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Entre Océan et Polluants [Ft. Maximus]

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Maximus & Amniè
Rencontre entre Océan et Polluants

Les yeux clos, je me contente d'avancer dans un silence de plomb. Seul dans l'immensité, je me laisse porté par les courants chauds, venant danser avec les forces marines tandis que les faisceaux de lumière se font de plus en plus présents. Pour ne rien cacher, je dois bien avouer que j'aime beaucoup ressentir le soleil sur ma peau, néanmoins.. Le fait de me retrouver sur jambes me donne toujours une sensation de faiblesse. D'incapacité à effectuer ce que la nature m'a toujours offert. Comme si l'on me liait à une forme réductrice. Enfin, de là à hurler à la douleur à chaque fois que mes pieds touchent la berge serait un peu excessif. Et puis, peut-être est-ce là uniquement la gêne d'un triton mais je me trouve autrement plus attirant avec ma véritable forme qu'avec ces artifices. Même si je dois bien avouer que certains jeux de jambes sont assez charmeurs, personne ne m'enlèvera le fait que les orteils sont répugnants. Mais je m'égare.

Arrivant près de la surface, je ne peux m'empêcher de poser la main sur la sacoche étanche déposée en bandoulière. Un peu comme quelqu'un qui mettrait la main à la poche pour vérifier qu'il possède bien ses clefs avant de partir de chez lui. Ce réflexe aussi absurde soit-il fait partie de ma vie et apparaît à chaque fois que je quitte l'océan. J'ose espérer que personne ne l'a remarqué malgré les années. Même si je doute que quiconque viennent se moquer de moi, j'apprécierais ne pas ternir la famille en me faisant passer pour un éternel angoissé.
Brisant la surface de l'eau avec une certaine forme d'élégance, je laisse mon corps se faire amener vers les côtes, les yeux clos et le visage porté vers le ciel dégagé. Les rayons venant réchauffer ma peau en provoquant un délice à peine dissimulé. Aussi, alors que je sens petit à petit ma queue se heurter et traîner contre la dureté de la berge, je viens lentement me mettre sur le dos. Le visage vers l'océan, ma colonne vertébrale vient lentement s'épouser à la forme du sable, finissant de m'échouer sur la plage avec une grâce indéniable.

Les yeux toujours mis clos, je me contente de déposer mon sac sur mes côtés et tâche de laisser ma peau nue se faire sécher par le soleil d'après-midi. La queue toujours présente, je laisse l'eau s'en retirer avec une lenteur presque lascive tandis que mes écailles laissent lentement place aux prémices d'un bassin plus humain. Nul besoin pour moi de me presser ni de presser ma transformation. Non, aujourd'hui, je prends mon temps. Ayant mangé récemment et étant parti en avance, je n'ai ni à craindre la faim ni le temps. Me laissant tout le loisir de profiter d'une berge accueillante et on ne peut plus calme que le rivage portuaire aux exclamations incessantes.
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Into the jaws of death, into the mouth of hell.




Alors c'est ça une... "plage". Étrange, d'après les descriptions enchanteresses que l'on m'en faisait, je m'attendais vraiment à quelques choses d’exceptionnel, là, je suis relativement déçu. Si revoir l'immensité aqueuse, teintée de son bleu azuré, défiant ma vue et se perdant dans l'horizon était un spectacle que j’appréciais et que je suis heureux de revoir, au contraire, l'espèce de texture meuble que je foulais et qui s’enfonçait sous le moindre de pas pieds était une sainte horreur. Et si cela ne suffisamment, sa manière de coller à tout ce qu'il touchait était proprement insupportable. Je ne comprends vraiment pas ce que l'on peut trouver à ce genre d'endroit. J'imagine les heures de souffrance abominable à brosser chaque recoin de mes vêtements pour en extraire le moindre grain.

J'aurais probablement pu le plaindre encore de nombreuse minutes et ainsi suivre la voie du terrible Galmor, le sapin grommeleur, mais quelque chose capta mon attention. Je n'en étais pas vraiment sur, mais j'ai l'impression que... mais ! Comment j'ai pu rater le gars en train de faire la planche ? Il est littéralement à cinquante mètres de... euh... il bouge pas des masses là. Un doute affreux commence à m'envahir là. Ça expliquerait le fait que je ne l'ai pas vus avant en-tout-cas !

