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with death comes silence •• vasilisa naberius

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Vasilisa Naberius
IDENTITÉ
RACE ▬ Vampire supérieur.
AGE ▬ 136 ans.
ORIENTATION SEXUELLE ▬ Hétérosexuelle.
SITUATION PERSONNELLE ▬ Trop insupportable pour être affiliée.
NATIONALITÉ ▬ Akanthienne.
FACTION ▬ La Cour des Cendres.
MÉTIER ▬ Assassin, chasseuse de tête au service de la Cour et de primes à ses heures perdues.


MAGIE ET COMPÉTENCES
PHYSIQUE
❯ agilité x x x x x
❯ force x x ○ ○ ○
❯ endurance x x ○ ○ ○
MAGIE
❯ mana x ○ ○ ○ ○
❯ puissance x ○ ○ ○ ○
❯ contrôle x ○ ○ ○ ○

« Dans le silence, nul ne t'entendra mourir. »

Vasilisa, comme bien des vampires, est sensible à la magie. Ce n'est pourtant pas en ce domaine que ses compétences sont les plus brillantes : la vampire est connue comme l'une des meilleures escrimeuses d'Akantha. Sa magie n'est néanmoins pas inexistante et il serait bien impulsif de la sous-estimer. Surnommée sobrement la Loi du Silence, elle lui permet de manipuler les sons, assourdir des pièces et se rendre totalement inaudible.

Marche nocturne ─ La vampire absorbe tous les sons autour d'elle, la rendant totalement silencieuse et impossible à entendre par quiconque. Une magie extrêmement utile qui ne la rend pas invisible pour autant : seul les sons produits son réduit à néant. Il s'agit d'un pouvoir qui lui demande peu de puissance et qu'elle semble utiliser de manière instinctive.

Silence absolu ─ Pendant une durée pouvant aller de quelques secondes à quelques minutes, Vasilisa est capable d'assourdir totalement une pièce, une zone de superficie raisonnable ou quelques personnes précises.

Échos fantômes ─ En se concentrant suffisamment, la vampire peut produire des sons illusoires. Parfait pour une distraction ou pour détourner l'attention.

En contrepartie de ce pouvoir, l'ouïe de Vasilisa est extrêmement sensible : elle fuit la foule comme la peste et les bruits forts ont tendance à la déstabiliser. Il s'agit d'un terrible handicape qu'elle cache au mieux, car elle sait qu'il pourrait lui être fatal.
PHYSIQUE
Blanche macchabée au sourire carnassier, Vasilisa s'avance dans sa démarche inaudible, agile comme un félin, assurée comme une reine. Pâleur incarnée, née blême aux cheveux d'un blond grisé par la terreur et les pleurs, même ses yeux perçants ne semblent se détacher de son allure spectrale, soulignés de noir, clairs comme ceux d'un aveugle, teintés parfois d'une lueur ironique, meurtrière ou moqueuse. Toujours menaçants. Toujours à l’affût. Son regard plonge ses interlocuteurs dans un profond malaise -rien ne semble lui échapper, nul secret n'a la carapace assez dure pour passer outre leur fabuleuse perspicacité. Chaque détail est noté, chaque échappatoire est repérée, chaque faiblesse est débusquée. Gracieuse, Vasilisa a la carrure d'une danseuse, une danseuse aux gestes létaux et aux lames meurtrières. La lumière n'est cependant pas le domaine de la créature aux longs crocs : les ombres lui sont plus favorables, cachant ses traits fins, son visage dur et son regard prédateur.

