Lost Kingdom  :: Akantha :: La Capitale - Everbright, cité des rois

Duel, duel, qui sera le plus Bruel [Rakzam] finish

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Omnia
Luci

FOLIA
Elys

La folie est un don de Dieu ~
 


Boom, tam, boom, boom, tam.

T’as beau rêvassé toute la journée, t’as plus quinze ans, t’as plus le temps, tu joues une course contre la mort, contre la montre, contre le destin, et tu connais déjà la fin, à la fin t’auras pas gagné parce que tu fais que lutter, mais tu luttes contre des forces qui te dépassent. Le destin ou le temps, des forces qui te dépassent, qui te terrassent, qui te crachent à la face. Petit mouchard, petit gamin, tu t’abhorres et t’adores ça. Désireux d’attention t’as préféré te détester que créer, désireux d’affliction t’as continué à errer sans jamais te questionner. Peur de se planter, bercer par les pleurs, pleure pour éviter de te planter, tu considères l’option de la mort de plus en plus, t’es frustré après tout d’écouter la trotteuse écourter tes misérables secondes. Misérable, acrimonieux, détestable et vicieux. T’es loin d’être le diable, parce que si je te disais l’inverse ça te ferait sans doute trop plaisir, mais tu t’en donnes l’apparence. Tu te caches derrière ta malfaisance, incapable de faire le bien, ça te frustre même plus, tu t’es habitué et tu t’es tut.

C’était un de ces jours. Une de ces journées où la voix dans ma tête chantait son aria de mes arias. J’avais appelé la voix dans ma tête Lili. Je l’entendais partout où j’allais peu importe ce que je faisais. J’avais pas la moindre idée d’où elle venait, pourquoi elle me hantait, mais elle était bien là. Cette douce mélodie était mon rocher de Sisyphe. Et en cette matinée j’avais laissé le costume de clown, j’avais laissé le Luci enjouait, face au miroir je ne voyais que l’ombre de celui que j’avais pu être, j’avais perdu mon splendide, où était l’homme vénusté que j’admirais chaque matin ? Plus là en tout cas. J’observais las, saoul de regret, mon reflet, ma peau diaphane me donnait la nausée. Pour faire passer tant bien que mal ses relents que je couvrais mon corps d’une fragrance qui trainaît dans ma piaule avant de saisir les premiers vêtements que je voyais pour me vêtir. Le ciel était déchiré par les reflets oranges du soleil chaud d’Akantha, et mon regard se posa quelques instants sur cet éther de flammes comme pour imprégner ce paysage dans mon esprit. C’était une des rares choses que je pourrais emporter une fois dans la barque de Charon, mais je me contenterais de ça aujourd’hui. Mollasson je vins passer une main molle dans mes cheveux pour dresser une mèche rebelle qui s’écroulait sur mon visage avant de profiter de la cigarette du matin. La énième qui venait éclater mes poumons fragiles, mais qui servait tout de même à noyer sous un nuage de fumée mes hantises et mes doutes. Un café amer et sec à mon image, j’étais fin prêt à commencer ma journée. Le planning ? Il était simple, je comptais me laisser traîner par le gré du vent, sous le zéphyr me laisser aller et voir où tout ça me mènerait.

En sortant de ma petite taverne de fortune je les vis. Je vis les vers, verts de jalousie, vrombissant dans leur vie vaine. Je ne véhiculais que de la haine envers ces vermisseaux qu’on appelait la plèbe. Leurs vils visages vulgaires et vultueux m’aveuglaient sous la rage. J’aurai voulu tous les voir disparaître, enseveli sous les gravats, mais ne voulant causer aucune vilénie je ravaler ma médisance verbale, j’arrêtais de virer vers le vicieux et le violent, avant de continuer mon voyage vers le bonheur.

Qu’est-ce que je foutais dans les rues là tout de suite ? Je traquais une occasion, je guettais la moindre goutte pour gaver ma gourmandise insatiable d’aventure et de sottises.

En parlant de sottises alors que je me perdais entre haine et peine, le regard voguant sur la mer de nuages écarlates un enfant d'une dizaine d'année vint me percuter de pleins fouet alors qu'il courait après un papillon. Il tomba sur le sol quand il me percuta avant de commencer à brailler qu'il s'était blessé. Tss. Un regard méprisant sur lui je vins caresser son visage du bout de mes griffes métalliques.

"Laissez moi te donner une raison de pleurer gamin."

A ces mots les trois griffes grises vinrent s'abattre sur son crâne avant de lui découper le visage. L'arme s'enfonça profondément dans sa tête. Je retirai à nouveau mon Psypher avant de lui planter cette fois-ci dans le ventre. Le gamin était déjà mort, mais j'en avais rien à foutre il avait qu'à pas me croiser aujourd'hui. Levant le corps vers le ciel une mare de sang se forma lentement à mes pieds. Dédaigneux je lançais le "corps" du gamin sur le sol avant de cracher sur son cadavre. Tss.

