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Marlow => J'ai toujours un plan, pas spécialement un bon mais un plan (Terminé)

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Tirakan Marlow

Pirate, Pilote et Maitre Canonnier sur le Némésis

Identité

  • Race : Triton abyssal
  • Âge : 40 ans
  • Orientation sexuelle : Hétérosexuel difficile
  • Situation personnelle : En couple
  • Nationalité : originaire d'Y'ha-nthlei devenu Apatride

Points de caractéristiques

  • Physique :
  • Agilité :
  • Force :
  • Endurance :
  • (Techno)magie :
  • Mana :
  • Puissance :
  • Contrôle :

Compétences [3/3 slots]

À votre présentation, vous pouvez avoir jusqu'à trois compétences (mais une seule magie). Ces compétences peuvent être raciales, uniques, ou liées à l'utilisation de cristaux. En savoir plus. Les objets magiques tels que les Psyphers (armes) ou bien tout objet enchanté que vous inventerez (comme une armure magique par exemple) comptent pour une compétence par objet.

Forme de combat : (Compétence raciale)
A Y'ha-nthlei, les Tritons de type poulpe sont destinés à devenir des gardes royaux, surtout grâce à nos atouts physiques qui nous permettent de devenir des guerriers redoutables. Cette compétence me permet d’user de touts les avantages physiques de ma forme de Triton, même de la prendre hors de l’eau. Ceci m’offre ainsi un bonus de force ainsi qu’une capacité de multidexterie, ce qui m’offre la possibilité de me battre avec une arme dans chaque main mais aussi agrippées à certaines de mes tentacules. Bien entendu, vu mon apparence de Triton, je prends un malus en agilité si je me retrouve dans un lieu trop étroit comme un couloir. Ayant eu la formation pour devenir garde royal, mais ayant très vite appris à vivre hors de l’eau, j’ai rapidement maitrisé cette compétence et en grande partie grâce à mes expériences personnelles que j’ai acquise en m’éloignant d’Y'ha-nthlei. Je ne peux malheureusement pas garder cette forme continuellement hors de l’eau, subissant plus facilement les affres du climat extérieur que sous ma forme humaine. De plus l’utilisation de cette forme m’oblige aussi à revenir plus rapidement dans l’eau que normal, du coup je ne peux rester qu'une vingtaine de minutes maximum sous cette forme hors de l'eau.

Bulot le Choupy :(Compagnon)
Ah Bulot... mon petit Bulot... J’ai connu cette petite bestiole lors de mes premiers voyages dans le monde terrestre, en faite disons que j’ai trouvé cette créature toute mignonne, que certains trouvent abominable, seule ainsi qu’affamée et blessée. C’était encore un jeune Choupy et je m’en suis occupé personnellement, prenant soin de lui avant d’essayer de retrouver sa meute/ruche/bande. Mais Bulot a préféré rester en ma compagnie, refusant de rejoindre les siens. Bon je ne dis pas que cela a été facile avec Bulot, j’ai appris grâce à lui à dresser cette espèce particulière, comprenant les besoins des Choupys, leur instinct et surtout leur féroce appétit. Au début cette créature aveugle avait essayé de me mordre, il a déjà essayé aussi de m’empoisonner, mais nous avons su trouver une forme d’entente, et Bulot m’obéis plus au moins bien... Faut juste éviter d’oublier de le nourrir ou en assumer les conséquences. Bulot est un choupy, une magnifique créature de Fhaedren à la double mâchoire dont la seconde est armée d’un poison assez dangereux. Rapide, agile, il est difficile d’imaginer que mon petit Bulot soit aveugle, mais en tout cas c’est devenu un compagnon de route et un ami en qui je peux avoir confiance. Certes c’est une intelligence limitée, celle d’un prédateur, mais j’ai vraiment l’impression qu’il éprouve une forme de loyauté. Ce qui est surprenant quand je vois que ses congénères ont une tendance au cannibalisme. A noter que si j'oublie l'heure de son repas, il aura tendance à chercher une proie de lui même, ce qui n'est pas un avantage car il ne fait pas beaucoup de distinctions entre proies et amis. Par contre si je lui laisse quelque temps un objet avec l'odeur d'une personne à ne pas toucher, il respectera cette personne mais cela se limite à une unique personne et une unique odeur.

J’ai beaucoup de chance que Maria aime bien les Choupys, autorisant Bulot d’être à bord de son navire, ayant même demandé si ce dernier pourrait tenir compagnie aux prisonniers dans la cale. Sa seule demande est d’éviter les dommages sur le navire, qui casse rembourse, et aussi d’éviter qu’il mange Ganache, le chat du navire... Au pire je sais que si cela arrive il ne me faudra que retrouver un chat identique pour le remplacer...  

La morsure de la seconde mâchoire de Bulot injecte le venin qui premièrement donne une sensation de brulure sur le point de la morsure pouvant durer des heures, mais aussi empêche les nerfs de transmettre les impulsions électriques, laissant les muscles dans un état de relâchement et pouvant ainsi entraîner une insuffisance cardiaque ou une fibrillation. Ce qui lui permet souvent de manger ses proies encore vivantes.



