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05 - LA RELIGION ET LES DIEUX

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La religion

Introduction

► La légende raconte qu'autrefois, au début des temps, Fhaedren était un pays prospère en raison de la protection maternelle des six dieux élémentaires, aussi connus sous le nom des Dieux Anciens. Ces derniers étant des être divins représentant l'air, l'eau, le feu, la terre, la lumière et les ténèbres, l'équilibre du monde était ainsi assurée; mais quand les humains trahirent la confiance des dieux et tentèrent de s'accaparer les cristaux, ils disparurent. Abandon volontaire de ces faibles créatures qui ne méritaient pas leur amour? Certains disent que à la destruction des cristaux, les dieux moururent sous le choc et le chagrin. Quoiqu'en soit la vérité sur l'endroit ou ils se cachent à présent, tant est-il qu'ils soient en vie, les peuples des quatre nations continuent à les révérer dans l'espoir qu'un jour, ils reviennent les bénir.

► Dans notre monde, chaque être naît sous un Signe des Dieux selon la date de sa naissance.

- Janvier & Février: La Lumière, Lumenal
- Mars & Avril: L'Eau, Aquaros
- Mai & Juin: L'Air, Aeros
- Juillet & Août: Le Feu, Ignaris
- Septembre & Octobre: La Terre, Terraris
- Novembre & Décembre: Les Ténèbres, Obscural

► Une croyance populaire est que votre signe influencerait sur votre affinité avec la magie et que ceux qui naissent aimés des Dieux auraient des avantages dans leur domaine favori. Malgré l'absence de signes prouvant qu'une divinité veille encore sur eux, presque toute la population est croyante, respectant les fêtes religieuses et allant régulièrement prier et faire des offrandes aux temples, encore davantage à leur dieu protecteur personnel.

► Il y a une centaine d'années, vers l'an 303, une branche religieuse s'est organisée pour se détacher des croyances ancrées, et affirma que de Nouveaux Dieux étaient descendus sur Terre pour les sauver de l'apocalypse provoquée par la disparition des cristaux et des Anciens Dieux. Annonçant qu'ils avaient abandonnés les hommes et qu'on ne devait plus les consacrer, l'Ordre des Astres commença a recruter fidèles à Méarian ou ils s'étaient basés, appuyant leur légitimité par les apparitions célestes des Seraphs. Émerveillés par la démonstration de leurs pouvoirs, les foules convergèrent dans ce nouvel ordre afin de répandre la bonne parole dans les quatre nations. Leurs techniques parfois discutables et leur foi aveugle les poussant à considérer tout non-croyant comme un hérétique, ils sont souvent considérés comme des extrémistes.
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Les anciens dieux

Divinités portées disparues
Au commencement étaient les cristaux. Ce monde n’a jamais été vide, ce serait inconcevable. Bien avant que la terre que nous foulons ne soit même formée, dans l’immensité que l’on devine par delà les cieux lorsque l’on lève les yeux, les cristaux dérivaient. Nul ne peut prétendre savoir combien de temps et sur quelle distance ni si ces éléments existaient même avant l’arrivée des dieux : tout ce qu’il est possible de savoir, c’est qu’il y avait des cristaux, peut être pour instant, peut être pour une éternité, peut être sur des milliers de kilomètres ou peut être sur quelques centimètres. Comme on peut le deviner, toutefois, les cristaux n’étaient pas tout à fait inactifs dans leur dérive. Ils pulsaient faiblement de l’énergie qu’ils contenaient.

À force de s’accumuler, ces pulsations finirent par s’amalgamer pour s’animer sous une forme concrète et radieuse qui se nomma elle même le Début. Lançant son regard dans toutes les directions, il pensa qu’il était seul avec les cristaux. Une seule chose le chagrinait, c’est que peu importe là où son regard se portait, sa vision était limitée et il y avait l’angle opposé à la direction qu’il observait qui se dérobait à lui. Ne sachant se l’expliquer ni y contrevenir malgré ses nombreux et puissants efforts, il nomma ce phénomène la Fin.

