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La beauté de l'épine - Cérès [Terminé]

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Cérès Kementari
IDENTITÉ
RACE ▬ Dryade
AGE ▬ 213 ans.
ORIENTATION SEXUELLE ▬ Osefsexuelle.
SITUATION PERSONNELLE ▬ Célibataire
NATIONALITÉ ▬ Nuevienne.
FACTION ▬ Conseil des Sages
MÉTIER ▬ Sage Tertius - Prêtresse de Terraris


MAGIE ET COMPÉTENCES
PHYSIQUE
❯ agilité ♠️ ○ ○ ○ ○
❯ force ♠️ ○ ○ ○ ○
❯ endurance ♠️ ○ ○ ○ ○
(TECHNO)MAGIE
❯ mana ♠️ ♠️ ♠️ ○ ○
❯ puissance ♠️ ♠️ ♠️ ○ ○
❯ contrôle ♠️ ♠️ ♠️ ♠️
La magie de Cérès est des plus spéciales. En effet, totalement liée à sa nature de dryade, la magie de Cérès est connectée à la terre environnante, ou plus exactement à la végétation environnante par leurs racines et le flux énergétique les parcourant. Par cette connexion Cérès est capable de créer et greffer à des racines déjà existantes dans le sous-sol ses propres racines établissant une connexion avec sa propre énergie. Cette connexion lui permet en fonction de l’énergie qu’elle déverse de faire s’accroître la végétation à laquelle elle s’est reliée et de l’impulser sous sa volonté pour l’animer et la faire se mouvoir. Sa magie passe par le transfère des énergies parcourant l’élément terre et le flux vitale de la végétation y étant attachée. Sa magie lui permet donc de connecter la végétation par le biais des racines qu’elle crée à un autre être vivant touchant le sol en greffant les racines qu’elle créée à cet être afin de pomper ou augmenter son énergie. En reliant un être vivant à une composante de la végétation elle transfert, c'est-à-dire qu’elle choisie de substituer l’énergie de cet être à la sienne, les racines l’agrippant pouvant alors soit pomper son flux vital pour permettre l’accroissement et la mise en mouvement de l’élément de la végétation auquel elle l’a relié, soit transférer l’énergie de la végétation à ce dit être pour le renforcer.  Si créer le lien pompe sa propre énergie, contrôler la végétation par un corps auquel est établie sa greffe, ou le renforcer, n’utilise alors pas la sienne mais celle du corps en question.

Plante Totem : Les ronces sont le totem de Cérès et cette dernière possède un lien tout particulier avec elles puisque c'est en rapport avec ces ronces que Cérès a développé en premier lieu sa magie et ses facultés, la ronce devenue multitude a été nourrie pendant deux siècles de sa propre énergie et recouvre aujourd'hui le temple improvisé de la dryade jusqu'aux profondeurs de la terre.

Connexion La première technique de Cérès n’est autre que l’établissement du lien. Elle crée dans le sous-sol des racines qu’elle relie à un élément de la végétation, puis utilise son énergie pour soit la transférer à la dite végétation directement en utilisant son énergie. (Cette technique permettant alors seulement de faire pousser et l’accroitre la végétation sans la contrôler en y déversant son énergie), soit déployer sa greffe de racines pour les faire s’étendre et jaillir de terre afin de se greffer à un être vivant. Concrètement les racines enlacent la peau en une partie du corps pour l’agripper afin de soit pomper l’énergie de la victime, soit lui en donner en pompant celle de la végétation. Dans un cas la végétation reliée va alors pousser et s’accroître, dans l'autre la cible va se retrouver renforcée par un surplus d’énergie.  Concrètement cette technique peut immobiliser, affaiblir ou renforcer un être vivant non végétal et faire pousser la végétation, mais aucunement la contrôler de manière directe, elle crée juste le lien et le transfert des énergies.
La connexion est nécessaire pour l'utilisation de toutes les techniques liées à la magie de Cérès

Linceul Végétal Une fois le lien créé (d’une manière ou d’une autre) Cérès peut alors utiliser sa magie pour prendre le contrôle de la végétation. Le linceul végétal fait alors foncer la végétation soumise au transfert d’énergie sur la cible pour se plaquer à son corps et tenter d'entièrement le recouvrir en exerçant une force de constriction sur la cible afin de l’étouffer. Néanmoins si le linceul végétal est utilisé en utilisant l’énergie d’un être vivant via la "greffe", le linceul ne peut prendre pour cible ce même être car il est la source de sa vivacité et de son énergie. Si Cérès utilise son énergie propre le linceul végétal est alors totalement soumis à sa volonté quant au choix de sa cible.
Dans le cas où l’énergie de la végétation est transférée à l’être vivant a qui elle l’a connecté, le linceul végétal se traduit  par un cocon végétal venant recouvrir la cible et former une légère pellicule faisant ressentir bien-être, chaleur et apaisement à celui recevant l’énergie de la dite végétation. (Évidemment on peut se libérer du linceul relativement facilement, une grande force physique ou une magie de feu par exemple ne sera que peu gêné par le linceul)