Je toisais du regard les gens effrayés qui couraient dans tous les sens en espérant que quelque chose s'élève contre moi.




Aegis



Bordel ce soleil, toujours ce soleil. Aegis déteste ce soleil qui tape sur son armure toute la journée, et ce n’est pas pour arranger son humeur déjà massacrante. Elle pose un pied après l’autre sur le sol sec et chaud des rues d’Akantha, saluant une patrouille de garde qui s’écartent sur le chemin de la grande perche. Son épée serrée entre les doigts, tenue peu après la garde, par la lame oui. Un œil avisé aurait vite compris qu’une telle épée ne se porte pas dans un fourreau.

L’activité bat son plein en ce jour qui précède les négociations annoncées par le gouvernement, mais en soit, elle n’en a que faire. Aujourd’hui c’est jour de repos, tout comme demain. Elle a assez trimé ces derniers jours contre les tribus du désert pour un maigre pécule. Elle n’est toujours pas lavée d’ailleurs, encore mouchetée de sang. Elle a même oublié son entretien quotidien de son matériel, et voilà qu’un petit con lui a volé sa bourse.

Il gambade plus loin, courant dans tous les sens, visiblement bien content de son forfait. En voilà une Aegis qui va lui faire passer l’envie de recommencer. Il court comme un dératé en voyant un papillon, se prenant un homme de plein fouet. Et… Comment expliquer une telle chose ? C’est même plus que ça à dégénérer, c’est qu’assassiner un gosse en plein milieu d’Akantha il faut juste être putain de suicidaire.

L’Homme en question semble bien vite faire voguer son regard sur la foule qui hurle, qui se disperse et s’entrechoque. Alors que la femme avance lentement vers la scène, sous son casque son regard s’est glacé, sous son armure, son cœur s’est figé. La poignée bascule dans les mains. Elle s’avance légèrement pliée, posture de repos. La lame repose sur son avant-bras gauche. Regard figé sur son adversaire.  Elle ne laissera pas passer un crime impuni, son pied butant contre la bourse ensanglantée dans la main du gosse.

Elle s’agenouille doucement, ses doigts glissent sur le visage pour lui fermer les deux yeux, essuyant les larmes du bout de son gantelet. Elle soupire, la bourse rejoignant sa ceinture initiale. L’enfant est emmené par un garde effrayé arrivé avec sa patrouille, Aegis leur fait signe d’encercler, mais de ne pas intervenir, se plaçant à nouveau en garde.

« -Tuer un enfant, en plein Akantha, ce n’est même plus de folie, c’est de la stupidité. Toi qui prends la vie impunément, je ne te ferais pas de cadeaux. Attaque toi à quelqu’un de ton gabarit, pour une fois. »

Omnia
Luci

FOLIA
Elys

La folie est un don de Dieu ~
 

Le peuple, la foule, leur grouillement incessant et leur panique me fatiguaient. Je les détestais tous, tous ses lâches, fragiles, frêles, avec le mode de vie d’un mort vivant. Tous ses zombies qui pouvaient vendre tous leurs amis pour une promotion, enfin amis, amis c’est vite dit, plus personne n’avait d’amis dans cette société, des collègues, des connaissances, des connaissances de collègues. Tss. Ils me débectaient tous autant qu’ils étaient, même s’ils n’étaient pas si nombreux que ça, après tout quand vous voyez une myriade d’âme humaine, moi je vois une armée de clone. Après mon meurtre brutal toute cette populace commença à se laisser submerger par la terreur et à fuir. Tout le monde faisait tâche dans ce tableau. Tout le monde ou presque.
Un chevalier, un grand gabarit plutôt imposant qui portait une magnifique armure de quoi faire rêver n’importe quel fanboy de fantastique avec une grosse épée pour faire juter ces même fanboys. Impressionnant. Mais bon, j’avais un peu la flemme de me castagner avec un gros lourd qui finirait sans aucun doute par me décevoir malgré son physique plutôt impressionnant. Après tout c’était toujours pareil, la plupart de ceux qui avaient la bonne idée de vouloir me provoquer finissait égorger et agonisant. Le grand chevalier vint s’agenouiller lentement avant de rendre hommage au petit cadavre. Tss. Je vous jure, l’honneur des chevaliers c’est quelque chose d’exécrable. Ils se vantent d’être les protecteurs du petit peuple contre la vermine, mais ils se rendent pas compte qu’ils sont au service de la vermine elle-même. Putain, quand vos dignitaires sont capables de laisser crever vos frère et sœurs de faim alors qu’ils organisent des banquets chaque soir il serait temps de se mettre d’accord : Ce sont des enculés.