Habillée d'un long manteau sombre qui lui valu le surnom de Dame en Noir, les yeux la suivent, elle et son port altier, son expression impitoyable et sa prestance au goût cendreux. Sombre personnage aux couleurs rares, rehaussé par le carmin de ses lèvres et l'éclat effrayant de ses yeux, Vasilisa est semblable à une statue, beauté froide et terrible auquel nul ne souhaiterait se frotter. Reine des glaces au physique lunaire, intemporel, l'assassin évolue parmi ses pairs, élégante et dangereuse, habillée de façon masculine, l'ombre d'un chapeau couvrant ses traits, mais non son sourire s'étirant souvent sur un rictus inquiétant.
CARACTERE
Vasilisa est loin de coller à l'image de ces vampires sophistiqués et propre sur eux. Si elle partage avec eux la même impression menaçante, la sienne est loin d'être sous-adjacente : tout en son comportement hurle au danger. Dépossédée de toute pitié ou empathie, la vampire possède un sens pratique bien à elle. Pragmatique en toute circonstance, la meilleure solution est souvent la plus simple, quand bien même a-t-elle à se salir les mains. Dotée d'une bonne imagination et d'un humour terriblement noir, nombreux sont ceux qui se trouvèrent étonnés de son comportement incisif, provocateur et ironique. Moqueuse et d'un naturel arrogant, Vasilisa n'est pas une créature très agréable à fréquenter : extrêmement rancunière, mauvaise perdante et maîtresse ultime de la mauvaise foi, la vampire collectionne les défauts aussi bien que les meurtres. Elle n'a que faire du regard des autres et semble souvent légère, complètement vulgaire ou totalement insouciante.

Ne vous y laissez cependant pas prendre : si tout ceci fait parti de sa nature, la vampire est avant tout une assassin. Une assassin expérimentée, terriblement puissante et implacable. Collectionnant les habitudes maniaques frôlant la paranoïa, Vasilisa est vive d'esprit et prudente. Elle écoute, observe et déduit. Derrière ses airs moqueurs et son humour ironique se cache une créature à l'affût de la moindre faiblesse, du moindre écart, enregistrant chaque geste et chaque mot pour un usage futur. Rusée et impitoyable, elle provoque beaucoup d'hostilité à son encontre, souvent accompagné de crainte. Si son entrainement semble avoir enterré au plus profond d'elle même tout sentiment pouvant l'affaiblir, il est plus probable que Vasilisa ait surtout choisi de s'en foutre. L'égoïsme est à ajouter en bonne position dans la liste de ses innombrables défauts.
HISTOIRE
Vous êtes un monstre.
Certes, convint Vasilisa avec un sourire aimable, avant de faire siffler ses lames et d'alléger l'homme du poids de sa tête, qui se mit à rouler sur le sol.

Des pleurs et des gémissements éclatèrent tandis que les deux petites filles se serraient l'une contre l'autre, incapables de détourner leur regard pourtant trop innocent. Et la tête roulait, comme animée d'une volonté propre, l'expression de désapprobation de son propriétaire figée dans ses traits à tout jamais. Elle roulait, jusqu'à ce que la vampire pose un pied dessus, l'empoigne et la fourre dans une sacoche sans plus de cérémonie qu'un pragmatisme naturellement acquis au fil des années. Quel imbécile avait-il été, de penser que la présence de ces petites auraient pu freiner la mort pourtant à sa poursuite.

D'un mouvement brusque qui fit crier les gamines, la vampire fit gicler le sang de ses lames avant de les rengainer. Son regard hypnotisant se tourna vers elles et se teinta un instant d'une lueur étrange, qui disparu rapidement. Tue les enfants, se remémora-t-elle. Les enfants grandissent et deviennent des vengeurs, continua la voix dans sa tête. Les vengeurs sont une menace, et les menaces doivent être supprimées.

Ferme-la, siffla-t-elle à la vieillarde qui envahissait ses souvenirs, un sourire devenu amer accroché au visage. Je suis libre, je ferais comme il me chante. La mission a été effectuée. Fin de l'histoire. Vasilisa tourna les talons et sans un regard derrière elle, quitta la pièce où gisait le cadavre incomplet de sa dernière victime, mandatée par l'autorité à laquelle elle avait prêté allégeance jusqu'à la fin de ses jours.

Elle ne serait jamais libre. Jamais.


• • •


Les hurlements ne cessaient pas. Jamais.

Des choses se brisaient dans un vacarme assourdissant, assaillant sans répit son ouïe, bien trop sensible. Tout bourdonnait de cette violence pullulante, polluant l'air lourd, agressant ses sens et aiguisant sa peur. L'homme criait, encore et encore. Il frappait, aussi, souvent, mais elle n'était pas au menu aujourd'hui. Ratatinée dans un coin dépourvu de toute lumière, le goût salé de ses larmes se mêlait au sang qui dégoulinait de son bras, conséquence de la violente morsure qu'elle s'infligeait. C'était sa punition. Sa punition pour sa lâcheté tremblante, pour sa faiblesse.