Déchaînement végétal Par la connexion, Cérès devient alors capable en utilisant son énergie (ou une autre) de provoquer un véritable bouleversement du milieu où elle se trouve. En effet le déchainement végétal est une technique redoutable faisant jaillir de terre ronces, lianes, arbustes etc entièrement soumis à son contrôle et auquel elle peut ordonner, cette technique demande une grande quantité d'énergie, plus elle utilise de l'énergie plus la technique est puissante pouvant aller jusqu'à faire jaillir des arbres (avec caracs appropriés) du sol et ensuite les contrôler pour attaquer (via leurs branches, feuilles etc) tant que la connexion est active.

Infos complémentaires : La puissance des techniques et leur possibilités dépendent du contrôle et de la puissance de Cérès, mais aussi en grande partie du mana injecté dans l'utilisation de la magie.
Quand la végétation se nourrie sur autrui l'efficacité de la magie et des compétences sera donc dépendante des caractéristiques d'endurance et de mana de la cible et de la puissance et du contrôle de Cérès, quelqu'un sans mana et peu endurant ne permettra qu'une utilisation très faible des techniques (malgré la puissance et le contrôle) comme faire pousser de l'herbe par exemple.
Bref tout ceci est à voir en grande partie lors des rps en accord avec l'autre et les facultés de son personnage.

PHYSIQUE
Les mots fusent, les débats se prolongent, stériles et ennuyants. Un soupire qui s'extirpe de ses lèvres émeraudes alors que sa silhouette svelte s'affaisse sur sa chaise avec nonchalance. Son regard céruléen parcourt l'auditoire, passe de visage en visage alors qu'elle reste muette, sa chevelure écarlate jurant avec le vert pastel de sa peau alors qu'elle camoufle ses oreilles effilées, volcan en sommeil qui n'attendrai plus que l'explosion. L'ennuie devient exaspération alors que l'horloge continue sa route, deux heures déjà que les discussions s'éternisent sans qu'un point d'accord ne soit trouvé. Un rictus agacé alors que finalement la silhouette à l'allure végétale se lève, corps en avant alors que ses mains se plaquent en silence sur la table. Un silence devant la réaction alors que sa voix mélodieuse s'élève, douce et glaciale alors qu'elle cache son agacement derrière un masque impassible, plante piégée dans la glace.

" Je demande un report de séance. Aucune solution ne sera trouvée aujourd'hui puisque chacun cherche à convaincre l'autre sans écouter. Une nuit de repos pour prendre du recul ne peut que servir ce débat devenu stérile depuis trop longtemps. "

Ses yeux céruléens se posent sur Alexander, attendent l'appuie dans un regard impassible, presque hautain alors qu'elle transpire l'arrogance, que ses yeux froids traduisent sa pensée comme l'eau claire d'une source oubliée. Tu sais que j'ai raison.
Un long silence, les regards se tournent vers lui, certains sont épuisés, d'autres exaspérés par l'attitude arrogante et nonchalante de la dryade restée muette pendant l'intégralité de l'échange. Il finit par acquiescer et sans demander son reste elle se soustrait à la discussion, pas un mot, pas un au revoir, incarnation de l'arrogance alors qu'elle s'éloigne dans sa robe de gaze au blanc immaculé, les voiles translucides dansant dans sa suite alors que ses long cheveux pourpres se mêlent au pastel de sa peau et au blanc du tissu dans une étrange danse aérienne. Superficielle et sans pudeur alors que sa tenue laisse apparaitre ses formes sans aucune retenue, aussi sobre qu'indécente, paradoxe incarnant la nymphe à la perfection alors qu'elle s'engouffre dans la nuit tel ces dames blanches hantant les mythes. Ensorcelante et dangereuse alors que dans sa beauté transpire le piquant des ronces pouvant tout ravager dans une démarche aérienne.  
CARACTERE
Froide. Froide est indubitablement l'un des premiers mots venant à l'esprit quand on rencontre la dryade. Glaciale, connasse dirait certains alors que son visage inhumain est comme une plante prise dans la glace. Cérès est de ses personnes qui contrôlent leurs expressions et émotions avec la violence d'un ouragan. Une froideur teintée de mystère alors qu'elle parle peu, qu'elle écoute, qu'elle observe, scrute chacun de vos mouvements et chacune de vos expressions, parfois son regard semble dans le vague comme si elle était ailleurs, pourtant elle est là, elle écoute avec ce calme inhumain.

