Lost Kingdom  :: Personnage :: Présentations :: Présentations validées :: Empire

Lueurs d'Été - Neha

Voir le sujet précédentVoir le sujet suivant
Neha Apis FOLIA
IDENTITÉ
RACE ▬ Sirène - Ange (mère biologique sirène et père biologique ange)
AGE ▬ En apparence, entre 20 et 30 ans. EN réalité, 368
ORIENTATION SEXUELLE ▬ les étiquettes, c'est nul
SITUATION PERSONNELLE ▬ célibataire, treize chats et quatre chiens à charge.
NATIONALITÉ ▬ Ellgard.
FACTION ▬ Empire.
MÉTIER ▬ Chevalier sous les ordres de Famine.


MAGIE ET COMPÉTENCES
PHYSIQUE
❯ agilité ☻ ☼ ☼ ☼ ☼
❯ force ☻ ☼ ☼ ☼ ☼
❯ endurance ☻ ☼ ☼ ☼ ☼
(TECHNO)MAGIE
❯ mana ☻ ☻ ☻ ☼ ☼
❯ puissance ☻ ☻ ☻ ☻ ☼
❯ contrôle ☻ ☻ ☼ ☼ ☼
« Le baiser de Lumenal»

La bénédiction. On peut y croire ou non. Jadis ils ont choisi de le faire. En voyant ce petit bout de chou rayonner, teinté d’une peau hâlée presque rouge, étrange, et marquée d’un point lumineux en son front, de cheveux représentant une lueur parfaite, elle était pour eux, tout ce qu’IL représentait. La lumière. La vie. La grandeur. La bonté. Et ses premiers rires furent si doux que personne ne vit l’ombre menaçante s’approchant, retirant cet objet de foi d’entre leurs mains.

La véritable nature de Neha, bien que croisée magnifique et étrange entre l’ange Gabriel et et sirène Alasha, se résume en sa magie. Bercée de la douce voix d’un dieu encore présent, pensa-t-on. Elle est l’incarnation d’une saison. Elle est l’âme jumelle d’un démon immortel. Elle est le solstice d’Été, secrètement lié à l’Evyld’hen perdu dans son monde de cristal. Destinée à le chercher toute sa vie.
Ainsi, à son inverse, elle possède la force dans l’astre nommé Soleil, et la faiblesse la prend dès lors que l’ombre l’emporte. Elle est à Lumenal ce que le démon de la plus longue nuit est à Obscural.

_ La bénédiction de la jouvence _ Les légendes en parlent parfois. On dit qu’il existait autrefois des bains sacrés permettant de ramener le corps vieilli à un âge physique bien plus jeune. Ces eaux sont-elles pure légende ou vérité ? Neha ne le sait. Mais en elle réside la bénédiction de la jouvence, et ainsi, éclairée de la vive lueur de celui qui l’embrassa sur le front - soit disant - son corps retrouve l’aspect de ses vingt ans et une vigueur magnifique. Une sensation de vivant purgée de tout problèmes causés par le temps. Mais à contrario, s’éclipser de la lueur du soleil divin enlève la vigueur lentement, la nuit est fatale à l’énergie de Neha, et au fil des semaines privées de l’astre géant, le temps rattrape la belle qui s’est échappée trop longtemps. S’il parvient à gagner trop de terrain, la bénie devient la poussière que son corps aurait dû être en ce jour. Il suffit en revanche d’une retrouvaille avec l’énergie et la lumière solaire, pour lentement inverser le processus, et lui permettre à nouveau de profiter de ses vingt ans.
Si les bains de jouvence sont légendes ou rumeurs, la bénédiction de Neha est vraie et probablement à l’origine de ces contes de fées, la sirène pouvant avoir expérimenté cela en faisant trempette sous un corps de vieille, retrouvant sa beauté sous les yeux d’un curieux. Nul doute que ce gaillard espionna jouvencelles dans les bains par la suite, dans le but de retrouver la femme rouge et blanche. Ou dans d'autres buts, qu'en sait-on ?

« L’exclusion raciale »
C’est bien connu. Les sirènes racistes ne se mélangent point, encore moins aux anges prétentieux. Et pourtant. Fruit d’une union aussi questionnée que passionnée, l’enfant dès son plus jeune âge possède les attributs de ses deux parents biologiques, apparaissant selon sa volonté ou les conditions de son environnement.

_ Les attributs raciaux _ Sirène et ange, mélange surprenant. La belle possède les ailes du ciel et la belle queue de l’eau. Quatre ailes. Deux paires. Elles sont d’une blancheur surprenante, mais loin d’être duveteuses, les plumes sont écailleuses, adaptées à l’océan devenant grandes nageoires rapides dans les profondeurs sans empêcher un vol au delà des étendues bleutées. La queue en attendant possède la même couleur, bien que certaines écailles semblent presque être rouges à certains moments. Les branchies de Neha s’ouvrent derrières ses oreilles et au sein de son cou, lorsque respirer au fond de l’eau devient nécessaire. Elle est l’ange aquatique.

« La danse des armes »
C’est un psypher. Ou plusieurs qui sait ? On le lui a donné en prétendant que la lame de ce sabre pouvait changer d’apparence et devenir une corde, un fouet ou un lasso. Apparemment chaque forme possède un sortilège. Peut être un jour la belle les maitrisera toutes ?

