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창조자는 동성애자입니다 [Hyun]

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Hyun "Heart" Hae-Jin
IDENTITÉ
RACE ▬ Séraphin
AGE ▬ 15 ans physiquement.
ORIENTATION SEXUELLE ▬ Hétéro
SITUATION PERSONNELLE ▬ Seul
NATIONALITÉ ▬ Apatride.
FACTION ▬ Mage noir
MÉTIER ▬ Aucun.


MAGIE ET COMPÉTENCES
PHYSIQUE
❯ agilité ○ ○ ○ ○ ○
❯ force x ○ ○ ○ ○
❯ endurance x ○ ○ ○ ○
(TECHNO)MAGIE
❯ mana x x x x x
❯ puissance x x x x ○
❯ contrôle x x x ○ ○
Le mana, est une énergie vitale composant toute création. Le mana est en principe invisible à l’œil nu, pourtant cette énergie est omniprésente et compose une partie non négligeable du monde que l’on observe. Il est indispensable à la réalisation de toute technique magique, ainsi cette essence peut être manipulé et transformé de manière à obtenir des effets surnaturels dont les pouvoirs magiques que certains utilisent.

En effet, le mana est ce qui compose les éléments et est la source de ces derniers, ainsi il est présent dans les quatre principaux et leurs déclinaisons. L’apprentissage et la manipulation de cette énergie permet donc la création d’une boule de feu ou bien d’une vague d’eau, mais pas simplement il est aussi le dénominateur commun pouvant alors faire disparaitre ces tours de magie.

Les utilisateurs du mana se contente de savoir cela et bien souvent ce sont des dons héréditaires ne poussant pas à la compréhension de ce système, pourtant même si par principe on ne peut voir cette énergie à l’œil nu, sauf s’il est libéré sous grande quantité, cette énergie est bien présente tout autour de nous. Les êtres vivants ne sont pas les seuls à crée cette énergie, les cristaux en sont une source conséquente, la nature, les astres toute création sécrète cette essence, mais rare sont ceux à y être réceptif.  

Hyun semble être l’un de ces élus en effet, ce dernier manipule son propre mana sans la moindre déclinaison et le plus impressionnant tout cela sans s’en rendre compte afin de s’en servir comme une énergie pour Providence, le module de combat avec pilote crée par Ellgard. Ainsi les scientifiques par les longues sorties du pilote, ont pu croire que les réserves d’énergie du jeune garçon n’avaient aucune limite, pourtant même si son énergie pouvait paraitre infini, toute conception à un seuil limite, mais faisant parties des bienheureux choisis de la nature ce dernier avait un don inestimable.

L’enfant joui d’une intime connexion avec l’énergie du monde, dans sa forme la plus pure. En effet ce dernier est capable de ressentir et sans le savoir puiser dans la force naturelle de l’univers ainsi que celle des cristaux afin que ses réserves pourtant colossales n’arrivent pas à épuisement.

