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Seuls, au milieu des dunes.

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Au milieu des dunes.


Sujet(s) : Märchen Altenbach, Inconnu.

Location : Akantha, 418.

Les curieux événements qui font l'objet de notre histoire commencèrent en ce jour de l'année 418, à Akantha. Il est difficile à ce stade de définir si cette journée est liée d'une quelconque façon à la suite des événements, mais il me semble important de la porter à votre connaissance.

La journée avait débuté de façon on ne peut plus classique, Märchen, comme tous les matins, se réveillait après que les premiers rayons de soleil eurent trouvé leurs chemins jusqu'à ses yeux. Il serait aisé de penser qu'il s'agissait d'une journée banale, bien qu'elle soit plutôt à qualifier d'originale, certain dirait même qu'elle sort un peu de l'ordinaire, ce qu'elle avait de si particulier, c'est qu'elle fut comme un premier pas, la première étape d'un plan que s'était imaginé Märchen.

Recroquevillé dans ses draps, il attendait de voir si la lumière allait partir d'elle-même, bien qu'après une ou deux minutes, le temps de remettre ses idées en place, il fut évident qu'une telle chose n'allait pas se produire.

Cette nuit là il n'avait pratiquement pas dormi, il avait préparé cette journée minutieusement et attendait avec impatience depuis quelques temps de pouvoir partir de la capitale l'esprit tranquille, les récents événements ayant créé un peu de mouvement dans la basse ville, tout semblait à nouveau calme et il pouvait compter sur les orphelins et autres bambins pour le tenir informé à son retour.

C'est serin qu'il se levait pour vérifier une dernière fois son sac avant de se préparer à partir.

-drap ok, provisions ok, eaux ok, boussole ok, allumette ok, bloc-notes ok, il ne manque plus qu'une chose.

Märchen jetait un regard autour de lui, la lumière était encore faible, éclairant avec peine les cahiers éparpillés en vrac sur le sol de la ruelle où il avait élu domicile, il hésita un instant, puis se dirigea sans douter jusqu'à son matelas de fortune. Là, il prit le livre sous son oreiller, avant de finalement retourner jusqu'à son sac pour l'enfourner avec le reste de son bric-à-braque.

-"La flore illustrée d'Akantha" ok.

Bien qu'il n'ait pas prévu de s'absenter plus d'une journée il préférait prendre de quoi survivre une nuit, au cas ou il se perdrait dans le désert, bien que cela lui semble hautement improbable ou s'il ne parvenait pas à trouver ce qu'il partait chercher en une journée.

Il jeta rapidement un oeil dans une vitre brisée qui lui faisait office de miroir, il ébouriffa ses cheveux, épousseta ses vêtements, sourit à son reflet et partit comme une flèche, à tel point qu'il en oublia son sac, le forçant à faire demi-tour quelques secondes plus tard.

Il était parti tôt pour éviter les rues bondées et quitter rapidement la ville, mais également pour perdre le moins de temps possible, les journées sont courtes et il espérait arrogamment trouver une plante relativement rare en une journée. L'audace lui avait souri jusque là et ces capacités semblaient parfaitement adaptées à sa mission de recherche.

C'est dans cette optique qu'il se mit en route jusqu'au beau milieu d'une steppe aride qu'on appelle El Deserto. il avait marché pendant deux heures et une halte commençait à s'imposer, de toute façon il s'était suffisamment éloigné de la capitale. Il ne lui restait alors plus qu'à commencer les recherches, mais avant ca, un peu de repos bien mérité ! Il s'assit dans le sable pour calmer sa respiration et boire un peu d'eau tout en fixant le ciel, les nuages tout comme les minutes défilaient devant ses yeux, maintenant qu'il était là il prenait enfin le temps de se poser, Märchen sortit de son sac l'ouvrage sur la flore d'Akantha pour en lire un extrait, comme une dernière vérification avant un examen.

-Les Marguerites des sables...



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ft. Viladra

ft. Märchen

「ERRARE HUMANUM EST 」
Ecrasante. Insupportable. La chaleur en cet endroit n’avait rien d’agréable et je sentais les rayons du soleil agresser ma peau tandis que je foulais le sol sablonneux en direction de l’oasis qui se dessinait non loin de moi. Alors que j’avais enveloppé mon visage et mes cheveux sous un tissu blanc remontant au-dessus de mon nez, je ne pouvais m’empêcher de grimacer à chaque respiration qui m’apportait son lot de poussière et de bouffées brûlantes. Entourée de voyageurs ou de marchands nomades, je ne pouvais pas me permettre de disparaître par un portail au risque d’éveiller l’attention. Non, j’allais marcher, et puisqu’il me fallait assumer d’avoir voulu commencer ainsi, c’était jusqu’au bout que j’irais. Il était loin le temps où j’aurais pu revêtir ma forme véritable, demander, ou plutôt ordonner, à ce que l’on m’apporte un grand verre de nectar bien frais bien qu’il ne m’aurait été d’aucune utilité vitale. Maintenant, je me cachais et je tâchais de ne pas dévoiler ma nature profonde, me comportant au regard du monde comme la plus simple des humaines…

Jarre d’eau, gourde d’eau bien fraîche ! Qui veut se désaltérer d’une eau pure et limpide du plus grand oasis d’El Deserto !