Aux alentours, personne ne semble bouger, à croire que tout le monde s'en fiche. Ils sont mignons les Nueviens avec leur histoire d'égalité et tout ça, mais en attendant personne ne bouge pour l'aider ! Toujours aux Ellgardiens de faire le boulot hein ? Mes pieds s’étaient déjà mis en route de toute façon, donc c'était trop tard pour réfléchir au fait que je n'avais rien d'un nageur expert, mais j’eus suffisamment de temps pour penser à ma gigantesque Stheno qui trônait toujours fièrement dans mon dos et qui aurait tôt fait de rapprocher de m'amener le rejoindre. Un éclaire de lucidité qui aurait pu avoir sa place dans ma gestuelle s'il ne fut pas supplantait par celui de la perception. J'étais à deux doigts de dégager la chaîne qui retenait mon battoir lorsque mes yeux se posent finalement sur l'excroissance qui remplace ce qui aurait du être ses jambes.

Qu'est-ce que c'était que ça... une espèce de malédiction ? Une expérience magique qui aurait mal tournée ? Une tentative de recréer nos hybrides ? Ça expliquerait le fait qu'il soit inconscient dans l'eau en tout cas.

- Hum. Bonjour ?

À voir déjà s'il comprenait ma langue et si son cerveau n'était pas totalement grillé. Déjà, il semblait bouger, c'était déjà une bonne nouvelle.

- Tu me comprends ?

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Maximus & Amniè
Rencontre entre Océan et Polluants

Alors que les langoureuses perles d'eau viennent à sécher une à une et que le soleil réchauffe d'une chaleur plus agréable, j'entends le bruissement puis ressens les vibrations de pas bien trop lourds pour être simplement humains. A moitié dans le sable, je me permet d'en sortir un peu plus en m'extirpant sur la plage sans réelle forme de volonté. Étendu là, une voix plutôt grave sans pour autant en devenir caverneuse vient délicatement agresser mes tympans de par leurs propos chargés d'une angoisse intriguée. Une salutation et une demande concernant son langage.. ? Serait-il en train de me prendre pour une forme inférieure dénuée d'intelligence ou pour un de ces autochtones incapables de faire l'effort d'apprendre le commun ?
Subtil mélange entre la consternation et la curiosité d'appréhender l'immensité de sa naïveté, ma parole vient rapidement rejoindre la sienne en optant pour un ton ferme et pourtant plutôt rassurant.

Bonjour, effectivement.

L'air las, j'observe ma queue disparaissant peu à peu pour laisser place à des hanches puis à des cuisses ponctuées de fines gouttes et de quelques grains de sable pour unique habits. Songeant à attraper de quoi me vêtir, je ne peux m'empêcher de me questionner sur le sens véritable de sa question. Oubliant quelque peu mon nudisme qu'aucun voyeur n'aurait oser souligner, j'incline vaguement la tête vers l'homme, l'air intrigué.

Qu'entendiez-vous par "Tu me comprends ?" ?

M'apprêtant à ouvrir les yeux pour le couvrir du regard et ainsi mettre un visage sur la voix presque attrayante entendue plus tôt, je me stoppe aussitôt, laissant l'individu dans une attente étrange alors que mes yeux restent mi-clos. Lâchant un vague soupir, je pose les avertissements, restant néanmoins prêt à essuyer une possible attaque irréfléchie qui ne serait pas si illogique au vu du précédent dialogue.

Alors, avant de prendre les jambes à votre cou ou l'arme à la main.. Sachez que je ne suis pas ce que vous allez penser que je suis dans les prochaines secondes.

Le laissant mûrir sur cette phrase ou au moins en comprendre le sens, je finis par ouvrir les yeux et à déposer mes pupilles carmins sur son visage. Je le détaille alors, lentement pour certains, trop rapidement pour d'autres, et observe ses actions ou réactions. Je ne peux m'empêcher d'observer ses lèvres. Seule partie clairement ouverte vers l'anatomie des êtres humains. De duveteuses muqueuses où l'on s'y sent aisément à l'aise. Aussi bien par le baiser que par la dégustation. Mais je m'égare encore une fois.
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Première bonne nouvelle, il semble comprendre ce que je dis. Ça peut sembler idiot dit comme ça, mais je n'ai encore jamais eu l'occasion de discuter avec un poisson jusqu'à présent et si je voulais faire un mauvais jeu de mots, je pourrais dire qu'on vient de m'en servir un sur un plateau. Depuis mon arrivée à Nueva et la découverte de sa bibliothèque je m'étais découvert une curiosité naissante et insatiable. J'étais entré dans une phase étrange de ma vie ou j'absorbais les informations comme une éponge. Mais pourtant, étrangement, plus j'en apprenais sur ce monde, cette nation ou les créatures qui peuplaient ce monde et plus les questions se multipliait dans mon crâne. Et pour le moment, la question qui traverse mon crâne porte sur les écailles de sa queue qui commence petit à petit à se résorber.