❯ NOM COMPETENCE 1 : Providence, est d’une forme humanoïde, au niveau de sa colonne vertébrale, il y’a des propulseurs en forme d’aile qui sont pliés lorsqu’ils ne sont pas utilités avec deux plus basiques au niveau des articulations des genoux. Sa tête en forme d’oiseau lui offre une apparence anthropomorphique, cette dernière contient les réacteurs principaux tandis que d’autres se trouvant au niveau du cou, le visage mécanique est aussi l’endroit où se trouve la place du pilote devenant ainsi le centre névralgique de la machine. Le centre névralgique n’est pas une simple expression pour décrire la cabine du pilote, mais bien car le pilote agit comme un véritable cerveau et afin que le lien entre la machine et l’homme soit plus puissants les capteurs relies les deux comme des nerfs, ainsi le pilote ressent tout ce que la machine peut ressentir.
Niveau armement le bras droit est armé d’une lame rétractable capable d’être chargée d’énergie durant son utilisation, un petit canon est situé non loin de la lame permettant un tire durant un assaut au corps à corps. Sur son bras gauche se trouve un bouclier d’énergie déflecteur qui peut bloquer les attaques entrantes.
❯ Nom de compétence 2 : Hyun passivement puise dans l'énergie naturelle afin de compenser la perte de son mana
❯ NOM COMPETENCE 3 : Hyun est capable de faire l'utilisation de son mana afin de crée des attaques dévastatrices, ainsi il peut propulser cette dernière comme un rayon vers un ennemi ou bien même en faire un orbe tourbillonnent, les déclinaisons sont infinis, avec une telle matière ayant comme seul limite l'imagination du garçon.
PHYSIQUE
Un jeune garçon normal, voilà ce à quoi on pense en premier lorsqu'on aperçoit l'enfant pour la première fois. Pas très grand, avoisinant le mètre cinquante, le jouvenceau possède un corps plutôt frêle, assez svelte, les courbes de son corps dessinent celles de ses os sur certaines parties, souvent recouvertes avec soin par d'amples vêtements aux couleurs obscures. On peut facilement apercevoir que son enfance ne semble pas lui avoir permis de s'épanouir davantage, une peau d'un blanc immaculé et fragile le recouvre, parfaitement lisse comme si les caresses du temps passent ne l'atteignait pas. Aucune marque ou le moindre signe de ces nombreuses barbaries qu'il aurait pu vivre, offrant ainsi au garçonnet un corps et un regard totalement vierge semblable à celui d'un nouveau-né. En parlant de son regard, de long cheveux sombres venaient recouvrir son doux visage juvénile aux nombreux paradoxes, en effet les mèches sombres venaient offrir un léger côté sévère à l’enfant rapidement rattrapés par l'agréable douceur qui émanait des courbes de son minois qui laissait constamment paraitre un sentiment de tristesse et de chagrin. Une chose, dominait le sophisme de sa physionomie, des yeux d'un azure infini dominait en roi l'étrange royaume qu'étais le faciès du bambin, d'un simple regard il pouvait faire disparaitre tout ce qui se trouvait autour de vous, faisant s'effondrer toutes ces choses moroses et dérisoires vers un monde parfaitement clair, un profond océan d'une douceur infini, sous un ciel cobalt aux nuages laiteux brillant de mille éclats.
CARACTERE
A l’origine le jeune garçon ne possédait aucune réelle ambition, bien au contraire, il n’était rien ni personne, aucune passion, aucune histoire comme s’il était une toile vierge de toute œuvre du temps. Personne ne sait ce qu’il était avant de rejoindre les rangs de la résistance, mais cette rédemption lui offrit la chance et surtout l’occasion de découvrir le monde à son rythme tandis que les jours et les saisons défilaient sous ses yeux ébahis. Les membres de la résistance n’accordaient aucun intérêt militaire à l’enfant, il était beaucoup trop jeune et frêle, bien trop calme et timide, il n’adressait même pas la parole et ne regardait personne, observant le plus souvent le sol lorsqu’on lui adressait la parole ou bien même quand on lui posait le regard dessus.

Il ne le savait pas et ne s’en rendait pas compte, mais rapidement le jouvenceau devint un genre de symbole de l’organisation paramilitaire, devenant une véritable source d’inspiration pour les partisans de la résistance. Il était devenu ce que l’on appelait la merveille souterraine, un diamant éclatant parmi la boue de ces tunnels qui servait de fourmilière aux membres combattant l’oppression des dirigeants. Le plus étonnant c’est que ce n’était pas pour une raison commune aux grands héros, ce n’était pas pour son charisme ou bien par son leadership bien au contraire, ce dernier n’en possédait aucun, son caractère timide l’obligeait bien souvent à rester en retrait, à ne pas foncer de l’avant ou bien à ne pas contester un ordre qu’on lui donnait sauf dans de rare occasion où cela n’allait pas dans le sens de sa protectrice.