Les cris du commerçant dans mon dos ne firent que m’irriter un peu plus et j’accélérai le pas, laissant les clients potentiels se presser en sens inverse dans sa direction. Je n’avais pas soif, je n’avais pas faim, je voulais juste terminer ce pourquoi j’étais venue ici et partir dans un endroit plus confortable… Mais les missions des mages noirs n’attendaient pas, et si je regrettais de m’être engagée sur celle-ci, je n’allais pas abandonner… Corrompue, menteuse, déchue, certes, mais n’exagérons pas sur la loyauté professionnelle.

Ma cible se nommait Paseus et œuvrait essentiellement à Akantha, sortant parfois faire de longues chasses dans le désert à la recherche d’artefacts ou de créatures pour en tirer profit de leurs ressources. Traitre à notre organisme, il avait finalement changé d’allégeance pour servir quelqu’un d’autre et Ekhart n’avait pas spécialement apprécié la nouvelle. Je ne savais rien de lui, si ce n’était qu’il était assez jeune, du moins en apparence, et qu’on le soupçonnait d’une magie liée à la faune. En somme, il allait me falloir trouver une aiguille dans une bote de foin…

Lassée de suivre la route principale, j’empruntai un sentier à peine dessiné au milieu des dunes, délaissant le monde et la cohue. Le soleil montait de plus en plus haut, en cette matinée, et je redoutai d’en subir sa chaleur acharnée…

Alors que je marchais depuis maintenant une bonne vingtaine de minute, ma perception déployée ne tarda pas à capter une présence se détachant de celles des insectes ou des petits mammifères m’entourant. Il y avait quelqu’un, non loin de moi… Et c’était un mage de puissance moyenne, bien qu’il semblait se démarquer de la plèbe. Avais-je trouvé ma cible… ?
Doucement, je fis le tour de la dune qui me masquait la vision de l’inconnu, et ne tardai pas à apercevoir une petite silhouette assise dans le sable, concentré sur quelque chose que je ne voyais pas. Les oreilles dépassant de sa chevelure ne firent qu’appuyer mes soupçons quant à son identité… Parfait, j’arrivais pile dans son dos. Sortant une dague, je la glissai solidement entre mes doigts et ouvris un portail, disparaissant alors dans un silence religieux.

- Les marguerites des sables.

A moitié sortie de ma dimension, j’avais déjà armée ma lame, prête à l’abattre. Lorsque sa voix s’éleva dans les airs, pleine de tranquillité, je ne pus m’empêcher de me stopper, victime d’un doute. Et si je me trompais ? Non pas que je culpabilisais énormément de tuer un innocent, mais si je pouvais éviter c’était toujours mieux. Je n’y avais jamais pris un grand plaisir contrairement à ce que pensaient mes pairs.

Mettant un pied au sol, je pris le risque de vérifier que je ne faisais pas une erreur et le contournai sans chercher à masquer le bruit de mes pas légèrement étouffés par le sable.

Bonjour ! Lui dis-je, poliment avec un sourire. Je suis désolée de vous déranger mais il me semble vous avoir déjà vu… Vous ne feriez pas partie de la cours des cendres ?

Evidemment, si c’était bien Paseus, ma cible, il y avait de fortes chances qu’il me mente. En revanche, en ayant fréquenté les mages noirs, il savait que la traque ne s’arrêterait que lorsque la proie ou le chasseur mourrait… Je pouvais donc parier, que si c’était bien lui, il tenterait de me tuer rapidement afin de disparaître avant qu’un nouvel assassin soit envoyé à ses trousses. D’apparence sereine, j’avais néanmoins déjà déployée ma magie, la laissant en surface, prête à jaillir pour parer toute éventualité.





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Alea jacta est.


Sujet(s) : Märchen Altenbach, Inconnu.

Location : Akantha, El-Deserto, 418.

partie 2.

Il était parti tôt, mais le soleil commençait déjà à gagner du terrain, les ombres se repliant à son approche, elles devenaient de plus en plus courtes à mesure que le soleil gagnait en altitude, occupant impérieusement tout le désert qui devenait trop petit pour eux.

Märchen, arrivé au terme de sa lecture, refermait son livre, brisant un court instant le calme qui s'était installé dans le creux de la dune. Il était comme un oisillon dans son nid, protégé du monde, protégé du vent. Jusqu'à ce que le chat ne trouve son chemin jusqu'au nid.

Les oreilles de Märchen s'étirent et se raidissent comme après un long sommeil, réveillées par des tapotements étouffés dans le sable. C'était quelque chose que tout le monde connaît, une sonorité familière, des bruits de pas, calme. Il y avait un problème dans l'énoncé, pourquoi n'avait-il pas entendu cette personne arriver ? La vue de la femme fit taire ses questions.

Elle le contournait, fine, la peau claire, elle n'est pas d'ici. Elle s'arrête et demande de façon polie.

-Bonjour ! Je suis désolée de vous déranger, mais il me semble vous avoir déjà vus... Vous ne feriez pas partie de la cours des cendres ?

Märchen cligna deux fois des yeux, pas qu'il n'eût pas compris la question, mais ses mots sonnaient étrangement aux oreilles de Märchen. Ca question n'avait rien de si étrange en soi, bien qu'il ne soit pas habitué à ce qu'on lui adresse la parole, c'était plutôt que le contexte sonnait comme une fausse note.