Mystérieuse dans ses attitudes et dans le secret qu'elle cultive comme une arme, son passé peu le connaisse en dehors des classiques ayant fait d'elle le sage tertius, tout simplement car elle ne parle pas d'elle, choses figées au fond de son être dans une cage de ronces et d'épines... Ronce... Piquante. Indubitablement piquante alors qu'elle manie l'ironie et le sarcasme avec une voix d'une douceur presque féérique, piquante et arrogante alors qu'elle vous toise, qu'elle se comporte comme si rien ni personne ne lui importait, ou plutôt n'était digne de son intérêt. Faux, bien évidemment, mais elle n'est pas de ces personnes polies, pour elle la politesse n'est qu'une hypocrisie que les gens utilisent pour se rassurer et se sentir appartenir à une illusion de communauté.

Une arrogance gelée couplée à une vanité certaine, consciente de sa beauté si atypique, consciente de ses charmes et de ses atouts que ses tenues mettent en valeur avec une légèreté presque féérique, robes faites de voilages et parures de bijoux argentés et dorés. Sensuelle et superficielle, dans une certaine mesure, superficielle vanité alors que s'observer dans le miroir est un réel plaisir, belle qui le sait et qui la recherche. Elle aime la beauté et c'est certainement l'une de ses plus grandes faiblesse, car malgré sa méfiance naturelle elle est véritablement fascinée par elle, elle la recherche et veut la rencontrer peu importe le danger. La beauté de la nature, la beauté de la terre et de ses bienfaits, une beauté qu'incarne pour elle Terraris dans toutes ses facettes.

Curieuse et cultivée, malgré cet air froid qu'elle incarne, comme beaucoup de sage elle possède une culture certaine qu'elle considère primordiale, une connaissance que l'on se doit de cultiver à chaque instant de sa vie, de faire grandir et prospérer tel une pouce pour devenir un chêne illustre trônant dans la forêt. Calme et antipathique, véritable connasse diront certain, fanatique pour d'autres quand elle redevient cette prêtresse auto-proclamée. Pourtant elle n'est pas misanthrope, juste en dehors des conventions sociales que l'on attend, à l'exception du culte de Terraris qu'elle respecte et dirige selon les anciennes coutumes. Culte étant l'une des seules preuve évidente qu'elle aime son pays et son peuple avant tout malgré son piquant légendaire.

Un amour qui a pourtant bien du mal à se concerter avec la rancœur, la rancœur d'un peuple à l'agonie et presque disparu, le siens, celui des dryades. Une rancœur qui se meut en haine devant ces faux dieux parcourant le monde en chassant l'hérésie, ils sont l'hérésie, une insulte à la terre elle-même, à Terraris qui lui est si chère, au monde lui-même. Une haine en vers l'empire qui détruit la nature en un souffle, moteur de guerre et monstre d'étain à la faim irascible dont les stigmates du passé hantent l'âme. Fanatiques technologiques qui la révulsent jusqu'au fond de ses tripes et de son être.
Un volcan endormi, par choix alors qu'elle a conscience de ses failles, de cette colère bouillonnante qui se cache dans une prison de gèle, une colère capable de tout carboniser sur son passage pour ne laisser qu'une lande désolée de ronces et de gravats. 

Attirante dans son mystère, détestable dans ses manières, la dryade reste cependant d'une franchise rare, habituée du jeu politique elle manipule évidemment, mais l'hypocrisie lui fait horreur et la franchise est une qualité rare qu'elle considère particulièrement. Méfiante, sa confiance reste cependant quelque chose de précieux, mais surtout une chose unique que l'on ne pourra jamais retrouver après l'avoir perdue. Quand la situation le permet Cérès vous fera bien ressentir ce qu'elle pense de vous, subtilement ou pas, sa franchise peut-être comme un couteau acéré et elle en attend de même de celui lui faisant face, sur un pied d'égalité, dans les paroles et dans les actes. Un regard pour montrer qu'elle ne vous appréciera jamais, une phrase neutre pour signifier que vous semblez quelqu'un de plus ou moins agréable. Cérès est un être complexe forgé dans la sève des forêts et leurs secrets, un être que peu réussissent à cerner et comprendre, mais dont les intentions ne sont que rarement mauvaises. Elle souhaite le mieux pour Nueva et est prête à tout pour l'obtenir, peu importe le prix à payer. Cérès c'est la prise de conscience que vivre reclus ne sert à rien, c'est l'abandon de ces forêts si chères à son cœur pour se mêler au monde, la prise de conscience que leur isolement causera leur perte et que Nueva n'est pas autre chose qu'une arme pour l'égalité et la justice, une arme pour Terraris quand bien même doit-elle émerger de la plus totale des destructions.
Prologue ~ vers 350
Le vent s'engouffre entre les géants d'écorce et de sève. Spectateurs millénaires dont le coeur vibre de l'écho de la guerre. Un silence de mort plane sur la forêt alors que l'odeur âcre du sang et du fer la souille de son emprise létale. Un souffle saccadée, douloureux alors qu'à l'ombre d'un majestueux chêne le corps féminin se vide de son sang aux reflets verts. Sève de la vie s'écoulant, nature blessée dans son orgueil et dans sa chaire par l'immondice de ces envahisseurs inconnus et destructeurs, bafouant la terre et les dieux dans leur sorcellerie démoniaque. Sa poitrine se soulève difficilement à chaque respiration alors que la plaie béante sur son flanc laisse jaillir le flot de sa vie à l'agonie, le piquant de la ronce n'est plus que pâle épine que le froid meurtrie. A ses côtés git le cadavre disloqué de l'agresseur, envahisseur dont le corps composé de matériaux inconnus salit l'essence même de la forêt.