Il était même le contraire de la résistance, beaucoup trop doux. Agissant comme s’il découvrait le monde, avec une certaine passion pour la nature et la douceur, ce dernier pouvait durant des heures observés une plante se délivrant de son armure de pétales sous les rayons revigorant du soleil.

Pourtant, même sans tout cela ce dernier arrivait tout de même à faire des ravages au cœur des unités de la résistance, simplement par son comportement et son physique qui était angélique. Il semblait faire preuve de vertus dépassant la compréhension humaine, certains voyaient en lui un véritable esprit céleste, un ange comme les partisans de ces idées l’appelaient. Ses particularités physiques penchaient en leurs théories. Yeux du jeune garçon était une véritable obsession pour les soldats, ces derniers sans le moindre artifice provoquait chez les sentinelles un véritable sentiment de plénitude incomparable à toutes les autres drogues. Peu importe les mœurs, les douleurs ou bien même les sentiments dérisoires un simple regard de l’enfant transportait le cœur de ces derniers vers un monde de bonheur infini où les cruautés du monde n’existaient plus.

Pourtant ce n’était pas l’une des seules vertus que lui attribut bien au contraire, son sourire semblerait lui aussi avoir des effets impressionnant sur la psyché, mais ce sourire n’est offert qu’à de très rares occasions, ce doux et chaleureux sourire était la propriétés privés d’une seule personne celle de la femme lui ayant offert un toit et une chance de rédemption et qui maintenant avait offert un nom à celui qui souffrait de mutisme jusqu’à la.

Ainsi le jeune garçon mystérieux devint.

Hyun Hae-Jin puis Hyun « heart » Hae-Jin un surnom puis une particule que la population lui attribua bien plus tard.

Hyun est une variante de Hyeon, qui veut dire « Vertueux, digne, capable » le prénom exprimait ce que la jeune femme ressentait envers l’enfant.

« Heart » Loin d'être un surnom choisi aléatoirement ou pour des raisons arbitraires, Heart n'est autre que le nom que la population utilise en parlant de l’enfant. Les raisons sont diverses certains disent que c’est pour son physique aussi pur que le cœur d’un enfant, ou bien pour ses actions vertueuses, ou tout simplement car il est celui qui fait battre un sentiment d’espoir et de liberté dans la conscience collective. La réelle provenance de ce titre est toute autre, encore une création de la même femme envers celui qu’elle qualifiait comme étant son trésor personnel, celui qui lui permettait de se sentir vivante, et faire parvenir cette douce et agréable chaleur le long de son corps.

Hae-Jin est une déformation de Heejin qui veut dire « Plaisir » ou même « Précieux » pour une personne. Jin veut dire perle, la déformation de ce prénom déjà féminin est faite exprès afin d’accentuer encore plus les traits doux, limite androgyne de l’enfant et tout comme le nom de famille il ne fut pas choisis au hasard par Lucy.

Le jeune garçon adopta ce nom sans la moindre hésitation et ainsi ce fut les premiers d’une longue liste de mot qu’il prononça, il était aujourd’hui devenu quelqu’un et non pas simplement un morceau de décor défilant aux yeux du monde soumis aux menaces du temps. Le prénom n’aurait sans doute pas eu le même impacte s’il venait d’une autre personne, il faut dire que le mystérieux enfant éprouvait des choses étranges pour cette femme. Lucy, il ne savait pas vraiment ce que voulait dire son prénom, mais il savait pourtant ce que ça lui faisait ressentir, il n’en connaissait pas l’interprétation et ne la connait toujours pas d’ailleurs, mais cette chaleur qui parcourais son corps à chaque fois qu’il était à ses côtés, cette étrange pression dans l’estomac, son cœur qui ratait des battements à la moindre parole, geste caresse étreinte, étaient des choses tellement agréable qu’il avait aisément compris qu’elle son trésor, ce qu’il aimerait et admirait le plus au monde même s’il était encore loin de tout en savoir.