Ils étaient seuls dans le désert, à deux heures au moins de la ville la plus proche. La première chose que vous diriez à un enfant dans cette situation serait vraiment ses mots ? Dépassant sa surprise, la peur s'installe à son tour par des questions.

Techniquement il ne travaillait pas pour la cours des cendres, bien qu'il travaillait officieusement pour Hammon d'Akantha depuis maintenant un an... Savait-elle quelque chose ? Elle savait forcément quelque chose, ça justifiait sa question... Non, ça ne justifiait rien, si cette femme était vraiment à sa recherche, pourquoi cette question ?... La remarque qu'il s'était faite plus tôt résonnait dans sa tête "Elle n'est pas d'ici".

Il avait déjà toutes les clefs pour répondre à sa question, une étrangère, silencieuse, seule, au beau milieu du désert, au courant de ses affaires... Peut-être était-ce la précipitation, ou la nervosité, mais il n'était pas encore arrivé à la seule conclusion qui s'offrait à lui au vu des éléments dont il disposait.

Une autre question ayant pris le relaie, devait-il mentir, jouer la carte de l'innocent, ou fuir ? Mentir était risqué, la fuite semblait la meilleure option, mais un doute le retenait, l'approche silencieuse de la femme le fit douter de sa capacité à fuir malgré ses sorts de métamorphoses.

Il ne restait plus qu'une option, tout aussi risqué que la première, il craignait d'avoir laissé transparaître de la peur sur son visage, mais c'était certainement celle qui lui laissait le plus de possibilité pour la suite des événements.

Il répondait alors timidement, le regard fuyant.

-Bonjour

Il ignore la question, une ou deux secondes de silences s'écoulent.

-Je... dois avouer que je n'ai pas compris votre question Madame.

Il se reproche de ne pas avoir dit "Excusez-moi, je n'ai pas compris votre nom", "Madame" était de trop dans sa phrase également, Mais il n'a pas le temps de se faire des reproches, les prochaines phrases seront décisives, il se tient prêt à se changer en corbeau pour fuir.

Les dès était jetés.



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ft. Viladra

ft. Märchen

「ERRARE HUMANUM EST 」
Dévisageant mon interlocuteur en attendant sa réponse, je le trouvais d’un seul coup bien jeune et bien frêle pour représentant une menace des mages noirs. Néanmoins, j’avais appris depuis longtemps qu’il ne fallait pas se fier aux apparences et il serait mal avisé de ma part de croire que chaque représentant de notre ordre était forcément le cliché même du grand méchant impressionnant… Moi-même n’étais qu’une simple jeune femme de faible constitution, pas bien imposante pour un sou.

Bien que j’avais décidé d’adopter une attitude décontractée ainsi qu’un ton de voix serein, je voyais bien que ma soudaine présence n’était pas pour le mettre en confiance et je lus dans son expression qu’il était aussi surpris que méfiant. Je ne pouvais pas lui en vouloir, ce n’était pas spécialement courant de croiser des individus isolés, loin des villes, au beau milieu du désert… Mais il fallait croire que dans ce monde, le hasard faisait bien des choses, et la plupart de mes récentes rencontres s’étaient déroulées ainsi. Ah, caprice du destin…

Il finit par me répondre, mal à l’aise et d’une voix peu assurée, mais ne se leva pas pour autant ce qui me poussa à croire qu’il ne comptait pas m’attaquer. Et que mes soupçons étaient donc peut-être totalement infondés… Si ce n’était pas ma cible, je venais de m’empêcher de faire une belle erreur, et je préférais éviter de répandre plus de sang que nécessaire sur mon CV. Il ne fallait pas se plaindre après si l’on considérait les corrompus comme des psychopathes en service s’ils n’étaient pas capable de reconnaître leurs cibles, après tout.

M’abaissant à son niveau, je me laissais tomber assise devant lui, comme si nous étions deux anciennes connaissances qui reprenaient contact. Une fois que j’aurais vérifié qu’il n’était pas sur ma liste, je pouvais après tout me permettre un instant de tranquillité en compagnie d’un étrange personnage.

Navrée, je suis un peu trop directe, la chaleur sans doute. Répondis-je en souriant. Je m’appelle Vila’, il se trouve qu’il y a quelques années j’ai rencontré quelqu’un qui te ressemble beaucoup et comme je t’ai vu de loin, j’ai cru qu’il s’agissait de toi. C’était un membre de la cours des cendres, mais comme tu n’as pas l’air de me reconnaître… Peut-être que je me trompe ? Ou bien n’ai-je pas été assez percutante la dernière fois pour que tu te souviennes de moi.

Quel dommage que je n’avais pas une compétence me permettant de démêler le vrai du faux dans la réponse d’un interlocuteur. Pour le coup, je ne pouvais que me fier à mon intuition, mais même avec plus de quatre siècles d’expérience… J’avais compris depuis longtemps que ce n’était pas une valeur sure à défaut d’être quand même efficace.

Enfin, continuais-je alors, je suis désolée si je t’ai inquiété, ce n’était pas mon intention. J’étais sur la route principale mais il y a un peu d’agitation, je me suis éloignée afin de me reposer un peu et… Je dois dire que je suis assez étonnée de voir que je ne suis pas la seule à avoir eu cette idée. Je me suis même demandée si tu t’étais perdu, mais tu n’as pas l’air d’avoir besoin d’aide !