Elle se cachait là, se faisait toute petite. Elle ne voulait pas attirer l'attention sur elle. Son dos irradiait encore de la dernière colère de son père. Elle ne survivrait pas à une autre. Sa mère le savait aussi. Silencieuse comme la mort devant cet homme gesticulant qui incarnait toute la brutalité du monde, elle se tenait face à lui, imperturbable malgré les bleus qui fleurissaient sur son visage, sur ses bras, sur son corps. D'un caractère habituellement réservée et craintif, sa mère représentait aujourd'hui son dernier rempart, dans une défense toute maternelle. Les murs tremblaient. Les oreilles de la petite vampire bourdonnèrent, puis tout s'arrêta, soudainement. Elle redressa légèrement la tête, et croisa le regard de la femme qui l'avait mit au monde. La terreur de ses yeux humides et malgré tout, la détermination qui les animait.

Son père continuait de hurler, supposa-t-elle, mais les sons s'étaient arrêtés. Ils remuaient la bouche, dans ce qui aurait pu être une parodie ridicule de conversation. Son visage prit une teinte encore plus rouge et il se tut soudain, braquant un regard venimeux sur sa fille. Mais sa fille n'était pas sa fille, et c'était bien ça qu'il lui reprochait. Qu'il ne pardonnerait jamais. Elle lisait une profonde détresse au fond de ses yeux remplis d'une colère sourde. Mais il était allé trop loin. S'il se remettait en question, il verrait le monstre qu'il était devenu. Alors, tremblant de rage, il se dirigea vers la petite fille à la chevelure pâle -trop pâle, source du terrible silence qui s'était abattu sur la pièce.

Elle se recroquevilla davantage sur elle même, enfonçant ses crocs plus profondément dans son avant-bras. Si la douleur se faisait vraiment insupportable, peut-être s'évanouirait-elle ? Peut-être se réveillerait-elle ailleurs, dans un monde meilleur ou sa mère et elle n'aurait plus à souffrir ? L'homme s'approcha d'elle, tiqua légèrement en voyant l'état de son bras, sembla un instant se calmer. Une lueur traversa son regard et la petite vampire cru voir la colère reculer face à un autre sentiment. De la culpabilité peut être ? Il tendit une main vers elle et plusieurs choses se produisirent simultanément. Les sons revinrent d'un seul coup et quelqu'un poussa un rugissement. Un cri de guerre. Les yeux de l'homme s'arrondirent avant de se voiler, tandis qu'il s'écroulait sur la petite qui relâcha précipitamment la pression de ses crocs en sentant un liquide visqueux et chaud la recouvrir.

Sa mère se dressait derrière lui, le visage impénétrable, la main sur la garde d'une épée ancienne, la lame maculée de sang. Cette image resterait gravée dans sa mémoire à tout jamais. L'odeur métallique du sang l'étourdit un instant, et la blessure qu'elle s'était infligée la lançait terriblement. Elle sentit les ténèbres tirer sur son esprit et perdit connaissance.


• • •


Adras était un abruti doublé d'une brute. Mais il était un Demetrius. Une voix glacée résonnait, neutre de constatation. Tu ne pourras pas t'en tirer indemne ma fille, pas avec l'enfant dans tes pattes.

Vasilisa ne connaissait pas cette voix. Elle semblait âgée, austère et terriblement autoritaire. La petite reconnue dans cette dernière le spectre du timbre de l'homme qui n'était pas son père et se raidit instinctivement. Sa peur se dissipa comme de la neige au soleil lorsque la voix de sa mère résonna à son tour.

Je ne peux pas la laisser. Ils s'en prendront à elle...

La petite vampire ouvrit doucement les yeux. Elle se trouvait toujours sur le sol, étrangement engourdie, mais sentait le parfum de sa mère sur elle ce qui eut pour effet de l'apaiser.

Tu n'es pas une guerrière, Asya. Tu ne pourras pas te protéger et elle en même temps fit remarquer la voix âgée, toujours de son ton terriblement neutre, un brin moqueur. Vasilisa aimait le silence, mais celui qui s'abattu entre les deux femmes lui paraissait de mauvais augure.