Ainsi la jeune fille incarnait plusieurs rôles pour l’enfant, celui d’une sœur, d’une mère, d’une amie, d’une tutrice et parfois plus. Hae-Jin apprenait la vie aux côtés de cette jeune femme, Lucy qui était son seul point de repère, ainsi sans même s’en rendre compte le garçonnet imitait les gestes de son modèle, son quotidien était devenu le siens, ses mouvements, ses paroles suivant cette dernière dans la moindre de ses décisions même dans celle qui changerait leurs vies..
HISTOIRE

| Mémoire 0 | Tant d’ailes fermées

Heart…
Heart…
HEART !

Réveille-toi.

L’enfant, enfoui au fond de la couette, écarquilla les yeux. Quelques secondes, suffisantes pour le sortir du brouillard matinal, passèrent. Etouffé par la moiteur du tissu qui l’écrasait, il se sentit obligé de se recroqueviller sur lui-même pour centraliser la chaleur. De brefs sanglots traversèrent ses joues et se mêlèrent à l’infantile transpiration que son corps essuyait après une nuit si brève et mouvementée. Il ne s’était pas reposé mais cela lui importait peu. Il ne put s’empêcher de serrer le matelas de sa petite poigne et déchira quelque peu le drap qui, jusqu’à présent, avait essuyé des crasses bien pires et bien plus involontaires. Le temps passa et la lumière artificielle des cristaux se faisait de plus en plus persistante, au point que la couverture ne réussissait plus à la filtrer. Une assourdissante sirène retentit, ce qui ne manqua pas de faire sursauter le petit garçon qui sortit brièvement de la couette. Une ombre passa devant sa porte à toute vitesse puis recula doucement. Il s’agissait d’une femme ayant au moins la trentaine. Elle portait une blouse blanche salie par la crasse et ses longs cheveux bruns étaient retenus par un simple chignon. Ses lunettes pendaient sur son nez et manquaient de tomber à chacun de ses mouvements de tête. Aucun sourire ne fut échangé. La sonnerie vrilla leurs oreilles une fois de plus, ce qui ne manqua pas d’agacer la femme dont les joues rosissaient d’ennui à chaque seconde.

- Mais enfin ! Tu es sourd, ou quoi ? Habille-toi, et plus vite que ça !

Il hocha rapidement la tête, soudainement pris de panique. Cela ne dura qu’une seconde, le temps de poser les pieds au sol. Il n’était pas quelqu’un de vif et ne le serait probablement jamais. Il trouva malgré tout la force d’enfiler un tee shirt trop grand pour lui et parcourut les couloirs humides des égouts d’Ellgard. Le passage était très peu éclairé et il fallait faire attention à ne pas se tromper de dédale, au risque de se perdre pour les trois prochaines heures. Heart, comme on aimait l’appeler par ces lieux sordides, avait cependant fait de nombreux efforts pour mémoriser le plan qu’on lui avait confié, lorsque celle qui le protégeait n’était pas là pour l’épauler. Il se rendit au point d’accueil et répondit présent à l’appel, sans forcément l’exprimer oralement. Il préférait rester en retrait et signaler sa présence quand le besoin s’en faisait sentir. On ne le trouvait pas très vaillant mais on appréciait sa compagnie. Il était, si l’on pouvait le dire ainsi, apaisant. Le même rituel matinal opérait au sein de la brigade résistante : dire que l’on était là, s’armer, s’entraîner, dormir. Mais le petit n’était pas très doué avec les armes et avait tendance à déstabiliser ses adversaires ainsi que ses alliés, de ce fait on l’avait bien souvent écarté de la routine pour le laisser vadrouiller à l’intérieur de la zone comme il l’entendait. Par moment, toujours avant l’heure du coucher, son amie la grande dame le conviait dans sa chambre et lui présentait une jolie sphère colorée. Elle lui demandait toujours de la toucher trente secondes, jusqu’à ce qu’une belle lueur, d’un mélange de cyan et d’orchidée, apparaisse. Après cela, il se réveillait le lendemain emmitouflé au fond de son lit. Il surprit plus d’une fois son amie parler dans un dictaphone, l’entendre dire qu’elle était tous les jours un peu plus proche du but, et qu’ils comprendraient, à l’institut de guerre, quelle erreur cela avait été de l’empêcher de mener son expérience jusqu’au bout. Il n’arrivait à soupeser le sens de ces paroles mais les interprétait comme une victoire commune qui réchauffait son cœur, sans même savoir qu’un seul de ses sourires pouvait s’avérer être une arme mortelle pour quiconque s’y opposait. Il pensa bien que cela dura un an, pour peu que la notion du temps soit fiable lorsque l’on ne voyait jamais le soleil.