C'est vraiment étrange comme hybride. Normalement, ces choses gardaient toujours des traits animaux, alors que chez lui, ses écailles semblent purement disparaître. Ce serait autre chose du coup ? En tout cas, il me dit ne pas être ce que je pense. Aurait-il des pouvoirs psychique ? Normalement, ces choses gardaient toujours des traits animaux, alors que chez lui, ses écailles semblent purement disparaître. Ça peut sembler idiot dit comme ça, mais je n'ai encore jamais eu l'occasion de discuter avec un poisson jusqu'à présent et si je voulais faire un mauvais jeu de mots, je pourrais dire qu'on vient de m'en servir un sur un plateau. Ma main vient serrer Sthéno tandis que la deuxième commence à détacher la chaîne avant de se stopper net. Ce n'est pas logique, quelque chose cloche. Les goules ne sont pas censées aborder ces yeux en permanences et je n'en ai jamais connu une seul qui exhiberait ses petites mirettes, surtout dans un pays qui les traquent.

- Qu'est ce que tu es exactement ? Un hybride ?

Même ça, je commence à avoir du mal à le croire. Les hybrides m'ont toujours laissé de marbre et pourtant, il se dégageait de son être une étrange présence charismatique. Quelques choses de rassurant et d'intrigant. Enfin, étrange, ça, c'est si on oublie sa nudité et l'indéniable beauté de ce qui s'offrait à mes yeux.

- Mais du coup, tu vas bien ?

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Rencontre entre Océan et Polluants

L'air absent, je continue d'observer l'homme semblant en proie à un conflit intérieur. A se demander quel type de guerrier il fait.. A mon humble avis, une personne avec une si grande épée et une si grande lacune intellectuelle doit forcément vouloir combler quelque chose. Instinctivement, et ce, pendant une fraction de seconde, mon regard se porte vers une zone ciblée avant de penser à la mienne. Désormais totalement nu, si ce n'est habillé de quelques grains de sable, je viens lentement croiser une de mes jambes afin de, non seulement, adopter une position plus confortable mais aussi et surtout de cercler mon intimité et ainsi évité de l'exposer de manière exhibitionniste. Après, s'il cherche à poser son regard dessus, cela n'est plus de mon ressort.
Alors que ses paroles bercent mes actes, je ne peux m'empêcher de réfléchir. Non pas à la réponse, non, celle-ci étant plus qu'aisée à trouvée. Non, réfléchir sur le "pourquoi". Pourquoi cet homme semblait être à la fois si évolué et si candide. Étrange mélange si vous voulez mon avis. D'une voix que je veux détachée, je daigne alors lui répondre. La tête légèrement inclinée, observant l'océan.

Je ne suis aucunement un hybride. Et évidemment que je vais bien.

Marquant une pause, je lâche un léger soupir. Aussi ennuyé que piqué dans ma curiosité, je sais que poser des questions trop personnelles reviendrait à me mettre en position de "soumission" inconsciente. Alors, rusant légèrement, je préfère poser une question tout en restant maître de mes actions.

Je suppose que vous n'avez jamais entendu parler des sirènes. N'est-ce pas ?

En tournant légèrement le visage dans sa direction, je laisse mes yeux le détaillé avec un intérêt légèrement marqué. Prouvant ainsi mon non-total-désintérêt pour sa personne. Après tout, malgré son manque d'éducation, sa non affiliation à mon peuple ainsi que son possible complexe, l'homme n'était pas si écœurant que cela. C'est une chose à soulignée.
Un vague sourire aux lèvres, je reprends donc la parole, aussi aimable que mes yeux peuvent l'être.

Je veux bien faire votre éducation de ce côté-ci. Seulement si vous me dites d'où vous venez et ce que vous faites après en échange. Marché conclu ?

Toujours étendu de manière presque lascive, je viens finalement à abandonner le vouvoiement, visiblement trop compliqué pour cet individu et lui offre une question qui pourrait n'être que rhétorique.

