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(Mai 418) Lumière vindicative et ombre corruptrice [Ft Karîn Skyel]

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Ft Karîn Skyel
Aujourd'hui, pour ma part, pas de pêche d'informations ni d'exploration dans la capitale de la nation de Nueva, Lelanaserine. Je voulais consacrer ma journée pour me reposer dans les fameux lacs de cette nation, pour me ressourcer et me reposer quant à l'ambiance générale de la cité, du moins l'ambiance omniprésente autour de ma personne… C'est bien pour ça que je déteste les grandes villes, je ne peux pas faire un pas sans limite provoquer une émeute dans cette dernière. Alors évidemment, ce n'est pas la meilleure des ambiances pour visiter un endroit, ou même y faire des travails… Et après, on me demande encore pourquoi je préfère agir dans des lieux éloignés de tout, comme les tribus de cette nation…

Avec des efforts, j'avais réussi à obtenir une carte du pays assez précise, qui montrait les différents lacs présents dans les environs. Certains étaient à quelques heures de marche. Ce n'est pas l'idéal, mais au moins, ça me permettrait de camper pendant quelques jours dans ces lieux, histoire de me couper de la vie citadine pendant ces jours-ci et me reposer en toute tranquillité… Et me faire petite aussi en attendant que le souvenir des gens qu'on de ma personne s'estompe un petit peu. Je m'étais donc dirigés dans ce lieu il y a maintenant un jour de cela, mon campement d'ailleurs était visible non loin de ma position actuelle, proche de l'eau. Cela me permettait de surveiller mes affaires, même si au fond, je n'avais pas réellement besoin de faire ça...

Après tout, les environs baignaient dans un silence anormal. Le vent, très léger, soufflait. L'eau, sur les berges du lac auprès duquel je m'étais posés pour profiter d'un spectacle que je n'avais pas pris que peu de temps au cours de ma vie pour en profiter, faisant entendre son écume qui chatouillait mes pieds et la terre des environs avec ces petites vagues. Mais il manquait quelque chose dans ce décor presque idyllique… Les animaux.

L'endroit était calme, trop calme, mais je savais plus que quiconque pourquoi, c'était ainsi. Aucun des animaux de cette région, même des autres, n'oserait approcher la jeune femme qui, involontairement, émet une aura prédatrice en leur égard, il faudrait être fou ou désespéré pour tenter de s'attaquer à elle ou même l'approcher pour ces derniers. Mais malgré le calme et la solitude de l'endroit, je profitais de ce lieu pour me reposer et me ressourcer… Dans la ville, dans cette capitale, mon pouvoir fait que les gens me fuient, s'écartent de moi et m'observe constamment… Difficile de pouvoir se reposer dans un tel cadre, alors qu'ici, rien n'est là pour perturber mon repos.

Je m'allongeais sur le sol, admirant le ciel aux travers des arbres, me laissant bercer par la nature. Il n'y a pas à dire. La solitude est quand même un fait bénéfique de temps à autre, ainsi qu'être en symbiose avec la nature… Enfin, symbiose que j'ai créée moi-même et pour moi, uniquement pour moi. Toutes autres personnes qui parcouraient les environs trouveraient le silence de la nature très étrange, et sans doute ne se sentirait pas à l'aise… Mais c'est le prix à payer quand on vénère Obscural… On est forcément des individus que le monde n'apprécie pas après tout.

Je fermais les yeux et me concentrai sur les sons environnements, tout en profitant de ce calme avant la tempête...
(Mai 418) Lumière vindicative et ombre corruptrice




Voilà maintenant quelques jours que tu as posé pieds ici, à Lelanaserine, et pourtant tu as l’impression d’y avoir toujours vécu toute ta vie, tant ton quotidien ici diffère totalement de ce que tu as vécu à Ellgard. Ici, personne ne semble avoir de problème sur les grandes questions qui basculent ce monde en dehors d’ici, comme ci ils s’étaient enfermés dans un cocon duquel il serait inutile de sortir, vu que le monde extérieur n’est que vilenie et hérésie, contre laquelle tu as toujours combattu, et que tu comptes bien repartir combattre une fois que tu auras eu l’idée d’un plan pour reconquérir ton temple, et un moyen de défaire les Seraphs.