_ Chorégraphie d’une lame de lumière illuminant les cieux _ C’est la première forme, un long sabre fin, d’une beauté des plus simples que la belle femme maîtrise. Cette lame magique puise dans la force du soleil, absorbant ses rayons passivement. Lorsque chargée de cette énergie solaire, la lame devient immatérielle, ne pouvant plus blesser quiconque, provoquant une sensation de chaleur agréable au toucher. Mais cette épée n'est pas faite pour atteindre le corps de l'ennemi.
Toute matière touchée par la lame, si l'Eté le veut, déposera une marque invisible à l'endroit caressé, qui, au passage d'un être vivant déclenchera une petite explosion d'une lumière intense, aveuglant quiconque la regarde. L'aveuglement n'est cependant que temporaire, sauf dans de très rares cas, et peut durer entre quelques secondes et quelques minutes.
Mais là n'est pas la seule fonction de cette arme. Car remplie d'énergie solaire, elle permet au solstice de conserver momentanément sa vigueur une fois la nuit tombée, la bénédiction de la Jouvence fonctionnant parfaitement avec.

Psypher avant tout, pour que la lame soit en mesure de capturer les rayons du Soleil, il lui faut cependant absorber en premier lieu des âmes, et ce, régulièrement.
PHYSIQUE
La lueur du Soleil était enfin là. De nouveau là. Cela faisait si longtemps. Un petit bout d'éternité, que la Croisée ne l'avait plus vue. Faible, si faible. Son corps était avachi, sa peau était ridée. Elle s'appuyait contre cet enfant, qui l'avait libérée. Contre cet enfant qui l'avait aimée. Cet enfant qui n'avait pas pu supporter les chaînes autour de ses chevilles, et qui avait subtilisé la clef au roi du Domaine.

Les grottes dépourvues de lumières étaient si longues, et les pas de Neha la rapprochaient à chaque fois un peu plus de la mort. Ses longs cheveux blancs ne semblaient plus briller, et n'étaient que la marque de son âge, alors que sa peau halée, d'un teint presque rouge, était marquée des crevasses du temps. Son regard était presque éteint. Dans sa longue vie, c'était en ce jour qu'elle comptabilisait le plus de temps sans recevoir la douce caresse de Lumenal sur sa peau.

Et pourtant. Alors que, dans sa piètre robe en lambeaux de tissus, elle était soutenue par le petit, les rayons du soleil commençaient a se faire voir. Sa joie était à son comble, et elle voulut courir. Mais ses muscles étaient faibles. l'arthrose était conséquente. Elle faillit tomber, et sans doute se serait-elle cassé un os, faible comme elle était. Sans ce petit, elle aurait péri. C'était sûr...

Une fois que ses pieds nus touchèrent le sol doucement réchauffé par le soleil, en revanche, la vie sembla lui faire un cadeau, alors que sa voix cassée par le temps remerciait le bambin. Elle le lâcha, écartant les bras, et l'astre du jour sembla la saluer de sa lueur. Et lentement, l'enfant qui n'avait jamais cru voir un tel phénomène un jour, pu être seul spectateur de la bénédiction de la jouvence. La robe tomba. Alors que l'ancêtre s'approchait de l'étang aux alentours. Et le corps nu et fripé retrouva doucement une allure plus jeune. La vigueur s'empara d'elle, et les rides disparurent, pour laisser place à une pureté sans pareille. Une peau toujours rosie, mais qui reflétait une jeunesse retrouvée, tandis que son visage prenait l'aspect de ses vingt ans. Ses formes revinrent. Sa jeunesse retrouva le chemin de son corps. Son visage n'avait plus aucune trace du temps, et resplendissait, un point, une tâche, blanche, ornant le front, tel le baiser chaleureux d'un parent donné à son enfant, ou d'un Dieu donné à une merveille. Et ses yeux d'un bleu si clairs, rayonnants de joie, se tournèrent vers le petit, qui n'en revenait pas. Sa voix aussi, prit un nouveau tournant, alors qu'elle remerciait le gosse.

_ Je ne sais comment te remercier, Gavin. Dis moi ton souhait, je m'efforcerais de le réaliser.

Au grand étonnement de Gavin, la voix de Neha était d'une douceur miellée, comme si elle venait tout juste d'entrer dans sa vingtième année. Il fallait dire que son visage n'avait plus rien de la vieille ancêtre qu'il avait libérée. Il se tenait face à une femme, nue, d'une beauté exquise, bien que sa peau restait d'une rougeur inexplicable.

_ Tu... Tu m'as dit que tu étais un ange. Et une sirène. Je... Je veux voir...

Du haut de ses dix ans, ce petit était bien curieux, contrairement au clan auquel il appartenait. Un clan de pilleurs, de bandits, qui se prenait pour les maîtres de cette région de Nueva. Aussi, sans plus de cérémonie, Neha accepta, levant ses cheveux brillants pour laisser à son dos la capacité de faire sortir les ailes tant spéciales. De ses omoplates, une première paire. Elles étaient longues, larges, capable de la soulever dans les airs à elles seules. De ses hanches sortirent les deux autres, plus petites. En la regardant de face, l'enfant crut voir un papillon, avec la forme que prenait cette silhouette ailée. En s'approchant, il demanda à les toucher, ce qui ne gêna en rien la croisée. Aussi, dans ses petites mains sales se trouvèrent-elles, et les plumes étaient étranges. Blanches, et non duveteuses, elles semblaient, et étaient, complètement écailleuses.

