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Tout n'est que cycle [Fenris]

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Tout n'est que cycle



" Oh Terraris, je chante ton nom.  "


Le soleil se lève sur l'horizon, la faible lueur du jour naissant vient caresser les ronces de son touché invisible, comme une agression alors qu'elles semblent la craindre et sursauter faiblement avant de se calmer, un faible mouvement insidieux, comme si fugacement la végétation emprisonnant la pierre avait pris vie, dotée de sa propre volonté.
Instant fugace alors que l'immobilité reprend ses droits sur le temple improvisé au cœur de la capitale. Un décor aussi somptueux que dérangeant alors qu'autour de la bâtisse de pierre que les ronces envahissent trônent fièrement les rues pavées où la vie renait après l'obscurité de la nuit. Un décalage dans le décor dans la lumière de l'aube, un décalage mystérieux et enivrant que la capitale avait aujourd'hui accepté en son sein.

Les portes de la bâtisse s'ouvrent dans un mouvement lent alors que la lumière pénètre à l'intérieur de la pièce principale. Halo apaisant venant réchauffer la peau aux teintes vertes pastelles alors que les yeux céruléens se ferment pour savourer la douce chaleur. Dans son dos dénudé la lumière s’engouffre dans la pièce pour chasser l'obscurité alors que les jours s'apprêtent à décliner, que la saison de Terraris touche à sa fin.
Un instant de délice, douce quiétude alors que ses mains fines se séparent des portes massives et qu'elle reste là, immobile dans leur encadrure, yeux fermés et visage tourné vers l'astre de chaleur, porteur de vie autant que de malheur.
Sa silhouette svelte s'imposant aux passants dans sa tenue de voiles blancs bercés par la légère brise du matin, une tenue semblant sortie des temps anciens, une tenue qui aurait pu être outrageante dans sa transparence aérienne si elle ne possédait pas cette allure noble et mystérieuse que l'ont octroie aux anciens prêtres hantant les légendes. Sa chevelure écarlate tombant tel une cascade sauvage sur ses épaules dénudées alors qu'après un temps incertain, instant divin, les yeux presque translucides de la dryade s'ouvrent pour mettre fin à cet instant de bien être. Un de ces instants de bonheur dont la simplicité détenait le secret. Un bonheur qu'il faut bien arrêter pour reprendre contact avec la réalité, un soupir presque lasse alors que lentement la nymphe fait volte face pour se détourner et s'enfoncer dans la salle et prendre la direction de l'autel.

Ce soir était une nuit importante, celle de l'équinoxe d'automne annonçant la fin proche de la saison de la déité mère de toute vie, père des dryades et maître des forêts, entité reine de la terre et de ses bienfaits, empereur de la fertilité et de la fécondité. Mais aussi roi des défunts reposant en ses entrailles, l'incarnation du cycle sans fin de la vie et de la mort. Terraris.
 

©️ Bebebe ♠️


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♦ Tout n'est que cycle ♦
 ♠ Dernière balade ♠



Douce brise matinale, chaleureuses lueurs venant caresser mon visage, calme rare n'accompagnant qu'avec brio cet instant apaisant, il n'y a pas à dire, c'est le jour parfait pour de doux adieux.
Lelanaserine, tu me connais si bien, et je te connais si mal. Je n'ai jamais pris le temps de te découvrir, de t'explorer dans les moindres recoins, de te comprendre. Et j'ai pourtant cette désagréable sensation de l'avoir déjà fait, fut un temps.
Garde mes souvenirs bien au chaud, je te donne en récompense ma dernière balade en ton sein.
Tu me caches tellement de recoins intéressants, mais il n'y a qu'un endroit qui me ferait regretter mon départ sans y avoir prêté attention. C'est donc d'un pas plus ferme que les autres que je m'y rends, impatient, peut-être un peu trop excité à l'idée de ce que je pourrais découvrir, et de toutes les questions que je pourrais me poser.