Laisse moi la petite. Je t'aiderais à partir et la garderait sous mon aile. Ils n'oseront pas s'en prendre à ma pupille et je la formerais pour qu'elle n'ait plus à craindre personne, annonça la vieille femme. Ses paroles sonnaient comme un ordre et instinctivement, la petite vampire comprit qu'il s'agissait d'une personne qui avait l'habitude de se faire obéir. Un nouveau silence prit lentement place. Un très long silence

Très bien, murmura finalement la voix de sa mère, comme si élever le ton aurait rendu plus tangible le terrible accord qu'elle venait de conclure.

Une multitude d'aiguilles de peur la transperça. Sa mère allait s'en aller ? Elle allait l'abandonner ? Une boule lui monta dans la gorge tandis qu'elle sentait sa poitrine se serrer douloureusement. Elle était trop faible. C'était de sa faute. Des pas se faisaient entendre dans la pièce à côté, des affaires qu'on rangeait, des murmures. Mais la petit vampire était assaillie par les pensées sombres qui la tourmentaient et sa faiblesse la clouait au sol.

Des minutes se déroulèrent et elle entendit la porte claquer. Un bruit terrible, comme le point final d'une phrase, bien plus terrifiant que tous les hurlements et les coups qu'elle avait eu à subir.

Elle est partie, souffla l'enfant en fermant douloureusement les yeux. Elle sentait le regard de la vieille femme sur elle.

C'est mieux comme cela, fillette. Ses chances de survie sont infiniment plus élevées sans toi, asséna-t-elle avec flegme.

Serrant les dents, étouffant un sanglot qui ne demandait pourtant qu'à être libéré, Vasilisa tourna ses yeux pâle vers la femme. Le visage sévère et la démarche souple malgré un âge très grand -et ce n'était pas peu dire pour un vampire, elle dégageait quelque chose de dangereux. Prédateur. Peut être cela venait-il de ses yeux d'un ambre perçant, les mêmes que ceux de l'homme qui l'avait terrorisé.

Je veux devenir plus forte, déclara la petite d'un ton ferme, grimaçant un rictus de colère. Je ne veux plus jamais avoir peur.

Sylha observa la gamine. Elle n'était pas du même sang qu'elle et sa mère venait de tuer son fils -non son préféré, loin de là, mais tout de même. Quelque chose la fascinait dans cette enfant. Peut être était-ce la dureté de son regard pâle, bien trop mature pour un être de son âge ? Elle s'adressa à elle avec une lueur de convoitise dans les yeux.

Très bien. A partir de ce jour, tu seras mon apprentie. Bienvenue à la Cour des Cendres, Vasilisa, ajouta-t-elle avec un sourire qui ressemblait bien plus à une grimace monstrueuse et terriblement inquiétante.


• • •


Si Vasilisa n'avait pas vu la vieille femme se nourrir à la façon des vampires, elle aurait mit son caractère intransigeant et son plaisir vraisemblable à la faire souffrir sur le compte d'un instinct démoniaque. Sylha était un mentor terriblement puissant, et son influence à la Cour était telle que nul n'osa protester son choix d'adopter l'enfant d'une meurtrière d'un membre de la noblesse vampire. En faisant elle même partie, la vieille femme avait rapidement mit fin aux protestations d'un claquement de langue agacé. Ici, on ne contrariait pas Sylha, maîtresse des poisons et détentrice de la terrible dance des lames. On la craignait bien trop pour ça.

Vasilisa s'en rendit rapidement compte, mais son tempérament insolent ne s'en retrouva pas adoucie, bien au contraire. Malgré son comportement très franchement agaçant, la vampire s'était montrée être une élève particulièrement douée et attentive, digne héritière des techniques de sa maîtresse, qui commençait à se faire terriblement vieille. Son entrainement fut loin d'être agréable : faisant montre d'aucune pitié envers elle, la vieille vampire la mettait toujours au défi de se dépasser, mettant à dure épreuve son corps et son esprit, tentant de la briser de nombreuses fois. Toujours elle en ressortie plus forte.