- S’il te plaît, pose tes mains sur ce noyau et concentre-toi, d’accord ? Je sais que tu peux le faire.

Il avait bien l’impression d’entendre cette phrase tous les jours, désormais. L’enfant ne mesurait pas le poids de ses gestes mais appréciait se rendre utile, sans pour autant l’exprimer. On ne le remerciait d’ailleurs pas pour ses efforts quotidiens, sauf lorsqu’il souriait. Son regard, plus transparent sur le monde que pouvait l’être celui de n’importe quel adulte, était adulé par les siens et on en redemandait. A tel point que cela inquiétait la scientifique, qui, par moment, trouvait la réaction de ses pairs disproportionnée. Elle ne se rendait somme toute pas compte d’à quel point elle était privilégiée, pour soutenir sans brûlée sa fragile cornée le regard d’un être si pur. Une autre année passa, non sans accroc. Il avait été cette fois difficile de réunir des fonds et de la nourriture. Remonter à la surface n’était pas chose aisée et si les têtes n’étaient pas mises à prix, l’odeur des fosses les trahissaient. On commençait à parler, dans la cité jusqu’à ses remparts, d’un groupe de dissidents qui se cachaient pour fomenter des plans que l’on pouvait aisément tirer sur la comète. Certains les nommaient marginaux, d’autres terroristes. Le garçon n’avait ni idée ni conscience de tout cela, bien trop occupé à découvrir les petits plaisirs de la vie en captivité, comme par exemple passer par les petites bouches pour espionner les gens ou encore faire de la musique en frappant lourdement les cylindres métalliques des dédales crasseux. Mais il ne s’adonnait à ses modestes plaisirs que lorsqu’il était persuadé d’être seul, tenaillé par le joug d’une timidité persistante. Tout le monde avait faim, même lui, mais personne ne se plaignait. L’ambiance se dégrada cependant au fil des mois, à mesure que le regard du garçon s’imprégnait d’une déraisonnable force d’esprit qui faisait plier de plus en plus de personnes autour de lui. Comme s’il était maudit.

Comme s’il était magique.

Il avait 11 ans lorsque le véhicule qui l’avait emporté jusqu’à l’extérieur de la cité fit une violente embardée en direction du soleil. Lui qui n’avait rien connu quittait désormais ses souvenirs formatés en direction d’une nouvelle vie où il saurait être utilisé à de meilleures fins. Le noyau, luisant d’une pâle énergie, gardait l’enfant au chaud, l’empêchant de sangloter, lui proposant de ne poser aucune question et de laisser le paysage défiler devant ses yeux.


| Mémoire 1 | Comme des diamants

Heart…
Heart…
HEART !

Souviens-toi.


- Heart ! Cria une voix rauque.