Pour ce second, malgré ton envie excessive d’en finir avec eux, tu sais parfaitement que cela ne se fera pas aussi vite. Leur influence sur ce monde est bien trop grande, et avant cela, il te faudra détruire Akhanta et Mearian avant de pouvoir revendiquer leur destruction. Ainsi, tu réfléchis déjà à la possibilité d’infiltrer un de ces deux pays pour commencer à faire germer les pousses de la dissolution de cet ordre hérétique. Pas le plus aisé, mais c’est à cette tâche que le seigneur Luménal t’avais élevé en te nommant comme son arme, avide de destruction et d’illumination tant que les infidèles en ce bas monde existeront, jusqu’au renouveau de la Vraie Foi, et ton « repos » mérité.

Pour ce qui concerne la reconquête du temple de Luménal à Ellgard, tu es beaucoup plus optimiste quant à tes probabilités de succès, car tout simplement, les personnes le peuplant ne sont que des vieillards gâteux, et une bande de soldat qui ne t’arriveront jamais à la cheville, peu importe leur entraînement où les connaissances qu’ils peuvent avoir sur toi. Le don de Luménal ne peut pas avoir touché des cœurs aussi corrompus que les leurs, donc impossible qu’un d’entre eux ne soit à ton niveau. Néanmoins, tu n’es pas stupide, et tu te méfies de la force du nombre qui pourrait être opposé. Ainsi, tu essayais de trouver des adeptes ou tout simplement des mercenaires qui accepteraient de se battre pour toi. Malheureusement, les adeptes de Luménal peuplant ce pays sont pacifistes pour la grande majorité, et les mercenaires se battront uniquement pour de l’argent. Tu n’as pas besoin des uns, et tu n’as pas ce que veulent les autres.

Voilà à quoi étaient occupées tes pensées alors que tu avais décidé de sortir de la capitale pour une promenade le long de la route qui menait vers le lac non loin d’ici qui était réputé pour un havre de paix, et tu en avais bien besoin. La vie à la ville n’était pas forcément ce qu’il y avait de plus désagréable, mais l’énorme concentration de personne y amenait forcement une forte concentration de bruits, et donc tout ce que tu détestes. Tu as une sensibilité au bruit extrêmement grande, et donc il t’ais quasiment impossible de te sentir à l’aise en ville, ce qui t’a amené à entreprendre cette marche, car rester une journée de plus sous les beuglements des vendeurs poissons t’auraient mis hors de tes états.
Après une longue marche, sur certainement plusieurs kilomètres, tu avais enfin réussi à rejoindre le lac que t’avais conseillé Maria, ton amie que tu t’étais faites à Nueva à ton arrivée, et qui t’avais même permis de rencontrer Faun Ferreira, une des sages du conseil de Nueva. Bien que beaucoup trop bavarde, tu ne pouvais lui enlever que son rôle de guide dans ce pays était crucial dans la bonne condition de vie que tu avais ici.

Ainsi te voilà, face à ce lac que t’avais conseillé Maria pour te permettre d’être au calme. Il n’y avait même pas de véritable raison à ta venue ici, tu avais décidé de marcher, et de te rendre là, point. Néanmoins, au bout de quelques minutes à marcher autour du lac, tu t’écroules en un instant, la tête entre tes mains, pour essayer de calmer ce terrible mal de crâne qui t’as prise d’assaut sans prévenir. Cela ne pouvait dire qu’une chose : Quelqu’un ou quelque chose ici essaye d’exercer une pression sur toi. Tu ne peux pas exactement dire quelle nature est cette pression, mais il y a définitivement quelques chose de puissant à l’œuvre. Tentant de canaliser ce mal de tête du mieux que tu pouvais, tu tentes de te remettre sur tes pieds avant de cherche aux alentours la possible source de ton problème pour finalement tomber sur une femme qui avait décidé surement comme toi de venir profiter du silence et du calme de l’endroit… A ton insu. Au bout de longues secondes, voire minutes, à laisser cette migraine filait, mais pas totalement disparaître, tu t’approches d’elle, l’arme à la main, prête à frapper si jamais la réponse à ta question n’est pas la bonne de sa part.

