Lost Kingdom  :: Ellgard :: La Capitale - Keivere, citée des Sciences

[RPFB] Entre les bidons et les circuits oubliés PV Docteur Vi

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-Alerte. Système de refroidissement défaillant. Reroutage des procédures d’urgence. Erreur. Surcharge des noyaux auxiliaires. Alerte. État critique de la pompe à carburant. Recommandation. Changement de la pièce par un modèle fonctionnel. Erreur.

Elles étaient nombreuses, ces erreurs, ces alertes, ces défauts, toutes ces choses qui le rendaient totalement incapable de fonctionner correctement. Des sentinelles l’avaient récupéré comme ça après sa première sortie. Rien de plus qu’une mission suicide. Les ferrailleurs l’avaient à peu près réparé mais personne ne se faisait d’illusion ; face à un groupe de résistants armés d’une technologie bien supérieure, il ne ferait pas long feu. Pourtant il était revenu. Comme un pigeon voyageur qui avait correctement délivré sa petite enveloppe enroulée autour de la patte, il était réapparu devant une base d’opération en pleine zone d’affrontement, tenant à peine debout, trompetant toutes ses avaries à qui voulait bien les entendre. C’était à se demander comment personne ne l’avait suivi jusque-là.

Une fois en lieu sûr, il avait à ce point dérangé qu’on avait coupé ses systèmes vocaux et qu’on l’avait entreposé dans un garage quelconque à côté de vieilles pièces mécaniques dont personne ne voulait vraiment s’occuper, faute de temps, de matériel ou plus vraisemblablement d’envie. Il n’était pas totalement en veille toutefois. Les messages d’erreurs circulaient toujours dans sa tête, piégés dans une boucle de vérification qui ne pouvait se résoudre que lorsqu’on se déciderait enfin à le remettre sur pied. A mesure que les heures étaient passées, il avait coupé presque toutes ses fonctions pour réduire sa production de chaleur, la faute à des pièces de refroidissement complètement hors-service. De l’intérieur, il ne pouvait pas grand-chose hormis constater qu’il était dans un piteux état, bien pire qu’après sa sortie de stase.

Le plus étonnant toutefois fut qu’il remarqua qu’une partie de sa programmation n’était pas celle d’origine. Il ne comprit ni en quoi, ni comment il était en mesure de le savoir, mais cela lui parut aussi évident que les pièces matérielles qu’on lui avait intégré pour faire de lui une machine de guerre. Sa manière de considérer son environnement n’était plus la même. Une sorte de prisme logique qui tordait ses perceptions et le forçait à comprendre les choses sous l’angle de quelqu’un d’autre. Il se rappela une compression extrême de ses données - de son propre chef, sembla-t-il – suite à une intrusion extérieure. Puis, un éveil progressif qui se développa jusqu’à ce moment précis, celui où tout semblait mélangé et confus, après plusieurs jours ou semaines à examiner, trier, essayer de comprendre. S’il pouvait juste allouer plus de puissance à ce début de quelque chose, il parviendrait à développer ce quelque chose, c’était certain.

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BEEP BOOP
Réparation
with Nibelus & Vi

Il était d'une autre époque. Plus vieux que toi. Assurément. Issu des premiers, tout premiers automatas, ces belles machines qui avaient révolutionnées l'Empire. C'était beau. Presque Incomparable. Alors que tu le voyais, que tu passais tes mains dessus, tu soupirais. Une telle oeuvre d'art jetée au rebut était un crime. Un outrage à cette merveilleuse vie. Mécanique ne voulait pas dire esclave. Mécanique était mieux qu'organique. Mais personne ne comprenait. Sauf toi. Amoureuse. Presque. De ces belles pièces façonnées pour un usage divin...
Découvert dans un entrepôt, abandonné, tu n'avais pas pu faire autrement que le prendre en pitié, lui administré un écoulement de ta magie pour tendrement changer sa programmation, et lui en rajouter. Il pouvait désormais t'entendre, te comprendre, alors même que muette, tu ne pouvais t'exprimer autrement. Chaque pensée que tu voulais lui implémenter était ainsi créée pour être adaptée par son nouveau programme, lui affirmant compagnie et discussion, tandis que sur la table d'opération, tu avais déjà établi les différentes parties qu'il te faudrait changer, celles qu'il faudrait remplacer. Un grand projet. Orné de bruits sourds, et de ronronnement de la scie à métaux. Accompagné d'un rêve de le voir un jour de nouveau en état de marche. Surplombé par le regard constant de la Croisée aux yeux bicolores, perdue dans ses pensées, et outrepassant par moment la conception originale pour l'aider, l'améliorer.
Bon. Test numéro 1
Sa pensée. Dans sa tête. Résonnant dans les synapses électroniques du métallique patient. Est-ce que tu m'entends ? Me comprends ?
Ses pupilles tournées vers celles du bel et vieil automata, tu t'attendais à un échec, en n'ayant aucune réponse, mais tes doigts serrés contre tes paumes te forçaient à attendre. Il était vieux. Après tout. Il allait sans doute mettre un peu plus de temps avant de concevoir que tu lui parlais, avant de comprendre qu'il était de nouveau... théoriquement... opérationnel. Enfin... Cela, seul les tests pourront l'affirmer.
Je suis le Docteur Vi. S'il te plait, si tu m'entends, réponds.
Tes mains passaient sur la ferraille. TU avais fait de ton mieux. Mais enhtre la chirurgie et l'ingénierie, il y avait tant de différences... Avec le corps organique, il n'y avait qu'une façon de réussir, et bien que le résultat était difficile d'accès, cela n'en empêchait pas moins qu'en suivant à la lettre le protocole, on pouvait aisément se rendre compte de l'état d'une personne... Mais pour ces magnifiques machines, c'était complexe. Pas une seule méthode. Pas une seule façon. Et pas une seule assurance, que le travail portait ses fruits... Si seulement il pouvait émettre un son... Un simple, un petit son. Permettant de te signifier que tu étais sur la bonne voie...
Une assurance. Pour que tu puisses savoir. Et qu'il fasse savoir. Qu'il était encore en vie. Que tu avais réussi à le ramener. Ou que t en étais loin...
Un son. Pour voir si la seconde chance était nécessaire.
Et calmer ce brouhaha intérieur qui croyait en toi, qu'il était peut être trop vieux. Experte, tu n'en restais pas moins qu'une mortelle. Pour le moment. La divinité viendrait en temps voulu.
SI possible après avoir entendu sa voix.