_ Ne bouge pas.

Elle s'approcha de l'eau, avant de se regarder dedans, contente de retrouver son visage. Elle sourit à Gavin, avant de s'élancer, et de plonger dans l'étang. Un frisson l'envahit dès lors qu'elle toucha le froid de l'eau, mais ce n'était rien comparé au bonheur de nager de nouveau. Ses jambes, alors qu'elle s'enfonçait dans les profondeurs, s'allièrent pour former une queue, dont les écailles blanches et brillantes comportaient quelques traces rouges. Et sur les côtés de son cou, et derrière ses oreilles, la sirène put sentir ses branchies fermées depuis si longtemps s'ouvrirent à nouveau. Dès lors, elle se propulsa vers la surface, et sauta dans les airs, ses ailes prenant le relais pour la faire s'envoler.
Gavin eut alors une vision de merveilles. Un ange à queue de sirène. Le soleil et les perles d'eau propulsées rendirent cette image plus magnifique encore. Puis Neha toucha le sol, redevenant humaine, avant d'enfiler la tenue en morceau, ne voulant tout de même pas dévoiler ses atouts aux premiers passants qu'elle rencontrerait dans sa fuite.

_ Gavin... dit elle. Viens avec moi.

Le garçon n'eut pas besoin de réfléchir longtemps. Rien que pour avoir fait sortir Neha de ces grottes obscures, il trouverait sans aucun doute la mort. AInsi, donnant la main à l'ange, il s'enfuit avec elle...
CARACTERE
Il est une lueur, en ce monde. Une pointe de lumière, représentée par une personne se dirigeant à coeur perdu vers son homologue noir. Deux entités. Deux personnes. Auxquelles un pouvoir a été donné. Auxquelles une signification a été confiée. Deux âmes liées. Deux solstices.
Que les légendes aient raconté cela, ou que la vérité découle de ces mots, Neha possède le coeur de l'Eté, enfant bénie du dieu Lumière. Une marque sur son front, une magie solaire, et un besoin constant de chercher l'Evyld'hen, cet être opposé à la blanche lueur de son esprit, font d'elle un solstice. Comme peut-être d'autres avant elle, elle représente le bon, nichée sous le regard du soleil, mais en son âme demeurent les ténèbres, car qui irait vers le noir lorsque le blanc le cajole de tout son être ?

Une pointe de pourri dans un esprit de pureté. Sans doute, pour elle, cela se concrétise par sa représentation du bon et du mauvais. Là où certaines lignes se dessinent, là où deux parties se distinguent, certains n'arrivent jamais à rejoindre l'un des deux camps. D'autres, toute leur vie, vivent par un crédo, capable de les emmener, au choix, vers le bien ou le mal. Mais ce Chevalier de Famine, elle, voit la lumière au sein des ombres, et est ainsi capable du pire pour accéder au meilleur. C'est ainsi que les valeurs d'Ellgard se marient extrêmement bien à sa vision de la vie. Car c'est en cette nation dite tyrannique que réside l'ordre. C'est en ce peuple dur que se trouve le secret de la paix. Et les atrocités vécues en ces terres du Nord, ou en parcourant les champs de batailles, de guerres menées par l’Empire, n’ont pour la rouge qu’une unique et simple signification : l’ordre. Nécessité à toute société visant la perfection. Comme Ellgard.
C’est en cet ordre que réside la suite viable de la vie, et quiconque croit en l’égalité et la démocratie ne peut qu’obtenir de la pitié de l’Été, qui constatera la fin de ces rêveurs avant celle de la tyrannie. Le concept de l’égalité n’est que parole en l’air et résultat d’un espoir trop grand pour les êtres qui y croient. C’est une idiotie venue d’ailleurs, de l’Est, probablement... Une erreur qu’il faudra rectifier.

Une erreur comme en son pays natal. Venue tout droit de la terre des anges, la croisée l’a quittée il y a bien des siècles, et en cet ouest théocratique se tient l’objet de la pitié. Et non de haine, Neha n’ayant pas appris à haïr... Pathétique contrée se tournant vers des astres ravageurs pour ignorer la science salvatrice, se tournant vers l’adoration sans fond d’entités soit disant divines et perdant à jamais tout avenir. Mearian a beau avoir accueilli l’enfant du Soleil, cette dernière ne trouve que deception en regardant vers le coucher de son père.

Un père qui n'en est pas un. Un Dieu qu'on dit oublié, il y a de cela bien longtemps. Pour elle, cet Ancien l'a créée, l'embrassant sur le front, avant de porter sa douce lumière vers l'Astre du jour. Et le Soleil est devenu comme son père, qu'elle rejette de toute son âme, qu'elle aime savoir à ses côtés, qu'elle regarde avec tristesse, lorsque son coeur saisonnier part à la dérive de ses pensées, lui rappelant qu'un être chéri par la nuit l'attend. Un être chéri par Obscural, qui étend son voile sombre au coucher de son paternel symbolique...

