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Chapitre 1 : Les ruines de Pitioss [Pv Viladra & Victor]

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La réflexion de victor était tout à fait juste. Il ne fallait pas traîner dans un endroit aussi obscur, silencieux et inquiétant. Et alors que Viladra les rejoignait, un bruit retentit au loin, un peu plus en avant de là où était le chef de file. Une des lumières s'éteignit et un présence se fit menaçante. Dans le halo dégagé par les lueurs restantes, Vàli put voir, comme les autres, une énorme bestiole reptilienne. Un créature qui faisait une taille titanesque, avec une gueule bien allongée, armées de crochets bien courbées leur faisait face. Retenant sa respiration en attendant une réaction de quelqu'un, Vàli voyait en cette bête, une mort imminente. Tout comme le fait qu'il espérait qu'elle soit aussi pacifiste que la première créature. C'était bien beau de rêver.

Pourtant, la femme du groupe, forte et téméraire, commença les préliminaires en allant l'attaquer. Vàli, dont les jambes semblaient toute aussi flasque et liquide que l'eau, n'arrivait à bouger. Il espérait que Viladra réussisse son coup mais en vain. Au contraire, elle s'était blessée en le tapant et fut contrainte de se retirer un instant. La goule observa la scène tandis que le serpent gigotait lourdement de gauche à droite, sa tête désarticulée bougeait en désynchrone.   

« Je suppose que vous serez un peu plus efficaces que moi »
« Aha...Je ne suis pas spécialement combattant mais si vous le souhaitez, je peux essayer de le fragiliser...J'ai, disons-nous, la possibilité de nécroser des choses... »

Voilà qu'il se mettait à parler de ces pouvoirs, comme un patient se confirait à son psychologue. Après, au vu de la situation, il devait faire en sorte de survive en comptant sur l'aide des autres. Quelle ironie pour un solitaire comme lui. Il aurait pu se faire la réflexion avant, lors du face à face avec la pieuvre. Combattre seul ou combattre ensemble. Inspirant profondément pour reprendre son calme et sa concentration, Vàli essaya quelque chose. Désarticulant ses bras, ses jambes, il s'essaya à une sorte de moitié de transformation goulesque. Dans le même temps, la créature lança une attaque, sa queue vif et rapide flagellait l'eau de quelques coups. Courant en sa direction, le mage noir esquiva sans trop de difficulté les coups, faisant la démonstration d'une agilité qui pouvait surprendre. Gauche, droite, avant, arrière, il voulait se rapprocher au plus près du corps pour le toucher.

Esquivant de peu l'une des attaques, il déposa sa main sur le corps écailleux de la bête. Les écailles prirent une teinte violette puis noir et celles-ci commencèrent à arborer une sorte de mousse dégoûtante. Une sorte de pus soudaine qui dévorait graduellement le corps, comme une tache de myrtille sur une nappe. Peut-être que ça ne lui ferait rien mais Vàli espérait quand même fragiliser ce corps qui avait fait du mal au doigté de Viladra. Essoufflé comme un fumeur de cigarette après une course, il hurla à Victor de se grouiller.

« MEC ! SI TU VEUX BIEN TAPER LA DEDANS, CE SERAIT COOL. »
« Blobloblo… MERDE… Ah ! Saleté de- blblblbl »

C’était plus ou moins ce qu’on pouvait entendre alors que je me faisais balancer de sous l’eau à en dehors par un serpent géant déterminé à me DEVORER. Évidemment je ne me laissais pas faire, il ne fallait pas déconner. Je suis assez costaud, il fallait dire. Plusieurs fois la bête avait essayé de me mordre mais je la repoussais avec des tapes bien senties, enfin tant bien que mal, sur le coin de la bouche, ce qui la faisait reculer.

Une fois qu’elle me balançait une nouvelle fois dans la flotte, je réussissais enfin à desserrer son étreinte sur mes jambes, à bout de souffle.

Je voyais du coin de l’œil que Viladra essayait elle aussi de faire de son mieux. Et se faire mal. Ce n’était pas une très bonne idée.

Il était temps de me venger.

La bestiole voulait repartir plus loin, se camoufler sous l’eau, nous reprendre par surprise. Je le retenais pas la queue de toute ma force. C’était très difficile, il se débattait beaucoup et, dans l’eau, je n’avais pas de bons appuis. Mais s’il y avait une chose à ne pas sous estimer, c’était ma force et mes prises de CQC. Homme ou animal, je n’ai peur de rien : si tu t’en prends à moi… Tu vas morfler.