Le jeune adolescent sursauta, ce qui provoqua le rire non contrôlé de ses camarades de classe au sein de l’académie des futures forces militaires d’Ellgard. Il ne réagit pas aux moqueries et se contenta de silencieusement s’excuser. Son professeur, un vieux général de guerre qui avait décidé de prendre sa retraite avec les honneurs qui allaient avec, était connu pour sa rudesse ainsi que les prouesses de ses méthodes d’enseignement. Pour Heart, dont les résultats théoriques frisaient l’excellence, il existait cependant un conséquent fossé entre ses aptitudes mentales et physiques. Tout comme à la résistance, on l’avait mis à l’écart pour d’évidentes raisons, et tout comme dans les égouts, il passait bien souvent ses soirées à exploiter la puissance du noyau en compagnie de la scientifique qui, après l’écriture d’un théorème qui lui avait valu un prix, avait repris sa place au sein de l’élite scientifique qui l’avait il y a dix ans de cela chassée. Heart était son fer de lance, celui sans qui rien de tout cela n’était possible. Lui ne le savait pas, pourtant il jouait dans la vie de la femme un rôle crucial qui le prédestinait à de grandes choses. C’est après avoir passé son premier diplôme que le garçon fut transféré dans une nouvelle classe uniquement composée de jeunes en mauvaise condition physique, mais dont les capacités cérébrales permettaient de se démarquer vis-à-vis de la population. Jusqu’à présent, aucun « incident du regard » n’avait été remarqué par la demoiselle au mystérieux noyau.

- Heart. Sais-tu ce qu’est réellement cette sphère ?

Le silence de l’enfant pouvait paraître pesant mais ses nombreuses gestuelles traduisaient son incompréhension, et peut-être une part d’impatience peu facile à déceler.

- Il s’agit d’un cœur. Nous avons, ici, créé cette arme il y a une décennie maintenant. Son but est d’alimenter quelque chose de plus grand encore… mais comme tu peux le voir, cette petite partie du cristal est fissurée, ce qui laisse l’énergie s’écouler perpétuellement. De ce fait, impossible pour nous de stocker la puissance dans la pierre. Jusqu’à ce que tu arrives dans ma vie. Je ne me l’explique pas, cependant toi et le noyau semblez comme… polarisés. L’un ne semble pas marcher sans l’autre. Enfin, je… oublie ce que je veux dire. Le fait étant que tu as quelque chose en toi que personne ne possède en Ellgard. Tu as ces yeux, à la fois argentés et bleutés comme des diamants.

Il y avait dans un entrepôt oublié une carrosserie si imposante qu’elle semblait faire à elle seule la taille d’une vingtaine d’homme empilés. On l’avait laissé là, suite au fiasco du premier Core Ellgardien, et tout le monde l’avait oublié. La femme, qui en était l’auteure, avait créé le noyau pour que celui-ci alimente la machine, cependant même avec la présence de Heart, placer le cœur dans son compartiment n’avait aucun effet. Celui-ci ne s’activait que lorsque l’enfant le tenait. Il avait alors été convenu qu’un test devait être effectué en remaniant la structure interne du colosse. Les ingénieurs avaient, au prix de grands efforts et de nombreuses ressources financières, extrait la machinerie du moteur pour l’intégrer à une ceinture où avait été calé le noyau qui serait ainsi en constant contact avec l’enfant. L’idée avait été lancée suite à une passionnante conversation sur la symbiotique des androïdes vis-à-vis de leurs propres sources d’énergie cristallisée et les premiers tests avaient été établis le lendemain du solstice, alors que la chaleur environnante avoisinait des pics jusque-là rarement atteints pour la région.

