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live by the sword, die by the sword [Olieron Adrilith] [an 353] [terminé]

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C'est une vie insouciante loin des responsabilités, voilà ce qu'était devenue ton quotidien. Tu répondais à des règles, celle des hommes, ces êtres simples et dignes, loin de la sarafarane, du temple et de l'église, là où ton regard n'allait pas plus loin que les champs de Theopolis. Pourtant, tu vivais au quotidien avec des responsabilités, mais moindre, différente, humaine et non pas divine comme ils l'avaient tous attendu de ta part. Et malgré tout, incapable de répudier ceux qui ont conçu cela, cherchant à leur offrir un dernier pardon. La rédemption ne peut toujours être offert, tu le sais plus que n'importe quiconque, peut-être mieux que Justice, qui se pense intouchable et inébranlable, il t'en avait montré l'inverse en la veille. « Je vois. » Au moins il cherchait à se distancier de l'église de l'Ordre des Astres, ceci était une bonne chose. Oscillant la tête de haut en bas et de bas en haut, acceptant sa décision, mais sans dire si tu la cautionnes ou non, cela est autre chose, une pensée personnelle, inerte pour lui. Tu prends note de ses informations, par curiosité comme d'habitude, mais sans chercher pour autant à reprendre ton baluchon et à arpenter à l'aide de tes grands pas les côtes de ce monde. Retourner sur ses sentiers perdus et loin des grands châteaux pour voir les petites fermettes et hameaux là où ce mène la véritable vie, loin des scandales des villes et des grandes familles royales à la couronne qui se fait s’occire comme les droits des hommes.

Tu arrêtes dans ton travail, totalement, toujours assise sur ce tabouret, le dos rond et cassé, tu te redresses et colle tes poings le long de cette colonne éreinté et allongé par le travail. Les os craquent les uns après les autres, dans un fracas sec et sans douleur, juste le soulagement de voir cette bulle qui s’éclate dans un soupire. Sceau de métal qui se pose dans un coin, loin d'une incartade d'Angélique et de ses sabots prit d'un éventuel spam, tu contournes la bête par devant, prenant une poignet de paille de ce ballot lourd et plein. « Je dirais qu'ils ont peut-être prit la bonne décision. » Cela semblait impensable pour toi, qui prône la vérité, montre la pire face de chacun sans vergogne, le cœur brisé. « Malheureusement... » Un soupire se transperce de tes lèvres. Ta tact se balade le long de la croupe de l'animal, nettoyant le poil de la bête avec la paille que tu tenait fermement entre tes longs doigts blancs. « Cela est incohérent de ma part. Mais parfois, il faut faire des concessions. » Même si cela pouvait t’arracher la langue, t'écorcher vif et te détruire de l'intérieur, tu en avais fais depuis que tu étais née, et cela ne cessera guère aujourd'hui.

Tu t'humectes les lèvres, finissant par te gratte l'arcade sourcilière. « La population n'est pas capable d'encaisser cela comme vous avez pu le faire. Elle vit sa vie, sans incartade et les mêler à des histoires de divinités et de rébellion n'est pas pour leur venir en aide. Sauf si vous voulez instaurer la terreur. » L'un de tes mots était emplein de venin, crachant un sel qui pouvait saturer les océans d'une odeur saline, voir pestilentielle. Il était loin des hommes, de leur vie, et du travail, s'il avait connu, il donnait l'impression de l'avoir oublié. De ne plus connaître les simples gestes de la vie, et se perdre dans des fastes qui pourraient nourrir une nation complète, sans crainte, une année durant avec une simple réception. « Parfois le mensonge est malheureusement, la seule solution, temporaire. » Nuançais-tu tes propos. Tes doigts s'activent sur le pelage de la vache, oscillant entre les tâches brunes et blanches, dessinant le contours de ses sanies étranges. Il est compliqué de parler de cela, sans tout connaître, tu ne connaissais pas tout encore, et tu ne donnais pas la totalité de tes idées et avis. Gardant une parcelle de mystère réservé à toi.

