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La vie ce n'est pas seulement respirer c'est aussi avoir le souffle coupé. || Ananthe

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DYSTHASANANTHE

Nueva & Voyageuse

Identité

  • Race : Sirène
  • Âge : Vingt-huits hivers
  • Surnom : Eleftheria ( Liberté en grec ) / Nanan / La conteuse
  • Orientation sexuelle : Demisexuelle
  • Situation personnelle : Célibataire.
  • Nationalité : Nueva

Points de caractéristiques

  • Physique :
  • Agilité :
  • Force :
  • Endurance :
  • (Techno)magie :
  • Mana :
  • Puissance :
  • Contrôle :

Compétences [3/3 slots]

La magie que j'utilise est reliée au chant des sirènes, et plus spécifiquement, ma magie est nommée Kahirr, les chants de l'apaisement. Chaque mélopée est destinée à détendre, apaiser, calmer, et toute autre sensation de bien-être plus ou moins intense. Le but de ces musiques est d'aider le corps à se sentir bien, à être en symbiose avec l'esprit.

Wahnan'Kahirr :
Chant.
Les sirènes sont connues pour leur performances vocales et je ne déroge pas à la règle, ma voix porte dès que je me met à fredonner, envoûtante et déroutante je captive assez aisément qui veut bien m'entendre. Néanmoins, je n'utilise que rarement mon talent pour les mélopées. Je ne contrôle pas vraiment l'effet que celles-ci ont sur les gens, et je ne cherche pas non plus à avoir une quelconque emprise, si sur certains cela n'aura aucun effet, je n'en ai que faire.

Particularité.
Plus que pour charmer Wahnan'Kahirr est un air particulier, en effet, celui-ci à pour but principal d'apaiser les personnes. Si pour une poignée il est envoûtant, il est plus commun d'être apaisé par la musique créée par ma voix. Je me met souvent à chantonner lorsque les gens sont énervés, calmant ainsi les esprits échauffés sans même palabrer ou faire parler les poings.

Mehihan'Kahirr
Parler.
La capacité de parler sous l'eau et de comprendre le langage des sirènes n'est pas chose aisé. En effet, en dehors des natifs de ma race, rare sont ceux qui ont la capacité de comprendre et de se faire comprendre sous l'eau. Moi je peux le faire, naturellement, mais je peux aussi l'offrir. Seulement, le moyen pour l'offrir est très... Spécial.

Baiser.
En scellant mes lèvres à celles du receveur, je lui permet de parler sous l'eau, bien sûr le dialecte des sirènes est utilisé et compris d'instinct, dans le même temps il peut respirer l'eau sans se noyer, cela ne dure que quelques minutes. Le sort n'immunise pas l'être contre l'eau, ainsi si son espèce y est sensible, sa sensibilité restera la même. Ce sort dure une poignée de minutes, tout juste le temps d'échanger quelques mots ou de vivement remonter à la surface pour ne pas se noyer.

Ahnïan'Kahirr
Larmes.
Lorsque les plaies sont bénignes ou peu profondes, versez quelques larmes de sirène pour permettre la cicatrisation accélérée et saine de celles-ci. Seulement j'ai tant pleuré au cours de mon premier voyage et avant que ces petites perles bienveillantes se font rares. Il faudrait vraiment jouer sur la corde sensible pour réussir à m'arracher ce précieux liquide qui permet de soulager les petites blessures et réparer les petits bobos.

Activation.
Les larmes seules ne fonctionne pas, là encore, cela passe par le chant, une mélopée précise qui calme l'esprit elle aussi, mais elle a aussi la volonté de faire de mes larmes plus que de simples gouttes salées roulant sur mes joues.

Physique

Moi.
Je ne possède pas une grande stature, ni une musculature sur-développée, autrement dit, l'armoire à glace ce n'est pas moi. Moi, je mesure un mètre soixante-six et je pèse cinquante-huit kilos. Bien que mes muscles ne se voient pas pour les yeux non-avertis, ma musculature est fine, adaptée pour les mouvements souples et propice à l'agilité, parfait pour la nage, je suis précise et vive. L'entraînement est quotidien et inconscient. Je possède des formes très peu prononcées qui ainsi ne me gênent pas lors de mes mouvements.