Ceci étant dit, l’enfant fut emmené par un garde qui avec sa patrouille m’encercla immédiatement. Tss. Mes dents grincèrent légèrement, mais je ne laissais rien paraître. Un grand sourire venait couvrir mon visage, comme toujours je devais rester marbre. Je me demandais pas si j’allais les baiser, je me demandais juste quand. Les têtes allaient tomber, le sang allait pleuvoir. Dans ces ghettos de merde ils ont enfermé la plèbe, mais après ils jouent les vierges effarouchés dès qu’on bute un gamin qui était là au mauvais moment au mauvais endroit. Putain. Cette hypocrisie arrive vraiment à me les briser.

Ce chevalier vint me faire la morale … Il était sérieux ? Il savait à qui il parlait au moins ? Attaque-toi à quelqu’un de ton gabarit ? Pitoyable. Comme s’il existait quelqu’un de mon gabarit. A peine mon adversaire eut-il fini sa phrase que je vins m’élancer vers lui. Je n’attendais pas qu’il se mette en garde, je n’attendais pas non plus qu’il me lance une énième pique, à peine eut-il fini que je courais vers lui. Ma griffe droite frôlait presque le sol, le laissant clairement prévoir une attaque par en bas, mais aussi lui laissant une immense faille dans mon flan gauche. Que neni. A peine-je vins rentrer dans la portée de son arme colossale que mon arme vint racler le sol avant de balancer une pluie de pierre et de poussière directement en direction de son visage. J’avais aucun intérêt à essayer de le blesser avec la caillasse, mais j’avais un grand intérêt à lui balancer un fin nuage de poussière juste devant les yeux. Une fois le nuage lancé dans sa face ma griffe droite vint viser son entre jambe d’un coup net tandis que ma griffe gauche vint tender de se planter dans son flanc et plus précisément en direction de ses côtes flottantes. Je n’avais aucun honneur, ni aucune raison de ne pas tricher dans un duel en un contre un. On fait pas de guerre sans mort ni blessé, on fait pas de combat pour gagner de l’honneur, on le fait pour survivre. C’est tout.

Après mon attaque j’avais reculé d’un pas, sans même vraiment savoir si je l’avais touché, j’étais bien trop occupé à profiter de l’action, profiter d’un combat. Plus la douleur est immense, plus je jubile en silence. Mon visage était fendu d’un regard dément, et je comptais bien profiter de mes adversaires. J’allais les buter un par un et tous autant qu’ils étaient.

Au lieu de lancer des vannes mesquines le chevalier aurait mieux fait de m’abattre tandis que je n’étais pas prêt.




Aegis



Que fait un psychopathe quand il combat une duelliste expérimentée ? Eh bien celui-ci fait n’importe quoi ! Mais détrompez-vous, c’est la meilleure des méthodes pour le coup, en combat honorable un tel combattant n’a aucune chance. Et c’est ainsi qu’un bout de maille vole en l’air, les griffes s’étant bloquées un instant dans cette couche pendouillant entre ses cuisses. Elle savait qu’elle lui serait utile un jour. La poussière n’eut que peu d’effets en soit, le casque aidant à protéger les yeux, mais elle est néanmoins forcée de se battre à l’ouïe pendant un court instant, les raclements des pieds, le sifflement des griffes. Sur le côté ! Bordel, c’est pas passé loin cette saloperie. L’épée s’est abattue sur le côté, déviant les griffes dans une gerbe d’étincelles, la protégeant d’un coup, s’il n’était pas mortel, qui l’aurait mise hors de combat.

« -Ou as-tu pu apprendre à combattre aussi pitoyablement ? Trop de failles, trop d’erreurs. »

Les piques, c’est naturel chez Erynn. C’est à son tour de valser, Gloriam se tends lentement. La jambe droite lui sert d’appui, envoyant l’impulsion qui la projette vers l’Homme, sa tresse virevolte au vent derrière le casque, elle accompagne la Bouchère et son instrument de mort à chaque escarmouche depuis tant d’années. La lame part sur le flanc gauche, massive et lourde, elle s’abat d’un côté avec une rapidité captivante, mais à contrario d’un mouvement classique, elle repart dans le sens inverse. Une fois le premier coup arrivé à l’opposé de son commencement, sa main droite bascule rapidement, enserrant la poignée de l’autre côté. Elle bascule sa force dans la direction inverse, poussant la lame à revenir en direction de sa cible.