Du bas dos remontant vers son museau, évitant sa langue bien trop pendue à la recherche de ton derme qui avait le goût du lait chaud et frais. Le contact avec l'animal avait le don de te rassurer, de calmer les tensions qui tendent chacun de tes muscles. « Qui a-t-il ? » Lui demandais-tu, l'impression de voir dans son regard quelque chose qui lui pèse sur la conscience, ou une remarque acerbe qui lui brûle la langue. Et au pire il n'y avait rien, cela ne faisait rien de mal, juste une erreur de ta part.



a mistake
ft. LÚTHIEN
humility

L'opposé finalement peut être qu'en dehors de la simple constatation qu'était celle de dire que le ciel était bleu et l'herbe verte vous étiez fait pour vous opposer à tous vos raisonnements. D'un côté la justice qui se considérait comme intouchable ou qui devait être intouchable pour exercer en totale impartialité sa tâche de punir un crime à défaut de simplement pouvoir dissuader en amont sans pouvoir condamner une erreur qui n'a pas encore eu lieu, en dehors des principes de ta propre justice qui était celle de réparer un mal, un désaccord, un vice entre deux parties. Effectivement vous étiez de parfait opposés alors qu'elle pouvait représenter le pouvoir dont tu te devais de faire respecter les règles, choses qu'elle ne voudra jamais faire n'ayant jamais réellement voulu imposer quoi que ce soit à quelqu'un, raisonnement se questionnant à tes yeux sur ses pensées à elle même sur des cas comme l'intérêt commun. Vous aviez chacun un caractère respectif en parallèle de vos valeurs alors qu'elle était foncièrement bonne, peut être trop même à tes yeux, tu étais foncièrement changeant toi, tantôt implacable, tantôt apte à concéder de par le contexte actuel du monde. La trahison ayant eu le don de te pousser vers une justice bien plus punitive, bien moins tolérante des écarts.

Tu étais comme encré en des conceptions qui étaient tel un simple arc-en-ciel. Spectre de couleurs aussi variable que ta conception du monde. Tu te montrais difficile lorsqu'il s'agissait de ramener de l'ordre tout comme tu te montrais bien plus humain lorsqu'il les temps n'étaient pas nécessaire à la remise en place de bien des choses, lorsque la société était saine. C'est ainsi qu'une nouvelle fois vous étiez différents, tu avais voulu toi ne point cacher tout ceci car à quoi bon demander aux gens d'être juste alors qu'un pseudo idole ne peut pas l'être. Il y avait tellement de points discutables sur cette décision comme le fait que tu considérais qu'il était impossible de cacher pour l'éternité un acte aussi déplorable que voler la mémoire d'individus. Tout ceci était de surcroît une façon d'un peu plus fragiliser l'ordre qu'autre chose, des fondations tout sauf stables le tout ayant justifié d'ailleurs dans les années qui suivirent la naissance de ce conflit contre Ellgard même si tu n'avais jamais approuvé leur régime dictatorial et bien plus, même si tu n'avais jamais cautionné l'orientation technologique que prenait cette nation. Tu levas les yeux au plafond en écoutant ses propos lui tendant l'oreille malgré tout, pensif mais aussi ennuyé par sa perspective. Elle te questionna dès lors là où elle s'était occupée avant de cette vache, continuant même de s'assurer qu'elle dispose du confort de son rang.

Tu lui répondis ceci, une simple phrase qu'elle ne pouvait critiquer ou tu ne savais, elle n'avait pas le choix que d'être d'accord sur celle-ci. Il était impossible de faire plus simple vérité, il était impossible de contester ceci pour diverses raisons.

« - Et plus dure en sera la chute. »

Une simple parole, tu n'avais envie de faire plus de commentaire sur tout ceci connaissant à quel point le sujet pouvait être épineux et rapidement déraper. Tu t'étais contenté de cette réplique à son attention car l'histoire avait bien prouvé des choses.

« - Quand l’Église a surpassé le pouvoir temporel, le peuple fut bien confronté à un brutal changement tout comme il a vécu dans la terreur depuis des siècles face aux pillages des salamandres, les épidémies et j'en passe. Après tout Lumenal et Obscural ne sont elles pas ennemis ? La seule différence est que nous sommes de chair et de sang, la terreur il est largement possible de l’apaiser, de faire en sorte qu'elle ne soit nourri. »

Tu hausses les épaules concluant par ce simple propos venant cloturer cette discussion de ton côté.