Vasilisa grandit avec Sylha, et vint à beaucoup l'apprécier, même si elle ne l'aurait avoué pour rien au monde. La vampire en vint rapidement à calquer son attitude sur la sienne, imperturbable et impitoyable. Elles n'étaient pourtant pas souvent d'accord et la jeune fille prenait un malin plaisir à agacer son mentor. Lors de son apprentissage, elle multiplia les connaissances : de sa technique à la double lame jusqu'à la façon la plus rapide d'arracher la vérité à un homme en passant par l'élaboration de plans de retraite extrêmement alambiqués, elle semblait être née pour assassiner et devint bientôt très respectée parmi ses pairs.

Quelques dizaines d'années plus tard, Sylha sombrait dans le sommeil ultime, terrassée par la vieillesse -chose très rare chez les vampires, plus encore chez les assassins. Si Vasilisa en fut profondément secouée, elle n'en montra pourtant rien et devint plus redoutable que jamais, traçant sa légende à coup de lame dans le sang de ses victimes.


• • •


Et bien, qu'avons-nous là... marmonna-t-elle.

La pluie tombait drue, malmenait son ouïe et trempait son accoutrement. Le monde tout entier semblait en deuil. Ou terriblement peu arrangeant. Vasilisa détestait la pluie. Elle avait l'impression d'entendre chaque goutte s'écraser sur le sol. Mais pour l'instant, son intention était focalisée sur l'épaisse carcasse sombre qui bloquait l'entrée de sa planque. Une parodie entre le loup et l'humain, vraisemblablement un lycan. La vampire plissa les yeux dans une moue irritée. Il ne manquait plus que ça. De tous les endroits où cette foutue bête aurait pu aller pour agoniser, elle avait choisie celui-là.

Eh la carpette ! T'es morte ? lui lança-t-elle depuis une distance raisonnable.

Si Vasilisa avait une confiance aveugle en ses capacités, son instinct de tueuse lui conseillait de se montrer prudente en toutes circonstances. Elle poussa un grognement devant le manque de réaction de la créature. Prenant son mal en patience, elle laissa son regard s'égarer sur la cime des arbres qui l'entouraient. Sa journée avait été terrible et la pluie, même aussi violente qu'alors, ne suffit pas à retirer l'odeur pestilentielle dans laquelle ses vêtements étaient imprégnés. L'assassin aimait se montrer créative pour entrer et sortir d'endroits hautement sécurisés. Mais les égouts ? Plus jamais.

Perdant rapidement patience, Vasilisa tira l'une de ses lames de son fourreau dans un chuintement qui sonnait comme une douce musique à son oreille pourtant difficile. Elle s'approcha avec méfiance de la bestiole avant de s'adresser à elle d'une voix chargée de menace.

Dernière chance, sac à puces. Dégage de ma trappe.

La vampire entraperçu le tressaillement de ses oreilles une seconde avant que la créature se jette sur elle de tout son poids dans un terrible grondement, les crocs intolérablement près de son visage devenu encore plus blême que d'habitude. Elle se glissa rapidement dans une esquive souple pour établir une distance raisonnable entre la bête et elle. Cette dernière, pourtant, semblait totalement déstabilisée, tournant sur elle-même, frappant la terre de ses pattes immenses avec une panique qui n'aurait pas manqué d'amuser Vasilisa si elle n'était pas complètement abasourdie. Elle prit soudainement conscience du silence qui les enveloppait, source de la désorientation de la créature. Son pouvoir avait du s'enclencher instinctivement. Il avait tendance à faire ça en situation de danger imprévu.

Dans le silence absolu, tout paraissait irréel. On aurait dit que le temps s'était arrêté. La pluie tombait pourtant toujours, faisant peu de cas de ses malheureuses victimes. Les gestes de la créature mi-loup mi-homme parurent progressivement plus mesurés, tandis qu'il cherchait toujours ses repères. Ses yeux se fixèrent finalement sur elle. La frénésie sauvage qui l'animait semblait avoir disparue et elle nota la lueur d'intelligence dans son regard. Progressivement Vasilisa libéra son emprise sur le silence. Elle s'adressa à son interlocuteur, supposant qu'il la comprendrait.

─  C'est bon, tu t'es bien amusé ? Casse toi maintenant, j'ai pas le temps pour ça, grinça-t-elle.