- Toi… Qui… Es-tu ?

Toujours un peu « sonnée » par l’effet terrifiant de la migraine que tu as choppé, quand bien bien celle-ci disparait peu à peu, ton regard n’en reste pas moins clairement hostile et mauvais, tant que tu n’auras pas tiré au clair cette sensation étrange qui semble émanait de toute les pores de ta peau à la rencontre de cette personne. Peu importe qui elle était, tu ne resteras très certainement pas neutre en son encontre très longtemps.



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Ft Karîn Skyel
Profiter du calme avant la tempête… C'était le cas de le dire. À peine une dizaine de minutes plus tard, alors que je profitais de ce lieu paisible rien qu'à moi, une voix me sortis de ma torpeur. J'ouvrais un œil… Puis un deuxième avant de me redresser en position assise, observant la femme en face de moi. Cette personne semblait être un peu mal en point, mais ça se comprenait, après tout, elle devait actuellement subir mon aura vu qu'elle était très proche de moi… Et armée.

Je posais mon regard sur son arme une seconde, que son poing serrait suffisamment pour montrer sa volonté de l'utiliser si besoin est, avant de repositionner mes yeux sur les siens, laissant filer quelques secondes avant de me lever et de m'étirer, lui faisant face et ne la quittant pas du regard. Son regard d'ailleurs qui était encore plus hostile et mauvais que le plus hystérique des fanatiques que l'Ordre à l'encontre de l'Empire. Un sourire paisible se plaça sur mon visage alors que je lui répondis.

- Une simple voyageuse qui profite de la quiétude de cet endroit… Mais la vraie question est : Toi, qu'es-tu ? Un bandit des grands chemins pour oser te pointer une arme à la main devant une personne qui ne fait que se reposer dans ce sanctuaire de paix ? Ou alors une soi-disant gardienne de ce lieu ? Car actuellement, je vais très franche, tu as l'air d'être une tueuse en série qui ne veut que voir le sang couler.

Bien sûr, jamais je ne la quittais des yeux. Avec un tel regard, cette femme est actuellement une menace, réelle ou non, que je devais surveiller attentivement. Avec un tel regard, cette femme est actuellement une menace, réelle ou non, que je devais surveiller attentivement. Les gens qui acceptent une telle personne en ville qui clairement sens les mauvais augures, et moi qui ne veux pas de mal, mais juste parce que les gens mouillent leurs pantalons quand je passe, on m'évite, les mortels sont vraiment des êtres étranges, mais soit, dansons.

Je montrais les environs d'un geste de mon bras sous mon bandage avant de reprendre la parole.

- Maintenant, décrispe-toi et rengaine ton épée. Ce lieu tranquille, et moi incluse, ne te ferons aucun mal. Alors assieds-toi et profite de cette sérénité au lieu de faire une grimace qui ferait fuir même la plus ignoble des créatures de ce monde.

Pourtant, moi-même ne m'asseyait pas encore. J'attendais de voir ce que cette femme blonde avec des yeux d'or, pas si différent des miens quand j'utilisais activement mes pouvoirs, et son épée avec une apparence unique allait faire comme prochaine action pour réagir en conséquence. Si elle se calmait, nous pourrions discuter… Dans le cas contraire, je n'aurais pas d'autres choix que de réagir en conséquence. Mais il faut que j'évite de trop utiliser ma magie, et surtout elle doit être sur ses gardes, car je veux bien lui donner ça, mais elle a raison d'être sur ses gardes avec moi, bien que c'est une réaction agressive qu'elle a contre mon pouvoir, une réaction pas si étrangère que ça…

