Lost Kingdom  :: Nueva :: La Capitale - Lelanaserine, cité des sages

Ravages Monstrueux - Le village (Neha, Galahad, Dianthéa)

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La nuit est tombée.

Bien, vous êtes, de votre côté partis glaner des informations auprès du village le plus proche. Pourquoi pas ? Il est assez vaste, éclairé ; en bref, la vie semble être présente et chaleureuse ici, au moins ! Cela change de l’ambiance glauque dans laquelle vous vous êtes trouvés il y a de cela quelques heures à cause d’un serpent un peu trop prétentieux.

Vous pénétrez le village, et sentez sous vos pas la régularité d’un pavé gris qui a été posé avec un grand soin. Même s’il fait nuit, personne ne semble dormir. Vous arrivez à entendre les rires gras des villageois même à travers leurs maisons, et cela vous donne du baume au coeur, parce qu’on vous avait rapporté que les habitants étaient très frustrés et apeurés ces derniers temps. Un petit coin de paradis.

Cependant, quelqu’un passe une tête à travers sa fenêtre. Cette personne vous voit, et ferme directement ses rideaux. Au fur et à mesure que vous marchez, chaque maisonnette est fermée à clé et les habitants ont tous fermés leurs volets, comme vous conjurant de partir. L’atmosphère n’est peut-être pas si chaleureuse que cela...

Il fait à présent presque noir, parce que les maisons suffisaient à éclairer les rues du village. Votre seule lanterne ; une taverne qui semble également faire office d’auberge. Elle est bien allumée et peut-être que son tenancier enclin à ne pas vous fermer la porte au nez.

Plusieurs choix s’offrent à vous.

Mission : Ravages Monstrueux - Le village
ft. Jor, Maximus, Sif, Dianthéa, Kryos & Galahad

Village - Nueva
L'ordre impérial avait sonné, claqué dans l'air, par cette voix aussi frustrante que dérangeante, aussi effrayante que l'aura qui l'accompagnait. L'inquisiteur avait parlé, et en l'absence d'un autre de son rang, ou du Glorieux couple Sifknir, ce qu'il voulait devait être accompli. Un frisson parcourant l'échine de la Croisée, et un regard maintenu, respectueux, tandis qu'en elle la corruption laissée par sa mère - ou sa nature - lui laissait ce sentiment mauvais, contenu. C'était une chose d'en vouloir au serpent, ou de la haïr, mais pour Neha, c'était bien différent. Elle l'aimait. Elle le méprisait. Elle l'adorait. Elle le détestait. Elle avait cette relation conflictuelle avec lui, depuis le jour où, au fin fond des eaux, l'Eté et le mythe s'étaient rencontrés. Il n'était pas son opposé, il n'était pas l'hiver ombrageux, mais en son être résidaient les même ténèbres, la même relation d'adhérence au Dieu obscur, et pour la Rouge, c'était un aimant. Un aimant dont les deux pôles se trouvaient en face d'elle, l'attirant, la repoussant...

Avant de quitter la salle, l'auberge, avec son équipe, décidée de façon tout à fait réfléchie, bien que l'oracle aurait sans doute été plus utile de son côté, elle s'inclina respectueusement envers le maître de Conquête, ses cheveux d'un blanc soyeux coulant au devant de son visage, tandis qu'elle lui annonçait sa réponse - inutile, il était l'ordre, mais Ellgard était une nation militaire, et chacun savait qu'il fallait redoubler de fidélité.

_ Bien reçu, Messire Inquisiteur.

Puis, laissant les menaces du serpent planer, elle se dirigea vers les deux Nueviens censés l'accompagner. Dame Dianthéa, et l'inconnu arrivé en dernier. Inconnu dont elle demanda le nom sans tarder. Et les voilà qui finirent par partir, se dirigeant vers le village le plus proche, dans l'espoir d'obtenir des informations.