Chevelure.
Ma chevelure est blond platine, je ne possède pas une énorme crinière, juste assez pour porter une élégante queue de cheval haute.. Je porte une légère raie qui ramène quelques mèches vers l'avant, masquant mon front et retombant devant mes yeux. Mes mèches retombent devant mes oreilles de manière élégante, encadrant doucement mon visage.

Peau.
Ma carnation est pâle, légèrement halée par le soleil lorsque je m'y expose, la plupart du temps je serais proche d'un blanc aux douces teintes rosées. Douce au touché sans imperfection visible on notera néanmoins en ayant l'audace -et l'extrême folie- de m'observer lorsque je passe d'une forme à l'autre, on pourra constater sur ma cuisse gauche une cicatrice irrégulière, gâchant un peu le tableau. C'est pourquoi je porte des vêtements très près du corps qui couvrent mes jambes ou au moins ma cuisse. Préférant donc les robes ouvertes à droite.

Visage.
Mes traits sont élégants, des joues veloutées, un nez fin et délicat, un front haut et lisse caché en partie par quelques chiens, un petit menton légèrement pointu, celui-ci est surmonté par des lèvres gourmandes, ourlées en une courbe sensuelle.

Yeux.
Lorsque je relève mon joli minois et que mes paupières papillonnent pour laisser apparaître mes iris, le bleu séducteur se pare de reflets cyans enjôleurs ou lorsque les sombres pensées viennent me troubler celui-ci s'éteint, se parant des teintes propres aux nuages noirs roulant dans le ciel les jours d'orage. Mes perles océaniques peuvent mimer un panel d'expression varié grâce aux sourcils fins qui viennent les rehausser.

Métamorphose.
La transition entre les deux formes est assez rapide. Seulement celle-ci survient parfois lorsque mon corps ressent un manque d'eau important ou un milieu nécessaire, si je suis immergée jusqu'à la taille je peux commander à mon corps de me rendre ma forme originelle, enfin vous savez comment ça fonctionne. Si je ne fais pas attention je peux vite me retrouver à ramper sur le sol parce qu'entre nous une queue de sirène, sur terre, c'est pas la chose la plus pratique. On notera aussi que ma chevelure s'allonge prenant des teintes plus aqueuses aux extrémités. Mes bras se recouvrent d'écailles, elles forment une surface lisse dont la teinte rappelle la voûte astrale lorsque la nuit tombe. On notera que les écailles donnent l'illusion d'être des gants caoutchouteux, grâce aux " pointes " qu'elles forment en étant déliées de ma peau arrivées à l'épaule.

Aquatique.
On remarquera de part et d'autres de ma tête deux nageoires tombantes reliées à mes oreilles qui peuvent se dresser dans le but de faire peur, de me rendre un peu plus monstrueuse. On remarque des marques bleutées sur mon front à présent dégagé et sous mes yeux. Mes branchies sont mises en évidence par des teintes aqueuses alors que ma peau au niveau de mes hanches se fond avec les teintes nocturnes de ma queue. Dans mon dos on remarquera une élégante nageoire dorsale. Translucide est légère celle-ci n'est pas très jolie en dehors de l'eau, retombant mollement contre ma peau, mais une fois baignée dans celle-ci elle se dresse fièrement pour m'aider à nager plus aisément.


Caractère

Rassurante.
Un grand sourire sempiternel. Une douceur sans nom, une voix douce, dépassant rarement un volume faible, je ne suis pas quelqu'un de très impulsif, réfléchie et détendue je suis d'un calme qui ne peut qu'apaiser. Je suis la plupart du temps silencieuse, utilisant les bons mots pour soulager les maux et faire fléchir les tourments.