Bientôt, alors que le temps et l'environnement semblaient suspendus pour nous deux, dès qu'elle fera son action, ces deux premiers recommenceront à fonctionner… Que ce soit en bien ou en mal.
(Mai 418) Lumière vindicative et ombre corruptrice




La femme que tu avais prise pour cible te semblait définitivement être la source de ce qui t’a agressé. Et le fait qu’elle n’ait pas plus de réaction que cela à ton agression ne la rendait que plus suspecte. De plus, sa réponse à ta question ne te satisfaisait absolument pas. Elle souhaitait jouer à la plus évasive, tu vas très vite lui faire comprendre que tu n’es pas de ce genre-là. D’autant que les maux de tête te quittait petit à petit et te laisser reprendre tout ta composition.

- Je suis une arme. Mais ne prends pas pour une idiote, ou tu y perdras plus que ton arrogance. Tu émets une aura, ou une magie qui tente de prendre possession des autres, ou altérer leur psyché. Je ne me répéterais pas une troisième fois : QUI. ES.TU ? All’Ombra ? Seraph ? Non… Si tu étais une Seraph, ma lame t’aurais déjà tranché la tête… Puis après un court silence. Une tueuse en série ? Soit alors, j’en serais pleinement satisfaite. Je suis une arme.

Tu penses à voix haute, ce qui n’est pas du tout dans ton genre, et démontre bien ta perturbation moral, quand bien même si ton visage reste impassible comme à son habitude, froid comme toi-même tu l’as toujours été. Tu ne sais pas exactement ce que fais son « pouvoir », mais nul doute qu’il avait pour effet de la rendre aux yeux des autres imposante. Tant pis pour elle, cela ne marchera pas avec toi et tu en étais presque à espérer qu’elle soit véritablement une Séraph, pour prouver la nature détraqué de ces créatures.

Elle te demande de te détendre et de profiter de l’endroit. Amusant. Elle n’avait donc toujours pas compris ce que tu es étais, ou alors seulement au sens figurée. Tu n’es pas là pour te « détendre » ou « profiter », tu es là pour tuer, et pour reconquérir aux noms des Vrais Dieux, et plus particulièrement ton Seigneur de la Lumière, leur place dans ce monde. Voilà tout. Cette péripétie te l’avait prouvé. Tu avais pensé trouver justement en Nueva une place où tu aurais pu prendre ton temps pour planifier ton retour vers le temple de Luménal d’où tu avais fuis, mais la découverte de poche de « résistance » de la foi Séraphique avait mis en pose se projet et t’obligeais à devoir régler ce problème en priorité, et maintenant, de manière plus intimiste dirons-nous, alors que tu avais essayé d’échapper ne serait-ce qu’un instant à tes devoirs, voici que ceci te rappelle immédiatement ta mission, et te rappelle, quand bien même tu l’avais fait à ton interlocutrice, il semble claire que tu avais oublié pour toi : Une arme ne connait pas la paix. Et lorsque celle-ci est en cours, elle disparaît.

- Tu ne seras pas mon ennemie une fois que je l’aurais décidé, en attendant, je ne sais toujours pas de quelle race tu es, ni les raisons qui t’ont poussés à m’attaquer. Parle, et prouve moi que tu n’es pas mon ennemie, et ensuite nous conviendrons de nous « détendre ». Peut-être.

Les vieilles habitudes ont la tête dure et inutile de dire que la piqure que tu as subis aujourd’hui n’a rien arranger à cela.




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Ft Karîn Skyel
Elle continuait sur son ton agressif. Les mortels, je vous jure. Incapable de parler comme des gens civilisés dès qu'une chose ne les convient pas. Je sais bien que c'est de ma faute qu'elle est dans cet état, mais tout de même, ce n'est pas comme si j'y pouvais quelque chose. Par contre, même moi, j'ai une limite, et son ton supérieur, qui montre également son arrogance, commence à m'irriter légèrement. Elle semble être le type de personne qui se semble tout permis, la question est : Pourquoi ? Une arme ne répond pas à ma question. Au fait ça ne me fait que l'a dénigré qu'un peu plus. Des personnes incapables de réfléchir par elles-mêmes ne devraient pas vivre dans ce monde, au lieu d'êtres des pions pour des personnes, ou pire, des faux dieux. Mais il est très peu probable que je rencontre une adepte des Séraphs ici, surtout aussi agressives. Elle se serait déjà fait arrêter si elle menace toutes les personnes légères différentes ainsi.