Maitrise du poison :(Artisanat)
Au début ce fut un enseignement autour des poisons récoltés dans la faune et la flore aquatique, un enseignement pour recouvrir les armes de poisons en cas de combat ou encore pour préparer les antidotes en cas de blessures. J'ai décidé de perfectionner cet entrainement en découvrant le monde extérieur, apprenant à connaitre les poisons se trouvant dans les plantes, ceux venant de créatures comme de Bulot mon Choupy, j'ai appris à connaitre les dosages, les effets, ainsi que comment les contrecarrer en utilisant des cobayes. J'en ai même marchandé pendant un temps, que ce soit du niveau somnifère, paralysant ou létal. Tout comme j'ai vendu des remèdes à certains dispensaires. Le poison est devenu un art, une arme, une pratique mais surtout une passion. Vous avez besoin de régler le problème d'un proche ? Appelez moi, je peux vous préparer quelque chose qui s'avale, qui se respire ou même qui s'infiltre par la peau au contact. Bien entendu, la Maitrise du poison ne veut pas dire que je me balade avec tout sur moi, je sais comment en fabriquer, je sais quels antidotes si le poison est identifier, mais faut les ingredients. Sr moi, je n'ai que des antidotes du poison de Bulot, sait on jamais qu'il y ait un accident.

Physique

Un peu sec physiquement, un air donnant l’impression de faire face à quelqu’un d’abrupt et agressif, le visage marqué part des traits durs avec une pointe de froideur. Je ne suis pas spécialement un homme qui attire toute la confiance du premier regard, passant facilement pour un guerrier ou baroudeur, marqué par la vie et les batailles. Marquage qui n’est point dû à la cicatrice à la gauche de mon visage, partant du front et se rendant sur ma joue en passant par dessus mon œil qui fut heureusement épargné. Deux sillions nasogéniens bien marqués partant de mon nez vers le rebord de mes lèvres, une barbe de plusieurs jours que je laisse de temps en temps pousser un peu mais ne rase jamais totalement, aimant cette pointe de piquant. Les lèvres plutôt fines et les oreilles légèrement reculées, un physique qui pourrait être avantageux ou paraître dur d’après l’expression que j’adopte. En effet mon visage trahit facilement ce que j’éprouve, montre vite ma colère, ma haine, mon envie d’être distant mais trahissant tout aussi bien mes moments de complicité, de bonne humeur ou de joie. Quelques petites marques peu profondes parsèment mon visage, tel que sur l’arrête du nez où encore la droite de mon front, le tout avec une longue chevelure blanche aux reflets plus cendrés que je laisse de temps en temps tomber, ou que j’attache avec une queue de cheval, ou encore les deux cumulés. Des yeux sombres offrant un regard profond, le visage d’un homme avec une forme de vécu.

Des muscles légèrement saillants, les sillions les marquant assez clairement sans pour autant les rendre trop imposant. Un torse imberbe mais marqué de diverses marques, que ce soit des blessures de batailles, des brulures, lacérations ou marques de griffes. Une bonne carrure pour un homme assez grand, approchant le mère quatre-vingt huit. Je porte souvent une tenue de tissu assez légère en temps normal, pas spécialement noble, ni pauvre, quelque chose de simple et au col légèrement ouvert, sinon j’opte pour une armure de cuir plutôt légère avec juste de la maille en quelques points stratégiques pour qu’elle ne m’encombre point et portant quelques lames courtes à longues, que ce soit dans le dos où à la taille.

Mon corps de triton fait disparaître mes jambes pour laisser place à quatre pairs de puissantes tentacules avec des ventouses, faisant naitre des branchies à mon cou et apparaître des yeux aux iris jaunes avec des pupilles plus fines et noires.

Malgré tout cela, mes mouvements trahissent une certaine dextérité, dévoilant une souplesse féline.

Caractère

Nihiliste de nature, je n’ai pas réellement foi envers les autres être intelligents, je sais que dans le fond la majorité vendraient leur propre mère pour quelques cristaux. Je ne crois ni en la hiérarchie, ni en un système établi, car quoi que fassent les êtres de ce monde, cela n’est qu’une illusion pour faire croire qu’il existe une sécurité et un ordre capable de gérer le chaos présent dans l’âme de toutes vies ou non vies. La seule loi qui a une réelle importance à mes yeux, c’est la liberté... Oui, libre de choisir sa vie, qu’elle soit bonne ou mauvaise ce n’est pas important tant que c’est la voie que j’ai choisie, bien mieux que de suivre une voie imposée sans passion, sans obstacles. Non la vie toute tracée est le refuge des faibles qui craignent simplement de faire face aux aléas du lendemain. Plus jamais personne ne piétinera ma liberté, et je peux me montrer féroce à ce sujet, me montrer des plus coriaces pour obtenir ce que je désire aussi. Je n’hésite pas à sacrifier autrui comme si ces derniers n’étaient que pions pour obtenir des résultats, mais je reste malgré tout quelqu’un qui possède un charisme de triton et une éloquence quand nécessaire pour attirer la confiance, pour faire éveiller les tambours de guerre dans le cœur des autres, qu’ils battent à l’unisson pour guider ces hommes vers de réels lendemain. Après tout il ne faut pas oublier que les gens sont le pouvoir.