Ses jambes suivent alors l’élan donné par les deux coups, alors que la lame bascule en garde à nouveau, son épaule élancée pour un violent coup de l’épaulière renforcée. Sa respiration siffle à travers les ouvertures de sa barbute, elle avait trop longtemps oublié les sensations du combat, d’un duel. Elle avait oublié cette odeur de colère, de haine qui emplit le lieu à chaque escarmouche. Elle avait oublié son esprit vidé de toute émotion, en paix. Au son des lames, au son des halètements et râles gutturaux, Aegis reprend vie. Il est temps de faire payer à cet homme la vie qu’il à prise.

Omnia
Luci

FOLIA
Elys

La folie est un don de Dieu ~
 

A la dernière seconde mon adversaire parvint à parer mon coup … D’une puissant mouvement son épée vint s’interposer entre mes griffes et sa vie … Vie insignifiante, certes, mais vie résistante apparemment … Il s’amusait à me tenir tête alors qu’il avait sans aucun doute … M’enfin ça c’était dans la théorie. Dans les faits il était clair que je n’avais pas à faire avec le premier random poivrot du coin, mais bien à un duelliste expérimenté … Et le duel c’était clairement pas ma came … Moi j’ai plutôt dans le style assassinat, moins flashy, moins classieux, mais bien plus sanguin et explosif … Je ne savais pas comment j’allais vraiment me sortir de là, mais il fallait bien que j’arrive à innover un moyen de fuir ou de tuer mon adversaire ... Et les coups bas seront clairement de rigueur … A défaut d’être capable de tenir le 1 contre 1 avec duelliste chevronné je pouvais toujours utiliser la stratégie et la ruse. Ouais c’est une manière classieuse de dire que je suis une petite chienne sans aucun honneur … Je suis quelqu’un de très classieux. Qu’il vienne à moi cet enculé.
Je vins penser cette phrase, mais j’eus clairement l’impression qu’il m’avait entendu, puisque quand je vins ponctuer d’un point mental ma sentence, mon ennemi s’élança vers moi avant de lancer un coup diagonal. Un coup assez classique et d’un petit saut en arrière je vins esquiver la lame, mais alors que j’étais toujours dans ma course aérienne là lame vint s’abattre à nouveau vers moi … Un mouvement qui ne m’aurait laissé aucun échappatoire dans les airs, mais heureusement pour moi la tricherie était toujours de mise quand il s’agissait de kaner des enculés. Une flèche se fondre à mon ombre avant de me pousser quelques centimètres en arrière afin d’esquiver une manière presque naturel cette attaque. Presque. Parce qu’un mouvement en plein air, c’est quelque chose de très peu conventionnel tout de même. Attêrissant sur le sol je vins glisser quelques centimètres en arrière avant de reprendre l’équilibre. Quant à lui il était déjà en garde à nouveau, prêt à ce que je vienne le frapper … Lui ? En fait non … C’était une demoiselle … Enfin je crois … Elle avait une grande tresse qui se baladait dans son dos … Et puis au pire je m’en bats littéralement les couilles non ? Un cadavre est un cadavre … Et puis si j’arrivais à la buter elle ressemblerait plus à un morceau de charcuterie plutôt qu’à un être humain.
Bref. C’était mon tour d’attaquer ? Parfait. Un œil sur tout ce qui nous entourait, c’était la règle basique pour un assassin. Un duelliste analyse son adversaire, un tueur analyse son décor. Mmh … Sec. Ensoleillé … Cadavérique. Un sourire vint fendre mon visage en deux, et un rire malsain rythma notre combat. Je vins me placer en garde comme à la boxe, mes griffes n’étant rien de plus qu’une extension de mes poings … Une extension sacrément tranchante mine de rien. Mes jambes ne sautillaient pas, elles dansaient presque. Pique comme une abeille, frappe comme Roy Jones. Une aura noire commença à s’émaner de mes griffes et une seconde plus tard le cadavre du petit garçon vint se jeter sur le casque de la garce. Ses petits bras vinrent se placer devant son casque et ses jambes autour du cou de la chevalière. A l’aide de mes vecteurs j’avais envoyé le cadavre du gamin sur la pute afin de l’empêcher de lire trop facilement dans mes mouvements. Les bras serraient le métal dans le but de couvrir un maximum le bruit de mes pas … L’heure de taper maintenant. M’élançant vers la pute je vins viser de la pointe de mes griffes ses yeux couverts par le petit. Mon coup vint déchirer le bras qui couvrait les yeux de la gamine qui déversera une belle giclée de sang sur son armure grise. Dans mon mouvement mon autre griffe vint s’élancer sur le flanc gauche de mon adversaire accompagné d’une puissance bien plus importante que mon premier coup. Je devais passer à travers l’armure de métal donc j’avais intérêt à taper fort. Me retirant d’un pas en arrière j’avais laissé le minimum d’espace entre nous, tout simplement parce qu’avec sa longue arme dure à manier elle aurait sans doute plus de mal à s’accommoder d’un espace si réduit… En tout cas je l’espérais.