Beaucoup de mots pour ne pas dire grand-chose, mais c’était souvent face à une personne qui parlait beaucoup qu’on se sentait légèrement mieux dans ce genre de situation. Après tout, tomber sur un inconnu dans un endroit isolé et qui en plus ne pipait pas un mot, ça, ça avait de quoi se montrer inquiétant.

Et euh… Terminais-je après avoir dosé l’hésitation sur mon visage, je… Enfin, tu fais quoi ici ? Je ne savais pas qu’il y avait des choses à faire dans un endroit pareil. Tu t’appelles comment, d’ailleurs ? Oh, désolée pour le tutoiement, je suis parfois un peu trop… Enfin…

Laissant ma voix flancher avant de disparaître dans le silence, j’entrepris d’entortiller nerveusement une mèche de mes cheveux entre mes doigts, guettant sa réaction. Un mage ayant fréquenté les mages noirs aurait déjà fait en sorte de partir, ou de m’assassiner, mais quelque chose me soufflait qu’il ne semblait pas représenter une menace. Non pas que je le sous-estimais, mais aucun de ses gestes ne semblaient trahir une intention de me nuire.






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Alea jacta est.


Sujet(s) : Märchen Altenbach, Vila' (probablement un surnom).

Location : Akantha, El-Deserto, 418.

partie 3.

Il attendait une réponse, chaque secondes durait une éternité. Dans le reflet de ses yeux figé, des nuages glissaient autour d'une silhouette féminine. Il était assis, elle debout, jusqu'à ce qu'en un geste spontané elle se mette à sa hauteur, semblant soudainement moins impressionnante.

Le temps s'était figé, il reprit le cours de sa respiration, sa spontanéité l'avait un peu rassuré. Il était maintenant tout deux assis dans le sable, la situation semblait nettement moins tendu dans l'esprit de Märchen, mais les prochains mots de la femme se faisait tarder tandis qu'il était pendu à ses lèvres.

-Navrée, je suis un peu trop directe, la chaleur sans doute. Je m'appelle Vila', il se trouve qu'il y a quelques années j'ai rencontré quelqu'un qui te ressemble beaucoup et comme je t'ai vu de loin, j'ai cru qu'il s'agissait de toi. C'était un membre de la cours des cendres, mais comme tu n'as pas l'air de me reconnaître... Peut-être que je me trompe ? Ou bien n'ai-je pas été assez percutante la dernière fois pour que tu te souviennes de moi.

Ça faisait beaucoup d'un coup pour Märchen, il rebondissait entre ses mots, "la chaleur sans doute" "Je m'appelle Vila" "Quelques années" "un membre de la cours de cendres", d'autant plus que, la jeune femme lui répondait d'un air souriant, troublant sa concentration, c'était-il fait une fausse idée ? "Comme je t'ai vu de loin" lui avait échappé.

Elle enchaîne avec une autre rafale de phrases, moins fournit, s'excusant de l'avoir inquiété, beaucoup de mots, peu d'informations, mais ils mots rassurent Märchen, d'autant plus que son comportement semblait soudainement bien normale, à contrario, lui, qui était tendu. Il s'en voulait même un peu de s'être autant emporté, s'était sans doute le stress lié à son travail se disait-il, parce que si cette femme était au courant de ses affaires, elle ne parlerait pas de lui comme "Membre" de la cours des cendres.

Il l'a quitta des yeux un instant et souffla, un sourire étirait le coin de son visage. Il était maintenant rassuré, mais réalisait par la même occasion qu'il était aussi bien silencieux, ne répondant pas à son interlocutrice.

-Et euh... Je... Enfin, tu fais quoi ici ? Je ne savais pas qu'il y avait des choses à faire dans un endroit pareil. Tu t'appelles comment, d'ailleurs ? Oh, désolée pour le tutoiement, je suis parfois un peu trop... Enfin...

Elle avait dosé avec précision son hésitation et ca avait fonctionné, Märchen prit cela pour de l'inquiétude. Il se surprit à penser qu'elle était très sociable, à contrario de lui... Une fois de plus.

-Oh, mais non... Vous... Tu... Enfin c'est pas grave.

Il fronce les sourcils, boudant sa voix pour avoir raté ses mots.

-Je m'appelle Märchen, je cherche...

Il s'arrête, se demandant si c'est vraiment une bonne idée de parler de ça, après tout, il s'agissait d'une plante relativement rare et il était plutôt étrange qu'un jeune garçon comme lui soi à la recherche d'une tel plante.

-Un truc.

Bravo Märchen, super réponse. Il détourne le regard, de gêne, il n'avait pas pris le temps de trouver une réponse appropriée, mais il devait enchaîner pour éviter qu'elle ne rebondisse sur cette phrase.

-Ah et...

Il saisit les loques qui lui servent de vêtements, sale de terre.

-Non, je ne suis pas de la cours... Mais si votre... Ton ami est un jeune hybride comme moi, il y en a tout un tas à Akantha... Cela dit, je peux peut-être t'aider, comment il s'appelle ?

Il relâche son chiffon, il se sentait moins menacé, suffisamment pour fixer son regard vers le lointain.