Dois-je me rhabiller avant cet échange ou tu n'as rien contre le fait que je continue de sécher au soleil ?
BY .SOULMATES



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Sirène ? Alors ce n'est pas un simple conte pour enfants ? J'étais vraiment certain que les Nueviens se foutaient de moi quand il parlait de leur espèce de cité sous-marine. Une blague qu'ils servaient aux touristes pour les tourner en ridicule. Une croyance que cette rencontre vient briser en morceaux. Je me sens presque désolé de ne pas les avoir cru lorsqu'il m'en parlait. J'imagine que c'est l'occasion de me rattraper et d'en apprendre plus n'est ce pas ? Il semble de toute façon disposé à "faire mon éducation" comme il le dit si bien. Et tout cela au prix d'une simple information aussi banal que mon identité. Le deal semble plus qu'honnête et lui, sa simple existence m'emplit d'un immense sentiment de curiosité. Et puis, si l'on oublie son regard sombre, je ne pouvais pas rêver d'un meilleur instructeur sur ce petit bout de sable.

- Non non, aucun souci et marché conclu.

Je l'avoue, je plaide coupable, je me suis accordé quelques friandises oculaire pendant quelques secondes. Ce n'est peut-être ni très respectable ni digne d'un officier Ellgardien, mais il aurait été criminel de ne lui prêter aucune attention. Je redirige néanmoins bien rapidement mes yeux dans les siens, préférant éviter de me tourner en ridicule et passer pour un insupportable lubrique.

- Dans ce cas, je me présente, je m'appelle Maximus Meridius, et je suis arrivé il y très peu à Nueva. J'escorte et assure la sécurité d'une riche marchande de mon pays. Et vu qu'elle a décidé de rester étudier dans la chambre de notre hôtel, elle m'a gracieusement offert ma journée.

Je me confesse, la dernière phrase à été trouvé assez rapidement alors que j'entamais la précédente et que plus elle progressait, plus je me rendais compte qu'il était complètement stupide que je me retrouve seul ici. En tout cas, j'imagine que ma part est faite, nous allons donc passer à la partir intéressante et se renseigner un peu sur lui. Enfin, sur les sirènes. Préférant adopter une position un peu plus confortable si ses explications se mettaient à durer, je détache d'un geste nonchalant la chaîne de mon arme qui vient lourdement se planter dans le sol et viens rapidement la rejoindre au sol, apposant mon dos contre sa lame.

- Du coup c'est à ton tour non ? Qui es-tu pour commencer ? Ou même, plus important, qu'es-tu exactement ?

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Sa réponse favorable ne me surprend absolument pas. A vrai dire, je dois bien avouer que je n'avais aucun doute sur sa curiosité grandissante, trahie par la lueur dans ses yeux. Souriant délicieusement à l'homme s'étant perdu du regard, je l'écoute ensuite faire son énoncé sûrement bien répété. Maximus Méridius.. Autant dire qu'avec un tel nom, il y a peu de chance qu'il s'agit d'autre chose qu'un humain. A l'instar de m'enjouer, il perd légèrement d'intérêt à mes yeux avant que je ne me reprenne. Après tout, lorsque j'y songe, les humains ont beau être la race la plus représentée en ce monde.. Je n'en ai pas aussi souvent rencontrés que certaines autres races. Mais là n'est pas le sujet. Ainsi s'agirait-il d'un mercenaire, un simple garde du corps. Apatride peut-être.. Piqué dans ma curiosité, je me permet de glisser une vague remarque, sûrement masquée par le bruit sourd de son immense lame se plantant dans le sol.

Un apatride ou un honteux de sa nation ?

Je l'observe alors s'installer lourdement sur le sol. Lourdement non pas par des gestes ballots mais uniquement de par sa stature et son gabarit. Cette homme pouvant sûrement éclater l'écorce d'un arme sans problème et pourtant ne pas réussir à rester discret par ses pas. Souriant, je commence néanmoins à éprouver une légère douleur au niveau de la nuque, la tête légèrement tournée vers lui depuis quelques minutes maintenant. Aussi, alors que sa voix continue de me bercer de questions, je laisse mon corps tourner. D'abord dans sa direction, lui offrant une certaine vue, les yeux dans les siens pour détecter la moindre échappée de ceux-ci. Puis, je laisse glisser mon corps de manière à finalement remettre mes jambes à moitié dans l'eau, le ventre contre le sable chaud. Laissant le loisir au soleil et à tout autre regard, le plaisir d'apprécier mes courbes. De manière plus ou moins chaste.

Effectivement, mon tour est venu. Je me nomme Amniè Demoseia. Comme dis précédemment, je suis une sirène. Plus précisément, un triton puisqu’après tout, je ne suis pas une femme jusqu'à preuve du contraire.