Puis son ton montre bien que, malgré elle, cette jeune femme subit mon aura. Je m'écartais donc un peu, bien sûr, je ne la quittais pas des yeux, pas encore folle au point de tourner le dos à une personne agressive, m'approchant du lac, mais surtout la sortant de ma zone d'effet. Cela devrait la calmer un petit instant… Ou l'énervée encore plus. Mais bon, je n'ai pas l'attention d'écouter une hystérique et suivre le moindre de ces ordres. Mais une fois son discours terminé, sur le fait que je devais la convaincre pour qu'elle me fiche la paix, j'arquais un sourcil. À quel point elle est contradictoire ? Une arme doit être maniée, elle ne se dirige pas par elle-même. Voyons ses limites donc.

- Est-ce que c'est le fait que tu sois une 'arme' qui te rend aveugle, ou tu ne peux pas dire que je suis humaine ? Où as-tu vécu dans une cave pour ne pas savoir notre apparence qu'est la tienne, que les humains aussi sont dotés de magie, mais que pas tous ont le luxe d'avoir un pouvoir génial ou qui est utile pour vivre en société ?

J'étais sur la berge du lac, prête à sauter dans l'eau au moindre des gestes de celle que je vais oser appeler partenaire de discussion, avant de reprendre.

- Mais je suppose qu'une 'arme' ne connaît pas les règles de politesse. Quand on demande un nom, une identité, on donne tout d'abord la sienne. Ce sont les règles élémentaires pour des personnes un minimum civilisé. Si tu ne les suis pas, ce n'est pas mon problème, mais n'attend pas à ce que je parle avec une folle qui ne veut que tuer pour son plaisir en cherchant la petite bête chez l'autre qui ne lui convient pas. Car actuellement, c'est tout ce que tu es à mes yeux.

Mon sourire et regard commençaient d'ailleurs à prendre un air dégoutté. Ce fonctionnement me rappelait trop bien ceux des religieux de l'Ordre. Le temps qu'on annonce aux peuples qu'ils agissent pour les Séraphs, ils sont prêts à sacrifier tout ce qu'ils possèdent pour le bien commun. Même leur liberté de penser, c'est triste. Je préfère offrir la froide vérité que des mensonges réconfortants. Et il a fallu qu'elle me les rappelle pendant mon moment de tranquillité. Maintenant, j'allais jouer avec elle… Et il a fallu qu'elle me les rappelle pendant mon moment de détente. Du moins les purs.

Je levais mon bras qui était sous mes bandages pour le poser devant moi, bien loin donc d'un signe d’agression, mais plus pour montrer quelque chose à la femme en face de moi.

- Tu sais qui tu me rappelles ? Les fanatiques de ces soi-disant nouveaux dieux. Une bonne blague si tu veux mon avis. Mais une blague bien trop dangereuse, vu qu'elle m'a coûté toute la partie gauche de mon corps contre ses illuminés uniquement capables d'entendre la vision d'imposteurs. C'est pourquoi je suis à Nueva, pour chercher un moyen de régénérer mes blessures.

Je rebaissais mon bras, braquant mes yeux sur elle, légèrement teinté par une haine qui n'avait pas totalement disparu après toutes ses années. Après tout, je n'avais en rien menti. Je pensais et avais vécut tout ce que je venais de dire. Ma réponse fut bien plus claquante par conséquent, bien involontairement, mais elle ne faisait que montrer mes émotions.