Ce temple si beau, si majestueux, en décalage avec tout le reste. Cette architecture protégée, fusionnant presque avec la nature. Encore une fois, il me semble être un gardien des plus appropriés pour ce qui s'y trouve.
Comme à mon habitude, je l'admire de loin, tandis que cette matinée ne fait que rendre l'instant plus irréel, comme si je rêvais tout ça.

Mais je ne rêve pas, et je ne rêve pas non plus de cette personne, sortie de nulle part, comme si mon esprit ne m'avait pas laissé le temps de la voir arriver. Une fois de plus, mes pensées m'éloignent. Elle est là, postée face aux portes de ma curiosité, face au colosse que je n'ai jamais osé interroger, de peur d'être exclu à un puits de connaissance, ou d'être déçu de ce que j'y trouverais. Peut-être même l'ai-je déjà visité autrefois ? Je m'égare, et mon ticket d'entrée semble avoir terminé d'apprécier ce moment hors du temps, se dirigeant dans le temple, me laissant avide d'interrogations.

Aucune chance que je laisse ça passer, que ma faible condition physique m'en pardonne, j'accélère le pas, je cours, je vole presque, bousculant quelques passants, m'excusant sur le tas, ne remarquant presque pas que je suis arrivé à destination. La chevelure écarlate semble proche, peut-être même m'a-t-elle entendue arriver ? Il est l'heure de tenter le tact, la subtilité, la discussion sans un torrent de questions, les formules de politesse et tout ce dont je peux me servir pour faire bonne impression.

"Excusez-moi, vous appartenez au temple ? Vous semblez familière avec l'endroit. J'y passe souvent mais je n'ai jamais vraiment pris le temps de le découvrir, ou je ne m'en souviens pas... Enfin bref, je vous ai vu à l'extérieur profiter des douces lueurs dont le soleil nous fait cadeau. Pas que je vous espionne quotidiennement hein, loin de là, je profitais aussi de cette matinée, je m'en vais bientôt, alors bon, autant visiter le dernier endroit de la capitale que je trouve intéressant."

Je suis vraiment modéré sur mes entrées récemment.


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Tout n'est que cycle



" Oh Terraris, je chante ton nom.  "


La nymphe s'engouffre dans le temple improvisé, disparait de la lumière alors qu'elle retourne aux ombres en se dirigeant lentement vers l'autel pour amorcer les préparatifs d'une journée connue pour être une des plus mouvementés de l'année. L’équinoxe d'automne arrivait et tout devait être parfait, si elle avait déjà était récupéré les maigres ressources disponibles sur le marché, tels divers encens et effigies, la grande majorité des plantes nécessaires aux préparatifs étaient toujours manquantes, un impératif pour cette fête si importante ces dernières devaient être encore animée de leur faible souffle de vie et il était hors de question pour la dryade de les acheter à un vulgaire herboriste de bas étage, elle préparait elle-même ce dont elle en avait besoin, un moyen de perpétuer cet héritage que sa mère lui avait transmis.

Un bruit sec alors que les charbons de l'encensoir s'enflamment pour faire flotter dans l'air les volutes de senthale, les flammes deviennent braises dans la coupelle de métal disposée sur l'autel. Un bruit sec auxquels succèdent des bruits de pas sur le carrelage aux motifs d'arabesques, des pas presque précipités alors que leurs pas légers raisonnent dans la pièce en un écho étrange, un son provoquant la réaction de la dryade alors qu'elle se retourne doucement en un mouvement aérien et d'une douceur presque maternelle. Un regard presque surpris alors que les iris céruléennes se figent sur le visage pâle d'un homme à la longue chevelure blonde, le détail avec cette froideur si caractéristique que ses yeux couleur de glace inspirent à ceux les rencontrant. Un être curieux, certainement un all'ombra, ou quelque créature dans ce gout là alors qu'elle l'observe dans son intégralité. Très curieux alors qu'il commence à parler, qu'elle prend l'aggro de manière instantanée dans ce débit si rapide, un instant elle se demande même si il ne va pas suffoquer. Définitivement très curieux. Elle ne sourit pas, mais pourtant c'est un amusement inhabituel qui l'agite devant cet étrange individu alors qu'elle reste de marbre un instant, interloquée et surprise, un instant seulement le temps de reprendre constance, droite malgré sa faible carrure, une certaine arrogance dans ce port altier que possèdent ceux ayant la conscience la plus totale de leur beauté. Une voix douce et cristalline malgré sa froideur alors qu'elle retentit à son tour dans l'espace de la pièce seulement habitée de statues d'êtres de la forêt.