Lui souriant de manière complice, je place mon menton sur mes mains, elles même reposées sur mes coudes enfoncés dans le sable. Je m'amuse quelques secondes à apprécier les nombreuses gouttes d'eau venant à perler de mes cheveux et sinuant sur mes joues. Marquant une courte pause, je reprends alors, les rubis détaillant l'homme sans réelle gêne.

Les Sirènes sont un peuple aquatique particulièrement ancien. Personne ne sait vraiment quand nous sommes apparus. Mais sûrement bien avant l'ère humaine. Nous pouvons modifier notre apparence de manière à pouvoir marcher sur la terre ferme mais notre véritable corps est celui que nous arborons sous l'eau.

Intrigué par son manque de culture, je reste interdis pendant de très courtes secondes avant de reprendre, l'air amical.

N'as-tu donc jamais entendu parler de nous ? Vis-tu reclus et éloigné de tout et de tous ? Cette option serait clairement du gâchis.
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Une seconde. Je jure n'avoir détourné mon regard de ses yeux plus d'une seconde. C'était même plus un réflexe physique qu'une réelle envie de... rah, mais à qui j'espère faire croire ça. Depuis que je suis à Nueva c'est clairement plus la joie et voir soudainement apparaître une beauté aquatique a un effet important et peu bénéfique sur mes capacités neuronale. Rester concentrer sur son visage, bien qu'étant ma foi, tout aussi plaisant, était un exercice qui ne souffrait d'aucun temps mort. Et dans ce contexte, réussir à structurer sa réflexion et en sortir une réponse n'était pas une mince affaire et il ne fait nul doute que si la curiosité et l'excitation de rencontrer une nouvelle espèce n'occupait pas déjà une grande partie de mon esprit, ce n'est pas de continuer la conversation que je lui proposerais... m'enfin, pour le moment restons sérieux.

- Non non loin de là, seulement, mon pays n'a que peut de lien avec le milieu aquatique. Si nous nous somme rendus maitre du ciel, la mer à, semble-t'il, jamais intéressé nos dirigeants. Néanmoins, je ne me cherche pas d'excuse et si j'ai pu t'offenser, j’espère sincèrement que tu pourras pardonner mon manque de courtoisie.

C'est quand même incroyable de se dire qu'il existe tant de chose qui me sont encore inconnue dans ce bas monde. Mon séjour a Nueva, pourtant si court comparer au reste de mon existence, avait été une véritable mine d'information et de surprise. Et chaque fois que je pensais venir au bout du chemin, une nouvelle inconnue entrer dans mon équation.

- Mais dis moi. Tu dis que votre véritable corps est celui de votre forme... Aquatique, cela veut dire que ton peuple est capable de respirer sous l'eau n'est ce pas ? Vous possédez donc deux systèmes respiratoires ? Vous avez des poumons comme nous ? Ou un seul organe capable de fonctionner sous l'eau et en dehors ? Non, oublie, plus important, si vous vivez sous l'eau, comment faites vous pour communiquer ? Par ultra-son, comme les baleines ?

C'est tout de même incroyable ! Sous cette apparence, si l'on oublie ses yeux carnassiers, il pourrait sans problème être pris pour un humain tout ce qu'il y a de plus normal ! Enfin, normal, largement au-dessus de la moyenne, mais voilà, on se comprend, et pourtant son corps semble si différent du miens. Mon esprit bouillonnait à présent de mille questions, chacune plus importante que la précédente, mais je craignais, en plus de ne pas avoir de réponse à toute, de le mettre mal à l'aise si je continuais à les expédier à un rythme aussi soutenu.

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Un bref sourire se tissant sur mes lèvres, j'observe le très bref mouvement oculaire du géant. Semble-t-il être plus ouvert que je ne l'imaginais. Amusé par ses vers et ses verbes, je laisse mes yeux carmins le détailler sans marquer la moindre gêne ou honte. Je détaille chacun de ses traits, reliefs et autres puretés de son corps alors que sa voix continue de bercer le moment.
Et puis, alors que je m'apprête à émettre un commentaire sur sa première prise de parole jugeant de sa nation, je suis surpris d'entendre de nouveau sa voix s'élever alors qu'une multitude de questions en débordent. Si le flot est celui des enfants, le sens en est tout autre et trahissent un intérêt aussi réel que poussé. Loin de demander si notre queue est douce, cette homme semble voir l'intérêt de notre composition. Intrigué, je n'en reste pas moins méfiant, après tout au vue des informations lâchées, il me parait évident qu'il provient d'une certaine nation. Et celle-ci semble particulièrement portée par l'envie de découvrir les choses.. Peu importe le moyen.
L'air détaché, je continue de l'observer pendant de longues secondes, créant une forme de suspens avant de prendre de nouveau la parole.