Une fureur sourde qui ronge l'âme, une tornade de violence et de colère qui maintient la vie alors qu'elle puise dans ses maigres réserves de mana, se connecte à la terre alors qu'elle établie la greffe, autour du corps presque sans vie de la dryade la végétation s'anime faiblement, herbe et fleurs sauvages s'élevant pour recouvrir sa plaie d'une fine pellicule végétale, une douce chaleur pour chasser le froid mordant de la mort approchant a grand pas alors que l'énergie végétale redonne un faible souffle de vie à la dryade. Lentement le saignement perd en intensité alors que la vie s'accroche par la force de sa volonté au détriment des miettes restantes de sa magie épuisée par le combat à mort contre le monstre métallique. Une prière muette adressée à Terraris pour la survie et la vengeance.  

La mort attend, guette à chaque instant alors que son sanctuaire, que leur sanctuaire n'est plus qu'un milieu hostile où rôde l'envahisseur pouvant jaillir à tout moment pour achever l'incarnation végétale. Un poing qui se ferme faiblement, miettes de sa force alors que la rage gronde, une volonté de revanche, doux échos de vengeance auxquels elle s'accroche de toute ses forces comme une mère à laquelle on tente d'arracher son enfant de force. Ils paieront. Tant qu'elle vivra ils paieront, golems de destructions, colosse gangréné par la violence et cet étrange métal, magie noire et démoniaque, tout en eux la révulse et c'est l'idée des milles tourment qu'elle rêve de leur infliger qui anime son âme.

Sur ses joues couleur pastel les larmes de sève coulent de ses yeux céruléens, carnage des siens mutilés et déchiquetés par le feu en fusion de horreurs métalliques crées pour détruire. Purement et simplement. Combien sont mortes ? Elle l'ignore et cette pensée la hante. Combien combattent encore ? Combien sont-elles encore ?

Le temps s'écoule dans un silence de mort alors que même les animaux semblent avoir déserté la forêt, leur propre maison, leur propriété sacré. Un silence que l'écho sourd d'une explosion brise au loin, retentissant comme un nouveau coup de hache asséné à son coeur, son visage se relève faiblement alors que la terre tremble sous l'effondrement lointain des géants millénaires. Que Terraris vous détruise.

La végétation se meurt alors que la greffe disparait, sa plaie encore vive a enfin cessé de saigner, lentement la nymphe se redresse en s'agrippant au tronc majestueux ayant protégé son corps frêle et nue depuis un temps qu'elle est incapable de calculer. Ses jambes tremblent, faiblesse alors qu'elle manque de chuter. Elle se fige un instant, tente de reprendre une respiration normale, ne pas flancher, ne pas tomber. Une profonde inspiration, ses mains frêles lâchent la rugueuse écorce alors qu'elle entreprend de marcher. Ne pas céder à la panique. Ils approchent, le bruit des étranges détonations trahie leur avancée terrifiante. Partir. Elle doit quitter cette endroit avant qu'on ne l'achève comme une bête traquée et acculée.
Un sifflement strident alors qu'elle s'effondre, le sifflement d'un objet inconnu la frôlant en emportant avec elle une mèche de sa chevelure ardente. La certitude de la fin alors que la mort est là, qu'elle peut presque sentir son baisé glacé. Recule bruyamment dans un bruit étrange de grésillements. La sensation de s’élever dans les airs alors qu'une main agrippe son bras avec fermeté. Un écho lointain d'une voix familière qui vient perturber son esprit embrumé. Une vision trouble, brume envahissant l'esprit tenter de se concentrer sur ce qui arrive en cet instant. La voix devient plus claire, grondante alors que le visage gagne en netteté. Une somation.