Quant à sa mère... Elle l’aime. Tellement.
Maternelle adoptive, mère dévouée, gardant contact et protégeant son enfant, elle apporte son lot de contradiction envers la fille née rouge. Car Ellyn Folia était Empathia lorsque Neha trouva refuge en ses bras, et auparavant la petite ne voyait aucun mal en les Seraphs. Elle a bien changé, comme celle qui l’a élevée. Comme si la corruption propre aux Trente existait aussi en ce Solstice.

Serait-ce son lien avec le divin ?
L’on dit, l’on a dit, que l’enfant écarlate marquée de blanc était bénie du Dieu Lumenal, à sa naissance, il y a de cela près de quatre cents ans. Cependant, bien que liée, à tort ou à raison, à cet être aujourd’hui disparu, prétendument, jamais Neha n’a réellement porté sa foi en lui. Elle le pense existant, présent chaque jour et l'épaulant, l'illuminant de sa puissance, mais l'on ne peut porter foi religieuse en une personne tel que lui. Cet Ancien... Ni même en aucun dieu, aucune entité. Qu’elle côtoie un Seraph ou un des Grands - si possible - elle reste incapable de se fier à la religion. Sa longue vie lui a permis de voir les dégâts que cette dernière causait, et la demoiselle a préféré mettre sa foi au service de la nation d’acier. Au service de la science et de la connaissance. Au service de l’esprit...

Aussi se tourne-t-elle de tout son être vers l’amélioration mentale. Plutôt que son corps, la Croisée préfère travailler sa tete, et elle ne manque pas de s’occuper de simulations de diverses batailles, qu’elles soient physiques ou sociales, afin d’affiner son instinct et ses stratégies. Une guerrière abstraite. Une savante d’action. Et ainsi, en cette qualité, elle ne peut voir les machines comme autre chose. Elles ne sont pas vivantes, elles ne sont pas bonnes, ni mauvaises. Elles ne sont que les objets, les clés, les cartes de l’Empire face au monde corrompu... De la chair à canon bien pratique. Pour éviter d’avoir à miser sur les êtres aimés.

Pour le solstice, ils ne sont pas tant que cela. Sa mère, son alter ego introuvable, agissant en son coeur comme un charme rêveur, quelques autres personnes d’exception, quelques un de ses frères d'armes, et ses petits anges. Ses dix-sept petits fripons qui habitent ses quartiers. Treize chats, quatre chiens. Coco, Zouille, Mouflette, Mimine, Glue, Galet, Garfield, Puddin, Ninio, Cupcake, Pattenrond, Ouf, Pyro, miaulant à tout-va. Nasus, Plume, Jaguar, PtiDej aboyant de joie.
Neha est une très vieille fille.
HISTOIRE

Nueva
le 22 juin de l'an 332

Maman,


Cela fait quelques mois que j'aurais dû t'écrire. Pour cette absence, je tiens à m'excuser. Tu as dû être inquiète, mais n'aie crainte, je suis désormais saine et sauve. J'ai eu quelques soucis en les terres de verdure et d'arbres. Alors que je visitais une petite bourgade en bordure des lacs infinis, je fus témoin d'un pillage aussi sanglant qu'horrible, et, tu me connais, j'ai voulu aider les habitants qui m'avaient si bien accueillie. Malheureusement, si les récits à mon sujet sont vrais, il faut croire que l'Ancien ne tient pas tant que cela à sa création, puisqu'à peine arrivée sur le lieu, je perdis l'appui de notre astre, et entraînée dans l'action sans la force de ce prétendu père, je finis vaincue, sans avoir pu aider qui que ce soit.
Mais je ne fus pas tuée. Peut-être les bandits virent en moi un trésor à poser dans un lit, ou à dénuder pour satisfaire leurs besoins, répugnants êtres qu'ils sont... Ou alors est-ce la couleur étrange de ma peau qui les a incitée à ne pas passer leur lame coupable sur ma gorge ? Je ne puis le savoir, et devrais bénir l'Ancien pour l'absence d'attouchements. Mais qu'il aille se faire manger le gland, il n'aura aucune prière de ma part.
Toujours est-il que je fus ramenée dans leur camp, des grottes isolées où passaient tout l'or et les femmes qu'ils récoltaient - ou les hommes, leur chef sembla les préférer, au grand damn de ses camarades - et sans voir la lumière du Soleil, je fus condamnée à dépérir. La première semaine, ils me placèrent dans leur geôle, attendant sans doute de savoir quoi faire de moi. Me nourrissant à l'aide d'une trappe au dessus de ma cellule, ou crachant inepties sexuelles sans pourtant voir, dans l'ombre, mon visage atteint par les désastres du temps. Il ne fallut qu'un cri d'effroi du premier pillard devant mon visage ridé, pour que leurs habitudes changent, et aussitôt mon petit bout de grotte devint dépotoir ambulant et toilettes abominables, lavées par les enfants forcés d'obéir à leur maître, le Roi sous la crevasse - dommage qu'ils ne soient pas cachés sous une montagne, le titre aurait pu faire peur aux passants trop effarouchés -.