Curieuse.
Ma soif de connaissance et mon absence de peur face à ce que je n'aurais pas encore découvert est relativement impressionnant, en effet, je ne peux m'empêcher de m'approcher et de vérifier si c'est dangereux ou non. L'intérêt certain que je porte à tout ce qui m'est inconnu me permet d'accéder facilement à plein de choses, j'ose poser les questions. Cela m'évite notamment de m'enfermer dans le silence, assez contradictoire avec mon comportement habituel. On notera d'ailleurs que je m'enferme dans des phrases uniquement nécessaires une fois les questions posées. Après il faut attiser ma curiosité, ça c'est autre chose...

Adorable.
Mais certains comportement eux, seront bien plus adorables, je cherche toujours le bonheur des autres, certains me prendront pour une femme niaise, qui chie des pâquerettes, mais je ne suis pas du tout comme ça, je suis simplement à l'écoute d'autrui. Négligent souvent ma propre personne. Je préfère voir un sourire s'afficher sur le visage de quelqu'un plutôt que de ressentir le mien. J'aime quand les gens sont heureux, au fond, c'est un peu triste dit comme ça, mais le bonheur, il me fuit, donc si je peux le donner aux autres vous voyez.

Gaillarde.
Le fait d'être placide ne m'empêche pas d'être bien souvent énergique lorsqu'il s'agit d'aborder quelqu'un, même si ma voix reste fluette. Toujours pleine d'ardeur je m'approche souvent des gens un peu spéciaux, n'hésitant pas à user du tactile pour pointer ce qui suscite mon intérêt avec de la vigueur et des questions pointées comme le ferait une enfant. Cela renforce mon côté adorable, comme une petite poupée de porcelaine. Je suis d'une fraîcheur qui vous apportera toujours la bonne humeur même lorsque votre cœur sera orageux.

Empathie.
Je suis assez sensible aux émotions ambiantes, ainsi je peux très vite être désagréable juste à cause de votre léger agacement qui chez moi sera retranscrit un petit point de colère sourde, je préfère quand même la joie et tout autre sentiment positif, c'est bien moins désagréable comme ressentit. Malgré que je puisse renvoyer les émotions telle un boomerang, la colère et la haine seront bien moins violentes que chez mon interlocuteur, à contrario des autres émotions, même si en moi c'est une tempête sans nom, je suis incapable de réellement m'en prendre à quelqu'un. La haine et la colère ont toujours été quelque chose que je ne supporte pas.

Seule.
J'ai fait la majeure partie de mes voyages sans compagnie. Ayant totalement laissé ma famille au rang des oubliettes, dénuée de celle-ci, ma vrai famille ne porte pas les liens du sang. Hélas elle a explosé il y a quelques années maintenant, chacun partant de son côté. Je n'avais personne à qui écrire Lesariel étant partit avant moi, sans attaches, j'ai parcouru le monde à la recherche de quelqu'un, ou quelque chose qui changerait ma vie, dans l'espoir d'avoir une raison de parcourir ces terres. Le savoir en est une, une précieuse que je chérie, et ce malgré la solitude qui m'accompagne où que j'aille, ce sentiment de manque me pèse en toute honnêteté.

Brisée.
Sauf que lorsque l'on fait tomber la porcelaine, elle se brise. Et on m'a laissée tomber. Lorsque toute la famille s'est divisée, morceau par petit morceau, je suis restée un peu, posant chaque jour des fleurs sur la tombe de Douce-Mère, en lui murmurant qu'ils ne sont pas partis définitivement. Seulement je sais au fil des mois, qu'ils reviendront surement, mais ce sera si court que personne n'aura la foi de dire un jour, " réunissons-nous ", sans Douce-Mère, sans Lesariel, plus rien n'est comme avant. Les personnes qui comptaient le plus pour moi ont disparu de ma vie, quelles ait disparu ou quelles soient morte, ainsi, il m'est difficile de réellement m'accrocher à quelqu'un. Je ne compte plus que sur moi-même, là où quelques temps auparavant, j'aurais eu foi en Lesariel par exemple.