-Dis-moi... Excuse moi, si je suis indiscret. Toi, pourquoi tu es dans ce désert ? Je veux dire, tu n'es pas d'ici, pas vrais ?

Il entreprit un regard discret vers elle, fixant son visage pâle, ses cheveux noirs, son trait fin... Peut-être était-ce pour cette raison qu'il n'avait pas pris la fuite et qu'il se laissait rassurer... Märchen ne pouvait pas s'empêcher de voir comme une ressemblance entres-elles.



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ft. Viladra

ft. Märchen

EXPECTO PATRONUM
Bien que j’avais essayé de faire en sorte de le rassurer, il n’eut pas l’air cependant très enclin à me répondre aisément et l’hésitation de sa voix me tira un mince sourire. Non, cela ne pouvait pas être ma cible, ou bien il s’agissait d’un excellent menteur et je me mettais une balle dans le pied à baisser ma garde aussi simplement… Mais j’avais malheureusement l’immortalité devant moi, il était tout de même plus amusant de se créer quelques complications piquantes plutôt que de rester constamment sur la défensive.

Après une courte pause au milieu de sa phrase, il m’indiqua enfin son nom et la raison de sa présence dans un lieu aussi isolé. Rectification, il me donna son identité mais se montra plus qu’évasive quant à son objectif… Il cherchait un truc. Je pouvais répondre la même chose au retour de ma question qui ne tarda pas à suivre, mais cela aurait été assez inhumain de nommer ainsi une personne par le mot « truc ».

Quand il montra ses vêtements en lambeaux pour justifier qu’il ne pouvait pas faire partie de la cours, je souris un peu plus d’un air compréhensif. C’est vrai qu’il était de notoriété commune que les hauts placés d’Akantha n’hésitaient pas à étaler leur rang et leur richesse à travers des riches parures ou de lourds bijoux. Un jeune homme accoutré aussi modestement ferait plutôt tâche parmi ces nobles…

Il se nomme Paseus, mais actuellement il doit être assez loin, j’ai peu de chance de le croiser aujourd’hui. Mais rien ne presse, après tout !

M’appuyant nonchalamment sur mes bras tendus en arrière, je grimaçai légèrement sous la sensation du sable brulant contre mes paumes mais ne changeai pas de position pour autant.

Et bien en-dehors de chercher mon ami, je me suis un peu égarée à force d’errer le nez en l’air. Mais ce n’est pas très grave, j’ai une chance folle quand il s’agit de retrouver mon chemin, je ne m’en fais donc pas.

Glissant une main dans la sacoche que je tenais accrochée à mon épaule, j’en sortis une bouteille d’eau, désormais plus très fraiche, et bus une gorgée avant de lui tendre.

Et tu cherches quoi, si ce n’est pas trop indiscret ? C’est dans le cadre de ton travail ?

Travail qui ne semblait pas très bien payé, dit en passant… Mais je me gardais bien d’ajouter ce commentaire. Après tout, qui étais-je pour juger les professions des autres ? La mienne me demandait bien souvent d’exécuter tout type de personnes, parfois même innocentes.

Enfin, si tu as besoin d’aide, je peux te filer un coup de main. Je ne te cache pas que j’ai un peu de temps devant moi et pour une fois que je tombe sur quelqu’un d’aussi isolé que moi, autant en profiter !

Feignant une énième fois l’emportement, j’affichai un air surpris avant de mimer la gêne.

Désolée, je m’emporte vraiment trop, peut-être as-tu envie d’être tranquille. Mais sinon tu as raison, je ne viens pas d’ici, je suis originaire d’Ellgard à la base… Mais la vie de nomade m’a toujours plus attiré qu’être fixée au même endroit.  






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Alea jacta est.


Sujet(s) : Märchen Altenbach, Vila' (probablement un surnom).

Location : Akantha, El-Deserto, 418.

partie 4.

C’était donc pour retrouver son ami qu’elle s’était rendue si loin ? Ce devait-être une belle histoire rêvait Märchen. Une aventure pleine de rebondissement et d’amitié.

Paseus était le nom de la personne que recherchait la jeune femme, Vila’, mais il n’évoquait rien pour Märchen, il se sentait même capable d’affirmer qu’il ne connaissait personne se nommant ainsi.

-Désolé, je crains de ne connaître personne de ce nom…

Peut-être était-ce sa Naiveté, ou peut-être était-il touché par le geste de cette femme, prête à faire la route d’Ellgard à Akantha dans le but de retrouver un ami, sans même savoir ou chercher. Ca avait quelque chose de poétique et de touchant qui ne laissait pas Märchen indifférent.

-Mais, je peux toujours me renseigner en ville, je suis plutôt bon pour ragoter. Rougit-il.

Bien qu’elle ne semblait pas plus pressé que ça, l’histoire de cette Vila’ avait su trouver son chemin jusqu’au petit coeur de Märchen. Elle reprend la parole.

-Et tu cherches quoi, si ce n’est pas trop indiscret ? C’est dans le cadre de ton travail ?

Il hésite un instant, il ne pouvait décidément pas détourner la question une seconde fois, devait-il mentir ? Bien qu’il ne la connaissait pas, en la regardant il voyait un visage étrangement familier.

-Je te dis ce que je cherche, mais tu ne te moques pas ok ?... Et ça doit rester secret !