Je survécus durant deux mois, à peine. Chaque jour sans mon Astre me rapprochant toujours plus de la mort, mon corps vieilli et mes articulations bloqués, mes sens fatigués et mon coeur battant si lentement que je dus manquer de passer l'arme à gauche plus d'une fois. C'est dans cette pénombre constante que je rencontrai l'un de leurs enfants, celui qui nettoyait ma cellule lorsque mes geôliers décidaient de lâcher leurs excréments dans ce petit enclos qui m'abritait. Gavin.
Il me sauva.
Subtilisant les clés de son maître pour me faire sortir, croyant sauver une vieille pour ses dernières heures, il me conduisit au Soleil à l'extérieur des caves, et je pus retrouver à la fois ma vigueur et ma jeunesse.
L'on peut donc ainsi bien trouver de la lumière, même dans les endroits les plus sombres...

Aujourd'hui je t'écris, sauvée. Gavin m'a suivie, et je te le présenterais la prochaine fois que l'on se verra.
J'espère avoir de tes nouvelles bientôt.
Prends bien soin de toi.


Neha Empathia


______________________________

Les ailes d’un ange.

C’était un défi. Un obstacle à surmonter. Une hauteur inatteignable à gravir, franchir, puis quitter. Du haut de ses trois ans, du haut de sa petite taille, l’enfant rouge marquée de blanc avait découvert ses petites ailes, deux pour le moment, les deux suivantes encore creusant leur chemin vers la sortie. Elle avait eu mal, la nuit où elles étaient apparues. Elle avait eu mal et avait crié un bon nombre de fois, alertant d’abord sa maternelle, qui l’avait consolée dans ses bras, puis pleurant perchée dans un calin avec la seraph de l’Empathie.
Sa main attrapa alors le bras de l’Exil. Son obstacle. Sa montagne personnelle. Elle voulait voler, il lui fallait de la hauteur. Qui d’autres que la demone pour la lui offrir ? 
Tirant sur ses petits muscles, son pied se calant contre le ventre de la blonde, elle faisait sa grimpette, serrant les dents sous l’effort, ignorant les paroles de l’intéressée qui la laissait grimper, s’en amusant.

_ J... presque...

Elle parvint au niveau de son visage, et de ses yeux bleus, contempla le rire d’Exil, qui devait se demander le but de cette épreuve. Le rire contagieux, l’enfant sourit, avant de poser son pied droit sur l’épaule de la montagne, et d’agripper le haut du crâne, tirant les cheveux de la blonde en même temps. Puis elle plaça ses orteils nus sur le nez de la demone, pour se hisser sur sa tête, et déploya ses petites ailes.[/size][/size]

_ Et...

Et elle sauta. Bougeant ses ailes afin de s’envoler, elle espérait retrouver sa mère par la voie des airs, mais trop petite, son corps se dirigea trop rapidement vers le sol. Elle n’eut pas le temps de le réaliser, que les mains de l’Empathia la rattrapaientt, et que sur son visage naissait un grand sourire.

_ Maman. Encore. Encore.

_ Non Neha... on va faire autre chose.

L’enfant regarda Exil alors que sa mère l’éloignait, triste un instant, avant de se retrouvée assise sur le sol, devant l’un des chats qui rôdaient dans le temple. Plus aucun signe de tristesse en elle, ni même l’envie de remonter sur son perchoir, la déesse, sa mère, ayant usé de son pouvoir pour effacer cette petite mine triste.

_ Occupe toi plutôt de jouer avec lui.

Un sourire illumina son visage. L’enfant adorait les animaux, et Misterplouf - le nom de l’animal - était un chat roux adorant se mouiller la tête en restant, les jours de pluie, dehors, assis sans bouger. D’où son nom.

_ D’accord. Misterplouf. Misterplouf.

Elle tendit les bras et le chat s’y engouffra. Il était habitué aux présences humaines, passant la majeure partie de ses journées dans le temple. Et il trouvait souvent refuge dans les bras de la petite croisée toute rouge.

Ellipse de quelques siècles

Sa main passa contre le museau de Coco, qui frotta son front contre la paume, alors que Nasus avait le droit à l’autre main. Cupcake sur sa tête et Ouf sur ses genoux, Neha était envahie de l’amour que lui portaient ses trésors. Comme durant toute sa longue vie. Elle avait toujours été entourée de ces petites bêtes aussi adorables que protectrices... Et lors de ses jours de repos, elle passait sa vie à les dorloter...

______________________________

Atlantys
le 30 septembre de l'an 401

Chère Mère,


Comment vas tu ?
Cela va désormais faire deux années de suite que je suis dans la belle cité d'une partie de mes ancêtres biologiques, nichée au fond de l'eau. Je ne reçois pas tes lettres, je m'inquiète. Sont-elles juste incapables d'arriver en ces eaux habitées ? Ou es tu plongée dans un cercle vicieux du fait de cette alliance putride entre la cité de mon enfance et la ville des Salamandres ? Il est vrai que je fus étonnée d'apprendre par mes camarades coureurs cette folie. L'Ordre ne recule donc devant rien pour assouvir sa soif de puissance ? je suis choquée.
Mais moins qu'en ce jour où je t'écris, durant lequel je fus victime d'un accident peu conventionnel. Je soupçonne la tentative de m'éliminer, sans en comprendre la raison. Je ne peux l'affirmer, cependant. Toute trace de l'incident semble avoir été épongée de l'implication d'un volontaire assidu, néanmoins je suis presque sûre que cet adversaire voulait ma mort.
Je t'explique.
Hippo et Campe, comme  leur habitude, allaient avec leur allure et leur magnifique vélocité, et mon char se trouvait second. Atlantys semblait en émoi devant cette avancée que je mettais à Rustave, le premier de file. Nous arrivions au troisième tour, et tout semblait parti pour gagner, bien que Campe ressentait la difficulté éprouvée en fin de course. Mais je me rapprochais de mon opposant, lorsque soudain, son char percuta le mien. Bien entendu, cela arrive, mais là est l'étrange. Mon char perdit de sa vitesse, lorsqu'à la suite de cette collision, Campe s'arrêta, ne pouvant plus nager, stoppant mon tour, ma course, et sa santé. Fort heureusement, l'on me dit que tout ira bien pour lui.
Et que la raison était sans aucun doute son alimentation. Je donne pourtant la même panse à mes deux hippocampes, alors pourquoi ? Je jurerai qu'il s'agit de Rustave. Mais si ce n'était que cela. Car je ne t'ai pas encore raconté la suite.