Ensemble.
Avec moi, il faut oublier les coups d'un soir, une fille de joie ? J'en ai peut-être le corps rêvé pour cela, je suis loin d'être capable d'une telle prouesse. Je n'ai jamais eu l'occasion d'établir une vraie relation amoureuse. Pour ceux et celles qui se sont intéressés à moi, je ne ressentais rien. Rien du tout. Je les aient eu à mes côtés pendant des courts instants, le temps était insuffisant pour que nos liens soient indéfectibles. Aussi je n'ai pas réussi à m'attacher. Pourtant, j'ai l'impression que je m'attache vite, j'ai fini par comprendre que ce n'était pas tout à fait le cas. Je me suis rendue à l'évidence. Je ne suis pas simplement hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle... Peu importe qui tu es ou ce que tu es. Tu ne m'attires pas. Je ne suis pas asexuelle. Non, car j'ai déjà ressentit de l'attirance pour quelqu'un qui est resté longtemps près de moi, l'évidence est là, je suis demi-sexuelle.

Oublions.
On ne mentionnera pas mon amour pour les baies et les choses sucrées, je pourrais me nourrir que de fruits et de sucre que je serais toute aussi épanouie. Par ailleurs je suis incapable d'ingérer de la viande ou du poisson, je ne saurais dire pourquoi, je trouve des protéines ailleurs, sans problème apparent. On oubliera aussi mon goût vestimentaire assez spécial, des tenues faites pour coller au corps, des vestes ou des chaussures au style presque futuriste.. Peut-être qu'en réalité je ne suis pas de cette timeline, qui sait. Je suis aussi extrêmement tactile et ma plus grande faiblesse est que l'on me caresse les cheveux, seulement je ne laisse pas délibérément quelqu'un faire ce geste, en effet, bien que j'apprécie cela, cela me gêne énormément.

Histoire



« Dis Nanan, tu as des parents toi ? »

« Oui Lesariel, j'en suis sûre, ils sont quelque part dans l'océan. Je ne pense pas qu'ils m'attendent. »

Ensemble.
Ma vie a débuté de manière mouvementée, je n'ai rien connu avant l'orphelinat ou du moins, si j'ai connu quelque chose, cette portion de ma mémoire s'est totalement tue. Je me suis fait un ami, une salamandre. Il s'appelle Lesariel, il est un peu tête brûlée, mais il est gentil. Il m'accompagne souvent au bord de l'eau. Il ne se mouille pas, jamais il ne s'approche de la surface aqueuse, d'ailleurs il a même tendance à éviter tout contact physique lorsque ma peau est recouverte par ce même liquide.

Orphelins.
Nos parents, on ne sait pas vraiment où ils sont, ni s'ils sont encore de ce monde. On vaque à nos occupations tous ensemble, l'orphelinat situé sur une arrête de pierre au bord de l'océan est un petit havre de paix. Celle que l'on appelle Douce-Mère gère a elle seule nos petites vies. Nous sommes tous d'origines et de races différentes. Peu importe qui nous sommes dans nos gênes, nous sommes une famille, et nous veillons tous les uns sur les autres. Douce-Mère prend soin de nous, mais sa vie arrivera prochainement à son crépuscule. Nous le savons tous.

Aide.
Alors on essaie, avec nos petites mains de la soulager. On apprend à nettoyer les sols, faire la vaisselle, conduire la carriole pour aller au marché, compter les sous. Douce-Mère est fatiguée, mais son sourire ne s'efface pas de son visage. Malgré les rides qui creuses sa peau, malgré cette même peau qui se parchemine. On continue de prendre soin d'elle, on veille sur elle, comme elle veille sur nous.

Instruments.
Douce-Mère nous a offert à chacun un cadeau, ce qui nous faisait le plus envie, moi j'ai toujours rêvé d'avoir un violon depuis que j'ai vu un homme gratter une guitare alors que sa fille jouait un morceau de violon pour accompagner une histoire qu'ils contaient ensemble. Fascinée je m'étais assise pour les écouter un peu avant qu'il ne soit temps de rentrer. J'avais donc abandonné à contre cœur le son chaleureux de leur voix et la balade de sens que procurait les cordes vibrantes des instruments. Ce cadeau, plus qu'un objet pour satisfaire notre besoin, était à sa manière une partie de Douce-Mère. Nous avons continué à veiller sur notre mère, avec une plus grande ferveur encore qu'auparavant.