Ses yeux se promènent sur le sable, surfant sur les dunes, se perdant dans le désert. Les secondes sont courtes, il inspire.

-Je cherche une plante rare, qu’on appel Marguerite des sables et… Je n’ai pas de travail pour être franc… Mais je m’emploi à en trouver un ! Il rit jaune.

Après tout, il ne courait pas de réel danger en ne livrant que cette information.
Rapidement Vila’ enchaîne avec une proposition d’aide qui ne va pas sans surprendre Märchen, voilà qu’une inconnue lui proposait soudainement de l’aide pour mener à bien la première étape de son plan. C'était inespéré. Il hésite un instant, ne sachant pas s’il devait accepter ou refuser poliment.

Un souvenir traverse son esprit, l’image de son père, lui n'aurait pas hésité, il savait saisir les opportunités qui se présentaient à lui.

Le visage de Märchen s’éclaire un court instant, il lui sourit, ses yeux se plissent.

Elle enchaîne sans qu’il n’ait le temps de répondre, s’excusant de s’emporter, d’un rapide geste de la tête Märchen lui fait comprendre qu’il n’y a aucun problème, ce qui ne l’arrête pas pour autant. Il laisse donc la jeune femme pâle terminer, jusqu'à cette dernière phrase qui fit briller les yeux du jeune hybride.

-Mon père était pareil ! Il disait toujours que le monde était plein de beauté qui n’attendait que d’être découverte. Tu es une aventurière toi aussi ?

Il marque une pause, pour reprendre plus calmement, un sourire sincère étire les coins de son visage.

-Je veux bien de ton aide, mais ça risque de ne pas être facile tu sais ?... Et ce n’est pas vraiment quelque chose d’amusant.



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ft. Viladra

ft. Märchen

IMPERIUM
Etrange personnage que voilà, mais pourtant, en dépit de mon caractère peu sociable, je le trouvais presque sympathique. N’allons pas jusqu’à dire que je souhaitais m’en faire un ami, c’était un domaine que je ne maîtrisais plus tellement depuis fort longtemps, mais je n’avais pas envie de m’en méfier ou bien de l’attaquer. En soi, pour un être corrompu que la folie rongeait comme la gangrène, c’était déjà très bien…
Semblant prendre de l’assurance au fur et à mesure que la discussion se poursuivait, ses traits se radoucirent et la méfiance que je ressentais semblait s’amenuiser peu à peu. Malheureusement, il m’était difficile d’échanger de façon simple et sans arrières pensées au vue des activités pour les moins contestables auxquelles je m’abonnais. Pour une fois, cette situation ne se déroulait ni dans le cadre d’une mission pour les mages noirs, ni pour la mafia, ni même pour mon infiltration à Nueva. C’était une sensation étrange que de se dire… Qu’il y avait même un peu d’authentique en dépit des mensonges que j’avais proférés au début de cet échange.

Lorsqu’il reprit la parole, Märchen sembla hésiter à me dire la raison de sa venue en ce lieu singulier mais je me contentai de garder mon sourire afin de ne pas l’influencer à ne rien me dire. Quand il me fit part de ses craintes de me moquer, je me contentai de hausser un sourcil étonné, l’air de dire « pourquoi diable ferais-je une chose pareille ». Néanmoins, je ne pus m’empêcher d’afficher un air surpris quand je compris qu’il cherchait une fleur, ainsi qu’un travail accessoirement. Ma longue vie m’avait permit d’enregistrer beaucoup d’informations, et je connaissais assez bien la flore des différentes nations, mais la marguerite des sables ne me revenait pas à l’esprit.

Prenant un air pensif, je regardai vaguement en l’air, l’impression de creuser dans ma mémoire se peignant sur mon visage.

Non, effectivement ça ne me dit rien mais si tu as un dessin à me montrer, je peux t’aider ! De toute façon mon ami doit déjà être loin et je commence à fatiguer à le chercher. S’il veut me trouver, il finira bien par venir à moi, non ?

A vrai dire, je commençais vraiment à m’ennuyer et je manquais cruellement d’occupation. Malgré mes bons liens avec Ekhart, je commençais à en avoir marre d’être constamment appelée pour aller traquer untel ou untel. Il y avait d’autres personnes qui pouvaient s’en charger, mais ma rapidité due à mes compétences avaient fini par me trahir, et il se reposait un peu trop sur moi… Il serait peut-être temps que je lui rappelle quel est notre accord… Si je lui rendais service, il allait falloir qu’il sache en faire de même, bientôt.

Sinon, est-ce que je peux dire que je suis une aventurière ? Je me déplace beaucoup, je pars à la recherche de nouvelles sensations et de nouveau paysage, mais je n’irai pas jusqu’à dire que ma vie est aussi trépidante que celle d’une aventurière. Mais heureusement, je ne manque de rien ! J’ai un toit, un travail et une bonne santé.

Marquant une légère pause, je laissai mon sourire s’agrandir un peu avant de baisser un peu la voix, sur un ton de confidence.

D’ailleurs en parlant de travail, si tu veux je peux t’en trouver un, mon employeur aime bien les personnes débrouillardes qui voyagent, et j’ai l’impression que tu en fais partie ! Si tu n’as pas peur de t’immiscer dans les affaires obscures et tortueuses des personnes les plus obscures et tortueuses !