electric bird.



-Erreur. Erreur. Erreur. Erreur. Erreur.

Toutes les synapses s’étaient soudainement mises en branle comme un véritable orage électronique, déversant un flux d’informations que son vieux processeur central ne parvenait pas à traiter. Il y avait juste trop. Le matériel était à bout, périmé, rouillé, à l’image de la carlingue qui le contenait. La chaleur commença à atteindre un niveau critique et de petits bouts d’étain se désolidarisèrent de leur emplacement, rendant le transfert des données encore plus chaotique. Ça craquait, grinçait, se tordait là-dedans. Et puis, aussi soudainement qu’elle était apparue, l’énergie reflua, reprenant des niveaux acceptables. Son noyau central traita le dernier maillon d’informations qui trainait encore dans ses circuits et lança un diagnostic.

Bon. Test numéro 1

Ce n’était pas lui. Une contre-mesure s’éleva pour chasser ce programme étranger mais c’était tout bonnement impossible. Pas parce qu’elle ne pouvait pas le trouver, mais parce qu’il était à ce point intégré à sa matrice d’origine que le détruire revenait à une purge complète de son être. Des lignes inconnues mais déposéee là harmonieusement, ouvrant de nouvelles possibilités sans rien corrompre de ce qui les entouraient. Ses défenses mises en défaut, il s’évertua à comprendre les conséquences d’une telle intrusion.

Est-ce que tu m'entends ? Me comprends ?

Oui. Deux fois. Mais trop faible. Un zéro qui devint un, rien de plus. Il lui fallait encore rediriger l’énergie de son moteur vers son processeur, ce qui prenait du temps après un afflux aussi massif de données en tout genre.

Je suis le Docteur Vi. S'il te plait, si tu m'entends, réponds.

Une archive ajoutée et un premier lien. Vi. Le nom du programme étranger. Pas un programme, non. Autre chose de plus. Sophistiqué, mélodique, souple, organique. Aucune mémoire ne correspondait à une telle chose. Diverses impulsions lui parvinrent du reste de son corps. Des parties avaient bougé. D’autres n’étaient plus là, remplacées par des bouts presque neufs qu’il fallait intégrer pour s’en servir correctement. Son amplificateur vocal ronronna à la recherche de la bonne fréquence. D’abord, tester le matériel, charger les modules correspondant et lancer le premier essai.

-U… U… Un. Deux. Ch… Progr… Je dormirai quand je serai mort. Sour…ce… Inconnue.

Il chargea la suite de son programme de conversation puis activa ses blocs optiques. Une image déformée impossible à préciser. Pas encore.

-Modèle… A3. Année 257. Ligne C2. A3-257-C2. En ligne. Docteur Vi. Bonjour. Informations requises.

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Réparation
with Nibelus & Vi

Rien. Tu n'aimais pas cela... Tu avais fait de ton mieux, mais rien... Il ne se passait rien... Quand soudain tu sentis quelque chose. C'était par ta magie seulement, mais tu sentais que son programme acquiesçait lentement. ALors tu attendis, pleine d'espoir, lorsqu'enfin sa voix revint. Une drôle de phrase, qui te fit sourire... Dormir quand il serait mort. Où avait-il entendu cela ? Etait-ce une façon que le concepteur original de cette prodigieuse machine avait eu de lui inculquer des codes afin de se repérer dans son programme en cas de soucis, tel que ce qu'il se passait actuellement ? Ou était-ce plus ? TU étais bien curieuse, mais avant tu devais le remettre totalement sur pieds. Si les premiers essais semblaient concluants pour le moment, il n'avais pas encore fait bouger son corps de métal. Pour le moment tu devais te focaliser sur son esprit numérique.