" Cérès réveille-toi ! Maintenant ! "

La tension plus ferme sur son bras venant trouver la nuque familière alors que ses jambes réagissent par automatisme pour avancer sans même savoir comment.
La conscience réagissant faiblement avant de sombrer à nouveau dans le vague et la confusion.
Syrinx.

DERRIERE L'ÉCRAN
PSEUDO ▬ Chat
AGE ▬ 26 ans
TU NOUS A TROUVÉ OU ? ▬Grrr
UN AUTRE COMPTE ▬ Hazel
LE PERSONNAGE DE TON AVATAR ▬ BATMAN ▬ Poison Ivy
TU AS LU LE RÈGLEMENT ? ▬ Oui.

Home Sweet Home ~ 254

Le chant des oiseaux s'élève en une mélodie brisant la quiétude de l'immensité boisée. Une envolée soudaine, ballet aérien face à un bruit de prédation. Le regard céruléen admire le spectacle comme si il le découvrait pour la première fois, contemplatif alors qu'elle ne s'en lasserai jamais, du moins le pense-t-elle. Dans les profondeurs boisées elle est à l'écoute du moindre son, se déplaçant avec la grâce si propre à sa race, écoute le battement muet des âmes millénaires, majestés végétales trônant tel des colosses que plus rien ne peut arrêter. Une situation dans laquelle elle se complet alors que délicatement elle cueille fleurs et baies en tout genre, sa mère en a besoin pour sa prochaine préparation. Elle prend son temps, vagabonde tel une âme sauvage, nymphe libérée qui se complet dans l'isolement des forêts. Cela faisait longtemps maintenant qu'elle n'avait pas vue un humain pénétrer leur sanctuaire reculé.

Ces êtres étaient étranges, leur peau aux couleurs pêche un véritable sujet de fascination pour la dryade, une peau et des carrures différentes, une palette étrange pour elle qui ne côtoyait généralement que des elfes en dehors de sa race. Les elfes leur ressemblaient davantage, gracieux et proche de la nature, la plupart vivant également dans ces forêts si chères à son cœur. Mais ces humains restaient un réel mystère, fascinant et dangereux à la fois alors que certaines de leurs demandes l'effrayée dans les conversations qu'elle écoutait en secret entre eux et sa mère. Certains venaient chercher de puissant remèdes, d'autre s’enquérir de poisons létaux ou de filtres et élixirs destinés à d'obscurs desseins. Sa mère n'était que peu regardante sur leur utilité, elle faisait sans poser de question tant qu'ils pouvaient payer, bijoux étranges qu'elle appréciait particulièrement ou nourriture exotique introuvable dans ses forêts, les paiements étaient divers pour le clan Kementari vivant en ermite depuis la chute de Fhaedren et les invasions.

Évidemment elle avait entendu des histoires en tout genre sur ces endroits "civilisés" comme on les appelés, sur d'immenses bâtisses de pierres et bois, sur ce qu'ils nommaient politique et les sages. Des histoires que jamais elle n'avait eu la chance de vérifier de ses propres yeux, un monde totalement étranger pour elle, aussi intriguant qu'effrayant alors que rien ne la faisait se sentir plus chez elle et en sécurité que ces forêts où elle était née, auxquelles elle appartenait. Sa connexion avec Terraris et ses bienfaits, celui à l'origine de leur naissance et de leur existence, celui permettant aux plantes de prospérer et croître pour révéler toute leur beauté. Loué soit Terraris. Un mouvement gracieux pour cueillir le dernier ingrédient de la liste, belladona. Un frisson d'effroi qui lui parcourt l'échine, malgré ses maigres connaissances, l'apprentissage de sa mère lui avait enseigné une chose, la belladone avait beaucoup d'usages, presque tous mortels.

Conscience ~ vers 350

Les yeux céruléens s'ouvrent, l'esprit encore embrumé alors qu'elle met quelques minutes à discerner son environnement, l'odeur familier du pin s’immisçant dans ses narines. Conscience suivie d'une douleur vive alors que machinalement sa main se porte à son flan sans comprendre pourquoi dans l'instant. Une douleur écrasante suivie d'un flash, celui d'un combat à mort et de la violence de l'objet inconnu pénétrant sa chaire. Le bruit des explosions et du feu revenant à son esprit, un élan de panique alors qu'elle se redresse soudainement, accentuant la douleur de la plaie encore vive. Autour d'elle l'environnement se dessine plus nettement, familier alors qu'elle reconnait le foyer agréable de bois et de végétation, la porte s'ouvre et c'est le visage grave de Syrinx qui en émerge dans sa suite. Un soupire de soulagement alors que se mordant la lèvre sous l'effort elle se lève difficilement. Un élan de panique soudaine venant fracasser sa voix enrouée. " Est-ce qu'ils sont..." La voix dure de la dryade la coupe, la colère vrillant son regard d'habitude si doux. " Partis ? Oui... Au détriment de la vie de nombreuses des nôtres. "