Le Début était content de ses observations, mais la limitation que lui donnait la Fin l’irritait intensément. Pourquoi un être tel que lui serait-il obligé de ne regarder que dans une direction à la fois ? Afin de résoudre ce mystère, après deux mois d’introspection, il décida de parcourir les cristaux à la recherche de leurs vibrations et des êtres qu’elle pouvait engendrer.

Le premier qu’il rencontra était une masse informe qu’il ne parvenait pas à saisir entre ses doigts, s’en écoulant inlassablement. Il l’irradia de la lumière de son commencement, et la masse prit forme, un trou béant dans son torse se remplissant et se reformant pour l’éternité, signifiant ses changements originels. Le Début passa deux mois à ses côtés lui demanda alors : « Peux tu, toi, voir derrière ton dos ? ». Face à l’étrange question, le Premier répondit laconiquement : « Non, je ne peux pas ». Le Début reprit alors son voyage.

Le deuxième qu’il rencontra était invisible et l’entourait sans arrêt, tout aussi insaisissable que son prédécesseur mais en plus uniquement repérable à la sensation étrange que laissait son passage. À nouveau, le Début déversa sa lumière et l’invisible se révéla, des sphères en constant mouvement autour de son corps pour rappeler sa légèreté. Il répéta sa question, encore après deux mois à ses côtés, sûr qu’un tel être pourrait tout voir. « Non, je ne peux pas voir derrière mon dos », répondit pourtant le Deuxième. À nouveau, le Début reprit la route.

Le troisième qu’il rencontra était une furie sans nom, déchaînée entre les cristaux, détruisant ceux ci et fusionnant ceux là sous le simple effet de son existence. Le Début marqua une pause : il craignait pour lui même pour la première fois depuis sa création. Sa curiosité était cependant trop forte et il irradia de sa lumière la furie pour lui donner une forme. Celle ci était creuse car à l’intérieur bouillait une fournaise si terrible qu’elle faisait et défaisait les cristaux à loisir et ne saurait jamais se refroidir. La question fut encore posée, après deux mois de combat acharné pour pouvoir s’approcher de la nouvelle forme, car sans doute une telle furie devait être dirigée contre le monde entier et le voir de tout temps. « Non, ce n’est pas le cas », lui fut-il répliqué par le Troisième. Il se remit alors en voyage.

Le quatrième qu’il rencontra était presque indiscernable des cristaux, tant et si bien que la seule façon de le repérer était de se rendre compte qu’il ne diffusait pas de pulsations. Ce calme absolu contrastait avec tout ce qu’il avait pu rencontrer jusqu’à présent. Cette fois ci, c’était sûr, il aurait enfin une créature qui pourrait lui donner une autre réponse, car ce calme devait lui permettre de tout observer en même temps, donc il l’irradia de sa lumière. Les quatre bras de la forme nouvellement façonnée dans le cube inerte étaient d’une force extraordinaire, afin de pouvoir tout maintenir immobile et calme comme il l’avait été. À la question posée à la fin de deux mois de méditation, hélas, le Quatrième répondit encore : « Non, je ne le peux pas ».

Fatigué de son voyage et désespéré de cette limitation qui semblait universelle, le Début se reposa deux mois.

À son réveil lui vint une idée : puisqu’il ne pouvait pas voir derrière lui, il n’avait qu’à rassembler tout ce qu’il y avait d’intéressant à observer devant lui, comme ça il n’aurait jamais besoin de se retourner.

Fier de sa découverte, il refit le voyage en sens inverse et sollicita les Quatre qu’il avait formé pour leur proposer d’unir leurs qualités pour remplir son objectif. Tous acceptèrent, car cette limitation les dérangeait également et l’idée leur paraissait juste.