Peur.
Chaque soir, on s'endort au chevet de notre mère à tous, ce n'est peut-être pas celle qui nous a mise au monde, mais c'est celle qui nous a élevés, et on ne peut pas l'abandonner, on est tous effrayés à l'idée qu'elle parte en étant seule. Nous ne voulons pas que Douce-Mère se sente recluse alors que nous prenons un repos bien mérité. Alors avec nos petits matelas en mousse, de nos petites mains on s'installe près de son lit tous recroquevillés au plus près de celui-ci, dans l'espoir qu'elle puisse constater notre présence si elle venait à se sentir perdue.

Larmes.
Lorsque nous nous sommes réveillés, comme nous nous réveillons depuis quelques années. Acatheia pleurait en silence dans un coin, alors que le reste des adolescents dormait encore. Je me suis levée, tirant Lesariel de sa torpeur. Me précipitant auprès de Douce-Mère. Un sourire était marqué sur son visage, ses paupières étaient closes. Elle semblait dans un sommeil paisible. Hélas... Bien trop paisible. J'ai alors enserré doucement mes doigts aux siens, ils étaient si froids... Glacials... Elle est partie, paisiblement, entourée des enfants qu'elle a élevé. Et moi, face à cette découverte, j'ai laissé échapper à mon tour de chaudes larmes avant de me tourner vers Lesariel, lâchant la main de celle que j'appelais maman, je me suis précipité dans ses bras, enfouissant ma tête contre son torse, secouée par mes pleurs. Sans un mot, il m'a étreint, mais je pouvais sentir à sa respiration qu'il essayait de contenir ses larmes. Maman est partie...

Mois.
Les temps furent assez difficiles, on comptait les sous que Douce-Mère nous avait laissé. Certains jeunes ont vu la mort de notre mère comme un point de départ, et ils sont partis, on ne les a plus revus. J'ai remarqué que les départs s'enchaînaient et il ne restait plus que lui et moi. Lesariel était toujours aussi chaleureux, même si son sourire semblait éteint lorsque le sujet revenait à celle qui a rejoint les étoiles. Nous l'avons enterrée dans un trou profond que nous avons tous fait ensemble, chacun a mis la main à la patte, fille comme garçon, aucune distinction. Nous avons posé deux sous sur ses yeux, pour qu'elle puisse payer le passeur et qu'elle n'erre pas à jamais dans les limbes. Nous avons aussi glissé à ses côtés nos doudous, pour que là-bas, elle se souvienne de nous et enfin, nous avons mis des fleurs sur sa tombe.

Division.
C'est alors que le temps est venu, avec un peu d'argent que Douce-Mère m'avait laissé à moi, comme pour chacun d'entre-nous. J'ai acheté ce qu'il me fallait pour partir en voyage. Un gros sac contenant tout ce dont j'aurais besoin, un étui en cuir pour ranger mon violon et le glisser dans ce même contenant, et une cape faite à partir de la peau d'un ours. La bête était si grande que le vêtement chaud comporte une épaisse capuche et une doublure, le vêtement traîne sur le sol tant celle-ci est gigantesque, ou bien parce qu'elle était prévue initialement pour un homme de haute stature... Pour moi en tout cas, c'est une véritable affaire. J'ai aussi pris un petit couteau et quelques provisions.

Végétarienne.
Je ne voulais pas manger de produits provenant d'animal, j'ai donc fait l'acquisition de quelques plantes séchées et des fruits frais pour le début du voyage, complétant mes provisions en chemin avec ce que Douce-Mère nous avait appris durant notre enfance, lors de nos longues balades en forêt où quand un enfant avait faim, elle nous montrait ce qui était comestible. Beaucoup de choses que nous pouvions trouver dans la nature étaient délicieuses.