Son cœur rate un battement alors qu'elle revoit la violence de leur attaque, mais surtout leur force inconnue et colossale, monstres d'aciers incapables de saigner.
" Qui étaient-ils ? Que voulaient-ils ? " Son amie reste silencieuse un instant, la tristesse transpirant dans sa voix avant de répondre. " Luthien a prévenu le Conseil... Il semblerait que l'empire d'Ellgard est ressentis le besoin de tester une nouvelle sorcellerie de guerre, une sorcellerie du métal." Un silence de mort qui tombe sur la pièce alors qu'elle prend conscience de sa méconnaissance du monde l'entourant... Ellgard... Un nom qu'elle avait entendu quelques fois, quelques histoires floues, une prise de conscience violente alors que sa vie au sein des forêts, coupée du monde la rendait complétement ignorante du monde l'entourant et de ses dangers. Une stupidité affligeante, peur de l'inconnu ayant failli lui couter la vie, sa vie à elle, celles des ses frères et soeurs morts au combat, la vie de ces forêts et marais si chers à son coeur... Une prière sourde adressée à Terraris alors que ses pupilles d'azur se parent d'une étrange détermination teinté de regrets. " Vivre recluses était une terrible erreur n'est-ce pas ? " Un silence. " Tu as vue leur puissance ? Tu as vue ces choses incapables de saigner ? Comment peut-on avoir une chance contre un ennemi que l'on ne connait pas... Contre une sorcellerie qui nous dépasse ? " Syrinx la regarde sans rien dire, elle acquiesce simplement alors que se mordant la lèvre la nymphe aux cheveux carmins se lève de sa couchette végétale en réprimant un râle de douleur. Une voix forte et décidée alors qu'elle la regarde avec une froideur qu'on ne lui connait pas, une froideur que la haine gangrène déjà dans la mort de son insouciance, esclave de l'ignorance. " Il est temps de regarder les choses en face, il est temps d'arrêter de vivre dans le passé et de se mêler au monde. Par Terraris je te le jure, cet Ellgard paiera pour ses offenses ". Sa décision était prise, sa vie d'ermite l'avait rendue insouciante et inconsciente, mais surtout terriblement inculte. Tout cela devait changer... Elle devait apprendre. Elle devait comprendre. Maintenant.

Acclimatation ~ vers 350
Le choc fût brutal. Un terrible coup de massue, une tornade violente et virulente pour ravager son âme, une tornade la plongeant au bord de la dépression. Tout. Absolument tout ce qu'elle pensait connaître du monde n'était qu'une vaste blague, un monde illusoire s'effondrant par la peur de l'inconnu qui l'avait poussé à rester recluse dans les immensités boisées. Elles lui manquent. Énormément, alors que tout ici n'est que bâtisse de pierre. Comment avait-elle pu maintenir comme simple contact au monde réel ses rares clients venant bénéficier de l'héritage d'herboriste transmis par sa mère ? Comment avait-elle pu croire que cela suffirait ?

Son monde s'était effondré, les anciens dieux avaient été reniés par l'émergence de monstres impies appelés Seraphs... Par Terraris comment ont-ils osé ? Plus loin, de l'autre côté des océans ce qu'ils appelaient une royauté s'était formée, un système étrange et gouverné par les monstrueuses salamandres, avides de guerre et de destruction, réduisant autrui en esclavage comme si ils n'étaient rien d'autre qu'une simple marchandise... Et enfin cet Ellgard... Monstre sans tête, tel ces hydres peuplant les légendes, avide de conquête et de pouvoir, massacrant la nature au profit d'un sois disant progrès... Blasphémateurs de la nature, de la magie et des dieux. Ces monstres qu'elle avait vue et combattus n'étant pas autre chose que des constructions crées de toute pièce à l'aide de ces terribles cristaux ayant provoqué la chute de Fhaedren.