L’histoire sera marquée de mon nom, un rêve, un désir mais avec le temps j’ai aussi évolué car je sais que ce nom seul pourrait être mortel alors que si ceux autour de moi arrivent à colporter ce dernier, il prendra de l’ampleur. Egoïste à la base, j’ai changé en accueillant d’autres personnes, en traçant mon histoire avec des compagnons, avec des personnes plus ou moins importantes à mes yeux. Je me suis attaché, une réelle faiblesse, à Ys au point qu’elle est devenue un pilier de ma vie, une force m’aidant à progresser, une raison qui calme mes ardeurs plus destructrices. Elle est une part de mon âme oubliée à cause de mon ambition et étonnamment elle me rend plus intelligent, plus prudent et minutieux. Elle est le frein à mon pragmatisme, me rappelant que la fin justifie les moyens, mais que les moyens ne doivent pas devenir une fin en soi. Beau parleur, certes, manipulateur, aussi, j’ai peut-être opté pour la voie du guerrier, ne croyant pas en la magie mais je reste un orateur qui aime user des mots mais surtout du sang froid. J’échange, je converse, et quelque soit la situation je ne hausse jamais le ton, je ne m’énerve pas car la colère est un sentiment que je garde pour quand je dois sortir ma ou mes lames, mais quand il est temps de parler, mon calme, ma sérénité, me rendent facilement déconcertant car je saurai rester de marbre là où certains exploseraient, rester paisible face à un être déversant les flots de la rage. Déconcertant et dangereux car il est difficile de voir si je prends bien ou mal quelque chose, difficile de savoir si le lendemain la personne devra avoir des yeux dans son dos ou se méfier de ce qu’elle mange, ou si au contraire tout ira pour le mieux.

Certains pensent que je suis imprévisible, mais en faite ce n’est point le cas, souvent je calcule tout, je prévois, je réfléchis, cherche à trouver les meilleures options sans réellement avancer aveuglement. Je sais prendre des initiatives, improviser mais je suis un plan que je garde bien en mon esprit. Offrant secrètement une loyauté à certains en maudissant d’un autre coté d’autres. Mais majoritairement cette vie sera sur les flots car il n’y a que là où je me sens libre ainsi que moi même sans jamais regretter mon départ de ma cité abyssale. Plusieurs diront qu’une forme de folie existe en moi, et pourtant chaque jour fait, même les plus mauvais, que j’évolue, j’apprends, rectifie un peu le tir. Profitant de chaque instant et chaque enseignement, considérant qu’il n’y a point de perfection et que chaque jour apporte sa leçon. Pourtant je n’écris rien, gardant tout en mon esprit et les seuls notes que vous trouverez chez moi, ce sont des partitions de musique car oui étrangement j’aime m’adonner à cet art ainsi qu’à la danse.

Histoire


Roan le Félon


Mon fils,

Si tu trouves cette missive c’est que notre patrie, Y'ha-nthlei, m’a jugé coupable d’avoir connu le sens du mot liberté. Tu entendras bien des mots à mon égard, des termes injurieux ou simplement le surnom de félon, perfide ou encore renégat. Ne laisse pas ton esprit se faire obscurcir par les paroles que tu entendras, cherche à te faire ta propre opinion et apprends à connaître mon véritable crime. Nous vivons dans une nation corrompue par la Sphère, apathique et soumise à nos croyances ainsi qu’à nos rituels, nous vivons dans une nation aveugle qui refuse la vérité à cause d’une vocation à l’isolation.

Le monde extérieur est empli de couleurs, de vie, et de possibilités, les êtres sont libres, ils ne sont pas soumis à une idéologie, une croyance, qui aveugle le jugement. Tu dois le voir, tu dois te libérer des entraves qu’ils veulent te donner en ce monde. Ne deviens pas un simple pion de la société et sors des mers pour découvrir touts les avantages de ce monde. N’écoute pas ce que les autres te diront, fais-toi ta propre expérience, ne juge pas ceux que tu rencontreras à l’extérieur, ce monde est vaste, ce monde n’est pas autour du cristal.

Ne commet pas mon erreur, ne fais confiance en personne à Y'ha-nthlei, ne te confie pas car ils te jugeront.


Missive de Roan à son fils Marlow

Des écrits en vains, car oui je m’étais renseigné sur Roan, mon géniteur, j’avais enquêté en suivant ses propres mots et je vais vous dire qui était ce triton, ce félon qui m’a poussé vers une forme de trahison et de rébellion alors qu’il était exactement comme le reste de ce monde, un ensemble de mensonge. Je tiens à vous parler de lui avant de parler de moi car il a eu une grande influence sur mes choix, sa tromperie a fait celui que je suis, que ce soit par ses mots ou sa lettre... Il était comme moi, destiné à être un Garde Royal, il devait protéger mais il a préféré se détourner des nôtres pour prendre le parti des étrangers. Oui il avait dit vrai sur une chose, tout le monde le considérait comme un ennemi, comme celui qui avait souillé son nom, son poste, ses responsabilités, et croyez moi qu’en enquêtant j’ai entendu des mots durs, froids, voir même haineux à son encontre. Peut-être qu’aujourd’hui ils disent la même chose de moi, sauf que finalement j’ai eu le courage que mon géniteur ne possédait pas, celui de faire autre chose que rêver et mentir, celui d’aller jusqu’au bout. Au début de mon enquête, personne ne voulait me dire de quoi était coupable Roan, ils disaient que c’était une histoire passée, que je ne devais pas savoir, qu’il fallait oublier... Cela jusqu’à ce que celui qui était mon mentor me fit l’honneur de m’apporter enfin des réponses, me prouvant qu’il n’était pas uniquement ce que les autres disaient de lui, mais pas non plus ce qu’il disait être.