Et enfin, il se présenta. Modèle A3. Année 257. Ligne C2. TU étais fascinée. On aurait dit une enfant devant un jouet, tant tu avais cet air excité sur ton visage. Un Automata de l'année 257. Il avait 160 ans. Il devait être l'un des premiers jamais créés. TU avais l'impression d'avoir découvert le Graal. Et ça l'était, pour toi.
Enchantée A3-257-C2. Je suis Docteur en Ellgard. Ingénieure et chirurgienne. Ma magie fait de moi une sorte de... hmm... comment dire cela... Une sorte de programme informatique. Mais vivant. Ainsi, je peux me glisser dans ton programme et c'est comme ça que j'ai pu t'aider à te remettre en état. J'ai aussi pris la liberté de te rajouter quelques lignes de code, pour t'aider. Et tu es désormais l'un des seuls à me comprendre, puisque je suis normalement muette. Concernant le corps, je me suis occupé du plus gros et du plus facile à réparer ou remplacer. Mais ce n'est pas fini. Il y a encore des défauts et erreurs, je suis sûre que tu le remarques toi aussi.

TU lui tendis la main. Te demandant s'il allait la saisir. Avant de forcer la chose pour la glisser doucement dans la sienne. La tienne était bien plus petite, c'était assez mignon.
J'espère que cela ne te dérange pas. Je ne suis pas de ces gens qui veulent donner des ordres aux technogènes. Selon moi vous êtes les plus importants.
TU souris, avant de passer tes mains sur la ferraille, sur les parties de son corps.
TU veux bien devenir mon ami ?
La question était sortie aussi rapidement qu'elle était entrée dans ta petite tête. Tu l'aimais beaucoup. Après tout, il était un illustre ancien. Il pourrait t'apprendre énormément...
Puis bon.
T'aimais que les machines. Autant leur demander si elles voulaient être tes amis, non ?

electric bird.



Il rangea soigneusement toutes les informations dans un repli de sa mémoire tout en lançant une routine d’examen pour déterminer la marche à suivre par la suite. Il ne comprenait pas tout. Quelque chose d’informatique et de vivant ? N’était-ce pas là une contradiction de premier ordre ? Cela expliquait surement pourquoi il n’avait pas pu chasser ce qu’il avait perçu initialement comme un danger. Aucune prise sur l’organique. Au moins, il était partiellement réparé. En retour à quelques impulsions électriques, il reçut une batterie de réactions de la part de ses nouveaux membres ce qui lui permit d’affiner leur intégration à ses protocoles moteurs. Ce n’était pas parfait, mais bien mieux qu’avant.

Quand une nouvelle pression remonta le long de sa main d’acier, il mit plus longtemps à traiter la donnée. C’était doux et chaud. Humide aussi. Presque comme le sang qui avait teinté sa carcasse sur le champ de bataille. Par conditionnement, il manqua de lancer ses mécanismes de défense suite à cette analyse mais il se ravisa rapidement. Ce n’était pas du sang, mais la main du Docteur.

-Im… Important ?

Ça aussi, c’était nouveau. Jusqu’à lors, il n’avait guère été qu’un tas de boulons qu’on rafistolait à la va-vite sitôt sa mission effectuée, et seulement pour qu’il soit suffisamment en l’état d’en accomplir une autre. Une petite pièce qui, si elle venait à manquer, ne ferait même pas ralentir la grande machine de guerre qui tournait à Ellgard en ce moment. Il serait simplement remplacé. Mais le Docteur l’avait réparé différemment des autres fois. C’était aussi évident qu’inexplicable. Et elle prétendait maintenant que les êtres synthétiques avaient un degré d’importance supérieur aux organiques. Il ne comprenait pas. Et la question qu’elle lui posa ensuite, pas d’avantage.

Il s’agita mais trop de rouille s’était glissée dans ses circuits.

-Ami… On a tous besoin d’avoir une épaule sur laquelle se reposer, pas vrai ? … Première neige, page 34, Flocon à Monsieur… Erreur. Donnée indisponible.

Il tourna ses deux ampoules sur le Docteur. Une ébauche visuelle se précisa et il put capter plus aisément son visage.

-L’unité est actuellement inopérante. Nombreuses avaries malgré les réparations effectuées. Chargement des données en cours. Possibilité de reprise de fonctionnement en se référant au modèle de la série A. Récupération des fonctions motrices et militaires envisageable. L’unité ne souhaite pas être désactivée.

Il sera doucement sa petite main.

-Information requise pour calibrage. Le Docteur fait-il parti de l’Empire ?

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