Tes questions sont bien curieuses. Mais je dois avouer que cela en devient flatteur. Pour te répondre, je ne peux vraiment te donner les détails scientifiques. Néanmoins, je peux te donner quelques détails.

Un léger sourire charmeur aux lèvres, je viens légèrement soulever mon corps et tourne légèrement le torse dans sa direction tout en restant précautionneux de ne pas montrer mon bassin. Tout en laissant une zone d'ombre afin d'attirer son œil.

Pour ce qui est de communiquer.. Je t'avoue que je ne sais pas, peut-être que nos cordes vocales se modifient lorsque nous changeons de forme. Aucune idée. Pour ce qui est de l'air, nous pouvons respirer sous l'eau effectivement. Cela change pour chaque membre de ma race. Un peu comme une empreinte digitale, mais nous possédons tous des branchies qui apparaissent lorsque nous voulons évoluer sous l'eau.

Alors que je finis ma phrase, une graine de malice vient s'immiscer dans mon esprit alors qu'un sourire se dresse sur mes lèvres que je ne peux m'empêcher d'humidifier. Les yeux empreint à une certaine fougue, je plonge mon regard dans celui du béhémoth et lâche une dernière phrase complice.

Tu veux voir ?
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Si je suis tout d'abord largement enthousiasmé par sa parfaite coopération, les légers détails qu'il laissé, probablement involontairement, dépasser de son corps, réussissait irrémédiablement, seconde après seconde, minutes après minutes, à capter une partie de plus en plus importante de mon attention et de ma concentration. Je sentais déjà l’excitation montait doucement dans moi abreuver mes veines d'un sang revigorer alors même que mes yeux quittait le moins possible les siens. Ce séjour à Nueva commençait réellement à être bien long et n'aillant jusqu'alors (entre les elfes, les dryades et toute les autres races de cette clique de monstre) pas trouvé de personne "intéressante" à proprement parler. Une frustration que je pensais pouvoir maitriser jusqu'à mon retour en Ellgard, qui semblait se rebiffer en la présence d'une personne finalement agréable à mes yeux. Dur réalité que de savoir sa nature aquatique, mais sa forme "humaine" est suffisamment bluffante pour me faire oublier la queue qui remplaçait ses jambes il y a encore peu.

Ses explication le laisse néanmoins un peu perplexe. Il parait étrange qu'un peuple ne comprenne son propre moyen de communication. J'imagine que tout le monde n'a pas le même besoin de compréhension qu'un citoyen Ellgardien. Notre maitrise de la technologie et des sciences, nous ont peut être rendus plus pragmatique face à ce monde que les créatures magiques semblent voir d'un œil plus simpliste.

Par contre... le fait qu'il me propose de jeter un oeil m'emplit d'une nouvelle excitation, celle-ci bien plus intellectuelle que physique. Mon cerveau était à l'heure actuel en pleine lutte contre deux envie, opposé et pourtant non contradictoire de vouloir en apprendre plus. Sur sa race, sur leur étrange corps et... probablement également sur lui.

- Oui.

Simple efficace, un simple mot, dit avec suffisamment de conviction pour ne laissé place à aucun doute sur ma volonté. Et alors que je me rapproche légèrement de lui, la soudaine absence de stimulation dorsale provoque ne moi un léger frissons. Plus qu'une arme, c'était devenus une excroissance de ma personne à part entière et la sentir hors de ma porté, même de quelques centimètres était une sensation bien désagréable. Vulnérable. Voilà ce que provoqué l’absence de ma chère Sthéno. Je ne doutais pourtant pas de mes capacité martial et encore moins de ma force, mais des années de danger permanent et de paranoïa avait forgé mon caractère. Mais pour le moment, aucune importance, quitter la douce sensation de ma lame pour me rapprocher de lui était un prix que j'étais près à payer.

- J'ose espérer ne pas me montrer trop déplacé en me rapprochant pour mieux... observer.