Mon cher Marlow,

La cité n’est pas assez grande pour que tes recherches restent discrètes, j’ai entendu les courants me rapporter tes investigations sur celui qui était ton père. Je parle de lui au passé, non pas que tu ne sois pas son sang, mais il n’a plus rien d’un père depuis qu’il a décidé de bafouer son nom, sa famille et ses obligations. Tu penses peut-être qu’il était un voyageur, un triton courageux qui cherché à voir de lointaines contrées ? Je comprends qu’un jeune être a besoin de connaître son père et espère y découvrir un héros caché mais je suis obligé de te décevoir pour que tu puisses avancer dans la vie.

Le Félon n’est jamais parti à la surface, il en a jamais eu le courage. Il se confiait souvent à moi, lui qui était comme un frère, et tout ce qu’il a fait ce n’était qu’approcher la fin des eaux sans jamais oser s’aventurer plus loin. Tout ce qu’il connaît du monde, ce sont les paroles des étrangers, de ceux qui ne doivent pas venir dans notre cité, ceux que nous devons tenir loin. Marlow, ton père a enfreint nos règles, il a aidé des étrangers à fuir Y'ha-nthlei, il a échangé des savoirs ainsi que des artefacts avec eux...

Mais si seulement cela s’était arrêté à ça, il serait toujours parmi nous, méprisé mais parmi nous. Il a fait son choix, il a pris une décision quand son secret ainsi que ses activités illicites ont été découvertes. Des objets étrangers ont été découverts chez lui, des notes sur les passages qu’il prenait pour aider ces derniers à fuir leur destinée ou encore aider des membres de notre société qui voulaient découvrir le monde à cause de ses paroles dissidentes. Il était du devoir des gardes de l’arrêter et il a pris les armes contre ses propres frères.

Je ne sais pas ce qu’il t’a conté ou laissé, mais détruit tout, oublie pour reprendre ta vie avant que tu paraisses comme un déviant aux yeux des nôtres. Tu as ma parole d’honneur, le Félon n’a jamais vu ce monde extérieur, il me l’a confié, il n’a fait qu’un rôle de marchand et de passeur, il a juste été une fuite que nous avons préféré garder sous silence pour éviter de faire naitre la crainte... Celle de voir des étrangers venir chez nous.

Missive de Rimilus, Mentor


Là où tout débuta


Bien avant que je ne sache qui était mon géniteur, j’étais juste un jeune triton qui ne voyait que rarement celui qui avait participé à ma conception, ce dernier bien trop pris entre ses fonctions officielles et officieuses. Ma mère, je ne l’ai jamais connue et je ne sais même pas ce qui lui est arrivé, d’après mon géniteur elle était morte à ma naissance. Peut-être qu’elle aussi était une traitresse, peut-être que mon géniteur l’a assassiné, je n’en sais rien, mais celui que je connaissais le mieux, c’était Rimilus. Rimilus était un confrère de mon Géniteur, une Garde Royal qui possédait une grande sagesse et était surtout devenu le formateur des nouvelles générations. Il passait plus de temps avec moi que mon propre géniteur, m’éduquant d’une certaine façon, jouant d’une autre, mais à cette époque je ne me rendais pas encore compte que Rimilus ne faisait que me préparer d’une douce façon à mon avenir. Chaque enseignement, chaque jeu, n’avaient que pour objectifs de tester mes capacités, de me faire progresser pour me diriger vers la voie qui m’était déjà toute tracée. D’une certaine façon, il était bon avec moi, d’une autre finalement il n’était qu’un manipulateur qui voulait que les futures recrues soient au mieux de leurs capacités pour devenir de véritables gardes dignes de ce nom.

Je me souviens de ce jour où mon géniteur s’était disputé avec lui, juste devant ce qui nous servait de demeure. Il ne cessait de dire à Rimilus que je devais faire mon propre destin, et ce triton que j’avais admiré lui ripostait qu’en continuant ainsi, mon géniteur n’allait faire que me guider à la perdition. Je ne comprenais pas encore les sous entendus de cette dispute, mais pour les nôtres, chaque être avait une place prédéfinie par sa nature et celui qui m’avait donné la vie ne semblait pas s’accaparer de ce genre de détails, rejetant en quelque sorte notre société pour sa propre vision des choses. Rimulus voulait quelque part me protéger en me guidant vers mon avenir logique et non me laisser rêver. Mais vous savez, quand vous êtes un jeune triton, le mot destiné donne un coté important, un coté élu et cela avait suffi à me convaincre de donner ma confiance à mon Mentor. Que voulez vous, je n’aurais jamais imaginé en ce temps là que destiné voulait simplement dire une obligation donnée dès la naissance d’après l’espèce. Ainsi je m’étais détaché de ce géniteur jusqu’à ce que ce dernier disparaisse finalement, me tournant totalement vers des enseignements de plus en plus martiaux que me donnait Rimilus.