Il ramenèrent au point de départ le cristal le plus gros et le plus dur qu’ils purent observer. Là ils commencèrent le travail. Le Premier ouvrit à nouveau le trou béant de son torse qui venait de se refermer, et de celui ci se déversa l’eau qui recouvrit le cristal. Le Second détacha de ses sphères de son arsenal et les disposa autours du cristal afin de créer des vents qui déchaînèrent les eaux ici bas. Le Troisième, enchanté par le spectacle d’ici bas, le parcourut avec envie, laissant derrière lui des fragments de sa fournaise qui s’enfoncèrent dans les eaux et, loin de s’éteindre, animèrent de plus bel le déluge. Le Quatrième, inquiet pour le cristal qui pourrait très bien ne pas supporter les forces qui ratissaient sa surface, l’embrassa tendrement de ses quatre bras, pour l’apaiser et le renforcer. Sa terre recouvrit le feu, ne donna pas prise au vent mais ne sut pas absorber toute l’eau : de là naquit l’équilibre des éléments. À tour de rôle, ceux ci pouvaient prendre le dessus : le feu se déchaîner un jour dans le cratère d’un volcan, pour être contenu à nouveau par la terre se refermant, elle même rognée par l’eau voulant retrouver ses droits et poussée par l’air voulant à nouveau affronter des flots en furie.

Le Début observa de tout son saoul ce spectacle et décréta que ceci était beau. Il resta longtemps à le regarder, mais les autres n’avaient pas sa patience et il leur pesait de ne pas agir du tout. Voyant leur mécontentement, il décida de faire à ce cristal fertilisé par les éléments comme il avait fait à leurs propres origines et l’irradier de sa lumière, sans savoir à l’avance le résultat que cela aurait. Il s’agirait de l’origine de beaucoup de nos espèces modernes, notamment celles qui se dérivent directement des éléments, comme les dryades, les sirènes et les salamandres. Le vent n’était pas satisfait, car de cette irradiation ne résultait aucune forme pour lui. « C’est faux, lui rétorqua le Début. Les quatre éléments se sont associés pour créer une nouvelle forme et tu es le seul à n’avoir une part de toi qu’en eux, tu es privilégié ». Ces nouvelles formes, dit-on, seraient les humains, légers comme le vent, changeants comme l’eau, capable d’une colère comparable au feu comme de la tendresse pour les leurs de la terre.

Ainsi, tous les éléments étaient satisfaits, et le Début avait assez de matière pour l’éternité. Afin d’interagir avec les nouveaux mortels qui foulaient ses terres, il créa une autre race de sa propre énergie pure. Dans le même but, ils se nommèrent tous : le Début, Lumière, Lumenal ; le Premier, Eau, Aquaros ; le Deuxième, Air, Aeros ; le Troisième, Feu, Ignaris et le Quatrième, Terre, Terraris.

Lumenal décida, avant de s’abandonner totalement à sa création, à jeter un dernier coup d’œil derrière lui : il devait s’assurer de n’avoir rien oublié pour que rien ne perturbe ce nouveau monde ! Il se retourna tout à fait et rien ne put retenir la surprise des Quatre. Alors qu’il dirigeait son corps entier vers l’extérieur, une ombre totale recouvra le monde. Elle avait une forme, elle aussi, parfaitement l’opposé de Lumenal. Étendant ses bras vers la création, il l’embrassa et l’irradia à son tour. Il ne jouait pas avec les éléments, il ne créait pas de nouvelle chose, il n’entrait pas en harmonie avec ce qui existait déjà. Corrupteur, il était le revers de la médaille de Lumenal. Il ne se nomma pas, ce furent les autres qui lui donnèrent un nom : il était la Fin, comme l’avait, au commencement, nommé Lumenal, et pour les mortels il évoquerait les Ténèbres, Obscural.