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Un simple oui pour une si grande question. Un oui et bien peu d'acte. Néanmoins, je me peux nier le fait qu'ils sont empreint d'un certains désir qui, loin de me déplaire, m'enthousiasment. Je l'observe et le détaille dans un silence royal, déplaçant son corps avec toute la grâce que celui-ci lui permet. Il se détache de sa seule arme décrite comme telle, dans la confiance de posséder celle du corps. Présomptueux, mais peut-être à raison. Après tout, sur une si faible distance et sur la terre ferme, je ne tiendrais que peu de temps face à lui. Même si je dois avouer qu'effleurer cette idée active légèrement mes sens, je préfère autant ne pas m'y résoudre et opter pour la simple diplomatie. Ce qui était tout de même de mise dès le départ. Et puis, il parle, d'une voix que j'estime normale mais dont les mots peuvent trahir une tentative de charme. Amusé mais imperturbable d’apparence, je me contente de l'observer tout en réduisant encore un peu plus la distance. Soufflant mes mots comme un secret inavoué, je laisse ma respiration venir caresser sa peau au fur et à mesure que se réduit la distance qui nous sépare.

C'est bien plus simple ainsi, effectivement.

La main légère d'une fugace envie, je viens saisir la sienne et la guide avec une fermeté relative. Levant son bras aussi puissant qu'une de mes cuisses, je dirige celle-ci vers ma gorge afin de laisser nos épidermes s'effleurer. Ses doigts viennent jauger ma jugulaire tandis que mes yeux sondent les siens. Les lèvres trop proches pour un inconnu, je reprends la parole.

Si tu y fais attention, tu peux remarquer qu'il n'y a strictement aucune différence entre nos gorges. Maintenant...

Laissant au vide le délice qu'offrant sa main à ma chair, je me relève en prenant soin de ne pas orienter mon bassin dans sa direction. Même si cela n'u uniquement pour effet que lui offrir la vue d'un astre plus nocturne. Marchant avec une lenteur lascive, je fais rejoindre mon corps à l'eau, laissant mes jambes me guider peu à peu jusqu'à avoir le niveau aqueux à un niveau à peine plus bas que le haut de mes cuisses. Me retournant avec un sourire amusé, je me permet de lâcher une phrase que mon sens de prédateur ne peux s'empêcher d'encourager.

Si tu veux voir la différence.. Tu sais ce qu'il te reste à faire.
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Ses mutations sont donc sensé apparaitre sur son cou ? Logique au final, comme un vrai poisson en somme. Cette information en tête ne calme en rien mes interrogations, mais en ajoute encore plus. La magie était une bien étrange affaire dont je n'arrivais toujours pas à bien assimiler le principe de fonctionnement. Les modifications corporelle qui nous prennent tant d'effort et d’énergie sont pour ce genre de personne aussi naturel que le simple fait de respirer et je mentirais si je disais que ça ne provoquais pas en moi une légère pointe de jalousie, bien vite balayé par la pointe de regret lorsqu'il se lève pou... ho ho. Non non non, aucun regret en fait. La vision de son corps, se déplaçant dans une eau pur avait un quelque chose de poétique. Quelque chose d’extrêmement inspirant !

- Désolé, mais malgré mon ardent désir de te rejoindre, la vision que tu viens de m'offrir a réveillé mon inspiration bien plus que de raison.

Voilà à nouveau bien longtemps que personne n'avait su éveillé suffisamment mon intérêt pour qu'il me prennent l'envie d'en garder un souvenir indélébile. Et si dans les deux cas leur race aurait du être un frein à mon intérêt, il semblait tout deux avoir la capacité d'happer toute mon attention. Du fatras de mes poches et sacoches, j'extrais mon petit carnet de voyage ainsi qu'une plume et le peu d'encre qu'il reste dans mon flacon.

- Je suis à nouveau extrêmement désolé, et cela peut te paraitre singulier comme demande, mais si tu pouvais garder la pose quelque instant, juste le temps que je te croque, tu pourras me demander ce que tu veux.

Je doute que cela ne suffise à l’intéresser, mais je ne perdais rien à tenter. Il sera le premier sirène de ma collection s'il accepte et non des moindres. Je grave le maximum de détail observable dans ma mémoire pendant les quelques secondes de flottement, me préparant à un éventuelle refus pour le redessiner un peu plus tard. A nouveau, cette scène avait un quelque chose de surnaturel et je regretterais fortement de ne pouvoir en garder une trace.

- Je te rejoins dans quelques minutes si tu reste prêt à me laisser observer le phénomène.

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Souriant avec une mimique légèrement amusée, je laisse l'homme s'exposer en excuse avant de prendre mon temps pour lui répondre. Le tout avec un ton amusé, comme si une blague y était insérée.

Plutôt flatteuse comme proposition.. Je dois bien avouer que je ne suis pas habitué à ce que l'on me croque, l'inverse étant plus probable.