***

Arrivés dans le village, quelle ne fut pas la surprise de trouver demeures ouvertes et chaleureuses, vues de l'extérieur. La Bête n'était donc pas parvenue jusqu'à leurs oreilles, en guise de rumeurs ou de racontars ? Ou jouissaient-ils de quelques moments de bonheur, dans l'espoir de vivre gaiement avant de mourir ? Ou peut-être n'étaient-ils pas inquiets ? Allez savoir. Néanmoins, à mesure que ce groupe s'approchait, l'Eté put remarquer la frayeur et l'inquiétude inscrite dans l'atmosphère, à mesure que chaque maison se fermait sur leurs passages. Au début, elle crut qu'il s'agissait juste d'un incident isolé, mais lorsque les pas s'accentuaient, tout devenait clos, à part la devanture d'une auberge. Se tournant vers les deux Nuéviens, elle échangea un regard empli de sens avec eux, à savoir la direction la plus évidente à prendre, et dès lors qu'ils passèrent les portes de l'auberge, la diplomate s'avança plus en avant, avant de prendre la parole, levant un bras pour écarter toutes tentatives d'agression ou de frayeur de la part du tenancier.

_ Bien le bonjour, Messire Aubergiste. N'ayez crainte, nous ne sommes pas en ces lieux pour vous porter préjudice ou tort. Je me nomme Neha. Chevalier Neha Folia, d'Ellgard. Je suis ici accompagnée de Dame Dianthéa, et Messire Galahad, tout deux habitants de votre doux pays. Nous voudrions votre meilleur alcool, ainsi que quelques informations, si possible. Nous avons remarqué en venant que votre humble village semble très fermé. Que se passe-t-il donc ?

Le Solstice, qui espérait que sa peau rouge, ou son étrange allure, n'effraie pas l'aubergiste, désirait ne pas commencer à parler de la créature. Pour savoir ce que l'homme désirait dire, ou lâcher, il fallait tout d'abord lui paraître ignorant. Ensuite, lorsqu'il aborderait - si tel était le cas - le sujet du monstre, elle pourrait rebondir. Sinon, elle pourrait toujours en parler elle même.
Et l'alcool était pour lui donner du chiffre d'affaire. Il était bien plus facile de parler lorsque l'on y gagnait quelque chose.

HRP
J'espère que cela vous plaira  



credits : Anshu


Vous décidez de passer les portes de la taverne. En entrant dans cette dernière, tous les regards se tournent sur vous, les gens arrêtent de rire et regardent leurs assiettes en murmurant entre eux, sans arrêter de vous dévisager à moins que l’un de vous ne pose son regard sur eux.

L’aubergiste fronce les sourcils mais ne vous jette pas dehors. Lorsque vous vous placez à son comptoir et que Neha fait preuve de tous ses talents de diplomates, il plisse les yeux, crache dans sa pinte, l’essuie avec son torchon sale et pose le récipient devant Galahad, avant d’en sortir deux autres pour Neha et Diantéha. Il va fouiller, toujours silencieusement au niveau de ses bouteilles et prend la plus poussiéreuse en plus d’être la plus chère. Le bouchon vole, et vos verres sont remplis d’une liqueur ambrée. Il prend la parole au bout de quelques instants, sa voix grave et gutturale résonnant dans l’auberge.

« “On est pas là pour vous causer des ennuis”, c’est c’qu’ils disent tous, et après, notre village est rasé, pesta l’aubergiste. Les gens, depuis que l’truc est apparu sont effrayés. Nous on a eu d’la chance, mais y plein d’habitants qui ont déménagé parce qu’ils ont peur que ça vienne. Certains oracles ont prédit l’fait qu’il arriverait bientôt par chez nous, mais moi j’fuis pas mon navire. En tant de guerre et de tension, les gens boient plus. »

Il rit très grassement, avant de vous resservir si vous osez prendre une gorgée de votre breuvage. Autant vous faire raquer jusqu’au bout.

« Si vous comptez pas prendre de chambre, vous devriez partir. Vous effrayez mes clients, surtout toi m’dame, fit-il en désignant Neha de son menton. Personne a rien à vous dire ici. Si vous causez du grabuge dans not’ village, mercenaires ou pas, étrangers ou pas, z’allez vous faire enculer. »

~ Ravages Monstrueux ~

Diantéha avait beau ne pas aimer les gens, elle ne contesta pas les ordres de l’Ellgardien. S’éloigner de cette présence inquiétante lui faisait plaisir et elle préférait s’occuper des gens de son pays plutôt que de laisser cette tâche délicate à ces messieurs qui voyaient les Nueviens comme des sauvages.