-Alors j'écoute, ton identité et celle de ton maître, celui qui te guide, arme. Seulement, à ce moment-là pour ma part, je te considérerais comme assez civilisée pour parler avec toi. Il va avoir accepté ce compromis que tu sais un peu de moi, et que tu va devoir te nommer avant que tu es toutes les informations que tu veux. Mais si tu détestes tant ces êtres que tu le dis, ça ne devrait pas être dur pour toi, sinon tu ne saurais pas différent de ces derniers.
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La discussion prenait une tournure inattendue, à mesure que vous vous menaciez mutuellement, à croire que cela était devenue un moyen de communication plutôt insolite, et peu importe ce que cette femme pouvait dire, tu ne l’aurais jamais remarqué si sa magie ne t’avais pas agressé. Parlant de sa magie, sa réflexion sur la possibilité qu’elle ne soit pas choisie. Ceux-ci relevé du domaine de l’impossible pour toi. Aucun humain ne naît avec une magie prédéfinie sans raison, et encore quand on a l’air de s’en plaindre plus que de s’en réjouir. Ainsi, à tes yeux, il ne restait que deux possibilités alors : Soit elle te mentait de manière éhontée, soit elle disait la vérité, et alors, elle n’était pas aussi humaine qu’elle le prétendait, et étant surement comme toi une hybride, mais dont la seconde nature ne se voit pas forcément. Personnellement, tu pencherais pour la première option. Néanmoins, le doute subsiste dans ton esprit, et si jamais elle se trouvait être véritablement sans véritable contrôle sur son pouvoir, il te suffirait de toi-même renforçait ta protection contre le sien, pour en terminer avec ces maux de têtes, et elle pourrait grandement utile pour la suite de ta quête. Qu’il semble que vous avez en commun d’ailleurs.

- C’est votre pouvoir qui m’a agressé le premier. Si vous n’y pouvez rien, alors je ne peux rien contre ma posture agressive. Mais soit, passons. Alors que la jeune femme se déplace pour se rapprocher du bord de la rivière, tu ranges ton épée, tes envies meurtrières s’étant dissolues lorsque la jeune femme avait évoqué son dégout des Seraphs, alors que tu observes le bras qu’elle te présente. Celui semble dans un sale état. Tu comprends l'idée qu'elle essaye de faire passer en disant que tu leur ressembles, mais... Ne me comparer plus jamais à eux, ou vous perdrez votre second bras. Néanmoins, s’ils sont vos ennemis, je n’ai aucune raison d’être la vôtre. Pour l’instant. Nous sommes toutes deux parties du mauvais pied, alors qu’il semble que nous sommes bien plus similaires que notre altercation le laisse paraître. Tu lui tends la main. Karîn Skyel. Adoratrice de Luménal. Je suis moi-même en halte à Nueva pour réfléchir à comment agir contre ces hérétiques. Si vous souhaitez vous joindre à moi pour cela, je n’ai aucune raison de vous refuser cette alliance de fortune, néanmoins, maintenant que je vous ai donné les informations que vous souhaitiez sur moi, à vous d’en faire de même. Qui êtes-vous, et que savez-vous d’eux ?

Tu ne perds pas de vue ton objectif, car c’est bien là la seule raison pour laquelle tu n’es pas encore partie. Cette femme en face de toi avait encore de l’intérêt et tu comptais bien en tirer profit. Si elle cherchait uniquement une personne avec qui communiquer et dialoguer, elle devra rebrousser chemin, néanmoins, si elle souhaite vraiment se battre contre les Seraphs, tout comme toi, alors il y avait des grandes choses que vous pouviez faire ensemble… Peu importe sa nature, peu importe ses origines.




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Ft Karîn Skyel
Le changement de ton et de personne dans ses paroles me prit légèrement par surprise, je veux bien l'admettre. Il semblerait que ce point commun sur un certains dégoûts pour ceux de ma race qui suive encore cette idée de religion est finalement suffisamment calmée la femme en face de moi pour qu'elle range son arme et fasse donc preuve de plus de civilité. Même si, bien qu'elle ait rangé son épée, la mortelle en face de moi ne semble pas être appréciée d'être comparé à ces derniers… Est-ce vraiment par dégoût par ses derniers et non par déni plutôt qu'ils se ressemblent ? Mais je n'ai pas l'intention de le faire, j'ai enfin réussi à calmer cette personne, ce n'est pas pour l'énerver dans la seconde qui suit derrière.