Le monde extérieur est dangereux, il est contaminé par la soif de pouvoirs, la quête de la richesse, le chaos et l’instabilité. Les étrangers ne sont que des barbares sans culture et sans respect, ils ne chercheront qu’à nous piller, qu’à imposer leur vie sans chercher à comprendre notre façon d’être. Il n’y a pas de place pour ceux qui viennent d’ailleurs, ils ne doivent jamais venir à Y'ha-nthlei et si ils le font, ils ne doivent jamais en partir. Ils pilleraient le cristal en jalousant sa bénédiction qu’il nous confère, ils nous détesteraient car nous sommes organisés, que nous sommes une civilisation évoluée, leur jalousie les poussera à nous envahir, à prévenir les autres qui voudront nos ressources volcaniques, nos connaissances, le cristal et finalement nos vies. N’écoute jamais les voix des étrangers, ils vont te tromper...


Paroles de Rimilus


Rimilus n’avait pas réellement tord, ceux de l’extérieurs ne sont pas sains, mais ceux de notre cité vivent aussi dans un mensonge, isolés en oubliant la liberté. Autant celle de la vie que de la pensée. J’ai découvert petit à petit des écrits de mon géniteur, tout comme j’ai vu de mes propres yeux que notre destinée n’avait rien d’enviable. Notre société était faite sur un cercle de vie monotone, chaque être avait une vocation et personne n’avait le droit de s’en éloigner. J’ai moi même débuté ma vie en tant que Garde, enfin en tant qu’Aspirant, suivant les entrainements, la formation, mais très vite j’ai trouvé cette vie bien banale et dès que je ne respectais pas une règle, dès que je faisais un « pas » de coté, j’avais droit aux réprimandes et punitions pour soit disant me remettre sur le droit chemin.


l'âge de vérité


Marlow,

A ce stade, oublions le Cher alors que tu n’es qu’une déception digne du Félon. Dans mon cœur, toi que j’ai vu comme un fils adoptif, tu es mort en ce jour et pour les nôtres tu seras nommé le Traitre. Je ne peux que te conseiller de limiter tes visites en Y'ha-nthlei à moins que tu désires connaître à ton tour le funeste sort de ton Père Félon. Par tes actes, tu as prouvé que tu n’as pas la noblesse d’un Garde Royal, que tu n’as pas le cœur des habitants d’Y'ha-nthlei, ayant préféré sombrer à la corruption du monde extérieur, de te laisser emporter par le mensonge des étrangers. Tu n’as jamais accepté le Cristal en ton cœur et cela je pouvais y faire abstraction mais que tu rejettes ta destinée pour ce que tu nommes liberté, c’est un coup de trident que tu me portes en plein cœur.

Par ces derniers mots, je te dis à jamais Marlow, et ne compte pas revenir vers nous quand tu comprendras la voie maudite que tu as emprunté.


Missive de Rimilus.


La vérité, je l’ai trouvé en lisant les journaux de mon géniteur, en enquêtant sur lui et sur les étrangers, en poussant cela jusqu’à me rendre à la surface pour constater de mes propres yeux. Mon géniteur avait menti, le monde extérieur n’était pas aussi coloré, pas aussi magnifique que ce qu’il écrivait mais après tout ce n’était pas étonnant... Il n’était qu’un passeur et ne se fiait qu’à des histoires de voyageurs ou d’étrangers... Mais ce monde était empli de libertés, de violences et barbaries certes mais de libertés, les êtres suivaient leur propre voie, certains comme dans notre cité semblaient se faire influencer par des pouvoirs supérieurs, d’autres n’étaient que des esclaves mais ce ne sont pas touts ces mensonges qui attirèrent réellement mon attention, mais uniquement la liberté, cette liberté si précieuse, le fait que bien des êtres empruntes une voie hors des traditions, se lancent dans une carrière par envie ou passion et non uniquement car cela avait été décidé avant leur naissance. Ce monde était peut-être chaos, mais il était aussi choix. Je me doutais déjà que liberté serait un combat, un véritable combat de chaque jour mais chez moi il n’y avait pas cette bataille car nous étions soumis à nos préceptes, tellement ordonnés, tellement lassant que nous en avions simplement perdu le désir de connaître autre chose. Je comprenais par ces enquêtes et découvertes pourquoi notre peuple ne voulait pas des étrangers... Ils avaient peurs d’eux, peurs qu’ils viennent bouleverser notre façon de vivre pour apporter leur vision. Que ce soit par une guerre en voulant nous réduire en esclavage ou juste par l’envie de commercer, leur monde aurait apporté trop de questions aux nôtres et les auraient poussés à sortir d’Y'ha-nthlei pour trouver les réponses, s’éloignant de ce qu’ils avaient toujours connu. C’est ainsi que par cette vérité découverte j’avais décidé d’approfondir mon exploration du monde des étrangers au point de me faire renier par touts ceux que je connaissais, au point d’être devenu un traitre souillé et influencé par une une culture corrompu d’un monde fait de désolation et discorde.