Rigolant légèrement, j’arrêtai mon expression un peu mystérieuse et me reculai légèrement.

Enfin, c’est une proposition comme une autre ! Mais tu as l’air d’avoir peu de moyens en ce moment, et puis rien ne t’empêchera de chercher des fleurs à côté ?





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Au milieu des dunes.


Sujet(s) : Märchen Altenbach, Vila' (probablement un surnom).

Location : Akantha, El-Deserto, 418.

partie 5.

Märchen était songeur, il semblait à présent porter une confiance relative envers la jeune femme qui se tenait à assise plus ou moins à ses côtés, peut-être même ressemblaient-ils à des amis de loin, s’amusait-il à penser, de par leur proximité et l’aisance avec laquelle Vila’ se mouvait.
De son côté, il avait à mesure de cette étrange rencontre, su vaincre sa paranoïa et sa timidité, cela lui avait pris du temps, tout du moins pour une personne lambda, mais pour lui, qui n’avait jamais rencontré personne, hormis “les dix” et quelques personnes de-ci de-là, il était difficile de ne pas se montrer craintif voir agressif aux abord d’inconnus. Son anxiété sociale, repoussant à son contact les rares étrangers qui s’y risquaient.

Il était d’ailleurs, bien davantage habitué aux discussions professionnelles laborieusement préparés qu’aux rencontres improvisé, chose dont il avait conscience, mais que, bien malgré lui, il ne pouvait endiguer.

C’est seulement, après quelques autres pensées de ce même genre, que Märchen revient à la réalité qui l’entoure, balayant rapidement le monde qui l’entoure par de succincts mouvements de tête, il paraît émerger d’une profonde réflexion, mais plutôt faudrait-il dire qu’il s’était perdu dans de simples pensées.

Vila, après avoir marqué sa surprise par un haussement de sourcils prononcé que Märchen n’avait su percevoir, reprend la parole, semblant chercher dans sa mémoire, en vain. Après une certaine hésitation, elle lui répond par la négative, sans pour autant abandonner ; suggérant qu’un dessin de la plante pourrait aider sa mémoire.
Il n’en faut guère plus à Märchen pour attraper son sac tandis que Vila termine ses paroles en le rassurant vis-à-vis de cet ami qu’elle parait fatigué de chercher, Märchen s’était imaginer qu’elle venait d’arriver, puisqu’il était arrivé ici en partant de la route principale menant et sortant de Everbright, d’autant plus qu’il n’a que bien peu de villages autour de la capitale, en fait il y a même bien que de tout en-dehors de la capitale, pour qui n’est pas bandit ou membre d’une des grandes familles d’Akantha.

Il y a toutefois un phénomène étrange que je me dois de porter à votre attention, même faudrait il dire, une erreur dans le scripte. Parce que Märchen avait beau fouiller son sac de fond en comble, il ne parvenait pas à trouver son ouvrage, il n’était pourtant plus dans ses mains, au vu des précédentes descriptions et il n’était pas non plus dans le sable, bien étrange phénomène que voilà auquel même votre narrateur ne saurait trouver de réponse, il n’est aussi pas à écarter que le responsable soit ce même narrateur, qui peut-être, aurait omis de préciser que Märchen avait rangé ce fameux livre.

Et voilà que soudainement le livre se trouve en évidence dans sa vieille besace. Il n’a donc aucune peine à le sortir pour en soulever uniquement la première de couverture derrière laquelle, son entassé, tout un tas de pages déchirés, d’un format à moitié inférieur à celui du recueil.

Il se met assis en tailleur et laisse tomber sur ses jambes, un ouvrage bien mince pour une encyclopédie. Parmi les papiers il trifouille ne s'arrêtant que lorsque Vila fini par parler d’aventure, elle lui dit, découvrir de nouvelles sensations, voyager et voir de nouveaux paysages, pourtant, elle semble également penser qu’une vie d’aventurier doit être plus trépidante que la sienne.

Märchen baisse à nouveau la tête vers ses papiers, un sourire aux coins des lèvres, il marmonne pour lui-même.

Je crois que c’est justement ça, l’aventure.

Il se replonge rapidement dans sa recherche, trouvant en un tour de main la note qu’il cherchait, comme minutieusement répertoriées malgré leurs apparences négligées.
C’était probablement une page arrachée dans un petit carnet de notes, le format dépassait à peine la taille d’une main, mais un dessin au fusain occupait largement l’espace, offrant une certaine lisibilité, ou pouvait également lire, ici et là autour de cette représentation, quelques remarques et conseils pour reconnaître et cueillir la dite fleur.
Enfin, quelques mots étaient griffonnés en bas de la page : “Marguerite des sables : cuisiner en salade pour en révéler les effets, permet d’entendre les pensées d’autrui”.

Avant que Märchen n'ait le temps de lui donner la note, Vila reprend après une courte pause.

D’ailleurs, en parlant de travail, si tu veux je peux t’en trouver un, mon employeur aime bien les personnes débrouillardes qui voyagent, et j’ai l’impression que tu en fais partie ! Si tu n’as pas peur de t’immiscer dans les affaires obscures et tortueuses des personnes les plus obscures et tortueuses ! Plaisante t'elle, par un léger rire accompagné d’une expression quelque peu mystérieuse.

