Lost Kingdom  :: Mearian :: La Capitale - Theopolis, cité des dieux

After the storm | ft. stella | terminé

Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant

Aller à la page : 1, 2  Suivant



convalescence
ft. Stella
deneb

Les escrocs doivent payer pour ce qu'ils font, c'était l'une de tes bases du moins ta vertu ni plus ni moins qui était à l'opposé de la majorité des autres seraph qui ne voyaient qu'une seule et unique chose, le pouvoir à travers la manipulation. Leur vertu, ce qu'ils représentaient ne les arrangé qu'en quelques situations pour apaiser les esprits en certains cas ou alors justifier des actions tout juste bonnes pour leurs intérêts. Toi tu avais pu observer tout ceci de l'intérieur et en profiter quelques fois même tandis que par exemple la Justice ne s'appliquait point à eux, tandis qu'il se pensaient hors d'atteinte de tout ceci. Ils avaient considéré les corrompus comme des problèmes, des cibles à éliminer le moment venu, lorsqu'elles auraient fini par être trop encombrantes. Il y avait malgré tout une éventualité qu'ils n'avaient jamais considéré, une éventualité qu'était celle que le jugement pouvait venir de l'intérieur de leur petite sphère. Le pouvoir avait le don de corrompre tout comme il pouvait tout bonnement finir par dégoutter, par ne plus rien apporter de stimulant, de plaisant, d'intéressant. Il pouvait être créateur de lassitude ou d'émotions, de sentiments proches, une nouvelle fois à quoi avoir le pouvoir pour le simple plaisir de l'avoir...

Tu étais donc peiné en cet instant, peiné d'avoir ôté tous ses espoirs à une simple enfant quelque sorte, un individu bien trop candide et qui pensait faire les bons choix, les bonnes choses. Tu étais peiné d'avoir participé à tout ceci durant de si longues années, rongé par la culpabilité au plus profond de toi. Tes mains féminines et immaculées finissant par quitter ses épaules sur la simple pensée que non ce n'était pas elle qui méritait ce contact mais plutôt toi qui n'avait le droit de souiller cette créature chétive d'un réconfort qui aurait du arriver plus tôt envers les mortels, bien avant sa naissance. Elle avait le droit d'être dégoutté même si tu espérais au fond de toi qu'elle accepte ta requête, celle qu'était de continué à tenir ce masque. Tu désirais qu'elle reste dans l'Ordre afin de gangrener de l'intérieur de par le bouche à oreille ses semblables comme vous l'aviez de par le passé avec l'ancienne Église de Mearian. Si ceci avait fonctionné une fois, le tout couplé au principe de la vérité pouvait récidiver mais cette fois-ci pour le meilleur, tu l'espérais même si le plus gros du travail dépendait de ta personne. Tu n'étais pas pressé concernant une réponse à ce sujet, tu savais qu'elle n'avait oublié ton propos.

Le plus complexe arrivait malgré tout, une chose complexe car ceci était quelque chose qui te tenait à cœur. Tu avais besoin de te soulager d'un poids, tracas visible en tes faits et gestes, un remord indescriptible en réalité car toi tu avais participé à tout ceci en quelque sorte. Tu lui offris cette simple parole, une parole complexe en un premier temps mais facilement compréhensible en réalité lorsque l'on te connaissait, lorsque l'on connaissait ton vécu.

« - Mais avant tout, j'espère que tu pourras me pardonner. »

Te pardonner, te pardonner car tu avais failli dans tout ce que tu représentais, l'égalité, un soupçon de liberté et surtout la justice. Une justice que tu n'avais pas exercé depuis si longtemps, une justice que tu n'avais pas exercé ayant en quelque sorte offert des privilèges à tes semblables choses qui n'avait lieu d'être.

« - Me pardonner de n'avoir pas tenté d'agir plus tôt vis à vis de l'ensemble de ces mensonges, de cette manipulation de vous les mortels. J'ai failli à ma propre vertu. »

Tu comptais lui compter la vérité, la vérité sur vous les seraph du moins en une version simplifiait en quelque sorte afin que le récit ne soit trop long. Une simple réplique qui en disait long sans pour autant entrer dans les détails.