« - Comme tu le dis, le mensonge est un sursis. »

Reculant doucement avant de te retourner pour quelque peu sortir de ces lieux, pupilles se portant brièvement sur l'astre du jour, tu conclus par ce détail à l'attention de la jeune femme.

« - Tu veux que je fasse autre chose ? A moins que tu comptais te rouler les pouces pour cette journée je me disais aussi que plus rapidement je serais parti plus rapidement ta petite t'adressera de nouveau la parole non ? »

Il en fallait peu pour perturber un enfant mais là vous n'aviez pas fait les choses à moitié...





C'est sous un silence qui tremble, et qui fait réagir Angélique que tu trouves tiraillée. L'envie qu'il reste silence et qu'il le brise se combat avec hardeur dans ton cœur, qui se fatigue de cette situation qui s'imprime de la tension des événements. Qui arrive à te fatiguer, rien qu'en y pensant, un peu ou pas beaucoup. A toi dont la vérité est un linceul qui t'accompagne chaque jour, tu sais pourtant mentir, par omission parfois, tu ne considères pas ses silences comme des mensonges, mais autre chose, une différence ténue, qui pouvait t'amener de la répression de tes proches. Puis, sa voix se fait ouïr, propos que tu écoutes, suivant son dos qui se mouvent. Ta tact s’appuie sur le dos de la bête, tu souris un peu bêtement à l'une de ses répliques. « Ennemis ? Je ne sais pas. Seul ceux présent à la genèse serait y répondre. Nous sommes trop jeune pour cela. » Des enfants qui se chamaille et se querelle face à des adultes qui ont fondé le monde dans lequel ils arpentent chacun des sentiers. Des enfants qui ont besoins encore de grandir, et de mûrir pour comprendre ce qu'ils sont, ce que tu es, toi qui a eu un nom qui n'en n'est pas un Humilité, comme tes frères et sœurs en ont un qui n'en est pas un, Justice, Désir, Sensibilité, etc. Des vertus, que l'on offre  à l'humanité, mais qui peuvent être refuser, qui se forme aux peuples auquel ont doit se forger pour les aider à vivre une vie meilleure. Votre premier essai, avait échoué selon tes critères. Tu lui faisais savoir, sans détour. « Je ne pleurais pas si cette Église s’effondre. » Tu t'en réjouirais même, bien au contraire. De voir ses fondations pourrit depuis la première pierre, auquel même sans le vouloir tu avais aidé à en préparer le mortier.

Tu tiquas de la bouche, langue qui claque contre le haut de ton palais. « Alors que la chute soit sévère et brutale. » Tu ne seras jamais magnanime sur ce sujet-là, tu avais essayé de pardonner au début de l'existence de cette église, de l'Ordre des Astres était corrompu et rien ne pouvait être résolu de cette sorte, à ceux qui se disent dieux, alors qu'ils ne sont que des imposteurs. Pourtant, tu ne disais pas à ton frère que tu allais y participer, d'autres choses devront être fait avant, un chemin, cheminement de tes pensées, traversé de tes sentiments. De ta compréhension du monde, pour vieillir et en apprendre plus. De devenir eux-mêmes des adultes, capable d'élever des enfants, c'est pour cela que tu ne l'avais pas prit le rôle de mère auparavant, encore toi-même une enfant. Jeune être qui venait sur le tapis, lorsqu'il te parlait de ta fille. Un soupire venait se s'échapper de tes lippes « Non, pas spécialement. » Tu te grattais l'arrière du crâne, passant outre, de la vache, prenant le sceau remplit du lait chaud. « Je sens que j'aurais le droit à une longue discussion et des explications encore plus longues... » Ta tact libre s'abat doucement sur son épaule. « Tu prendras ton repas et un bain si tu le veux, et tu pourras repartir vaquer à tes occupations. » Tu offrais une dernière fois ton hospitalité, car il était ton frère. Quant à Syrinx, elle t'offrira un mur de silence pour encore une ou deux semaines, regard assassin, et autre.