Revenant vers la création, le dieu lumineux ne put que constater l’étendue des dégâts. Une partie de ses messagers divins avaient vu leur forme tordue, grotesque caricature de leur modèle original. Les êtres nés de la magie et des éléments avaient pour certains muté, leur donnant le goût du sang, de la chair ou de l’esprit de leurs semblables. De nouveaux sentiments s’étaient développés chez toutes les espèces connues, et au lieu d’une chorégraphie bien orchestrée d’entraide et de vie joyeuse, le chaos avait fait son entrée. Le cristal même utilisé pour former ce monde avait subi une déformation et son énergie pure et bienfaitrice n’était plus qu’une ombre de sa gloire passée, attirant les bas instincts des êtres vivants et faisant subir à quiconque s’en servirait des souffrances.

Les Cinq ensemble promirent alors de protéger le monde de la corruption, d’empêcher Obscural de revenir. Ils apprirent aux mortels leur existence et leur enseignèrent les rites du Voyage, pour protéger le monde. Ils les mirent en garde contre les cristaux et contre les envoyés d’Obscural qui tenteraient d’éloigner les dieux pour qu’il puisse reprendre le contrôle, jaloux d’être écarté.

Ils dirent aux Élémentaires : « Chérissez votre dieu tutélaire car c’est lui qui vous garde contre les horreurs qui se tapissent pour comploter votre fin. Faites lui des offrandes lorsque ses mois arrivent, car il en aura besoin pour sa lutte. »

Ils ajoutèrent aux Anthropomorphes : « Par dessus tout, chérissez Lumenal car c’est grâce à lui que les éléments se sont réunis pour vous créer. N’oubliez pas les autres, mais vous organiserez une grande fête à chaque nouvelle année pour lui montrer votre dévotion. Faites qu’il ne se détourne jamais de vous, ou vous courrez à votre perte ».

Quant aux Mythiques, qui existaient déjà en ces temps immémoriaux, ils leur énoncèrent : « Vous n’avez pas d’obligation envers les dieux, mais n’oubliez pas que sans nous, tout ce que vous connaissez risque de disparaître ».

Enfin, aux Ténébreux, ils donnèrent ces instructions : « Veillez, pendant les deux derniers mois, que nulle célébration n’ait lieu, car c’est votre père créateur qui préside cette période de l’année. Il vous a donné naissance mais ne vous veut aucun bien. Aidez les autres races par votre vigilance et ce monde vous accueillera comme il les a accueillis. Dans le cas contraire, comme les autres, vous allez vers votre propre destruction ! ».

Et pendant longtemps, ces injonctions furent respectées. Toutefois, comme on le sait, le royaume de Fhaedren commença à s’en éloigner et les avertissement des Cinq devinrent réels… Beaucoup se demandent encore si le manque de réponse des dieux, qui autrefois semblaient manifester leur présence, est due à l’explosion des cristaux qui les aurait courroucés, ou si les Seraphs les ont bel et bien remplacés…

Dans tous les cas, si toute cette histoire de création est vraie (qui peut le dire aujourd’hui ? Ce ne sont peut être que des histoires !), alors le monde court un grave danger : Obscural rôde… Bah ! Qui croit encore à ces facéties quand nous avons des Seraphs bien concrets qui volent dans les cieux et punissent les impies ?

Les dieux

LUMENAL
AQUAROS
AEROS
IGNARIS
TERRARIS
OBSCURAL
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Les nouveaux Dieux

Usurpateurs ou plus que cela?


Auto-proclamés Nouveaux Dieux de ce monde, chaque Seraph possède un titre qui représente la qualité divine qu'il incarne. Répandant la bonne parole de l'Ordre des Astres dans tout Mearian, ils sont adulés par le peuple. Ils n'hésitent pas à recouvrir à des techniques plus ou moins moralement discutables. Leur but ultime est de mettre les quatre nations sur leur joug et de dominer le monde. Originellement au nombre de trente, ils ne sont aujourd'hui plus que vingt-et-un après le schisme qui secoua l'Ordre des Astres en an 353. Les neuf manquants ont été les premiers à succomber à la folie qui ronge cette race à cause de l'abus de leurs pouvoirs magiques. Après avoir tenté de prendre le pouvoir au sein de l'Ordre et s'être fait battus par leurs comparses, ils jurèrent de prendre revanche et prêtèrent allégeance aux Mages Noirs pour s'en servir à corrompre les Seraphs encore purs. Ils disparurent néanmoins de la vie publique après cet événement, et aujourd'hui bien qu'ils œuvrent dans l'ombre la croyance populaire est complètement ancrée sur l'existence de vingt-et-un dieux seulement. Conséquence du temps passé depuis ce drame ou petite perte de mémoire collective aidée par la magie ?

