Lost Kingdom  :: Mearian :: La Capitale - Theopolis, cité des dieux

After the storm | ft. stella | terminé

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convalescence
ft. Stella
Deneb

Le pardon est-ce que tu le méritais réellement pour t'être fourvoyé depuis si longtemps derrière l'idée qu'il t'était possible de guider, d'aider les mortels vers un futur un peu plus radieux, acceptable bien loin de l'avarice vis à vis des cristaux. Démons et erreurs refaisant surface doucement mais sûrement, certaines venant de l'Empire tout simplement, d'autres étant issues de vos mauvais choix vous en tant que faux dieux. Le changement allait être complexe à mettre en place de par les nombreux facteurs que tu allais devoir affronter que cela soit lié à l'avarice de pouvoir du Pape et des autres mortels puissants de l'Ordre, la perpétuelle épée de Damocles des corrompus étant un poids elle aussi. L’équation était atrocement difficile à résoudre même s'il était possible de la simplifier avec le soutien d'autres personnes de l'Ordre souhaitant changer les choses, souhaitant sortir du régime de la peur de la religion. Tu ne voulais pourtant choisir la solution de facilité, celle de simplement vouloir quitter l'Ordre et de laisser ce monde à ses problèmes vivant ta vie de ton côté bien loin de tous tracas. Il y avait tant à faire de par l'incarnation de la Justice que tu étais qu'il n'avait jamais été envisageable de faire ce choix.

Il y avait bien ce questionnement que faire maintenant, par où souhaitais tu aller pour faire avancer ton plan, te diriger vers ton objectif si complexe. Bien trop de possibilités mais si peu pouvant être réellement viables afin de nouveau ériger la liberté comme l'une des bases de cette société qui n'est plus que contrôle malsain. Ta situation était dramatiquement comique dans le sens où il te fallait quasiment des miracles pour parvenir à tes fins même si tu ne te décourageais point désirant poursuivre ton objectif coûte que coûte. C'est ainsi que tu n'eus que d'autres choix que de te montrer pragmatique malgré tout ne pouvant déclarer que tu allais décrocher la lune ou le soleil, ne pouvant déclarer que tu allais balayer l'Ordre et ses méfaits d'un revers de mains. Tu ne pouvais qu'assumer l'amère vérité de la situation actuelle.

« - Actuellement je n'ai pas d'autres choix que de trouver d'autres soutiens autant à l'intérieur de l'Ordre qu'ailleurs afin de pouvoir réussir mon entreprise, afin de pouvoir ramener un semblant de réelle liberté. »

Te rendant compte que tu avais oublié un certain détail en votre entretien, tu rajoutas ceci, un facteur qu'il ne fallait sous estimer et qui était aisément apte à manipuler chaque chose contre les seraph et toi.

« - Mais prend en compte que le Pape lui aussi n'est pas des plus bienveillants comme tout homme qui a du pouvoir. Peut être que je me trompe à son sujet mais lui aussi doit avoir des intérêts car malheureusement pour bien des individus le pouvoir appelle le pouvoir. »

Une dernière parole alors qu'un halo lumineux identique à un précédent ne tarda à se faire entrevoir de ton être, s'intensifiant tandis que tu reprenais cette fausse forme humaine, cette fausse forme d'homme des plus lambda. Il y avait un dernier détail important, un détail qui pouvait bien changer des choses mais contre lequel tu ne pouvais lutter, un détail qui dépendait de trop de choses comme du bon vouloir ou alors du caractère de chacun. Un ultime point que tu vins énoncer sur ces propos, cette dernière prise de parole à son attention actuellement.

« - Tu entendras sûrement bien des versions différentes, bien des propos différents sur ce que nous sommes, sur ce que certains de tes supérieurs religieux pensent car chacun voudra défendre son intérêt. Tu as de bonnes convictions cependant, un désir de liberté alors si tu doutes un jour sur tout ceci, de par tout ce que tu entendras, contente toi de le suivre. »

Car la boite de Pandore venait tout juste de s'ouvrir même si les abominations en sortaient timidement pour l'instant.




i swear that they can
smell the blood on me

Réelle liberté, doux mots qui sonnent à tes oreilles. Depuis que tu as été esclave, tu n’as jamais autant souhaitée d’être libre. Maerian et ses Seraphs te l’ont apportée, ils t’ont libérée d’Ellgard et de ton maître qui ne mérite que de payer pour ça. Une haine que tu tiens bien en sommeil Stella, mais tu ne veux pas que d’autres innocents subissent la même chose. Tu ne veux pas que le peuple soit entravé de mensonge. Il parle du Pape et tu te rends compte que la corruption peut atteindre vraiment tout le monde. Surtout en ce qui concerne le pouvoir. Tu es déjà au courant de ce vice, mais tu ne pensais pas que cela pourrait vous atteindre vous, naïvement. Tu baisses la tête alors qu’il reprend sa forme humaine, tu regardes tes mains si fragiles, ce sentiment d’impuissance t’envenimant avec conviction à travers ton corps.

Pauvre Stella, tu n’étais pas prête à apprendre ça. Mais quand l’aurais-tu été ? Sortir d’une belle vie pour ainsi dire et avoir connaissance de tels secrets…

« - Je ne sais pas si je pourrais être libre entourée de tous ces mensonges… Chacun a sa version, chacun à ses intérêts mais… Je ne veux pas être une menteuse envers mon peuple. »

Car oui, Maerian est ton peuple Stella. Ils font partis des tiens. Et au vu de ton statut, tu te devais de veiller sur eux. Des zones d’ombres sont pourtant présentes et tu recules avant d’aller vers la porte.

« - J’agirais pour le bien de Maerian. Le reste, j’y réfléchirais. Je vous remercie de votre confiance, Justice. La seule liberté valable à mes yeux sera celle du peuple. »

Et sur ces mots, tu t’en vas en silence, encore secouée par toutes ces révélations. Tu passes une main sur tes yeux pour les essuyer, tu as besoin d’un peu de temps pour tout assimiler. Tu es pourtant au courant de ça maintenant. D’un des plus grands secrets de la haute sphère de Maerian. Il y a certainement autre chose encore, mais pour le moment, tu te devais de réfléchir à tout ça. Une chose est sûre cependant. Tu ne laisseras pas tomber Maerian.

Non, il deviendra le peuple libre qu’il mérite d’être.
BY MITZI






Deneb

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