Dans le tumulte provoqué par l'arrêt soudain de mon char, je fus projetée en avant et rentrai dans le mur de l'hippodrome. Tout cela n'aurait pas été bien grave, si mon suiveur, Octave, n'eut pas comme par hasard un problème, dirigeant son char droit sur moi. Il ne s'en fallu que de peu pour m'en sortir, mais je crus bien finir écrasée sur l'instant. Et je j'aurais juré apercevoir de la déception dans le regard de ce maudit triton.
Qu'en dis tu ? Un sabotage, et un passage quelque peu louche. Me fais-je des idées ?
J'aimerais avoir ton avis.


Neha Folia


PS : Oh, il faut que je te dise, cette journée ne fut pas toute noire. J'y ai rencontré la nouvelle matriarche des Delenikas. Et ce fut un honneur. Bien entendu, personne ne savait pour ma condition de Croisée, aussi je ne comprends pas pourquoi je ressentis de sa part l'envie écrasante de me repousser, mais apercevoir un membre de la caste dirigeante reste impressionnant. Par contre, cette truite d'eau douce finira par me taper sur les nerfs si je reste... peut-être aurais-je dû donner une seconde chance à Rustave et son frère. (rires)


_____________________________

L’aventure commence à quatre pattes.

Elle ne savait que ramper sur ses genoux, dix huit mois qu'elle vivait, posant les mains pour se déplacer au raz du sol. Mais cela ne l’arrêtait jamais. Car elle vivait dans un temple qu’elle ne connaissait pas vraiment. Il lui fallait explorer, et découvrir. Il lui fallait comprendre ce qu’était ce lieu. Il lui fallait voir les merveilles qui découlait de cette demeure accueillant tant d’inconnus entre ses murs. Alors elle bougeait. Elle marchait sur ses pattes, avançant lentement mais surement, regardant et admirant le monde dans lequel elle vivait. Et tandis que sa mère assurait la fonction de prêtresse, l’enfant était l’exploratrice.

A de nombreuses reprises, Ellyn Empathia l’avait retrouvée sur les tables, près de l’entrée, dehors ou devant le confessionnal. Toujours à un endroit pouvant potentiellement devenir dangereux pour une si petite chose, mais les passants faisaient attention. Il était connu que la petite rouge était l’enfant adoptive de la prêtresse d’Empathie. De ce fait. Neha était la petite protégée, et lorsqu’elle se retrouvait dans ces endroits dangereux pour son jeune âge, on prévenait sa mère.

En ce jour, la croisée avait décidé d’inspecter l’un des grands vases vides contre les murs. Elle avait remarqué que certains avaient de jolies fleurs en eux, mais que d’autres n’avaient rien. Peut être étaient ils plus importants ? ou moins ? Quoiqu’il en eut été, elle posa ses mains sur l’un des vases. Il était décoré, de plein de couleurs, de gravures qu’elle ne comprenait pas. De dessins qu’elle aimait.
Et il y en avait trop haut pour sa petite taille. Alors elle s’appuya de toutes ses forces contre le vase, tentant de se mettre debout. Bien évidemment ignorante des lois physiques de ce monde, elle poussa l’objet par le côté, et, non bloqué par le mur, ce vase finit par basculer, alors qu’elle se tenait enfin debout. Elle tomba. En même temps. Et en plus du grand fracas que sa chute causa, les pleurs alertèrent l’Empathia, qui se précipita vers sa fille pour la prendre dans ses bras. Là, sa magie retira tout sentiment de tristesse dans le corps de l’enfant, alors qu’elle lui susurrait une chanson douce pour la calmer.

_ Chut... Chut... dit elle doucement, continuant de fredonner la berceuse. 

Ellipse de plusieurs siècles

Ses lèvres vibraient, alors qu’elle fredonnait cette chanson que sa mère avait l’habitude de lui chanter, petite. Une habitude qu’elle avait pris depuis de nombreuses décennies maintenant, qui la plongeait dans un calme rassurant. Une façon bien douce de se retrouver...

______________________________

Akantha
le 12 janvier de l'an 93

Ma chère maman,


Je viens d'arriver à Everbright. Tout y est si beau... si chaud... Peut être un peu trop chaud, mais supportable. L'architecture de la ville est différente de celle de mes souvenirs. Mais lorsque, petite, nous y allions pour réceptions et représentations musicales de tata Prupru, je n'étais alors intéressée que par les notes et le jeu, non par les colonnes et bâtiments. Il me semble aussi que la ville est plus grande, vu qu'enfin je peux m'y aventurer.