LES SERAPHS PURS

AbnégationAdorationAmourBontéCharité
CourageCuriositéEspéranceForceHumilité
IntrospectionJusticeMélancolieModestiePatience
PiétéPrudenceSagesseSensibilitéTempérance
Volonté

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Les fêtes religieuses des Astres

Honorez les... ou non.

Les convertis de la Religion des Astres, soit environ 60% de la population mondiale principalement concentrée à Mearian (99% de la population convertie) et Akantha (80% de la population convertie) suivent des traditions telles que des fêtes religieuses et autres réjouissances. Ce sont des journées décrétées fériées dans les deux nations.

21 mars ➔ Equinoxe de Printemps

Une fête qui symbolise le renouvellement et l'arrivée de l'abondance des récoltes.

21 juin ➔ Solstice d’été

Ivresse des sens et de la vie sont célébrées avec des banquets abondants dans chaque recoin, du plus petit village jusqu'à la table du Roi. On sacrifie moult coqs, perdreaux et sangliers afin de préparer la fête la plus grandiose et les gens se parent de leurs plus beaux atours pour aller danser. Le peuple se réunit souvent dans des soirées et concerts donnés sur les places publiques, tandis que les riches se rencontrent dans de somptueux bals d'été.

7 juillet ➔ Fête des Astres

Elle correspond à la période de l’année où l’étoile Véga, de la constellation de la Lyre, Altaïr, de la constellation de l’Aigle, et la Voie lactée entre les deux, sont particulièrement belles à observer dans le ciel au sud. C'est une fête souvent célébrée par des festivals ou se multiplient démonstration d'art et stands de nourriture locale à emporter. Cette nuit la, les gens écrivent leurs vœux sur des avions en papier et les font brûler afin que leurs désirs soient entendus des Nouveaux Dieux.

21 septembre ➔ Equinoxe d'automne


21 décembre ➔ Solstice d'Hiver

La dernière fête célébrant les saisons de l'année.

31 décembre ➔ Nouvel An

On fête le passage à la nouvelle année en tirant des feux d'artifice, mais aussi en brûlant sur d'immenses bûchers des mannequins de bois et de paille représentant les figures des Anciens Dieux, montrant ainsi un abandon total de foi vis à vis de ces derniers. On raconte que les gens allument ces feux pour faire monter des flammes jusqu'au ciel en espérant de se faire aimer des Nouveaux Dieux.

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Les fêtes religieuses des Anciens Dieux

Honorez les... ou non.

Certains peuples, vivant généralement dans des endroits reculés ou peu accessibles, continuent à croire de manière fervente dans les Anciens dieux et à les honorer. A présent tombée en désuétude voir carrément honnie dans certaines nations comme Mearian et Akantha, ces coutumes oubliées n'existent souvent plus que dans les récits des anciens ou dans les livres. On estime que seulement 10%  ou moins de la population mondiale continue à s'accrocher en secret à l'ancienne religion.


Les Vespérales (Aquaros)

À l'origine ce sont des prières adressées à la lune en tant que symbole secondaire d'Aquaros pour s'attirer les faveurs des marées et des courants lors des grandes navigations. Tombées en désuétude après la Catastrophe, elles reviennent néanmoins de plus en plus au goût du jour depuis la résurrection du temple d'Aquaros en Atlantys il y a quelques mois. Ce sont des litanies qui sont conduites chaque soir de pleine lune pour guider la conscience du dieu tombé dans les profondeurs de l'oubli et qui, dit on, finiront par le conduire de nouveau jusqu'à la cité des Atlantes et à ses enfants à force d'abnégation. Des fidèles se relaient pour chanter toute la nuit dans l'espoir de son retour dont un premier signe a déjà été envoyé et c'est l'occasion de lui rendre force et vitalité par de ferventes offrandes.