Les premiers pas dans ce nouveau monde n’étaient pas des plus évidents, je ne connaissais rien de ces terres, de cet environnement, tout était à découvrir et surtout tout était à apprendre. Pour moi, habitué à voyager dans les eaux, à posséder huit membres inférieurs pour me guider et me mouvoir, même me battre, se retrouver sur un sol dur sur deux membres ce fut un choc. Acclimatation, survie, des mots qui ont fait parti de mon apprentissage, de cette évolution sur des terres inconnues. Les premiers temps avaient été d’une grande complexité, mes voyages m’avaient attiré bien des ennemis, biens des situations où j’ai flirté avec la fin. Apprendre les coutumes d’un monde différent, apprendre à chasser pour me nourrir, à trouver matière pour commercer. Et pourtant, malgré touts les obstacles, je n’ai jamais regretté mon départ de ma cité abyssale, je volais de mes propres ailes en m’éloignant de tout ce qui m’avait été destiné et même quand certains jours n’étaient que maux, j’aimais cette nouvelle existence.


Un nouveau Marlow


Evolution en marche, apprenant à vivre de ce monde, à participer à des actes peu gracieux pour gagner de quoi vivre et m’équiper, me rendant dans des terres désolées dans l’espoir de trouver des souvenirs d’une ancienne civilisation qui pourraient représenter une valeur, apprenant à connaître faune et flore de la surface. Ma vision du monde changeait et le monde me changea mais je me sentais bien dans cette nouvelle peau, comme si j’avais connu une période de mue me débarrassant de tout ce que j’avais connu dans le passé. Il m’arrivait de me rabaisser à vendre des êtres humanoïdes, entiers ou en pièces détachés, pour des goules et petit à petit je me fis ma place, accompagné d’un compagnon des terres désolées, Bulot. Même si je ne ressentais aucun regret, il est certain que mon être se sentait plus libre de mouvements et surtout plus dans son élément quand j’étais dans les eaux où sur les eaux. Alors partageant breuvage avec un chasseur au cœur d’une taverne côtière, j’avais entendu un homme parler d’aventures en mer, de richesses, un bonimenteur qui tentait de vendre exploits et gloire pour recruter de nouveaux marins. Il était évident qu’au vue des termes choisis par ce dernier, il ne parlait point d’un navire commerçant, ni même de transport mais bien d’un bâtiment voguant en quête de richesses et ne possédant ni foi ni loi.

Rejoindre cet équipage n’avait pas été chose facile, le recrutement était étrange et sélectif, sans parler de la présence de mon compagnon Bulot qui en mettait plus d’un mal à l’aise. Finalement c’est ma nature qui avait convaincu le Quartier Maitre de l’époque, me prenant avec eux pour leurs aventures, des voyages sur les mers qui, comme je m’en doutais, finirent rapidement en piraterie, en abordage et en pillage. Une vie qui était devenue passionnante et me frappa violemment comme pour me dire « Voilà... Tu as trouvé ta destinée... ».

Rapidement ma place fut trouvée à bord, gagnant en rang par mon travail acharné, mes efforts ainsi que mes talents sur le navire. Prenant de plus en plus vite les devants pour m’imposer et écraser les plus faibles se trouvant entre moi et le stade supérieur. Il n’a pas fallu longtemps pour obtenir le titre de Quartier Maitre, peut-être un peu grâce à Bulot qui avait effrayé mon prédécesseur en restant penché au dessus de sa couche à son réveil... Je crois que la terreur a été telle qu’il ne s’en est jamais remis. De temps en temps, quand nous passions non loin de mon ancienne cité, il m’arrivait de plonger pour aller voir les profondeurs, voir comment les choses avaient évoluées mais je trouvais tout cela toujours aussi monotone, toujours aussi vide de sens et de vie. C’était lors d’une de ces plongées que j’avais découvert Ys, une ravissante sirène qui semblait comme vide, une avec qui j’avais su échanger quelques mots et qui donnait l’impression que pour elle, toute cette vie n’avait aucun sens. Des mots telle une perche tendue qui me poussa alors à la tester, l’invitant sous une forme d’humour à quitter cette cité et m’accompagner à la surface, et elle accepta, plus précisément elle m’a laissé comprendre que cela ne lui importait point et de faire comme je le sentais. Je dois dire que je ne pouvais qu’en profiter, l’emmener avec moi hors de ce monde, l’emmener voir une autre comme moi qui vivait hors des eaux abyssales, sa propre génitrice et sans hésiter, je la guida à la surface, faisant tel un adieu à mon monde car je savais qu’en emportant d’autres vers ce qu’ils considéraient comme la corruption, je me condamnais à mort à leurs yeux.


Un double départ


En quête d’une Génitrice absente, Ys allait faire la rencontre des premiers fléaux de cette vie en extérieur... Les esclavagistes, des êtres qui nous tombèrent dessus armés et impatients de capturer une espèce qui pouvait rapporter. Ce n’était pas le meilleur départ pour une sirène qui allait devoir apprendre à marcher sur un sol ferme et non profiter des facilités maritimes, mais qu’importe, j’avais sorti mon arme pour défendre ma vie ainsi que celle de la sorcière abyssale. Rapidement ces ennemis s’annoncèrent, ils avaient été engagé et s’intéressaient particulièrement à celle m’accompagnant, chose qui ne pouvait qu’attirer ma curiosité... Qui ? Alors que soi-disant les nôtres ne veulent pas communiquer avec le monde terrestre. Point de temps pour les grands débats, le fer se croisant dans une mélopée que j’ai toujours trouvé enivrante. Le sang s’écoula sur la lame et le sable, traçant ce lieu d’une histoire violente. Les capacités d’Ys sont magie, dangereux, puissantes, mais elle n’était pas encore prête à de tels affrontements alors je ne pris point de temps de jouer avec les adversaires, enchainant quelques manœuvres digne d’un bretteur pour porter des coups francs, secs mais surtout létaux aux adversaires pour affaiblir grandement leur nombre, laissant certains vivants mais trop blessés pour combattre ou fuir. Il y avait une quête pour nous autour des confessions de ces esclavagistes, autour de la génitrice absente, et invitant alors Ys à me suivre vers sa nouvelle vie, j’avais rapidement renvoyé certains membres d’équipage récupérer les morceaux des esclavagistes ainsi que les survivants pour une future transaction avec les goules. Il n’y a rien de bien mauvais à trafiquer du trafiquant.