Conteuse.
J'ai commencé à raconter des histoires aux voyageurs qui voulaient bien m'entendre. Accompagnée de mon violon et de ma voix enjôleuse, comme le faisait cette jeune fille avec son père. Sauf que je suis seule, je connais bien un homme qui possède une guitare, mais il a décidé de partir avant moi, quelques semaines avant pour être exacte. J'ai eu beaucoup de mal à me résoudre à partir. C'est là où j'ai grandit après tout. Lorsque je racontais ces épopées qui pourraient paraître plausibles mais provenant uniquement de mon imagination, je pouvais constater un regard assez particulier chez mes interlocuteurs. Comme s'ils étaient hypnotisés. Assez perturbée j'ai mis ça sur le compte de ma nature de sirène, les fables étaient très courante sur nos voix enjôleuses. Et je n'avais pas tord.

Quête.
Je suis partie à la recherche de mes parents, mais aussi à la recherche de nouvelles connaissances, je suis avide de savoir. J'ai toujours adoré apprendre, je buvais les paroles de Douce-Mère à chaque fois qu'elle nous montrait quelque chose de nouveau, je notais d'ailleurs beaucoup de mes trouvailles. Et même encore aujourd'hui. Dans mon carnet, je glisse ce que j'apprends d'important. J'ai fait le tour des territoires, je retiens deux événements important survenus avant que je rentre à Nueva. J'ai découvert quelque chose après ma traversée de l'océan, quelque chose qui m'a arrachée le cœur et l'a écrasé sur le sol.

Lesariel.
J'ai retrouvé celui qui me considérait comme sa petite sœur. Nous ne sommes pas restés longtemps l'un auprès de l'autre. Alors que le navire avait fait la traversée sans encombre grâce au bon augure qu'à été l'apparition présumée de Razgriz, les tavernes étaient remplies et l'alcool coulait à flots, marins et résidents de la ville, buvaient et parlaient fort. Lorsque les hommes ont trop bu ils disent des bêtises vous savez ? Lesariel m'a laissé une lettre, dans laquelle il me dit qu'il a intérêt à disparaître du mieux qu'il peut. Il a blasphémé alors qu'il était complètement alcoolisé, et malgré qu'il se soit bien murgé, il avait eu conscience, avec un temps de retard, de sa boulette.

Suivre.
J'ai alors suivit les indications de sa lettre, il m'avait promis que l'on reprendrait le voyage ensemble, pourtant, il est encore partit avant moi. J'ai alors suivit le chemin indiqué, un chemin comportant des arrêts près du rivage, c'est malin d'avoir ainsi pensé à moi. Je chérissais ce que la lettre ne disait pas directement, mais même sans être directement à mes côtés, Lesariel prenait soin de ma personne. Je me rappelle de cette fois où il est tombé à l'eau et qu'il a faillit se noyer. J'avais unit mes lèvres aux siennes dans l'espoir de lui offrir de l'air et cela avait suffit. J'avais pu le raccompagner au rivage, il avait même usé du langage des sirènes, cela avait été très impressionnant, comme si d'un coup, il était devenu un triton. Il avait été très malade ensuite. Une salamandre et de l'eau, ça ne fait pas bon ménage, heureusement, l'immersion fut courte, et Douce-Mère l'a veillé. Je ne sais pas ce qu'il pense de cet acte, ou s'il s'en souvient.

Hémoglobine.
Au matin, j'ai repris le chemin jusqu'à une énième plage, seulement sur cette bande de sable-ci, c'était différent.... L'effluve métallique provenant du liquide vital qui se répand sur le sable ne m'a pas échappée, elle emplit l'air de manière plus que désagréable. Je me suis approchée, et c'est là que je l'ai vu. Là, étendu sur le sol, sa main posée contre son abdomen éventré, déchiré... Je me suis précipitée auprès de lui. M'agenouillant dans le sable, j'ai doucement soulevé sa tête alors que sa main sortait de sa veste son carnet, il me tendait le petit bouquin, sachant très bien que son heure était proche au vu de ce trou béant juste au dessus de son bas-ventre.

