donc prendre un tel risque ? Il voulait rendre visite à son arbre, son Saule. Le moral n'était pas forcément la chose qui allait pour le mieux en ce moment, et ces repos d'une journée seulement pour tout le voyage près de son alter ego lui faisait du bien, beaucoup de bien. Au fond, cela ne dérangeait pas beaucoup celle qui devait le protéger, elle avait l'habitude qu'il sorte sans prévenir personne afin d'être seule lorsqu'il était sûr de lui. Mais ce genre de chose était bien différente, voyager sans protection était fantaisiste.
C'était une jeune humaine, entre la vingtaine et la trentaine d'année. Elle était reconnaissable d'assez loin avec ses cheveux blonds et ses yeux montraient une mer de saphir incomparable, elle n'avait aucun pouvoir et sa seule force ici était celle de ses armes, mais pourquoi donc l'avoir prit, elle, inexpérimentée et non apte à vaincre un ennemi trop puissant ? Tout simplement car Jorgën aimait à prendre les soldats autour de lui les plus fidèles, et non pas les plus puissants. Je tairais le véritable nom de cette jeune femme qui marchait dans les rues encapuchonnée, car même le pape ne l'appelait que par le pseudonyme qu'elle appréciait. C'était une silencieuse, une vraie. Dans les jours les plus heureux, peut être que deux ou trois phrases pouvaient sortir de sa bouche, mais la plupart du temps, elle était aussi bavarde qu'un mort. Au fond, malgré le silence parfois pesant, c'était une relation amicale qui s'était installé entre les deux personnages, car l'admiration de l'humaine était sans faille pour son dirigeant tandis que Jorgën appréciait le fait de trouver quelqu'un sachant profiter des silences, ne les voyant pas comme un signe pesant et négatif.

Le grand pontife connaissait parfaitement la route pour aller jusqu'à son Saule, il suffisait de prendre quelques repères précis par rapport à la Grande forêt de Nueva. Il marchait devant tandis que la jeune humaine le suivait à quelques pas de distance, son bâton taillé à partir de son Saule pleureur au bout de la main pour le soutenir dans sa marche, à chaque pas, les plantes devant eux et même les arbres se poussaient pour ouvrir le chemin, comme si une véritable destinée manifeste conduisait alors le dirigeant pontifical à aller vers sa destination tout en revenant à leur place initiale juste après. Ce spectacle en dehors du commun ne manquait pas d'attirer l'attention de la faune avoisinante, qui restait à une distance de sécurité par rapport au convoi papal. Mais après plusieurs heures de leur marche et s'être arrêté plusieurs fois, le pape leva la tête pour écouter autour de lui, il y avait quelqu'un. Sa garde du corps posa la paume de sa main sur le haut du manche de son épée, signe clair qu'elle était prête à sortir sa lame immédiatement. Jorgën décida de faire preuve de bonne foi.

- Bonjour ?


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" Oh Terraris, je chante ton nom. "


La fête de l'équinoxe avait été une réussite, une fête somptueuse et digne des anciens récits encore existant capable de relater les rites des anciens dieux, une satisfaction pour la dryade luttant de toutes ses forces contre cette monstrueuse religion s'imposant à travers les quatre nations, hypocrisie de faux dieux que l'on nommé Seraphs. Une réussite qui avait pourtant replongé la sage dans une certaine nostalgie, celle de la grande forêt et de sa richesse, de cette vie qu'elle avait jadis connue avant de se mêler au monde civilisé, des souvenirs qui étaient remontés tel un flot inaltérable alors qu'elle se souvenait de ses longues journées à errer dans la simplicité pour profiter du spectacle d'une fleur germant au printemps ou encore d'une mère renarde protégeant ses petits en leur apprenant la chasse. Un besoin compulsif de renouer le temps d'une journée ou deux avec cette nature qu'elle avait abandonné pour rejoindre les rangs de Nueva, une nature qu'elle ne retrouvait que trop peu depuis qu'elle était devenue Tertius.