En attendant, notre autre compagnon, qui n’avait pas fait grand-chose jusqu’à présent, était enfin utile. Il profitait du fait que la bouge ne remuait plus trop, même si elle se débattait énormément, pour l’affaiblir d’une manière que j’ignorais. Il s’accrochait juste à elle comme un gros bébé koala… En quoi est ce que ça aidait alors que je faisais déjà le travail pour immobiliser la bestiole ? Ce devait être un pouvoir magique. Enfin, j’espère. Sinon il servirait vraiment à rien et ce serait très triste.

« Hmpf, grogna-t-il, mais qu’est ce que tu fous ? Ça a intérêt à valoir le coup, c’est difficile de tenir le bestiaux ! »

Puis, effectivement, il avait l’air de me dire qu’il avait créé un point faible dans cette armure. C’était le moment de passer moi aussi à l’attaque, et non plus d’uniquement me défendre. Je vais montrer que mes années dans l’arène n’ont pas été en vain.

Maîtrisant ma force, je laisse la bête se débattre de plus en plus, tout en restant accroché à elle. Je préviens mes coéquipier rapidement avant ma manœuvre :

« Tenez vous bien, car ça va secouer… HA ! »

Je poussais un grand cri avant de laisser enfin la bête se débattre plus. Elle m’envoya en l’air alors que j’étais agrippé à sa queue : cela me permettait d’essayer de lui grimper dessus. De tout là haut, elle se débattait de plus belle pour arriver enfin à me lancer. Vers l’avant. Vers l’arrière. Comme secouant le membre pour en arracher la dernière goutte (après s’être lavé les mains). J’attends le moment propice et… Utilisant le momentum, je plonge, poings en avant. Pile dans la genre de tâche que notre ami était en train d’étendre, d’étaler sur ce corps ! C’était parfait. C’était donc ça la faiblesse créée. Ça avait l’air mou et tant mieux. Mes poings frôlent le mage qui nécrosait la chair. Ne vous inquiétez pas, c’était calculé. Ils s’enfoncent sans trop de difficulté dans la chair tendre. Avec la force de ma propulsion et mes propres capacités, j’enfonce mes deux bras jusqu’au coude à l’intérieur de la bête, qui rugit intensément et se débat de plus belle. Elle n’apprécie pas beaucoup… Un liquide répugnant se répand dans l’eau et sur moi, ichoreux.

« Prends ça, créature du mal ! Ça t’apprendra à t’en prendre à Mascarade et… et à ceux qu’il protège ! »

Gardant un poing toujours ancré, histoire d’être sûr de ne pas pouvoir être éjecté, je martèle de l’autre. Je me demande si on ne va pas finir par la couper en deux, comme ça. En tout cas, elle a l’air déjà mal en point et de chercher à fuir : nous sommes de trop gros poissons pour elle. Sa grossière erreur : nous attaquer, en premier lieu. Pas de merci !

ft. Victor Skaare

ft. Vâli Gungnir

「Honneur aux ombres」
Au final, le serpent s’avéra assez coriace puisque j’eus le loisir de voir Mascarade se faire légèrement malmené dans tous les sens. Au final, Vàli prit l’initiative d’attaquer et nous le vîmes foncer vers la créature avant de poser sa main sur ses écailles. Ah, un nécromancien… Charmante créature que voilà, je ne devrais pas être surprise de la part d’une goule, après tout.
Quand la peau du reptile commença à pourrir, je marquai une grimace de dégoût tandis que je continuais de faire bouger mes doigts indemnes. Quelle idée d’aller frapper à main nue sur une armure pareille… Je faisais vraiment n’importe quoi.

Au final, je laissai faire les hommes puisqu’ils semblaient commencer à s’entendre et j’eus presque une petite pointe de tendresse à l’idée de voir ces charmantes personnes coopérer avec autant de panache.
Quand mascarade réussit à s’en sortir, il fonça alors vers la créature et poings en avant, s’enfonça dans la plaie. Eurk, je n’osais même pas imaginer l’odeur de ses gants après une action pareille… Mais au final, cela sembla porter ses fruits puisque le serpent se tordit de douleur.