Macabre.
L'odeur répugnante du sang qui s'échappe de son corps, son sourire niais alors qu'il me tend son carnet. Je ne peux m'empêcher de le tenir en le fixant de mes yeux grands ouverts. Le tout formait un sépulcral spectacle, tant et tellement que je ne peux pas lorgner une seconde sur la blessure sans avoir un haut le cœur. Je sens sur mes mains le liquide poisseux qui se répand alors que je pose ma main libre sur sa plaie, dans l'espoir d'endiguer un peu le liquide vital et de lui permettre de tenir encore un peu, il articule difficilement cet idiot. J'ai envie d'hurler son nom, de lui interdire de mourir. Seulement, il ne peut pas survivre à une telle blessure. Et je le sais, ça... Franchement, ça, je le sais parfaitement. Néanmoins... Je refuse, oui, je refuse catégoriquement de l'admettre. On s'était retrouvés, et c'était une évidence, c'était le destin...

Cris.
Je ne parviens plus à endiguer les larmes qui brouillent ma vision alors que sa main retombe faiblement sur son torse avec ce carnet qu'il m'aura tendu jusqu'à la fin. La lueur de ses yeux qui s'éteint. Je lève mon visage vers le ciel. Je hurle à pleins poumons. Ce monde est si cruel... Il n'avait pas à vivre ça ! Il n'avait pas le droit de m'abandonner non plus... Il m'a promis qu'il resterait à mes côtés ! Il m'a dit qu'il le ferait... Il me l'a dit et... Et il part comme ça !

Cadavre.
J'enfouis ma tête contre le creux de son cou en essayant de faire taire mes sanglots. Secouée par mes pleurs que je ne veux pas accepter son décès. Il faut que je me rende à l'évidence il ne respire plus, son regard fixe le vague, je clos ses paupières en douceur. Mes genoux s'enfoncent un peu plus dans le sable alors que je le serre fort essayant d'imprimer contre ma peau sa chaleur qui s'évanouit. Lesariel est mort. Lesariel. Est. Mort.

Océan.
Je pose doucement le corps sans vie dans le sable, je me lève lentement et je m'approche de l'eau. Je hurle de toutes mes forces. Razgriz, je te prie entends ma détresse. Ramènes-le, ramènes-le quitte à me prendre moi à la place. Je t'en supplie ne le laisse pas mourir. Dans l'eau jusqu'à la taille je continue à crier mon souhait, je continue à m'égosiller dans l'espoir que le dragon me rende ce que je viens de perdre. Sauf qu'il ne viendra pas. Non il ne viendra pas. Pourquoi viendrait-il ? Je rince mes mains dans l'eau salée pour essayer de me redonner contenance. Les yeux rougis par les pleurs, décomposée par la tristesse. Je m'assois dans le sable et je retire doucement ses doigts de son carnet pour le prendre. Exauçant son dernier souhait.

Akantha.
Reprenant la route, je suis arrivée sur les terres désertiques de la nation finale de mon périple, celle la plus à même de me dire où sont mes parents étant donné que sous l'eau Atlantys est le repère de mes pairs. Seulement, je ne peux qu'être horrifiée par ce spectacle qui se déroule sous mes yeux. Là où à Mearian l'esclavagisme se ressentait à peine, là c'est limite si on ne me vendrait pas sous le nez un homme, ou une femme contre une petite bourse d'or. C'est là que j'ai compris les récits de certaines personnes, ceux qui veulent faire disparaître ça. Quelques nueviens en parlaient, de manière outrée, et quand ils ont constaté que mes petites oreilles curieuses traînaient sur leur sujet, ils ont changé de conversation.

Maynen.
Dorénavant, j'ai décidé d'aider les esclaves, je m'engage à faire passer le plus d'entre eux vers Nueva. Du moins, un jour j'y arriverais. J'ai alors tendu une bourse d'or en voyant Maynen. Pourquoi ? Elle est plus jeune que moi, de grands yeux de biches effrayés, une tenue plus qu'obscène et un maître visiblement mal honnête. J'ai alors agit comme si c'était mon objet pour ne pas éveiller les soupçons. Je reprenais la mer en direction ma terre natale le lendemain matin. Juste assez de temps pour trouver une tenue un peu plus convenable à la demoiselle et quelques vivres.