1er mars ➔ Les Libations (Aquaros)

C'est une grande fête, de l'aube au soir, qui célèbre le premier jour de la période calendaire d'Aquaros. Elle salue l'arrivée prochaine du printemps et symbolise le renouveau après l'hiver, le retour des beaux jours et l'ouverture de la reprise du commerce. Il est de coutume de faire des offrandes fastueuses au dieu, particulièrement artistiques, afin d'attirer son attention et de bénéficier ainsi de ses faveurs en affaires ou en amour. Autrefois, du temps d'avant la Catastrophe, il arrivait qu'Aquaros choisisse une œuvre l'ayant émue plus que les autres. Son auteur devenait ainsi son Favori l'espace d'une année et, souvent, cela lui signifiait renommée et richesse, ses œuvres s'arrachant à prix d'or dans la haute société atlante. Plusieurs noms de sculpteurs ou de poètes célèbres sont ainsi entrés dans l'histoire.

21 mars ➔ L’éveil (Terraris)

L'éveil ou équinoxe de printemps symbolise le retour à la vie après la fin de l'hiver, lentement le cycle de la nature reprend ses droits et cette dernière renait de ses cendres sous l'impulsion de Terraris. Premier jour de l'année où la nuit et le jour sont d'égale durée le dieu répand sa force fertile sur le monde de concert avec Aquaros. C'est le moment de se promener dans la nature renaissante et surtout de semer et planter graines et pousses sous la protection de Terraris. Il est de coutume de cueillir les premières fleurs de l’éveil afin de les offrir aux femmes ayant accouché pendant l'hiver afin d’honorer la vie née pendant la période hostile du froid et de la nuit.

30 avril ➔ Les Jeux d'Atlantys (Aquaros)

C'est le dernier jour de la période calendaire d'Aquaros et il clôt en apothéose une semaine entière d'épreuves et de jeux en tous genres au sein du grand amphithéâtre de la cité. On y trouve des courses d'hippocampes géants, de chars tirés par des serpents, des combats contre une faune marine de toute sorte mais aussi et surtout des combats entre sirènes et tritons, magiques ou non, en l'honneur d'Aquaros. Le vainqueur des jeux se voit remettre le titre prestigieux de Héraut d'Atlantys, le bras armé du dieu pour défendre celle-ci. Ainsi qu'une forte somme de pièces d'or. C'est une des fêtes qui a le mieux survécu à la perte de foi des derniers siècles car elle a toujours eu un caractère très populaire.

8 Mai ➔ Le Vent Nouveau (Aeros)

Demain soufflera le vent de demain raconte-t-on, et bien le vent nouveau vient souffler le vent de l'année future. Célébrée au milieu du printemps, alors que l'été commence à darder de ses rayons le sol rengorgé de vie, cette fête consacrée à Aeros a pour but de fertiliser le monde pour un nouveau cycle. Des graines et des semences de toutes sortes sont acheminées en haut des plus hautes falaises et des plus hautes montagnes, avant d'être soudainement relâchées sur le monde. Le père des vents dans sa grâce infinie viendra alors les prendre toutes en ses bras et les emmènera trouver sol en un lieu où elles pourront s'épanouir.
Le vent nouveau est une fête joyeuse, qui se termine chaque année par de vastes banquets où l'on se repait à sa faim de mets raffinés et l'on profite à plus soifs des boissons les plus exquises.