Bien plus efficace que moi, murmurais-je dans un soupir.

Analysant la situation, il ne fut pas difficile de comprendre que dans un noir absolu, le serpent devait avoir un odorat et une ouïe exceptionnelle pour se déplacer. Lui crever les yeux ne devrait donc pas trop l’handicaper en-dehors de la douleur et je préférai me focaliser sur les deux fentes qui lui servaient de naseau. L’empêcher de respirer correctement voire totalement ne pouvait que nous apporter un avantage considérable et il fallait bien passer aux choses sérieuses.

Disparaissant alors de ma place, je calculai mon portail pour qu’il se matérialise juste en face de la gueule et sans attendre, je sortis deux coutelas que j’enfonçai allègrement dans ses orifices olfactifs. Ma main droite manquant de force, seul le deuxième pu pénétrer jusqu’à la garde, laissant un flot de sang d’une étrange couleur m’inonder la peau. Ayant déjà disparu avant qu’il ne réplique, je me rinçai immédiatement les mains, une poussée de maniaquerie m’envahissant soudainement. On n’était jamais assez trop prudents…

Saisissant mon sabre, j’ouvris un nouveau passage entre la plaie dans laquelle martelait mascarade et ma position, plus éloignée. Me joignant à lui, j’entrepris alors de tailler à distance la peau maintenant visqueuse et charcutée du serpent à grands coups de lame avant d’accélérer le processus. Si j’avais été seule, j’aurais pris la peine de prendre ma nature de séraph pour l’immobiliser entièrement et l’achever, mais il était suffisamment grand pour que cela me bouffe trop de mana sous cette apparence fragile. Une prochaine fois…

Quelle plaie… Lâchais-je simplement en continuant de trancher la chair. Qu’est-ce qui va nous attendre, après…



Alors que Vàli s'était appliqué à sa tâche, Victor réagit au quart de tour. Frôlant le doux visage de la goule, il attaqua la bête de plein fouet, comme un gorille tapant le sol de ses poings vigoureux et puissant. Et dans le même temps, Viladra s'activa en affichant un portail pour venir asséner des coups de son sabre tranchant. C'était une symphonie de coups que prenait la bête et celle-ci, d'un souffle rauque, essayait tant bien que mal de se débattre. La goule, elle, restait accroché comme un paresseux dormant à une branche. Sangsue dans l'âme, il essayait de garder son pouvoir activé, afin d'étendre sa nécrose sur tout le corps mais manque de puissance, d'endurance, il se décrocha de son confortable nid pour tomber dans l'encre de chine qui jonchait le sol.

« J'imagine que c'est ma limite actuellement... » fit-il, le corps à moitié trempé dans l'eau. La bête, maltraitée à souhait, se débattit une dernière fois, secouant son corps dans tout les sens avant de s'étaler de tout son long, aussi raide qu'un spaghettis. La plaie dans laquelle Victor était commençait à palpiter. Puis, de sa blessure béante, naquit une explosion d'organes sanguinolentes qui ne manqua pas de recouvrir l'eau et la zone aux alentours. Des sortes de tripes verdâtres jaillirent tandis que la bête hurlait un cri étouffé. Immobile, le serpent semblait maintenant dormir paisiblement. Etait-il mort ? Endormi ? Vàli n'arrivait pas à voir mais dans tout les cas, il ne fallait pas traîner se dit-il. Se relevant de sa position, il récupéra son souffle avant de s'étirer de tout son long.

Soudain, une boule, d'un rouge flamboyant, sortit du corps de la bête. Et, pour changer, celle-ci explosa en une autre effusion de sang; pour laisser paraître quelque chose de brillant. Prenant de l'avance sur ces compagnons, Vàli se rapprocha de cette chose brillante et fut surpris d'y voir une...clef. Une clef de grande taille avec une sorte de symbole représentant un quart de lune. Quelque chose disait que c'était là un item important à garder en sa possession.