Son univers entier avait volé en éclat, en millions de fragments éparses, elle devait tout réapprendre... Dans son malheur était néanmoins survenu quelque chose de très inattendu. Elle qui se croyait si recluse du monde ne l'était pas tant que ça alors que le nom Kementari résonnait aux oreilles des plus anciens, de ceux ayant connus sa mère. Qui aurait cru que cette dernière possédait une telle réputation... Certains l'avait rebaptisée la "Sorcière" par la puissance des élixirs et des philtres qu'elle était capable de produire, aussi bien bénéfiques que maléfiques... Une idée faisant frissonner son dos, comme déjà à l'époque. Une réputation qui lui permit grâce à l'aide de quelques contacts - ses rares clients - d'ouvrir une modeste boutique d'herboristerie. Elle n'avait pas les talents de sa mère, néanmoins sa connaissance des plantes était sûre et sa race une garantie de leur efficacité.
Sa race... Presque décimée... Jamais elle n'avait pris conscience de ce fait, une donnée lui donnant la nausée alors que la cruelle vérité l'avait frappé, elles n'étaient plus que quelques centaines à parcourir le monde... Quelque centaines que les actes monstrueux d'Ellgard avait encore diminué dans leur soif avide de pouvoir.
Par Terraris elle se l'était jurée, elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les faire payer.
Ellgard et cette mascarade nommée Mearian, ces aberrations de la nature tuant ceux refusant d'abandonner la vérité, leur véritable croyance. Quel dieu agirait ainsi ? Quel dieu exterminerait ceux ne le suivant pas pour montrer sa supériorité ? Monstres cruels et dégénérés. Elle serait le bras armée de Terraris dans ce combat, elle lui donnerait sa vie pour affronter toutes ces monstruosités parcourant ce monde à l'agonie.

Étude ~ 360
L'université. Étrange endroit que l'université. Étrange endroit rejoint par un étrange concours de circonstances. Kementari, cette modeste herboristerie associée au nom de sa mère avait rapidement attiré une clientèle respectable, une clientèle respectable et parfois influente parmi les notables, une clientèle attirée également par sa gérante et sa foi ouverte et revendiquée en vers les anciens dieux, notamment un en particulier. Terraris.

Face à l'invasion de cette croyance impie en vers des monstres destructeurs la nymphe n'avait plus eu d'autre choix que de manifester pacifiquement, manifester la puissance de sa foi et de ses croyances en montant un autel ouvert à tout ceux le souhaitant afin de célébrer ensemble fêtes et événements particuliers associés au culte de Terraris. Une initiative isolée mais loin de passer inaperçue dans la capitale alors que ouvert à tout ceux le souhaitant la dryade s'était improvisée prêtresse de la déité, partageant les préceptes et enseignements du dieu, acte muet de rébellion contre cette aberration se propageant comme une véritable gangrène. Une réputation ayant provoqué un certain intérêt pour ce personnage étrange fraichement débarqué des profondeurs boisées de Nueva. Concours de circonstances lui ayant permis d'intégrer sur proposition du sage Tertius, l'un de ses clients, l'université pour parfaire ses connaissances.

Une véritable chance saisie comme une bénédiction alors que l'université s'impose comme un cadeau de Terraris lui permettant de trouver ce qu'elle était venue chercher au départ, l'accès à la connaissance et au savoir, un accès à cette chose si précieuse lui ayant manqué, une véritable connaissance du monde l'entourant, bien loin de cette quiétude boisée, mais aussi étrangement stimulant et galvanisant dans la profusion d'informations et d'excitation par les découvertes aussi diverses qu'étranges. Un moyen de parfaire les connaissances transmises par sa mère tout comme de parfaire ce que les légendes et les histoires sur les dieux lui avaient appris depuis son enfance, un partage pour cette créature issue d'un autre temps, celui des anciens dieux et de leurs cultes laissés à l'abandon par une partie de la population. Une situation renforçant sa conviction de lutte contre cette religion violente et cruelle propagée par les Seraphs.

Un enseignement long et laborieux enrichissant l'esprit et la volonté de cette dryade si ignorante, un véritable parcourt du combattant alors que quelques années plutôt débarquant de sa forêt elle ne savait qu'à peine lire et écrire.
Consécration.

Implication ~ vers 370

Une transformation radicale opérant sur la durée pendant ces sept années d'étude à l'université. Université où elle se spécialise notamment dans l'histoire culturelle, politique et religieuse des différentes nations, Fhaedren inclue alors qu'elle poursuit en parallèle ses occupations de prêtresse improvisée pour ceux souhaitant prier Terraris et la concoctions de breuvages transmis par sa mère afin de s'assurer un minimum de revenus, occupation nécessaire pour survivre dans un monde radicalement différent de celui qu'elle avait toujours connu, un impératif.
Une situation des plus atypiques s'il en est, pour un personnage tout aussi étrange. Et c'est en accord avec sa promesse et ses convictions grandissantes au fur et à mesure de son évolution dans un monde "civilisé" qu'elle intègre le tribunat au sortir de l'université sous la direction du sage Tertius s'étant pris d'une étrange affection pour ce personnage mystérieux tenant aujourd'hui le seul autel en faveur de Terraris de la capitale Nuevienne, un autel regroupant un nombre assez conséquent de croyants, principalement parmi les "petites gens", fermiers et autres travailleurs agricoles, mais aussi vénéré pour la fertilité par un nombre assez important de femmes, notamment en couche.
Un choix d'affection, mais pas que alors que la petite herboriste était devenue un personnage religieux incontournable de la capitale et doté d'une connaissance théologique plus que solide, de l'ancienne religion comme de la nouvelle, un moyen de la garder sous contrôle tout en s’appropriant sa notoriété gagnée auprès des croyants du culte de Terraris.