Susannah est aussi avec moi. Comme à son habitude, elle me traîne partout, mais je ne puis rien refuser à l'élue de mon coeur, et nous nous sommes retrouvés plus d'une fois bien trop loin de notre première destination, l'auberge. Je crois que ma belle Salamadre en avait assez de dormir à la belle étoile. (rires).
Du coup, nous avons enfin un lit. Et voilà que je dois te confier quelque chose qui me troubla dans mon sommeil.

Tu sais ce que l'on raconte sur moi. Tu m'a appris ces racontars d'infortune il y a longtemps maintenant, et nous avons toujours pensé que c'était pourquoi le Soleil me faisait grâce de sa magie et sa jeunesse. Néanmoins, la nuit dernière, alors qu'Obscural le tourmenteur enveloppait la ville de son voile, j'eus une vision des plus étrange, un rêve aussi fascinant qu'effrayant. Je ne puis l'expliquer correctement, mais je puis te dire ce que je pense de cela.

J'ai vu une plaine de lumière. Un horizon protégé par l'Ancien, et cette lueur semblait m'appeler. Là, une silhouette. Un homme. Je crois. Je ne pus voir que sa silhouette, mais il était d'un noir aussi virulent que le rouge qui parsème ma peau. Alors que je m'approchais, au dessus de moi vint se porter le manteau des ténèbres, et alors que je touchais la main de cet alter ego de nuit, j'entendis un murmure. Puis un autre. Comme si ces deux sacs à merde de dieux parlaient chacun leur tour. D'abord, je pus entendre "La voix de l'Hiver", et la silhouette se mit à luire de son ombre. Puis j'entendis "Les yeux de l'Eté", et mon corps rayonna de la même façon, contrebalançant les ombres.
Enfin je me réveillai en sursaut.
Un rêve ?
Voila ma question. En est-ce bien un ? Susannah m'a un jour dit que les rêves sont un message de notre cerveau. Ou est-ce autre chose ?


Neha Empathia


______________________________

Un bébé béni

Née rouge. Née blanche. Une peau chaude, habillée par le soleil. Une marque lumineuse, baiser d’un dieu oublié. C’était ce que l’on disait, dans cette secte pro-Lumenal, habitant Mearian et se cachant à la sortie de Theopolis. Son père, un ange, traître à son sang, mettant sa foi en les Cinqs, plutôt qu’en les Trentes, voyait l’enfant (nommée Apis) comme le symbole de sa vérité, la preuve du retour de la Lumière en ce monde. Sa mère, sirène originaire d’atlantys, déchue de sa famille Delenikas, nommée Alasha, essoufflée par l’accouchement, sentait que son enfant accomplirait merveilles pour le bien de la secte. Pour leur Cause...

Et les rumeurs s’intensifierent un temps. Un bébé béni des dieux. Des anciens dieux. Un couple bien horrible pour vouloir faire de cet enfant un symbole de leur hérésie. 
Outrage ! Horreur !
Empathie ordonna à sa fidèle Exil de sauver cet enfant, ou de s’assurer qu’elle ne porterait pas que ses petites épaules le destin tragique des impies. Sous ses ordres la demone partit, suivant le chemin que les racontars traçaient, pour se forger l’identité d’une dure croyante en ce Lumenal tout puissant, afin d’avoir une chance d’apercevoir le miracle. 
Il ne lui fut pas long de trouver ces faux croyants, mais la présence de l'ange paternel était bien trop dangereuse pour elle, aussi elle attendit patiemment, intégrant, cachée, éloignée de lui, ce cercle horripilant. Chaque jour, le bébé était présenté aux membres. Chaque jour, Exil avait une chance. Mais l'ange était toujours là... Sauf un matin. Parti répandre sa "vraie" foi aux alentours, il était annoncé qu'il serait de retour une semaine après. La chance d'Exil. 
Elle pourrait protéger le bébé. Par là, elle voulait dire le voler, et le remettre à Empathie. Ainsi, la nuit, elle s'introduisit dans la demeure du couple. Il ne lui fut pas si compliqué d’en finir avec les piètres gardes de ces fidèles aveuglés par une fable aberrantes de la présence de Lumenal, et lorsqu’enfin elle parvint au devant du berceau, un massacre derrière elle et le rouge d’un sang encore chaud sur son visage, l’enfant pleura. Alertant à la fois sa mère, mais aussi les autres fanatiques.

Elle aurait pu s’enfuir. Elle aurait peut être dû. Mais en un sourire mesquin, la créature s’amusa, et, se servant par moment du bébé comme d’un bouclier - personne ne frapperait le symbole de leur pitoyable religion -, elle put sadiquement jouer, adorer le sang et la mort, détruisant tout, tuant sans pitié. Alasha elle-meme périt cette nuit, alitée, et incapable de fuir, tandis que ce maudit de Gabriel ne connaîtrait jamais ses dernières paroles. La création impitoyable de la Seraph ne fit presque aucun survivant.
Ce fut la fin de la secte en Mearian.

Le jour suivant, la demone rentra, apaisée, et les traces du combat acharné effacés de son être. En sa main, la lanière d’un panier contenant le bébé, endormi. Elle avait d’une certaine façon « sauvé » cette enfant, qui, éloignée d’une secte détruite, ne pourrait jamais subir le bûcher pour hérésie.