Une fois arrivée au village le plus proche, la Dryade se désola en voyant les gens se refermer ainsi à leur présence. Ne voyant pas l’intérêt d’imposer sa présence, elle suivit Neha jusqu’à la taverne. L’accueil fut encore plus froid et la tentative de diplomatie de la femme à la peau rouge échoua malheureusement. Ces locaux n’aimaient vraiment pas les Ellgardiens, Diantéha se dit qu’il serait une bonne idée de prendre les choses en main pour ne pas être dans une impasse diplomatique. Elle avança silencieusement jusqu’au bar et s’introduit de sa voix douce.

- Ne vous inquiétez pas, Cher Aubergiste, Ellgard a offert son aide à notre pays pour combattre la créature. Je suis en réalité une prêtresse d’Aeros, pouvez-vous m’indiquer où se trouvent les réfugiés ? Ils auront sans doute besoin de moi pour faciliter leur deuil. Une fois ces pauvres âmes rassurées, je vais communier avec Aeros et Terraris pour m’informer sur la créature et les risques qu’encours votre village.

En attendant une réponse de l’aubergiste, Diantéha prit un peu de recul, regardant tout le monde autour d’elle et reprit d’une voix plus forte pour que tout le monde dans l’auberge l’entende.

- En attendant, chers frères, chères sœurs, je vous en supplie : écoutez mes deux alliés et aidez-les à vous aider ! La présence d’Ellgard peut ne pas vous plaire, mais cette coopération pourrait sauver votre maison, votre famille, vos amis ainsi que vous-mêmes. Et n’oubliez pas qu’Aeros veille sur nous, ayez la foi et nous traverserons ces épreuves ensemble.

L’appel à la foi était son meilleur atout, la dévotion qu’il y avait dans sa voix donnait espoir à toutes les petites Dryades du clan Viveronce lorsqu’elle s’occupait d’elles, il y a un siècle de cela et elle espérait qu’elle avait toujours le même effet sur ceux qui prenaient la peine de l’écouter.


L'aubergiste semble...apaisé par les mots de la dryade. Son regard vitreux s'éclaircit, et un sourire dévoile ses dents jaunies. Lorsque la prêtresse se tourne face à l'assemblée, celle-ci se crispe au départ, et lui jette quelques regards timide. Même s'ils ne réagissent pas, les mots de la femme semblent les avoir touchés. Les nueviens ont une proximité particulière avec la nature, et vous étiez dans un village particulièrement croyants. Ils restent silencieux, et le tavernier finit par soupirer, résigné. Il se détend.

« J'sais pas où sont partis les réfugiés. Y a beaucoup de villages pas loin de c'lui-là, peut-être qu'ils y sont. Mais si vous décidez d'aller dans ces villages là, essayez de montrer le moins possibles que vous êtes pas du coin. Ici les gens sont simplement effrayés, mais dans les z'autres ils seront peut-être énervés et agressifs. J'pourrais essayer de vous filer des vêtements moins... voyants. »

Quelques secondes plus tard, toute l'auberge, si ce n'est le village, entend un bourdonnement sourd... Comme vos compagnons, au niveau des ruines. Il dure quelques secondes, et puis s'éloigne plus loin... Qu'est-ce que c'était ?

Certaines actions ont des répercussions importantes sur la suite de la mission.




Les Légendes Du Chevalier Errant.


Ravages Monstrueux

Le village






Le voyage était relativement tranquille pour Galahad. Il faut dire que c'est le cas pour la plupart des situations avec lui, considérant sa nature. Pour l'instant, il se contenta simplement de se lever avec le reste de son équipe et de se diriger vers leur destination. Alors qu'ils quittaient Lelanaserine pour se rendre vers l'un des villages alentours, son regard absent quittait de temps à autres l'horizon droit devant lui pour lancer quelques coups d'oeil à l'Ellgardienne qui les accompagnaient. Où est-ce qu'il avait bien pu en entendre parler ?...La peau rouge, la chevelure, la marque sur son front, tout cela lui disait quelque chose mais la réponse ne semblait pas prête à sortir de son terrier, au fond de sa mémoire.