Il se souvenait de cette treizième année de sa vie, alors qu’il s’épanouissait dans son véhicule de guerre. L’armée lui avait exceptionnellement permis de passer un permis de vol, au même titre que les chasseurs, et il était devenu le plus jeune – et le premier pilote de mécha d’Ellgard. Il était un modèle unique et pour l’instant très peu copiable, toute tentative de reproduction se soldant par un cuisant échec. Il était la perle rare qui pouvait servir de ligne de front lors des rixes, et qui assurait une domination écrasante si une véritable guerre venait poindre, comme celles dont on parlait dans les livres d’histoires de l’académie. Une inscription avait été gravée au chalumeau sur la carrosserie. Ces anciennes runes Ellgardiennes signifiaient « Né pour voler » dans le langage oublié des hommes et portaient chance, bien qu’en ces lieux peu étaient réellement superstitieux. Le jeune adolescent tirait avec une incroyable précision et comprenait sa machine mieux que quiconque, trouvant parfois des lignes de codes alternatives qui, grâce au pouvoir adaptatif des cristaux, avaient été écrites sans même que les têtes pensantes du projet soit au courant. La réalité était pourtant là : la machine semblait communiquer avec son hôte comme une armure vivante. On avait beau faire des tests, on ne trouvait aucune trace d’intelligence artificielle. Il s’agissait tout simplement d’un lien magique si puissant qu’il transcendant l’informatique.

Ce plaisir dura presque deux ans, jusqu’à la catastrophe qui ébranla l’institut entier et laissa des traces irrémédiables dans le cœur du pilote qui, peu avant ses 15 ans, fit sa première véritable erreur depuis sa supposée naissance.


| Mémoire 2 | À jamais se corrompt

Heart…
Heart...
HEART !

Enfuis-toi.


Mais son corps ne réagissait pas. Les infirmières ne comptaient plus les mois depuis lesquels l’adolescent était dans le coma. On reportait bien souvent la faute sur un « tragique incident » ou une « bête erreur de calcul » sans que personne n’ose se désigner. Il n’y avait pas eu de mort mais toute une zone avait été détruite. On supposait qu’il s’agissait d’une réaction chimique due à la surexposition des cristaux et de l’enfant. Le fait qu’il garde constamment sur lui le noyau n’avait pas non plus joué en la faveur de sa bonne santé. Pour autant, la véritable cause de l’explosion du mécha n’apparaissait sur aucun compte rendu et tout le monde restait silencieux à ce sujet. Au départ, on visitait la chambre de l’adolescent pour lui souhaiter un bon rétablissement, mais de nouveaux enjeux apparurent insidieusement. Lorsque certains comprirent que dans cet état, la libération diffuse et continue de l’énergie de l’enfant pouvait être canalisée, on commença à créer des répliques d’armes, de nouveaux noyaux, moins perfectionnés, mais plus à même de fonctionner sur des durées définies. De jeune héros, il devint soudainement un réservoir infini dont on s’arrachait la denrée dans le plus grand des secrets. Mais il entendait. Pas nécessairement ce qu’il se passait autour de lui. Dans cet état second où son subconscient prenait un absolu dessus, d’éphémères vérités se dévoilaient à lui et il apercevait de prime abord ce qu’il se passait dans les autres pièces du bâtiment ; les pleurs, les cris, la violence, mais aussi l’amour, puis il voyait le monde et ses nombreux états d’âmes. De nombreuses clés se matérialisaient dans son esprit sans pour autant déverrouiller les cadenas bien fermés de sa mémoire et chaque essai pour les tourner, d’un cran vers la droite, comme le voulait la coutume, se soldait par un poussiéreux échec où l’artefact ne devenait que grains arcaniques. Au fond de son être se libérait un vent qui déployait des ailes invisibles et provoquait une tempête intérieure qui modifiait le comportement de son énergie. Mais on ne cessait d’aspirer sa puissance et l’on ne se rendait compte des drastiques changements qui opéraient dans son corps. Il entendait les cris de son amie à travers les murs opaques de la prison dorée qui accueillait son corps depuis huit mois déjà. Chaque syllabe qu’elle prononçait agissait comme une pulsation dans son cœur et faisait parcourir le flot de ses forces dans ses veines physiques et psychiques.

- Il faut cesser tout de suite ! Vous allez le tuer ! Qu’importe l’argent que nous amassons ! S’il meurt, nous… vous perdrez tout !