Je l'écoutais, avec son changement de ton presque hypocrite, signaler qu'on avait peut-être plus en commun que cette altercation laissait paraître, sachant qu'elle est la cause de celle-ci. Même si, bien qu'elle ait rangé son épée, la mortelle en face de moi ne semble pas être appréciée d'être comparé à ces derniers… Mais très vite, je déchantais quand j'écoutais ce qu'elle était. Adoratrice de Luménal… Mon ennemie jurée en autre, moi qui suis les préceptes d'Obscural, bien que mon interprétation du Sixième soi déviante par rapport au reste du monde. Elle n'était donc pas différente des autres religieux qu'elle pourchassait tant, si elle était prête à tuer à la moindre occasion. Cette Karîn semblait être du type à tuer tout religieux sans la moindre distinction, alors que la plupart n'ont pas eu d'autres choix que de le devenir.

Elle est tout aussi folle que nous le sommes.

Je me tournais néanmoins vers elle, approchant de quelques pas pour saisir de ma main non blessée la sienne, pour la serrer, avant de la retirer. De passage à Nueva, comme je le suis, mais absolument pas pour les mêmes raisons, j'en ai peur. Mais je n'ai pas l'intention de le faire, j'ai enfin réussi à calmer cette personne, ce n'est pas pour l'énerver dans la seconde qui suit derrière.

- Désolée de te décevoir Karîn, mais je ne rejoindrais pas ta croisade contre les Séraphs pour le moment… J'ai déjà suffisamment à faire pour traîner mon corps dans toutes les parties du monde excepté en Mearian pour trouver les biens trop rares feuilles de l'arbre de vie, pour soigner les blessures que j'ai subis contre les fanatiques des Séraphs.

Ceci dit, laisse-moi me présenter. Kieryn Lestari, actuellement voyageuse dans le monde comme je l'ai dit, dans l'espoir de pouvoir récupérer mes capacités physiques. Bien qu'à terme, détruire l'Ordre n'est pas une mauvaise vision de la chose…


Je m'asseyais de nouveau, face au lac, avant de reprendre mon monologue à son égard.

- Ce que je sais des Séraphs ? Malheureusement trop peu de choses. Je ne suis même pas sûr que les hauts dignitaires de l'Ordre en savent plus que ça sur ses usurpateurs. Disons que je connais les bases, ou peut-être quelques informations grâce aux croisements d'informations que j'ai pu faire. Je sais leurs nombres, vingt et un. Je sais que presque toutes les personnes en Mearian sont des fanatiques à leur sujet. Mais qui ils sont réellement ? Je ne sais pas. Mais l'Ordre bouge beaucoup et essaye d'illuminer encore davantage de personnes dans le monde. Akantha étant pour le moment dans leur poche, ils tentent avec Nueva… Et ne finiront sûrement par l'Empire… Si ces derniers n'ont pas détruit Mearian, ce qui m'arrangerait bien d'ailleurs.

Peut-être la seule information que je suis capable de dire avec mes diverses rencontres dans ce vaste monde et que ces derniers sont apparus peu après la Catastrophe. Les pauvres habitants de Mearian sont juste tellement endoctriné avec de fausses connaissances qu'ils ne s'en rendent même pas compte.

Sinon, pas grand-chose de plus, j'en ai peur. Il y a beaucoup trop de mystères autour de ces derniers.


Je m'arrêtais enfin de parler de regarder la surface de l'eau du lac, attendant les réactions de la femme à mes côtés. Mais je ne baissais jamais ma garde, car je l'ai dit et je le pense toujours, elle n'est pas différente que mes anciens membres de mon espèce touchée par l'illumination, et même certains des miens, ainsi que ma personne. Une psychopathe pour le reste du monde, qui veut créer SON monde à SA manière.
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