 

Ils arrivèrent finalement vers un petit hameau pas loin de la capitale. Galahad était un habitué de ce genre de villages rustiques. L'ambiance y était bonne, les gens sympathiques et la ville modeste, bien que plus risquée que pour les fortunés bien cachés derrière les imposants remparts de la cité des sages. Par conséquence, il n'était pas rare pour le chevalier d'accepter bon nombre de petits boulots de ce genre d'endroits lorsqu'il était dans la région. De la récolte de plantes et autres ressources pour les villageois dans des territoires à risque à l'extermination d'un groupe de bandits ou d'une meute qui menace la vie quotidienne des habitants, Galahad avait bon nombre de fois prêté main forte aux habitants qui gardaient, il espérait, une image positive de sa personne. Bien sûr, tout cela ne servait pratiquement à rien s'il n'était pas vêtu de sa fameuse armure, comme c'était présentement le cas, à moins qu'il n'ait assez de chance pour croiser l'une des rares personnes à avoir vu et à s'être rappelé de son visage.


 

Il n'était pas le seul à être méconnaissable cependant.


 

Les mains dans les poches et la marche toujours aussi leste et désinvolte, Galahad prit cependant un air plus sérieux lorsqu'il remarqua l'inquiétude qui se lisait aisément dans les actions des villageois. Ses yeux se baladèrent d'habitation en habitation pour ne rencontrer que des ombres au langage corporel apeuré et des regards appréhensifs, les uns comme les autres, rapidement éclipsés par des rideaux et volets fermés et le son métallique des serrures qui se ferment, tous à l'exception bien sûr, de l'auberge locale. Il jeta un rapide coup d’œil vers le reste de l'équipe qu'il accompagnait et croisa le regard de la rouge qui semblait avoir fait la même remarque. Il ne répondit pas spécialement à ce dialogue silencieux si ce n'est croiser son regard d'une expression relativement neutre. Cela semblait être suffisant cependant puisque les deux demoiselles prirent également la direction de la bicoque.


 

Pris d'une réaction bien similaire à celle de leurs confrères, l'ambiance joviale et les rires se turent à l'entrée du groupe, remplacés par l'appréhension et les regards en coin. Le mercenaire prit note de la scène d'un œil absent avant de tourner son attention vers l'aubergiste. Une commande relativement chère et une discussion terre à terre sur la situation comme deux hommes d'un même village et il pourrait probablement le mettre suffisamment à l'aise pour qu'il lui donne les informations dont il avait besoin. Tout ce qu'il fallait, c'était que le reste de l'équipe fasse profil bas et...




_ Bien le bonjour, Messire Aubergiste. N'ayez crainte, nous ne sommes pas en ces lieux pour vous porter préjudice ou tort. Je me nomme Neha. Chevalier Neha Folia, d'Ellgard. Je suis ici accompagnée de Dame Dianthéa, et Messire Galahad, tout deux habitants de votre doux pays. Nous voudrions votre meilleur alcool, ainsi que quelques informations, si possible. Nous avons remarqué en venant que votre humble village semble très fermé. Que se passe-t-il donc ?


 

Merveilleux.

 

Galahad plissa les paupières maintenant closes et pinça les lèvres. Aïe.. L'Ellgardienne à la peau rouge qui se pointe dans l'auberge et commence à parler comme une noble à mentionner des "Chevaliers", des "Messires" et des "Dames". Pas vraiment rassurant pour les locaux et la réaction de l'aubergiste ne fit que confirmer ses craintes. Le chevalier s'approcha du comptoir, non sans un soupir, mais son attention fut rapidement capturée par l'homme qui venait de cracher dans trois choppes qu'il remplissait maintenant d'alcool. Il releva les sourcils en regardant silencieusement le verre qui venait de lui être servi et c'est avec cette même expression qu'il glissa la choppe en direction de la rouge.




«  Tiens, t'as sûrement soif. » Il ajouta nonchalamment comme pour rapidement commenter sur son geste sans s'y attarder. Son attention quitta son interlocutrice aussi subitement qu'elle l'avait trouvée puisqu'il donna son dos au comptoir et jeta un œil vers la taverne.



 Voyons voir...Comment tourner cette situation à notre avantage ?


 

Il valait probablement mieux faire traîner les choses. Prendre une chambre et saisir une occasion pour entamer une conversation et mettre les villageois à l'aise. Galahad glissa sa main vers sa bourse pour mettre cette stratégie en action mais fut interrompu lorsqu'il remarqua la dryade "tenter sa chance".