Les évènements passèrent, les voyages s’enchainèrent, elle était restée à bord avec nous, avec moi... Quelque part elle était peut-être la seule à pouvoir comprendre ce besoin, cette soif de liberté mais comprenait-elle ma vision, ce que je recherchais dans ce monde ?  J’ai un plan, un véritable plan... Peut-être pas sain, surement pas sage, mais qui vit en moi grâce à ce gout de liberté. En attendant, aussi étrange que cela paraisse, cette présence à bord m’offre encore plus de force, plus de grandeur en moi, comme si une forme de solitude toujours présente, même en compagnie de l’équipage, venait de disparaître avec elle. Aventures et mésaventures, discordes silencieuses ou bruyantes, l’histoire se fit, avança, les rapprochements aussi et le jour où notre Capitaine chu, me laissant place au pouvoir, mon discours était présent pour envahir les âmes des membres du navire mais mon regard pourtant se perdit sur la seule personne dont la vie avait une importance à mes yeux. J’aurais pu sacrifier touts ceux autour de moi sauf Ys, j’aurais pu vendre n’importe quel frère d’arme pour progresser sauf elle. Nous avions tellement évolué touts les deux, nous avions connu des quêtes qui apportèrent leurs lots de bienfaits ainsi que de malheur. Sa mère n’était plus, sa sœur n’avait été finalement que de la bouffe pour Serpent Blanc, mais elle ne montrait rien, comme si elle était au dessus de tout cela, pourtant j’étais persuadé qu’en elle se trouvait la rage d’une tempête dévastatrice, que si elle pouvait, elle déchainerait les eaux juste en libérant sa colère, frappant les vies indignes d’une vague déferlante.

Vous savez, je ne me suis jamais soucié de qui était ma mère, je ne me suis jamais plus intéressé que cela aux paroles de mon père et je n’ai jamais écouté mon mentor, comme si j’avais totalement été détaché du sentiment familial. Mais elle ? Elle que j’ai emporté avec moi ? N’avait elle point de questions restant sans réponses ? Des besoins que je ne pourrais point combler ? Je peux me montrer talentueux dans un discours envers des pions, dans la fourberie, la manipulation, comme avec une lame ou un poison, mais apaiser une âme n’était pas chose que je maitrisais. Virtuose du faux, je ne savais qu’offrir ma présence, ma liberté et partager avec elle ces voyages en espérant qu’elle y trouve sa voie réelle. Elle me suit toujours, comme emportée par ma propre vague, par mon désir de rendre mon nom immortel et que personne n’oublie celui que je suis, celui que j’étais et celui que je serai... Mais elle là dedans, elle qui se montre affectueuse quand les regards ne sont plus. Quel est son désir sincère ? Je n’ai peut-être jamais su, trop souvent emporté par ma volonté d’avancer.

Son nom reste avec le mien, je ne la mets jamais de coté, et je sais au fond de moi qu’elle est loyale, ne partant jamais vers une meilleure offre, n’abandonnant pas pour une voie plus éclairée ou facile. Certes elle pouvait me critiquer sur certains choix ou certains actes, sur le fait que je n’aime point être trop contrarié ou encore qu’un membre d’équipage qui sous entendait le mot mutinerie ne s’éveillait jamais le lendemain matin. Mais malgré cela, elle était là, tel un pilier rassurant. Enfin... Elle l’a été longtemps, jusqu’à ce qu’un ennemi en décide autrement.


Alone


Oui ensembles jusqu’à ce que le tonnerre des canons résonne, que le navire hurle sa peine dans des bruits de craquements violents, déchiré de tout son être, de ses entrailles, que les hommes tombent pour se faire dévorer par les eaux... Ensembles jusqu’à ce que le feu ennemi s’abatte sur nous, sur le Walrus en m’arrachant ce que j’ai gagné, m’arrachant gloire et victoire, éloignant celle qui me donnait la sensation d’avoir jeté l’ancre où que j’aille en sa compagnie... Le trafique de pièces détachés d’êtres vivants, même si ce ne sont que des esclavagistes, n’était pas réellement apprécié et pourtant il faut bien aider les goules à se nourrir non ? Nous n’avions aucune chance de nous en sortir, pas le temps de réagir que le Walrus avait rendu l’âme, que moi le Capitaine coulait avec lui, c’était fini et je pensais que j’étais totalement fini quand j’avais senti le voile des ténèbres m’apporter la cécité et l’absence d’esprit.