La présentant à sa maîtresse, la puissante Empathie, qui en son sein cria presque de peine. Elle avait sans le vouloir lâché son monstre, quand elle pensait avoir envoyé une salvatrice. Elle se rendit compte qu’elle venait de faire de cette petite Apis une orpheline, et décida, à la fois attendrie par cette bouille, et coupable de tout le sang versé, de l’adopter. Elle lui donna son nom, devenant sa mère. Et la renomma Neha. Neha Empathia.

______________________________

Empire d'Ellgard
le 08 décembre de l'an 413

Mère,


Cela fait désormais quelques mois que je suis au sein du régiment Famine. J'aurais dû t'écrire avant, mais la formation pour devenir Chevalier n'est pas aisé, d'autant que mon corps, bien que vigoureux sous la lueur de mon prétendu paternel, cet Astre de malheur, a été mis à rude épreuve. Je suis sans doute l'une des plus faibles parmi mes frères d'armes, mais je me démarque autrement. C'est pourquoi L'Inquisiteur m'a acceptée. Ce que je perds en physique, je le regagne en esprit.

Ce n'est cependant pas la seule nouvelle dont je suis autorisée à te faire part. Comme tu t'en doutes, il m'est interdit de révéler quoique ce soit, et cette lettre sera lue et relue avant de s'éclipser de notre Glorieuse Nation, pour venir te trouver. Néanmoins, je puis t'affirmer que j'y ai trouvé ma place, ayant notamment su sortir mon épingle du jeu grâce à quelques simulations.

Et ce n'est pas tout. Je n'ose y croire moi même, mais j'ai pu obtenir un trésor bien précieux, cadeau d'un forgeron impressionnant que je sauvai il y a une année. Se rendant compte de mon pouvoir, et de ce qui arrive à mon corps lorsqu'Obscural vient souffler sur notre monde, j'eus droit à une arme capable de me rendre la vigueur perdue. Un Psypher étonnant qui me permet de ne plus être amorphe lors des opérations nocturnes. Je te le montrerais à ta prochaine visite.

Parlant de visite, tu connais déjà Nasus, Pyro et Cupcake. Et bien la famille s’agrandit, puisque de nouveaux amis vinrent trouver refuge chez moi. Zouille, un chat blanc taché de gris, aux moustaches assez grandes, et qui a la fâcheuse tendance de se frotter partout, Glue, un chat gris, qui ne veut que se terrer à la fenêtre, dans l'espoir d'apercevoir un volatile. Je ne peux compter le nombre de volailles qu'il m'offrit en cadeau. Et Coco, une chatte noire, très câline, qui vient toujours sur mes épaules. J'ai hâte que tu les rencontres.

Oh, et j'ai revu Gavin. Tu sais, l'enfant qui me sauva en 332. Il n'était plus humain. J'ai honte, maman... J'ai l'impression de l'avoir abandonné. Il n'est plus le même. Sans cette pourriture de fiente de troll, rien de tout cela ne serait arrivé.
Si je revois cette enflure, je le bousillerais, pour m'avoir enlevé ce petit...
Si tu en entends parler, d'ailleurs, préviens moi.

Je t'aime.


Neha Folia
DERRIERE L'ÉCRAN
PSEUDO ▬ huehuehue
AGE ▬ huehuehue
TU NOUS A TROUVÉ OU ? ▬ huehuehue
UN AUTRE COMPTE ▬ oui.
LE PERSONNAGE DE TON AVATAR ▬ ROSSDRAWS (NIMA) ▬ Nima
TU AS LU LE RÈGLEMENT ? ▬ oui.
Rebienvenue par ici ! :D






Achillée murmure en peru, Aster gronde en darkgrey.
Quel beau paradoxe. **

J'en connais un qui te cherche.


Jarred était beaucoup de choses - beaucoup trop de choses peut-être - mais certainement pas un pion. Ni même un un fou, un cavalier ou le roi. Il ne jouait même pas aux échecs. L'espion aimait le théâtre. Ainsi qu'y jouer chacun des rôles. Tous les rôles, jusqu'au dénouement heureux de la pièce. Clap clap. Rideaux.
Ma petite Vicky.

Rebienvenue Lueurs d'Été - Neha 416246685


Lueurs d'Été - Neha Aejor2
Quelle beauté Lueurs d'Été - Neha 416246685

Rebienvenue !


Lueurs d'Été - Neha LIE



Lueurs d'Été - Neha Aejor2

Signas:
 
oups, sans doute aurai-je dû vous répondre >_>

Merci à vous tous huehuehue

MAJ : chapitres 1 à 6 ajoutés. happy

EDIT : chapitre 7 ajouté. donc fiche finie Lueurs d'Été - Neha 635802493
C'est dans la boîte !
Félicitation, te voilà officiellement validé ! lance des paillettes et des petits chats

TEMPS FORTS Ҩ Eh bien un personnage que je trouve très sympathique pour le coup et original. Je suis préssé de voir ce que la rencontre des deux solstices va donner !

REMARQUES Ҩ Tu connais la chanson ;)

Sur ces mots, je te redirige vers la fiche personnage obligatoire afin de conserver une trace de ton évolution. Bon courage pour la suite !


code couleur : #3B1744 © belladone.
Requiem of Claws