" Je suis plutôt rassurée de savoir que vous ne passez pas vous journées à m'épier en secret, cela serait... Malvenue ? "

Une pointe d'ironie, légère moquerie alors qu'elle continue d'un ton bien plus simple, la politesse n'avait jamais été l'une de ces principales qualités, mais la franchise inconvenante pour une majorité des gens par contre... Une pensée qui la traverse alors qu'elle en avait oublié les règles élémentaires de cette politesse lui faisant cruellement défaut.

" Que Terraris guide votre journée. "

Un léger sourire devant son ignorance sur son identité, un fait des plus amusants même si son égo s'en serait d'habitude vue légèrement heurté, en cet instant elle était plutôt intriguée.

" En effet, je suis la prêtresse de ce temple de fortune dédié à la gloire de notre père terre. Un travail de longue halène, mais dont je ne peux qu'être fière aujourd'hui, surtout si ce dernier est devenu une attraction de notre si belle cité. Etiez-vous de passage dans notre paisible capitale ? "

Elle se reprend après un instant de silence.

" Pardonnez mon indiscrétion, la curiosité a toujours été l'un de mes plus grands défauts. J'en oublie la principale de mes prérogatives. Que puis-je faire pour vous aider ? "

Son regard de glace toujours braqué sur l'inconnu qu'elle continue à détailler avec intérêt. Étrange. Définitivement.
 

©️ Bebebe ♠️


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♦ Tout n'est que cycle ♦
 ♠ Émerveillement ♠



Voilà qu'une entrée modérée plus tard, je me rends enfin compte de mon arrivée. Mes yeux restent attentifs, j'observe ce qui se tient devant moi, bien plus que de la simple curiosité, cette dame m'émerveillait. Elle était en cohésion totale avec le bâtiment : complètement en décalage avec tout le reste.
Je devais probablement paraître ridicule à ses yeux, un sombre presque indigne de son titre, connu pour être détenteur de savoir, je ne me retrouve qu'avec la deuxième partie de notre patrimoine : vouloir le savoir.
Et pourtant, voilà une des rares interrogations qui s'éclipsa aussi rapidement qu'elle traversa mon esprit, ne faisant place qu'au délice du contemplatif.

Cet endroit est magnifique, presque magique. Il dégage quelque chose, une aura, une philosophie de vie, un trésor de savoir qu'il semble vouloir garder éternellement. Mon regard reste plutôt attentif, mais semble assez large pour me laisser goûter au plaisir architectural que m'offre ce lieu. Tout ce que je vois ne m'amène qu'à une évidence : ce n'est pas de mon ressort. Tout ici prêt-à-penser que c'est un lieu de culte, un temple presque improvisé, donnant une allure d'une rare honnêteté pour ce qu'il tente de garder : un autel. Je l'ai aperçu au loin, mais je suis encore sûr d'avoir de bons yeux, alors il ne fait aucun doute que je suis tombé dans un sanctuaire prévu pour autre chose qu'un être vivant classique. Voilà une hypothèse intéressante Fenris, tu es tombé là où les divinités peuvent être reconnues à leur entière valeur, pas juste en tant qu'être divin, mais tout ce qu'elles représentent.

Je me perds encore dans mes pensées, et ce qui semble être l'être le plus organique à l'endroit l'est vraisemblablement tout autant. J'ai dû l'intriguer, lui faire peur ? L'intimider sûrement.
Mais voilà qu'un flot de pensées plus tard, elle commence à me parler d'une voix que je devine douce, plutôt rassurant vis-à-vis de mon entrée particulièrement haute en couleur.
Elle commence à me faire remarquer qu'effectivement, c'est toujours un bon point de ne pas épier les gens quotidiennement, et je ne peux que lui donner raison. Je souris bêtement à la remarque, me sentant un peu gêné de la situation, me demandant si finalement je ne devais pas bannir cette phrase de mon lexique à tout jamais...