 

Elle s'adressa à l'aubergiste puis aux villageois qui occupaient les tables et surtout elle leur parla de foi et de communion. Le chevalier sourit, confiant. Il était sceptique au départ mais l'approche choisie par la -relativement- jeune femme avait de grandes chances d'aboutir. Dans ce genre de petit hameaux traditionnels où la vie était modeste mais pas toujours facile, la plupart se trouvaient bien vite une affinité pour le divin.


 

Le discours sembla faire son effet et le chevalier observa en silence alors que les regards se croisaient et la sévérité disparaissait des faciès, touchés par ce discours qui raisonnaient avec leur mode de vie. L'aubergiste, après un soupir défaitiste, leur confia même où trouver les réfugiés et proposa de leur offrir des vêtements moins.."voyants". Galahad rigola doucement, amusé par cette remarque qui s'adressait sans doute plus aux deux demoiselles qui avaient plus de mal à se fondre dans la masse.


 

Son amusement fut cependant coupé court lorsqu'un bruit sourd se fit entendre, noyant la surprise et l'effroi des résidents de l'auberge.


 

Les paupières du chevalier se plissèrent en une subite concentration alors qu'il jetait un regard autour de lui pour jauger ce qu'il pouvait. Le bruit semblait maintenant s'éloigner mais la panique elle était bien présente, comme une bulle prête à exploser en une masse de réactions toutes plus imprévisibles et potentiellement dangereuses les unes que les autres si personne ne prenait la situation en main.


 

Galahad, rapide à réagir, dirigea son attention vers le tavernier.



«  Personne ne sort d'ici. » Il ordonna sèchement avant de marquer une pause.


 

Il amena sa main vers sa bourse et empoigna quelques pièces d'or qu'il déposa sur le comptoir.



«  Voilà pour nos chambres, bonus pour vous si vous nous trouvez un lit à trois. » Il ajouta sur un ton plus léger mais toujours aussi pressé. Sa gestuelle traduisait cette même dualité puisqu'il pointait son interlocuteur du doigt en lui adressant un clin d’œil mais reculait déjà vers la porte alors qu'il énonçait sa requête. Un peu d'humour dans cette situation laissait présager qu'il gardait un certain calme et donc un certain contrôle sur la situation et il savait que ce dont tout le monde avait le plus besoin en cet instant, c'était d'une quelconque indication que la situation était sous contrôle.



Il fit volte-face une fois son dialogue fini et ce n'est que lorsqu'il franchit le pas de la porte vers l'extérieur que la course qu'il avait entamé ne prit fin. Il scruta l'horizon du regard, son attention sur la direction vers laquelle il avait entendu le bruit -ou du moins sa source- se diriger. Il semblait agir indépendamment des actions de ses compagnons, du moins pour l'instant.


©️ Code de Anéa pour N-U


Le bourdonnement a effrayé les villageois, c'est certain. Lorsque Galahad donne son précieux or à l'aubergiste, ce dernier glisse son précieux dans sa bourse et consigne à sa femme d'aller préparer leur chambre. Il donne les clés à Neha. C'est une grande chambre avec un lit simple, et double.

Le mercenaire, réactif, sort à l'extérieur. Le bruit n'est plus. Vous pouvez essayer de tracer sa direction, mais rien ne garantit que cela sera très concluant.

~ Ravages Monstrueux ~

Voir les villageois se calmer et sortir un minimum de leur cocon réchauffa le cœur de Diantéha. Le pas le plus difficile étant, il ne restait plus qu’à mettre en œuvre les actes qui allaient prouver ses paroles.

Malheureusement, elle n’eut pas le temps de faire quoi que ce soit avant qu’un bruit plus qu’inquiétant secoua le village. La Dryade y entendu quelque chose d’Oh combien inquiétant, le danger était imminent. Galahad prit le contrôle de la situation, il sortit rapidement de la taverne tandis que la Dryade posait à nouveau son regard sur les clients paniqués. Cachant sa propre inquiétude, elle reprit la parole de sa voix calme.