La créature cligna des yeux. Tituba. S'écroula. La trappe était de nouveau recouverte de son corps massif. Mais c'est pas vrai... Vasilisa se dirigea à pas vif vers le monstre, déterminée à le découper en morceaux s'il le fallait pour enfin pouvoir rentrer au sec. Elle n'eut cependant pas besoin de se donner cette peine, car son corps semblait rétrécir à vue d’œil, reprenant lentement mais surement l'apparence d'un homme. La vampire attendit que la métamorphose soit complète, toujours indécise sur le sort à réserver au lycan. Au terme d'un long débat avec elle-même et d'un profond soupir, elle rengaina sa lame et poussa le corps d'un coup de pied, pour -enfin !- se réfugier à l'intérieur. Quelques minutes et de nombreux jurons plus tard, elle revint à la surface pour emporter l'homme à l'abri.


• • •


Ezekiel, rappelle moi pourquoi je suis obligée de me coltiner cet abruti ?
Le client le veut vivant, lui répondit le lycan d'un air neutre.

Vasilisa ne s'y laissa pourtant pas prendre : il devait s'amuser comme un petit fou, à la voir grincer des crocs devant la goule qui hurlait comme si sa vie en dépendait. A vrai dire, son comportement lui donnait surtout envie de l'achever une bonne fois pour toute. D'un geste rageur, la vampire établit un silence bienvenue, coupant tout son provenant de la créature. Elle marmonna quelques insultes imagées à son encontre et menaça vivement de se faire un collier de ses entrailles, ce qui sembla porter ses fruits car sa victime sembla tout d'un coup s'apaiser.

Je tue des gens, Ezekiel, reprit-elle comme si de rien n'était. Pourquoi diable as-tu accepté ce contrat ?

Le lycan eut un petit haussement d'épaule qui voulait tout et ne rien dire à la fois.

Ça payait bien, répondit-il simplement, comme s'il s'agissait de la réponse à tout -ce qui était sans doute le cas pour lui.

Je regrette chaque jour un peu plus de m'être occupée de toi, sac à puces, marmonna-t-elle d'un ton revêche, provoquant le regard amusé de son partenaire. Un sourire complice s'afficha sur le visage de la vampire, qui malgré ses innombrables menaces et son pestage régulier à son encontre, appréciait plus qu'elle ne se l'avouait la présence de son compagnon, depuis maintenant de nombreuses années.

Quoi de mieux que quelques meurtres pour développer une confiance mutuelle, après tout ?

DERRIERE L'ÉCRAN
PSEUDO ▬ Croquelune.
AGE ▬ 22 ans
TU NOUS A TROUVÉ OU ? ▬ Euh. Partenariats.
UN AUTRE COMPTE ▬ cc c'est Achillée :D
LE PERSONNAGE DE TON AVATAR ▬ BLOODBORNE ▬ Lady Maria
TU AS LU LE RÈGLEMENT ? ▬ Toujours.
Bonjour, Elle. with death comes silence •• vasilisa naberius 697046714
Salut mon loupiot. with death comes silence •• vasilisa naberius 697046714
J'essaye de vous finir cette fiche rapidement, promis je ne traine pas trop
Pardon du double post with death comes silence •• vasilisa naberius 3622086245

La fiche est terminée, je suis radis à attendre le temps qu'il faut pour le DC toussa.
J'en profiterais pour faire quelques relectures entre temps, histoire de. :D






    Re-bienvenue et Courage pour l'attente with death comes silence •• vasilisa naberius 621872257
Rebienvenue. Une autre tête de la cour des cendres **
Bonjour with death comes silence •• vasilisa naberius 3622086245
Je me permets un petit up du topic pour vous prévenir que le mois de l'inscription de mon premier compte est bel et bien écoulé *lève un pouce*

Merci d'avance ♥️





    Le staff passe très vite te lire with death comes silence •• vasilisa naberius 3421568806
おめでとう !
Merci de ta patience concernant les règles et félicitations pour ta validation!

LES TEMPS FORTS ▬ Ta magie est vraiment chouette, elle colle parfaitement au monde des assassins et laisse la place à pas mal de possibilités inrp.


REMARQUES ▬ Avec 0 points de puissance, ça risque par contre d'être difficile de pouvoir vraiment t'en servir, attention au niveau de ce que tu écris du coup. j'espère qu'on pourra se faire un RP ensemble bientôt à la Cour with death comes silence •• vasilisa naberius 3622086245