Nueva.
Lorsque nous posons le pied sur les terres qui m'ont vu naître, je dirige la demoiselle jusqu'à l'orphelinat de Douce-Mère, même si celui-ci n'a pas été entretenu depuis quelques mois, il tient encore debout, chaque enfant repassant à Nueva vient remettre en place quelques pierre, graisser les portes... Ce qui en fait un lieu toujours aussi accueillant qu'autre fois, bien qu'un peu délabré. Alors que je pose mes affaires, j'annonce à la demoiselle qu'elle ne m'appartient pas, et surtout, qu'elle n'appartient à personne tant qu'elle est ici. Ici, à Nueva, ainsi, elle devra se débrouiller pour gagner son pain et être indépendante. La nouvelle est réjouissante, difficile à croire pour elle mais réjouissante, je le vois sur son visage. Je lui autorise à rester dans l'orphelinat, mais aussi à piocher dans mes rations si elle n'a rien pour se remplir le ventre.

Détente.
Je reste sur les terres où j'ai vécu la majeure partie de ma vie, faisant un point sur ce premier voyage, ce qu'il m'a coûté, ce qui me pèse, j'essaie du mieux que je peux de faire du bien à mon corps, passant la majeure partie de mon temps dans l'eau, immergée, à penser. Je pense aussi à repartir en voyage. Trop bref, ce premier voyage ne m'a pas permis d'acquérir de nouvelles connaissances, ou du moins pas autant que je l'espérais. Il m'a fait perdre quelqu'un de très cher aussi. C'est assez difficile à avaler. Et si demain, je repartais en voyage. Cela fait quelques années maintenant, Maynen à quitté l'orphelinat d'ailleurs, elle vit quelque part au cœur des terres de Nueva, je ne pourrais pas dire exactement. Dorénavant, le seul nom que je donnerais sera Eleftheria, j'éviterais ainsi de briser ma couverture. Ananthe Dysthas, ma véritable identité sera réservée uniquement à ceux de confiance. Ceux que j'estimerais assez pour baisser mes barrières.

Profil

  • Pseudo : Phenixis
  • Âge : Vingt Ans
  • Tu nous as trouvé où ? Sur forumactif v:... Non sans déconner hier on faisait du jump de partos en partos à la recherche de la perle rare.
  • Un autre compte ? Nah.
  • Personnage de l'avatar : Tess Turner ▬ OC Raikoart
  • As-tu lu le réglement ? Oui
  • Crédits image Personnage humaine : Tess Turner ▬ OC Raikoart  / Représentation Sirène : Sakimichan on DeviantArt
Copyright ©️ Maître du Jeu de Lost Kingdom


Let me know when the world is a better place, maybe then i'll come back.
Now i'm going to outer space, looking for another place to crash. ▬ Roméo & Juliette - Jack Volpe.

La vie ce n'est pas seulement respirer c'est aussi avoir le souffle coupé. || Ananthe Nanansisisisign
Welcome o/


La vie ce n'est pas seulement respirer c'est aussi avoir le souffle coupé. || Ananthe Signature1
Bienvenue o/


La vie ce n'est pas seulement respirer c'est aussi avoir le souffle coupé. || Ananthe LIE



La vie ce n'est pas seulement respirer c'est aussi avoir le souffle coupé. || Ananthe Aejor2

Signas:
 
Hoyo hoyo, merci à vous pour l'accueil ♥️

J'annonce avoir terminé - et corrigé vite fait - ma fiche ! j'espère que mes écrits ne vous brûleront pas trop les yeux.

Love love,
Naamir


Let me know when the world is a better place, maybe then i'll come back.
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La vie ce n'est pas seulement respirer c'est aussi avoir le souffle coupé. || Ananthe Nanansisisisign
C'est dans la boîte !
Félicitation, te voilà officiellement validé ! *lance des confettis*

J'aime beaucoup Ananthe ! Elle est toute douce, toute moelleuse. On a envie de lui faire des câlins. Et quelle histoire :'(. Tes capacités son très chouettes également ! Je suivrais en tout cas tes aventures avec attention, j'espère que tu te plairas par ici ! Bonne continuation sur le forum :D

Sur ces mots, je te redirige vers la fiche personnage obligatoire afin de conserver une trace de ton évolution. Bon courage pour la suite !