3 Juin ➔ Le Vent du Départ (Aeros)

Cérémonie particulièrement appréciée et célébrée par les marins, le vent du départ a pour but de s’attirer les faveurs du dieu des vents pour tout les voyages en mer de l'année à venir. Les fidèles se rassemblent alors sur de grands navires à voiles auxquels ils font prendre la mer, toute voile dehors. La célébration dure toute la journée, les navires partant de bon matin pour rentrer en début de soirée. Une fois au large, des offrandes à Aeros sont brulées sur le pont des navires pour laisser leurs fumées se mêler aux vents et atteindre le dieu et gagner ses faveurs. Les différents navires se livrent ensuite à une course sur le chemin du retard, dont le bateau qui sortira victorieux sera reconnu comme bêni par le dieu des vents pour l’année à venir. Ce qui, en plus d’être un grand honneur, peut être un argument de négociations commerciales entre croyants.

19 juin ➔ La Fête du Corail (Aquaros)

Elle a lieu au début de l'été, quand se produit la ponte des coraux et que les océans se remplissent brusquement de milliards de petites graines de corail un peu partout. C'est un phénomène spectaculaire, notamment sur les côtes d'Akantha et de Nueva, ainsi qu'aux abords d'Atlantys, où les récifs sont très riches. Le fond des mers est comme en fleur l'espace de deux jours et on y fête la fertilité des eaux et la profusion des ressources marines. C'est l'occasion de rendez-vous amoureux et romantiques entre couples. De plus, il est de coutume d'offrir des cadeaux entre proches et de grands spectacles sont organisés ici et là. Souvent ils ne sont que prétextes à l'ivresse la plus folle mais aussi à quelques joyeuses orgies où la tradition veut que l'on y vienne masqués. Plus aucun rang social n'existe alors entre les individus et c'est la folie jusqu'au petit matin. La légende dit qu'une fois tous les dix ans Aquaros se mêle aux convives et y engendre parfois des descendants.

21 juin ➔ Le Souffle de Vie (Aeros)

Le souffle est l’un des symboles élémentaires de la vie terrestre. Ce qui n’expire ni n’inspire ne fait plus partie des vivants et le souffle ai un don d’Aeros en ce monde. Le souffle de vie est une occasion pour les fidèles de se rappeler de ce don, de l’importance de la vie et de remercier les dieux pour l’ensemble de leurs bienfaits. De nombreux fidèles se rassemblent pour la cérémonie. Après divers offrandes et rites, un subtil mélange à la composition tenue secrète est embrasé. Le fumé coloré qui s’en échappe constitue le « Souffle d’Aeros ». Un fidèle, choisi au hasard, est alors invité à venir le respirer, puis souffler vers la foule le souffle d’Aeros symbôle de vie. Les fidèles sont ensuite invités à se rassembler en famille pour célébrer le don qu’il leur a été fait par les dieux, et honorer la mémoire de ceux qui n’expirent plus.

21 Septembre ➔ L'Ultime Moisson (Terraris)

Deuxième journée où la nuit et le jour sont d'égale durée, l'Ultime moisson signe le début du déclin de la nature et de l'abondance se préparant à l'hiver alors que l'automne s'installe. Il est de coutume d'y honorer Terraris en se promenant dans les étendues sauvages et les forêts fin d'y récolter gousses et plantes séchées avant qu'elles ne fanent définitivement. Les plantes servent à l'usage personnel de chacun, mais aussi aux célébrations de la nuit consistant en un repas partagé par tous où chacun amène une petite part des récoltes de l'année afin de remercier les dieux de leur bonté et de la fertilité donnée à la terre, mais aussi aux femmes. Cette fête est particulièrement prisée chez les paysans et les femmes souhaitant tomber enceinte. Tombée en désuétude l'on trouve néanmoins trace de la coutume en Akantha et Ellgard où certains paysans partagent un repas participatif.
A Nueva l'Ultime Moisson est toujours célébrée, notamment par les paysans. Un immense repas à lieu le soir pour les résidents de la capitale et des alentours devant le temple de Terraris avec les offrandes rapportées au cours de la journée.