« Et bien...Sacré confrontation...On s'en est pas mal sorti dis donc. Regardez, la bête nous a laissée quelque chose. » confia-t-il en se rapprochant de Victor, tendant ladite clef. « Je ne sais pas si la bête est morte ou endormie mais on devrait reprendre la route. ». Toutefois, il ne put s'empêcher d'arborer un sourire en voyant Mascarade. Si la bête avait légèrement tâché Vàli, il en était tout autre pour l'homme masqué. Un petit rire moqueur sur le visage, la goule se rendit compte que sa torche était tombée à l'eau, dans le feu de l'action. De la joie à la déception, il pestiféra de grossiers mots avant de regarder Viladra.  « Désolé, j'ai perdu la flamme. En tout cas, vraiment utile ce que tu sais faire. Utile dans toute les situations quand même. Je me demande bien où tu as pu acquérir ce pouvoir... »

Mes coups et ceux de mes coéquipiers firent mouche. Il faut dire, on n’y est pas allés de main morte. Sa chair pourrissait et moi je la tatanais allègrement. Pendant ce temps, Viladra tranchait sans vergogne sur tous les points faibles qu’on pouvait imaginer : en bref, face à un groupe de trois farouches aventuriers (dont un justicier) comme nous, elle n’avait aucune chance.

Elle poussa un dernier cri sourd alors que ses tripes se répandaient sur moi, qui étais au final au cœur de l’action, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot. C’est dans ce genre de moments que je suis content que nous soyons dans un endroit légèrement aquatique. Je m’éloignais alors pour me plonger un peu dans l’eau et me débarrasser de l’odeur terrible des entrailles de la bête. J’étais maintenant très lourd car totalement mouillé avec mes vêtements que je refusais de retirer. Ça pouvait m’entraver mais je n’avais pas le choix : on ne pouvait pas me voir sans. Pas après m’être présenté comme Mascarade !

« Beau travail, fine équipe. Si c’est pas mort après ce qu’on vient de lui faire subir, je ne veux pas rester plus longtemps aux alentours, ça risquerait de nous jouer des surprises. Partons. »

Malgré le manque de lumière, j’entrepris la stratégie originale : longer les murs, n’importe quel mur, et voir s’il y avait une entrée. Une sortie. Un trou dans lequel se plonger. Quelque chose ? Il ne semblait pas y avoir de courant, donc il devait bien y avoir du sec, une plate-forme, quelque chose d’où partir ! Sinon c’est que nous étions dans une fosse qui servait de piège et l’idée de m’enchantait pas vraiment.

Je finis par trouver ce que je cherchais, totalement par hasard. Il fallait dire qu’à force de trébucher dans le noir, on finit par s’accrocher à tout. Donc, à ce petit bout de sec qui n’avait rien à voir avec celui d’où nous venions, j’en étais certain. J’appelais donc tout le petit monde pour qu’on se réunisse et qu’on puisse aller démonter le propriétaire de ces ruines, mon but avoué depuis le début de cette petite expédition. Je criais car bien évidemment après un combat pareil, je n’avais plus peur de rien. Au diable les monstres, au diable les vermines de ce vieux trou et surtout : au diable le type qui a construit ça dans le seul et unique but de nous piéger.

« Heeeey ! J’ai trouvé la suite, je crois. Il se trouve que je suis au sec et qu’il y a un couloir qui va tout droit, là. Je sais pas si c’est bien par là mais ça ne coûte rien de jeter un œil ? Après tout, nous n’avons pas plus de piste que ça et l’étrange morceau que nous a laissé la sale bête, là. »

Ceci dit et sans plus de considération pour ma personne ou les autres, j’avançais dans le chemin nouvellement découvert. À ma surprise, ce complexe sous terrain l’était vraiment (complexe) car nous arrivions alors à un carrefour. Plusieurs choix pour progresser. Mais aussi, au milieu, un genre de… pilier ? Il avait un genre de trou dessus qui ressemblait étrangement à ce que nous venions de trouver… Je ne sais pas ce que ça signifie, mais bon. Je suis curieux, comme tout le monde. Je donne voix à une proposition qui ravira sans aucun doute tout le monde, j’en suis certain.

« Dites moi, je peux voir le truc qu’on a trouvé plus tôt ? Ça m’a l’air… étrangement similaire, non ? On devrait essayer de les mettre ensemble. De mettre la clé dans ce truc, là. Ou juste d’essayer de les mettre en rapport, je ne sais pas. C’est suspect mais en même temps, il nous faut des indices pour découvrir le chemin vers le dernier étage de ce labyrinthe ! Qu’en pensez vous ? Je vote pour que nous le fassions, et si vous ne le voulez pas, je le ferai, moi ! »