La route fût longue, plusieurs heures de chevauchée alors que prise par le temps et les prérogatives de sa fonction elle avait décidé d'entreprendre sa virée à cheval, cheval qu'elle avait laissé à la lisière de la forêt pour s'y engouffrer avec une certaine joie teinté d'excitation, l'odeur de la sève et des feuilles humides venant chatouiller son odorat comme un plein d'oxygène nécessaire. Un sourire fugace qui se dessine sur les lèvres alors que tel une reine en son domaine elle s'engouffre entre les spectateurs centenaires, s'enfonce dans les profondeurs d'une forêt qu'elle connaissait par coeur. Entre les géant d'écorce un éclat blanc alors seul sa tenue aérienne rappelle son appartenance à la civilisation, une robe blanche et simple, accoutrement favoris de la prêtresse que déjà la moiteur du sol et de la terre salit sans qu'elle n'en est cure, superficielle qui ne l'était pas vraiment alors que quand ils s'agissait de la terre dont elle issue plus rien n'avait d'importance. Un sentiment vivifiant et reposant alors que ses pieds nus renouent avec l'essence même du sol en s'y enfonçant. Un plaisir que peut étaient capable de concevoir, inhérent à sa nature même de dryade alors que la cascade flamboyante encercle le visage vert pastel où les longs anneaux dorées trônent aux oreilles à l'allure elfique. Un ravissement dans cette solitude alors que comme elle le faisait jadis elle commence à chanter de sa voix clair et cristalline, une ode que sa mère lui avait appris dès son plus jeune âge, célébration de la forêt et de tout ce qui y vit et meurt.

Un chant coupé net par une voix s'élevant à proximité, une méfiance s'emparant de l'âme et de l'esprit alors qu'elle se fige en plein mouvement, un sentiment étrange d'agression dans une simple parole alors que c'est comme si on lui volait ce moment qui n'appartenait qu'à elle. Une profonde respiration alors que sur ses gardes elle prend la direction de la voix masculine. Elle émerge d'entre les arbres avec une certaine grâce teinté d'arrogance malgré la méfiance pour découvrir les deux intrus ayant rompus sa tranquillité. Moment souillé alors qu'elle reste interdite devant la découverte du visage de l'homme se trouvant devant elle. L'incarnation même de tout ce qu'elle combattait depuis tant d'années alors que le portrait du pape se réimpose à son esprit. Traître à sa race et à Terraris lui-même. Une phrase sèche et agressive s'échappant tel un pieux glacé.

" Comment osez-vous pénétrer dans la demeure de Terraris traître ? "

Une phrase aussi agressive que ses intentions alors que la magie se met à crépiter autour de la dryade, prête à jaillir tel un torrent au moindre mouvement hostile.

©️ Bebebe ♠️


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Le pape eut un petit sourire, un sourire triste et blasée en entendant cette phrase, il l'avait entendu bien des fois, mais il aimait l'ignorer à présent. Il baissa ses mains sans lâcher son bâton, prêt à se battre lui aussi. Il regardait simplement son interlocutrice. "Calmez vous, je vous pris. Je ne suis en rien ici en tant que pape" lança t-il simplement du haut de ses deux mètres. Cette rencontre était tout de même inquiétante pour le pontife. La Dryade semblait prêt à se battre et la garde du corps du dirigeant gardait sa main près de son arme, elle aussi tout aussi prête à dégainer dès que possible. Mais lui, il resta calme, quand bien même il était tout à fait conscient que le danger était proche, il avait conscience que montrer les crocs à un loup grognant n'allait que l'encourager à faire plus encore, tout autant que montrer que son intimidation marche. Ignorer et jouer la diplomatie allait plutôt refroidir la tension. De plus, sembler confiant en ignorant presque la menace pouvait être un bon moyen de montrer une certaine confiance en soit suffisante pour intimider et faire vouloir éviter le combat. S'il était en danger, il aurait peur, voila la logique, pour faire simple. Tout cela était d'un grand bluff, mais on ne sait jamais avec ce genre de chose, dans une situation, sans la réfléxion, tout va très vite.