Märchen recule un peu, ses yeux se baladent de droite à gauche, un rictus d’hésitation figé sur son visage. Ne sachant comment interpréter ce qu’elle venait de dire, il finit simplement par ricaner, parce que cela ne pouvait rien être de plus qu’une plaisanterie.

Il lui sourit, amusé. De la faible expérience qu’il avait de ce qu’il imagine être “les personnes les plus obscures et tortueuses” elle n’y ressemblait en rien. Il pensait évidemment à ce qu’ils appellent le “mois de mai” et ne connaissait de toute évidence pas le vieil adage ; “l’habit ne fait pas le moine”.

Tu ne m’as pas l’air si obscure et tortueuse ! S’exclame t-il avec toujours ce même sourire, avant qu’elle lui fasse par du sérieux de sa proposition, son visage oscille alors entre la surprise et un étrange rictus difficilement interprétable, une mine boudeuse prend doucement place alors qu’il lève l’index vers le ciel, symbole de sa grande indignation, il inspire longuement et de façon marquée.

Alors, déjà, ce n'est pas une fleur, c’est une plante rare ! Et… s’exprimait-il en secouant la tête avant de réaliser qu’il parlait de façon bien dévergondé. Il se stoppe, ses oreilles dressées s’abaissent avec son regard en même temps qu’il repose sa main entre les pages toujours posé sur ses jambes.
Märchen reprend de façon plus hésitante.

Tu veux dire que tu as vraiment un travail à me proposer ? Et puis c’est quoi au fait... Ton travail ?



Seuls, au milieu des dunes. 1532701482-signature-plan-de-travail-1

ft. Viladra

ft. Märchen

IMPERIUM
La remarque de Märchen me tira un nouveau sourire. Je ne savais pas vraiment pourquoi, mais cela faisait du bien d’être face à quelqu’un qui ne se méfiait pas de vous ou qui n’avait pas d’aprioris négatifs. Je savais que ce résultat était du à mon comportement factice et qu’il n’aurait sans doute pas voulu passer plus de temps en ma compagnie s’il avait eu conscience de qui j’étais, et de ce que j’étais, mais je savourais ces quelques instants d’innocence et de tranquillité.

De toute évidence, je sus éveiller son attention concernant ma proposition de travail et je hochai légèrement la tête en signe d’acquiescement. Voyons, comment faire pour répondre à sa question sans trop en dire mais en étant néanmoins assez crédible pour qu’il ne se méfie pas trop. Lui lâcher un « je suis un membre de la guilde des mages noirs et je gère un réseau de stupéfiant » ne me semblait pas être la meilleure façon d’aborder la chose… Il allait me falloir rester suffisamment évasive.

Hm… Mon employeur est friand d’informations en tout genre, surtout lorsqu’elles sortent de l’ordinaire. Que cela soit de simples complots de la cour des cendres aux petits potins qui se racontent au sein du conseil des sages… Moi je me charge de les collecter pour lui mais aussi de faire passer les rapports des autres informateurs. Cela ne coûte pas grand-chose, on a une petite paie de base mais à chaque nouvelle rapportée et en fonction de son importance, les primes sont plus que généreuses… On va dire que ça fait un très bon complément sans que cela ne demande trop de temps. Il suffit d’avoir les oreilles qui trainent un peu et une bonne curiosité.

Son apparence juvénile n’attirait pas l’attention, il était typiquement le genre de profil que j’appréciais pour partager dans le domaine de la discrétion. Néanmoins, il semblait tout de même être quelqu’un d’assez honnête et de peu porté sur les magouilles un peu tordues… En d’autres termes, cela ferait sans doute un mauvais mage noir ou un mauvais assassin. En revanche, une petite souris qui se faufile dans les palais n’a pas besoin de savoir se battre ou d’avoir un esprit tordu, et ça, c’était tout à fait à la portée de ses capacités. Enfin, je m’avançais un peu trop… Si je pouvais percevoir son potentiel magique, ce n’était pas pour autant que je connaissais son panel de techniques.

Mais si ça ne t’intéresse pas je peux comprendre ! Et voir à quoi ressemble une plante rare en vrai, ça m’intéresse beaucoup ! La botanique et moi on n’est pas vraiment amies, mais ce n’est pas pour autant que je ne suis pas curieuse sur ses richesses.

Marquant une courte pause, je levai légèrement les yeux vers le ciel, affichant un air pensif.

Enfin… Repris-je enfin, concernant ma proposition, j’ai l’impression d’être un peu trop directe, ce n’est pas très civilisée. Mais c’est aussi dans une situation similaire que je me suis retrouvée à travailler et je ne regrette pas, j’en vis sans problème et je n’ai plus la crainte de dormir dehors ou de chercher à manger quand mon ventre gargouille. Je me disais que si je pouvais offrir la même chance que j’avais reçue à l’époque, c’était toujours ça de gagné pour ma place au paradis !

Lâchant un léger rire amusé, je me relevai alors, étirant mes jambes qui commençaient à s’engourdir et ôtant le sable de mes vêtements de quelques gestes nonchalants. Décidément, je faisais beaucoup de choses sur un coup de tête ces derniers temps, ce n’était pas mon genre. Peut-être commençais-je à me lasser de la monotonie, moi aussi je devenais friande de nouveauté et d’informations…