Que Terraris guide votre journée. Prêtresse de ce temple de fortune... Voilà que je me retrouve au paradis. Elle était tout ce que j'espérais et bien plus encore : un être si intéressant que je ne saurais jamais par où commencer. Mais elle me tend la main, m'offrant le coup de pouce dont j'avais besoin en cet instant, me demandant si je n'étais que de passage, et en quoi elle pouvait m'apporter son aide.
Il est temps de faire preuve de politesse et de sortir sa voix la plus calme, la plus détendue et finalement, la plus honnête possible :

"Désolé pour l'agression involontaire de ma part, je m'appelle Fenris."

Je m'incline légèrement, mettant en exergue mes excuses les plus sincères pour ce début laborieux, me redressant aussitôt :

"Et non ahah, je ne suis pas de passage ! J'ai toujours vécu ici, en tout cas, mes souvenirs ne prennent leur début qu'à cet endroit. Par contre, il est vrai que je vais bientôt quitter notre nation commune pour découvrir le monde actuel. Je me suis dit qu'avant mon départ, il serait judicieux de visiter l'endroit qui me semble le plus intéressant de la capitale."

Je prends une courte pause, mettant de l'ordre dans mes pensées, cherchant la question qui allait tout déclencher, apparue presque comme une évidence :

"Vous êtes donc la prêtresse de cet endroit, et vous avez parlez de Terraris, ce lieu lui est donc dédié j'imagine.. Ma question va vous sembler un peu stupide, mais est-ce que vous pourriez me parler un peu de lui ? Les dieux sont une source d'interrogations pour moi, et ça serait un plaisir que d'en discuter avec vous."

Cette fois semble être la bonne, pas d'agression ni de remarques déplacées. Je n'attends que votre réponse, chevelure écarlate.

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Tout n'est que cycle



" Oh Terraris, je chante ton nom. "


Aussi déconcertant qu'intriguant, voilà ce qu'inspire cet homme dans tout ce qu'il dégage, ses mimiques, ses paroles, ses actions. Une curiosité qui grandit alors qu'une certaine surprise s'empare de la dryade face à ses dires, toujours vécu ici ? Surprise, indéniablement surprise alors qu'en tant que Nuevien il semblait totalement ignorer qui elle était, un fait aussi étrange que rafraichissant devant cette sorte d'innocence qu'il dégage malgré un âge que l'on devine avancé. Fenris. Un nom qu'elle comptait bien graver dans son esprit alors qu'elle se présente officiellement à son tour. ométtant l'information capitale avec une certaine malice devant son ignorance.

" Eh bien je suis ravie que vous vous soyez décidé à venir en ce lieu avant votre départ. Vous ne pouviez pas choisir meilleure journée. Je me nome Cérès. "

Son intérêt évident la stimule comme elle ne l'a que rarement été alors qu'à ses simples mots elle se retrouve prise dans le flot de ses croyances, le vertige de sa foi et de sa force. Une moment de silence qui s'allie à la réflexion alors qu'elle se détourne pour aller saisir deux paniers d'osiers prêts de l'autel avant de revenir avec grâce pour lui tendre l'un d'eux.

" Avez-vous du temps devant vous Fenris ? Cela serait un plaisir de converser avec vous tout en préparant l'équinoxe qu'en dites-vous ? "

Un faible sourire, très inhabituel pour qui connaissait la réputation de la dryade, reine des glaces comme s'amusaient à la surnommer certains.

" J’espère que vous n'avez rien contre une ballade en forêt ? "

Moqueuse ? Légèrement, une moquerie d'une totale bienveillance face à cette soif de savoir lui rappelant quelqu'un d'un peu trop familier. Elle-même.

©️ Bebebe ♠️


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