3 octobre ➔ La Fête du Serpent (La grande dévoreuse et Razgriz)

Lorsque les dieux ont abandonné les mortels, la seule entité primordiale qui est plus ou moins restée à veiller sur les atlantes était Alrun, la Grande Dévoreuse. Peu à peu cette fête, qui servait à l'origine à apaiser le caractère changeant et parfois colérique d'Aquaros pour éviter qu'il ne génère des tempêtes, devint progressivement la célébration du serpent géant veillant sur la cité et ses habitants. Si des offrandes lui sont régulièrement faites tout au long de l'année, elles sont particulièrement affluentes cette nuit là : babioles brillantes, bijoux, cristaux et sacrifices de croisés. Chacun essaie d'attirer l'attention du mythe reptilien car quiconque trouve protection auprès d'elle s'assure un patron immortel et à la parole forte. Mais il est rare que cela n'arrive et elle se montre rarement longtemps. Quelques offrandes très minoritaires sont également adressées à Razgriz, le roi des océans.

Dernière semaine d'Octobre et nuit du 31 Octobre au 1er Novembre ➔ L' Adieu (Terraris)

Dernière fête en l'honneur de Terraris avant le passage à l'hiver et à son dieu tutélaire Obscural. L'Adieu est une des fêtes les plus importantes du calendrier. Donnée en l'honneur de Terraris, on y fait ses adieux à la vie et à l'automne pour célébrer le cycle de la nature et la futur renaissance au printemps. Célébrée dans la nuit du 31 Octobre au 1er Novembre il est de coutume que chacun allume au couché du soleil une bougie en l'honneur des ancêtres et d'enterrer un peu de pain accompagné d'une lettre pour les êtres aimés qui ont disparus.
Lorsque sonne minuit et qu'arrive le mois du ténébreux l'ont éteint les bougies et l'on se pare de masque de créatures ténébreuses, démons, vampires, monstres ou encore animaux sauvages pour sortir dans la nuit et rejoindre le gigantesque bûché préparé au cours de la semaine où se déroule la cérémonie. L'on y chante, danse et adresse ses prières à la vie et aux morts jusqu'au levé du soleil signant la fin du cycle. (La coutume et la croyance veulent que les masques confondent le ténébreux commençant lentement à s'éveiller en se faisant passer pour ses créations, un dernier éclat de vie en l'honneur de tout ce qui s'apprête à mourir avec l'arriver imminente du froid et la fin des célébrations.)
Tombée en désuétude la semaine de l'Adieu a néanmoins été réintroduite dans la capitale Nuevienne depuis une trentaine d'années sous l'impulsion du sage Tertius. Le bûché est constitué de bois mort pendant l'automne et est dressé devant le temple. Les préparatifs de la cérémonie de l'Adieu durent une semaine et sont ouverts à toute personne souhaitant y participer.

31 décembre ➔ La Nuit des Abysses

Célébrée lors de la nuit la plus longue, au solstice d'hiver, il est de croyance populaire pour les Atlantes que c'est également la plus dangereuse car les ombres des abysses prennent vie et conduisent vers un autre monde, celui du terrifiant Obscural. Personne ne sort après le crépuscule ni avant l'aube et tout le monde reste sous la bienveillante lumière du dôme de la cité. Ses habitants se gardent d'adresser à voix haute une quelconque prière pour ne pas provoquer le courroux du Sixième, mais allument des bougies qu'ils placent aux fenêtres pour tenir éloignées les abysses jusqu'à l'aube, voeux silencieux à Aquaros et Lumenal. Les temples et autres lieux de culte brillent alors de mille feux pour préserver leur sacralité. Cette tradition est cependant tombée en désuétude et n'est plus que pratiquée par de rares individus. On dit, dans les histoires, que c'est à cause de cette perte de foi que le Jörmungandr s'est éveillé de nouveau, deux siècles après la Catastrophe, provoquant tempêtes et raz-de-marée toutes les décennies.

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