« - Les autres voulaient le pouvoir et j'ai longtemps pensé que si nous l'avions, d'autres comme moi auraient les outils, les moyens pour vous aider vous les vivants mais j'ai eu tort. J'ai eu tort de croire en la bonne intention de mes semblables, je voulais la bienveillance pour vous à travers le pouvoir, eux désiraient simplement le pouvoir pour le simple plaisir d'être adulé, par simple narcissisme. »




Olieron Adrilith

after the storm

Le pardon.

Elle cherche le pardon envers toi, simple mortel alors qu'elle représente une entité supérieur, ceux que tu dois respecter, à qui tu dois obéir. Un Seraph peut donc ressentir de la culpabilité ? Tu la regardes Stella, tes yeux clairs fixent les siens sans savoir si elle est sincère. Pourquoi douter ? Elle vient de t'avouer ses méfaits, les actes de ses semblables. Il n'y a aucune raison qu'elle mente. Ton cœur se serre, encore, et tu détournes les yeux. « Je... » Vas-tu la pardonner ?

Tu t'assois sur le lit, les larmes tombant sur tes joues rougies et tu restes ainsi, silencieuse dans ta réflexion. « Même les personnes... Non, les entités comme vous ont droit au pardon. Je suppose que... Le fait que vous avouez vos torts peut racheter en partie vos actes. » Elle représente la Justice, elle devrait mieux le savoir que toi. Mais tu le vois ainsi Stella. Tu lèves une main pour essuyer tes larmes en secouant la tête. Ce sentiment de trahison... Combien d'année ont passées depuis la dernière fois que tu l'as ressentie ? « Le fait de m'avouer cette... vérité... montre que vous êtes plus bienveillante que... » Ta bouche ne veut plus continuer à parler. Ça t'écorche presque la gorge. Ils nous ont trahis. Non... Ils n'ont jamais été vraiment de notre côté.

« Bref. Je suppose que vos actes futurs en diront plus que les mots. » Tu es du genre à plus compter sur les actions que sur les paroles en l'air Stella. Et si elle voulait vraiment se faire racheter, elle agirait dans ce sens. Dans le sens du bien de votre peuple. « Qu'allez-vous faire maintenant ? »
(made by voodoo doll)



Deneb

XynPapple


convalescence
ft. Stella
Deneb

Le pardon est-ce que tu le méritais réellement pour t'être fourvoyé depuis si longtemps derrière l'idée qu'il t'était possible de guider, d'aider les mortels vers un futur un peu plus radieux, acceptable bien loin de l'avarice vis à vis des cristaux. Démons et erreurs refaisant surface doucement mais sûrement, certaines venant de l'Empire tout simplement, d'autres étant issues de vos mauvais choix vous en tant que faux dieux. Le changement allait être complexe à mettre en place de par les nombreux facteurs que tu allais devoir affronter que cela soit lié à l'avarice de pouvoir du Pape et des autres mortels puissants de l'Ordre, la perpétuelle épée de Damocles des corrompus étant un poids elle aussi. L’équation était atrocement difficile à résoudre même s'il était possible de la simplifier avec le soutien d'autres personnes de l'Ordre souhaitant changer les choses, souhaitant sortir du régime de la peur de la religion. Tu ne voulais pourtant choisir la solution de facilité, celle de simplement vouloir quitter l'Ordre et de laisser ce monde à ses problèmes vivant ta vie de ton côté bien loin de tous tracas. Il y avait tant à faire de par l'incarnation de la Justice que tu étais qu'il n'avait jamais été envisageable de faire ce choix.

Il y avait bien ce questionnement que faire maintenant, par où souhaitais tu aller pour faire avancer ton plan, te diriger vers ton objectif si complexe. Bien trop de possibilités mais si peu pouvant être réellement viables afin de nouveau ériger la liberté comme l'une des bases de cette société qui n'est plus que contrôle malsain. Ta situation était dramatiquement comique dans le sens où il te fallait quasiment des miracles pour parvenir à tes fins même si tu ne te décourageais point désirant poursuivre ton objectif coûte que coûte. C'est ainsi que tu n'eus que d'autres choix que de te montrer pragmatique malgré tout ne pouvant déclarer que tu allais décrocher la lune ou le soleil, ne pouvant déclarer que tu allais balayer l'Ordre et ses méfaits d'un revers de mains. Tu ne pouvais qu'assumer l'amère vérité de la situation actuelle.