- Ne vous inquiétez pas, mes amis. Je sais ce que vous pensez, mais rien n’indique que nous sommes en danger. Cela peut parfaitement être un phénomène sismique naturel, je vous en prie, continuez votre soirée. Mes amis et moi, nous allons nous retirer pour discuter de la situation, demain est un autre jour.

C’était un terrible mensonge, mais elle ne pouvait pas laisser un climat de peur s’installer sans en parler à ses deux compagnons auparavant. Ce passage était un avertissement, mais ils disposaient de combien de temps ?

Diantéha demanda à Galahad de la suivre dans leur chambre, précisant qu’il était inutile et contre-productif de suivre la source de ce bruit. Vu sa vitesse, ils perdraient la piste en moins de deux. Elle se rendit ensuite dans leur chambre et laissa tomber son masque de quiétude, montrant à Neha et Galahad la peur qui lui nouait le ventre.

- Je ne sais pas si vous avez entendu comme moi, mais ce bourdonnement disait très clairement : Va-t-en, vite. Fuis ou meurs. Je ne voulais pas effrayer les villageois avant de vous en faire part, surtout à toi Neha. Tu seras excellente pour gérer la foule et trouver un moyen de l’annoncer … Mais pour l’instant, une bonne nuit de sommeil ou de stratégie est ce qui a de mieux pour nous.

Relâchant ces dernières paroles, Diantéha porta plus attention à la chambre. Rah, Seulement deux lits ? Elle ne voyait pas de problèmes à dormir avec Neha, mais elle avait tout de même besoin d’un minimum d’intimité pour se sentir à l’aise et il n’était pas question d’obliger ses camarades de dormir ensemble. Elle prit donc l’un des oreillers du lit double et s’installa dans un coin de la pièce, priant Aeros et cherchant un moyen de rassurer tout le monde lorsque le soleil se lèvera.
Mission : Ravages Monstrueux - Le village
ft. Jor, Maximus, Sif, Dianthéa, Kryos & Galahad

Village - Nueva
Les villages comme celui-ci n'étaient jamais aussi ordonnés que les belles et grandes villes qui se dégageaient finalement rapidement de la piètre condition des hameaux, pour devenir l'élite d'un pays. C'tait vrai partout, même en Nueva, néanmoins, et malheureusement pour l'Ecarlate, ici, le village était roi de son petit domaine, et fermé. Insoumis aux grandes villes, ignare de l'importance qu'avait Ellgard, dans cette mission tout particulièrement, et tout simplement trop peu informé. Une bande de bouseux sans cervelle incapable de voir plus loin que leur nez, effrayé comme tout à l'approche de l'étrange, et complètement fermé, borné, incapables. Neha n'aurait même pas été étonnée de les savoir aussi racistes et homophobes - car elle échappait aux comportements de base de ses deux races, elle les acceptait toutes - et non, les robotiques n'étaient qu'objets et armes, pas races -. Ainsi, ses paroles eurent l'effet d'une bombe, et l'Aubergiste se coinça son balai plus profondément dans le cul, tandis que de sa voix de beauf, il commentait et répondait. Piètre allure, piètre langage. Rien qui ne paraissait sortir de ce masque impénétrable porté par l'Eté en tout temps, celui de la diplomate. L'écoutant, elle voulut répondre, bien sûr, mais en entendant la prêtresse d'Aeros venir son secours, comme cette dernière l'avait déjà fait dans le passé, elle se sentit soulagée, capable d'analyser la scène qui se déroulait sous ses yeux, tout en acceptant la pinte tendue par Galahad. Un crachat ? Quelle mauviette refuserait de boire un bon alcool pour un simple crachat de mécontentement ? Elle enfila la sienne d'une traite, écoutant, lâchant l'argent sur le bar, à destination du tenancier.
Et elle découvrit alors ce qu'elle savait déjà, mais ne voulait point utiliser. La divinité. Présente. En chacun de ces bougres de péquenauds.
S'ils savaient ? Que la Rouge qui leur faisait tant horreur était la fille d'un des Anciens, le premier des Cinq, le lumineux. Un père bien haï. Pourtant si nécessaire. Une plaie. Véritable plaie.

_ Dame Dianthéa dit vrai. Il est dans notre intérêt à tous d'éradiquer la menace, et Ellgard et Nueva travaillent de concert pour vous assurer un avenir meilleur, un avenir où vous avez encore la vie, et vos biens.