Peu à peu, mon corps vient à se figer, comme si le monde autour ne devenait qu'un impact minime. Les vagues venant à s'écraser mollement sur mon bassin, dévoilant par accoups une légère intimité. Dos tourné à l'homme avec le visage de profil, je me contente de fermer les yeux et patiente. Bercé par le son de l'océan et celui du griffonnage au loin.

S'il m'était dit qu'une âme d'artiste se cachait en un corps taillé pour la guerre.. Peu de chance que j'y eût cru. Et pourtant..

Laissant un fin sourire s'étirer sur mes lèvres, je laisse l'homme continuer à dessiner tandis que mes pensées ne se perdent. Lui demander ce que je désire.. Pourtant de mon âge, il ne semblait pas réaliser ce que les paroles peuvent parfois inclure. Après tout, sa compagnie peut ne pas être déplaisante et puis, que sait, peut-être se découvrirait-il une nouvelle vocation en Atlantys. Loin de sa contrée polluée et indécente.
Au bout de quelques longues minutes, je reprends alors la parole, comme marquant un début de volonté de vivre plutôt que de poser.

N'as-tu jamais pensé abandonner ta nation pour découvrir le monde ? Aspirer à une nouvelle vie ?

Bougeant légèrement la tête dans sa direction tout en évitant de me rompre les cervicales, je le toise de mes yeux carmins avec une lueur de curiosité. La sincérité dans les pupilles, je guette sa réaction. Peut-être prendra-t-il une telle phrase pour une injure ou peut-être y répondra-t-il honnêtement. L'instabilité est pour moi l'un des adjectifs premier me venant en tête lorsqu'il s'agit de ces gens après tout. Autant rester sur ses gardes.

Spoiler:
 
BY .SOULMATES



Into the jaws of death, into the mouth of hell.




Je mentirais lourdement si je disais que ça ne m'avait pas traversé la tête depuis que je foulais ces terres. Toutes ces croyances, ces préjugés qui m'avait était enseigné, les bases même de mon éducation, TOUT avait été balayé d'un revers de la mains par cette terre inconnue aussi facilement que s'il s'agissait d'aigrette de croc-de-lion. Et si déjà, le simple dialogue avec la population locale, m'avait fait effleurer les profondeurs abyssales de mon ignorance, c'est réellement la bibliothèque de leur université marqua mon esprit du tison ardent de la curiosité.
Et pourtant... pourtant je ne pouvais me permettre de laisser libre cours à ce rêve insensé. Si une petite partie de moi rêvait de rester en ces terres pour continuer ma quête de savoir, elle faisait bien pâle figure à côté des personnes qui compter sur et pour moi en Keivere. Que ce soit mes hommes, le peuple, Sieg ou encore...

- Peut-être... mais, c'est malheureusement impossible. Quelqu'un... enfin, sans rentrer dans les détails, disons qu'il y a des choses auquel je ne peux tourner le dos.

J'aurais aimé dire que quelqu'un m'attendait, mais il aurait bien présomptueux de présenter les choses de cette façon, surtout en l'état de notre "relation". Je ne savais toujours pas vraiment comment il me voyait après tout, mais pour moi, son absence était dérangeant. Je n'irais pas jusqu'à dire douloureuse non plus, à nouveau, notre relation n'en est pas encore là, mais elle provoque un vide non-négligeable dans mon cœur.

- Pour l'instant, je suis ici et je compte bien mettre ce voyage à profit de bien des manières.

Si effectivement, mon objectif primaire été bien la collecte d'informations, Sieghart ne m'en voudrait sûrement pas de ramener le maximum de connaissance possible de ce périple. Et évidemment, les petits extras comme le portrait d'une créature aussi exquise que lui était un plus non-négligeable.

- En tout cas, je te remercie pour ta grande patience, j'en ai fini pour le moment. Je verrais plus tard pour en faire une véritable peinture.

Je n'avais certes pas eu le temps de faire quelque chose de parfait, mais cela devrait me suffire pour la suite. Si la finalité de mon œuvre ne sera très probablement pas une exacte reproduction de ce qu'observent mes yeux en cet instant, je ferais de mon mieux pour y exposer les sentiments qu'il m'inspire.
En me relavant, je laisse tomber ma cape au sol pour y abandonner la majeur partie de mes affaires ainsi que ma chemise et mes bottes, puis, sans me presser, je finis par le rejoindre dans les flots turquoise.

- Ta proposition tiens toujours ?

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