« - Actuellement je n'ai pas d'autres choix que de trouver d'autres soutiens autant à l'intérieur de l'Ordre qu'ailleurs afin de pouvoir réussir mon entreprise, afin de pouvoir ramener un semblant de réelle liberté. »

Te rendant compte que tu avais oublié un certain détail en votre entretien, tu rajoutas ceci, un facteur qu'il ne fallait sous estimer et qui était aisément apte à manipuler chaque chose contre les seraph et toi.

« - Mais prend en compte que le Pape lui aussi n'est pas des plus bienveillants comme tout homme qui a du pouvoir. Peut être que je me trompe à son sujet mais lui aussi doit avoir des intérêts car malheureusement pour bien des individus le pouvoir appelle le pouvoir. »

Une dernière parole alors qu'un halo lumineux identique à un précédent ne tarda à se faire entrevoir de ton être, s'intensifiant tandis que tu reprenais cette fausse forme humaine, cette fausse forme d'homme des plus lambda. Il y avait un dernier détail important, un détail qui pouvait bien changer des choses mais contre lequel tu ne pouvais lutter, un détail qui dépendait de trop de choses comme du bon vouloir ou alors du caractère de chacun. Un ultime point que tu vins énoncer sur ces propos, cette dernière prise de parole à son attention actuellement.

« - Tu entendras sûrement bien des versions différentes, bien des propos différents sur ce que nous sommes, sur ce que certains de tes supérieurs religieux pensent car chacun voudra défendre son intérêt. Tu as de bonnes convictions cependant, un désir de liberté alors si tu doutes un jour sur tout ceci, de par tout ce que tu entendras, contente toi de le suivre. »

Car la boite de Pandore venait tout juste de s'ouvrir même si les abominations en sortaient timidement pour l'instant.




i swear that they can
smell the blood on me

Réelle liberté, doux mots qui sonnent à tes oreilles. Depuis que tu as été esclave, tu n’as jamais autant souhaitée d’être libre. Maerian et ses Seraphs te l’ont apportée, ils t’ont libérée d’Ellgard et de ton maître qui ne mérite que de payer pour ça. Une haine que tu tiens bien en sommeil Stella, mais tu ne veux pas que d’autres innocents subissent la même chose. Tu ne veux pas que le peuple soit entravé de mensonge. Il parle du Pape et tu te rends compte que la corruption peut atteindre vraiment tout le monde. Surtout en ce qui concerne le pouvoir. Tu es déjà au courant de ce vice, mais tu ne pensais pas que cela pourrait vous atteindre vous, naïvement. Tu baisses la tête alors qu’il reprend sa forme humaine, tu regardes tes mains si fragiles, ce sentiment d’impuissance t’envenimant avec conviction à travers ton corps.

Pauvre Stella, tu n’étais pas prête à apprendre ça. Mais quand l’aurais-tu été ? Sortir d’une belle vie pour ainsi dire et avoir connaissance de tels secrets…

« - Je ne sais pas si je pourrais être libre entourée de tous ces mensonges… Chacun a sa version, chacun à ses intérêts mais… Je ne veux pas être une menteuse envers mon peuple. »

Car oui, Maerian est ton peuple Stella. Ils font partis des tiens. Et au vu de ton statut, tu te devais de veiller sur eux. Des zones d’ombres sont pourtant présentes et tu recules avant d’aller vers la porte.

« - J’agirais pour le bien de Maerian. Le reste, j’y réfléchirais. Je vous remercie de votre confiance, Justice. La seule liberté valable à mes yeux sera celle du peuple. »

Et sur ces mots, tu t’en vas en silence, encore secouée par toutes ces révélations. Tu passes une main sur tes yeux pour les essuyer, tu as besoin d’un peu de temps pour tout assimiler. Tu es pourtant au courant de ça maintenant. D’un des plus grands secrets de la haute sphère de Maerian. Il y a certainement autre chose encore, mais pour le moment, tu te devais de réfléchir à tout ça. Une chose est sûre cependant. Tu ne laisseras pas tomber Maerian.

Non, il deviendra le peuple libre qu’il mérite d’être.
BY MITZI






Deneb

XynPapple