L'Aubergiste, comme tous ces paysans, était un croyant. Et en tant que tel, apaisé par les mots de la dryade, il finit par lâcher les informations qu'il détenait. Villages. Réfugiés. Enervés. Agressifs. Il fallait se fondre dans la masse. Neha leva un sourcil. Et ne dit mot. Il n'aurait été bon de faire une scène. Elle se savait différente, et connaissait les limites à la compréhension de ces cerveaux néandertaliens. Il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin, et conserver un statut quo. L'équipe avait eu ce qu'elle désirait. Et l'envie d'aider émergeant dans les esprits alentours, il aurait été idiot de la réprimer par les paroles sanglantes qui trottaient dans la tête du Solstice, tandis que son sourire bien formé ne faisait que refléter ce que les villageois voulaient, une profonde reconnaissance envers ces diverses paroles.

_ Vous êtes bien aimables. Nous pourrions accepter avec grand plaisir, néanmoins, nous ne voudrions pas vous causer le moindre tort, ni vous obliger.

Elle ne refusait pas l'aide. Elle ne refusait pas les vêtements. Mais pour ne pas laisser la grande Nation - et Nueva aussi, mais bon - passer pour des profiteurs, elle préférait préciser que ce n'était pas une nécessité. Les villageois ne devaient en aucun cas se sentir oppressés ou forcés d'aider. C'était de la courtoisie. Et de la psychologie - encore un mot inconnu de leur faible vocabulaire -. Ainsi, ils seraient d'autant plus disposés à fournir leur aide.

Sauf si...

Le bourdonnement. le bruit. L'horreur. C'était effrayant. pas le même genre de terreur qui sortait des entrailles del'Inquisiteur Conquête, non... Quelque chose de plus réel. De plus pressant. De plus angoissant. Comme une menace au loin, qui semblait annoncer la fin. Réagissant dans l'immédiat, Galahad se faufila à l'extérieur pour découvrir l'origine du bruit, tandis que l'Eté se voyait prête à montrer la bienveillance d'Ellgard, tout en imaginant bien sacrifier quelques campagnards au besoin. Qui lui en voudrait ?
Mais elle n'eut aucunement besoin d'en arriver là. Rien à l'horizon. Juste la peur. Peur calmée aussi vite que possible par Dianthéa, tandis que Neha attrapait les clés tendues par l'Aubergiste.

_ Merci bien. Pourriez vous m'indiquer l'emplacement des autres villages ? Et si l'offre des vêtements tient toujours, serait-il possible de nous les faire monter ? Nous vous promettons que nous vous sauverons. Nous ne serions pas là s'il en était autrement.

Puis elle disparut dans la chambre, rejoignant Galahad et Dianthéa, avant d'entendre la dryade se plaindre.
Se plaindre à raison. D'autant plus qu'elle suggéra une nuit de sommeil, ce qui était parfait. Car à intervalles réguliers, Neha venait pomper l'énergie de son psypher pour tenir, mais la nuit était tel le manteau d'Obscural, venu assombrir la lumière du Solstice. Et la vigueur de celle ci s'en allait, tandis que son corps venait tomber sur le lit simple. Assise. Hors de question de dévoiler sa faiblesse. Même à ses alliés. Pas maintenant, tout du moins.

_ Vous avez raison, Dame Dianthéa. Demain sera un jour chargé, si nous voulons trouver les réfugiés, et récolter les informations dont nous avons besoin. l'autre équipe a le privilège de pouvoir mettre la nuit à profit, mais nous sommes parmi des civils qui ne peuvent ni ne veulent agir en ces temps nocturnes. Autant prendre des forces. Mais je pense qu'un veilleur à intervalles réguliers serait bon. Si ce bruit revient, accompagné de la Bête que je pense cachée derrière, il serait bon de pouvoir se défendre, et protéger ces bonnes âmes qui sont prêtes à nous aider malgré la peur présente. Messire Galahad ? Pensez vous pouvoir assumer ce rôle, et garder un oeil dans la nuit ?

Lui qui avait agi avec rapidité, il était sûrement le meilleur choix.

HRP
J'espère que cela vous plaira  



credits : Anshu