Il la voyait s’approcher de son corps ; comme s’il était témoin de la propre scène de sa vie, et il la surprit, tandis que les sanglots déformaient son visage, lui arracher la ceinture du corps et s’enfuir avec le noyau. Sa conscience la suivait à travers les dédales, ne se souciant point des obstacles, jusqu’à l’entrepôt où son dernier souvenir s’arrêtait. Il la vit monter dans le véhicule et serrer le cœur contre son ventre. Il n’avait jusqu’alors jamais remarqué la sphère parfaite qui se dessinait sous sa blouse. Celle d’une nouvelle vie qui se développait dans l’ombre de la vie et qui attendait patiemment de percevoir sa première lumière.

Il écarquilla les yeux, recroquevillé au fond de son lit, et sanglota, empoignant fermement le tissu propre des draps. Ses larmes, d’énergie pure, parcoururent ses jouent et brûlèrent sa peau, tandis que ses iris disparurent. De nombreux arcs électriques traversèrent les couloirs, accompagnés par un corps ivre de puissance séraphine. Des ailes poussiéreuses, fruits de plumes luminescentes mais éphémères comme les rayons dardant du soleil, s’écartaient à chaque pas, rayant le métal des murs et provoquant derrière elles un sillage macabre. L’adolescent cherchait désespérément son cœur énergétique, fruit d’une addiction jusqu’alors secrète, tandis que les rayons foudroyants abattaient sauvagement quiconque croisait son chemin, sans distinction sur leur passé ou leur influence. La symphonie trouvait aveuglément ses repères grâce aux nuées énergétiques provoquées par le véhicule qui fuitait continuellement. Il traversa deux aires complètes dans cet état, jusqu’à l’entrepôt. La machine, qui avait explosé de part en part et souillé les murs, tremblait à tout rompre, prête à provoquer un génocide si l’on ne calmait pas sa douleur. Mais son pilote savait parfaitement d’où venait le problème. Un corps étranger s’y était immiscé venait d’être éliminé par les anticorps magiques du noyau qui ne l’avait pas reconnu comme compatible, ce qui, et peut-être était-ce voulu, provoqua une réaction en chaîne qui fit exploser chaque cœur artificiel qui avaient jusqu’à présent été générés par l’odieuse entreprise des têtes pensantes. Fort heureusement, ils étaient peu nombreux, mais suffisant pour provoquer des dommages conséquents.

La porte se déverrouilla à son contact mais il ne tenait plus, son calvaire ayant engourdi chaque partie de son corps. Il tomba face à l’entrée du mécha, endormi, une main posée sur la première rampe de son fidèle compagnon et les dernières larmes de sa torpeur séchant à mi-parcours. Sur le fauteuil, brûlé par le souffle interne, seul le noyau luisait d’une pâle couleur, tel un cœur s’apprêtant à rendre son dernier battement. Son amie avait disparue, emportée par une puissance qui l’avait depuis bien longtemps dépassée.

Quel était son prénom, déjà ? L’adolescent ne se souvenait pas l’avoir déjà entendu ne serait-ce qu’une seule fois.
DERRIERE L'ÉCRAN
PSEUDO ▬ Nyazaky.
AGE ▬ 21 ans.
TU NOUS A TROUVÉ OU ? ▬ Victor.
UN AUTRE COMPTE ▬ Lycoris.
LE PERSONNAGE DE TON AVATAR ▬ FINAL FANTASY XV ▬ NOCTIS LUCIS CAELUM
TU AS LU LE RÈGLEMENT ? ▬Le quoi ?.
おめでとう !
Bah t'en as mis du temps ptn... :=D:
JE PLAISANTE JTM

LES TEMPS FORTS ▬ LE R O B O T. Non en vrai j'aime bien ta ptite fiche, elle est goldé comme dirait ton poto. Le ton de ta fiche est beau, et Hyun est quand même vachement attachant.

REMARQUES ▬ TENTION AU ROBOT EH.