"Je suis peut être un traître, mais cet endroit reste le lieu dans lequel les totems de mes parents ont été, le mien y est aussi et ceux de mes filles, je ne te demande en rien de m’accueillir, je ne souhaite qu'être un peu avec mon alter ego, mon autre moi. C'est loin d'être la première fois que je viens ici, ni la dernière." lança t-il simplement à la dryade qui lui bloquait le passage. La garde du corps, elle, restait encore et toujours murée dans un silence profond. En soit, le pape n'avait jamais vraiment réfléchit à cette question de traîtrise, il ne se voyait pas ainsi, pour lui, il avait juste trouver une forme de sagesse et de vérité ailleurs que dans les lieux de Nueva, là où son père avait trouvé la mort et où au final, ils n'avaient rien fait de plus pour sauver sa famille face à l'empire. Mais bon, peut être qu'au fond il acceptait que les traîtres collaborant avec les impériaux soient eux même dans un déni en l'appelant traître. Il faut bien justifier son propre schéma de pensée, pensait-il naïvement lorsqu'il réfléchissait à cette accusation.


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" Oh Terraris, je chante ton nom.  "


C'est un véritable tumulte qui secoure l'âme et agite le corps féminin alors qu'autour d'elle l'air ondule sous les émanations de magie qu'elle dégage sans même en avoir réellement conscience. Rapidement la fureur se tait, se mue en froideur glaciale face à son interlocuteur, elle était l'une des sages de Nueva et attaquer la figure pontifical aurait été tout sauf responsable, ni même raisonnable. Lentement la magie crépitante comme un volcan au bord de l'éruption décroit alors qu'elle reprend contenance tout en restant à distance raisonnable de l'intrus. Un intrus dont la présence en ces lieux était une insulte en vers sa race et son agonie, les enfants de terraris n'étaient plus que quelques centaines de par le monde et l'un d'eux se trouvait être l'une des têtes dirigeantes de L'ordre et de ses faux dieux alors que dans leurs forêts les dryades continuaient à décliner, tuées par l'Empire et sa déforestation, tuée par l'oublie des anciens dieux et des préceptes qu'ils avaient donnés à leurs enfants. Un silence qui succède à ses paroles alors qu'elle le toise de son regard céruléen, qu'elle réfléchit à sa demande et ce qu'elle implique, quelque chose qu'elle ne pourrait normalement pas lui refuser, un quelque chose que pourtant elle meurt d'envie de lui refuser. Le reste du conseil était-il au courant de la venue pontifical ? La réponse tombe sans rapport direct et pourtant capitale pour la suite des événements alors qu'elle reprend l'expression glaciale si caractéristique de sa réputation.

" Très bien. Vous devez être fou ou bien trop arrogant pour oser venir en ces lieux sans même en avoir informé le Conseil. Peut-être n'êtes-vous pas ici en tant que pape, mais vous restez le représentant d'un gouvernement étranger en nos terres et nombre des survivants de notre race ne vous porte guère dans leur coeur. Un incident diplomatique est vite arrivé et le conseil sera tenu responsable s'il vous arrivait malheur, je vous prierai donc à l'avenir de nous informer de vos visites afin que nous puissions garantir votre protection. "

Un silence alors qu'elle se rapproche enfin de l'homme et de l'humaine l'accompagnant. Un sec et formel, glaçant alors que son regard céruléen n'est que froideur dissimulant sa colère.

" Je me nomme Cérès Kementari, élue du peuple Nuevien en qualité de Tertius et prêtresse de Terraris de Lelanaserine. "

Un nouveau silence, un regard et une voix pleines d'intransigeance.

" Je ne peux vous empêcher de vous rendre là où vous le souhaitez puisque dans les faits vous êtes ici dans vos droits. Néanmoins je ne peux vous laissez vous y rendre seul, s'il vous arrivait malheur le Conseil ne saurait être tenu pour responsable par négligence. Je vous demanderai également de rentrer avec moi à Lelanaserine lorsque vous aurez terminé afin que nous puissions vérifier que tout est en règle. "
 

©️ Bebebe ♠️


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