Une alliance à double sens alors que comme assistante du sage Tertius Cérès se mêle encore davantage à la vie publique de Nueva, mais aussi à la politique internationale entre les différentes nations, notamment sur le plan diplomatique, habile conseillère alors que sa spécialisation historique et théologique s'avère un atout pour le sage tout en permettant à la nymphe de lutter officiellement et politiquement contre les deux objets de sa haine devenue viscérale. Mearian, pays fanatique et intolérant au travers des Seraphs et la monstrueuse Ellgard, monstre tyrannique et technologique reniant les fondations même de la vie et de la terre.

Un personnage étrange et envoutant pour la population, alors qu'elle finit par fermer son herboristerie pour dédier la bâtisse au culte de la déité en y érigeant un grand autel et célébrer les diverses fêtes et processions liées au culte. Un personnage attractif que l'on a rebaptisé "la prêtresse" quand bien même il n'existe aucune hiérarchie officielle. Un personnage inquiétant que la modération préserve du courroux des notables alors qu'auprès du sage Tertius elle a appris les règles les plus élémentaires de la diplomatie Nuevienne. Un jeu fascinant et terriblement excitant. Un jeu loin d'être terminé alors que tout n'était que le commencement dans le combat devenu celui de sa vie.

Tertius ~ 389

Un choc, un choc et une immense tristesse qui l'envahie alors qu'elle reste interdite devant le messager apportant la terrible nouvelle. Le sage Tertius était mort. Une faiblesse alors qu'elle se maintient à la porte du temple de fortune créé au fil des années pour ne pas s'effondrer sous l'annonce. Une nouvelle terrifiante alors que sous l'impulsion de ses émotions les ronces gangrénant la bâtisse de bois semblent dépérir au rythme de sa propre âme.

Un choc auquel en succède un second alors que le jeune homme face à elle annonce les potentiels candidats à sa succession. Une confusion qui retourne l'esprit alors que seul la fin de sa phrase parvient à pénétrer sa conscience. " Et vous. ". Les ronces s'emballent provoquant une réaction de peur chez le pauvre messager, quelques instants seulement avant de se calmer, la porte se referme devant son visage penaud, sans un mot.

Derrière la porte la frêle silhouette s'adosse au bois massif avant de s'effondrer, son dos glissant contre le bois dans un torrent de sanglots étouffés alors que le temps continue son œuvre, que seule, elle reste ainsi des heures, le visage embué de larmes alors que les ronces semblent pleurer avec elle. Les mots du messager retentissant en boucle dans son esprit comme si ils étaient l’œuvre d'un spectre venu tourmenter l'esprit et se délecter du malheur et de la peine.

Émotions calfeutrées et cadenassées alors qu'à l'aube un hommage était rendu à l'ancien sage dans l'endroit même de l'annonce, une veillée funèbre célébrée selon les anciens rites. Retournes à la terre. Un événement dont beaucoup se souviennent encore par sa monumentalité. Un événement décisif alors que quelques jours plus tard l'annonce tombait. Cérès Kementari, celle que l'on nommait "la prêtresse" avait été élue à quelques voix prêt comme nouveau sage Tertius du Conseil. Un rôle qu'elle assumerait jusqu'au bout, pour lui, pour Terraris, pour ses sœurs et frères morts au combat.
Pour l'avenir de Nueva.
Re-Re Bienvenue Mon chat <3
Grrr La beauté de l'épine - Cérès [Terminé] 3622086245


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    Bienvenue belle plante La beauté de l'épine - Cérès [Terminé] 3622086245
Bonjour, t'peux me vendre de l'herbe et j't'offre mon bienvenue ? La beauté de l'épine - Cérès [Terminé] 3622086245
Je pense a voir terminé. La beauté de l'épine - Cérès [Terminé] 3622086245

Sinon merci à tous.

Vali : tout dépend de ce que tu cherches La beauté de l'épine - Cérès [Terminé] 3622086245


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