Je crois que si je suis encore en vie c’est uniquement grâce à Bulot, m’étant éveillé sur une cote rocheuse, Bulot à mes cotés occupé à dévorer le corps d’un membre d’équipage décédé... Je ne sais pas si il l’était quand nous sommes arrivés ici mais en cet instant je vous assure qu’il n’avait plus rien de vivant. Je ne savais pas où nous étions et il ne me restait qu’à trouver les survivants, essayer de retrouver Ys et quelques membres d’équipage qui pourraient me servir à remonter cette vilaine pente. Recherche sans succès, tout ce que j’avais pu découvrir ce sont des mots emportés par certains, l’annonce de ma pendaison.... Pourquoi ? Est-ce l’ennemi qui avait voulu prendre la gloire de ma mort pour un contrat ou un accord ? Est-ce un des membres du Walrus qui avait décidé que pour lui ce serait mieux si je n’étais plus ? Quelqu’un qui m’a couvert pour s’assurer que je ne sois pas pourchassé ? Me demandant même du coup si il y a eu pendaison, qui avait eu cette corde au cou.

Personne n’avait pu me donner une seule nouvelle d’Ys, me laissant imaginer le pire comme le meilleur. Une part de moi espérait qu’elle avait survécu et trouvé sa voie dans ce monde, qu’elle pourrait évoluer, grandir et être heureuse de ce chemin qu’elle emprunte sans moi. Une autre part espérait qu’elle était là à me chercher aussi comme je la recherchais, mais tout en moi la voulait et la souhaitait vivante. Retrouvant ma solitude avec Bulot comme seul compagnon, je m’étais mis à errer telle une âme en peine, rodant pour profiter de la moindre occasion rentable, hésitant même à me rendre en Nueva. Des aventures qui ne vous concernent pas encore, dont le silence est inscrit tel un vil secret sur les bassesses que j’ai pu commettre en l’absence de la personne qui pouvait jouer la petite voix dans mon esprit. Plus les jours, les mois, passèrent, plus les sables du temps s’écoulèrent, plus j’avais la crainte qu’elle ne soit plus de ce monde et une part en moi s’éveilla, celle de retrouver les responsables de notre fin pour que leur sang s’écoule dans les mers, tel un sacrifice en l’honneur d’Ys.


La beauté de la colère


Le sang d’ennemis sur ma lame, mes tentacules ayant strangulé plus d’un être, compagnon de la mort comme si j’attendais qu’elle vienne à moi me guider vers ceux que j’ai perdu, mais point en tant que victime mais en tant que son héros. Je voulais que l’histoire se souvienne de moi, quitte à ce que ce soit comme celui qui faucha les vies sur son chemin. N’ayant pas encore pu retrouver les responsables de notre chute, j’avais du coup décidé de rejoindre un équipage des moins honnêtes, offrir mes talents en mettant en avant cette fois mes compétences en tant qu’ancien Capitaine, en tant que Triton. Je n’avais rien à perdre de toute façon, du coup je ne me cachais point, ne me retenais pas non plus, m’imposant pour montrer le désir de rejoindre l’équipage du Némésis. Quitte à bousculer un peu. Et ce fut chose faite, accepté à bord en compagnie de mon cher Bulot. Mais jamais... au grand jamais, je ne me serais attendu de retrouver Ys sur ce navire, comme si le destin avait tissé une toile invisible et que le temps avait permis aux fils déchirés par l’attaque de l’ennemi de se ressouder et de nous réunir.

Vous n’imaginez pas à quel point cela m’a fait chaud au cœur de la voir enragée, entendre sa colère... Elle qui voulait que je parte et la laisse, qui me quémandait de disparaître et moi qui ne faisait qu’exprimer humblement qu’il ne fallait pas trop rêver en y ajoutant quelques arguments pour mettre en avant que mon destin est sur le bois de ce navire mais aussi que je n’étais point du genre à exaucer les vœux, qu’elle avait besoin de moi sans réellement admettre que j’avais besoin d’elle. Oh si magnifique Ys quand elle s’était mise à hurler, à m’agripper avec une pointe de haine enivrante. La colère se déversait avec des mots qui pourraient faire saigner vos chastes oreilles, mais surtout elle me touchait par cette réaction car si elle n’avait pas tenu à ma personne, jamais elle ne se serait mise dans un tel état, elle que je ne pensais plus jamais revoir et qui se montrait si forte. Tout se conclut par un argument... « Je suis là car ton existence à de l’importance »... Des mots juste pour une référence au jour où je l’avais emmené avec moi hors des flots.

Nous avions évolué, perdus et retrouvés, mais à bord du Némésis la vie allait reprendre son évolution, nos chemins se sont recroisés pour ne faire plus qu’un en suivant Maria, notre Capitaine dans de nouvelles aventures. A nouveau j’étais décidé, voulant m’imposer et montrer que je n’étais point juste un marin comme un autre. Certes ma nature, mes talents de Capitaine du Walrus, firent qu’en cas de complications je venais aider à la barre comme Pilote, mais cela ne me suffisait point, Maria était pour la polyvalence de ceux qui étaient compétents, alors après un temps quand le Maitre Canonnier ne fut plus, je m’étais décidé de me mettre en avant. Malheureusement je n’étais point le seul à vouloir prendre ce rôle à bord du Némésis, et même si le temps qui s’écoulait à bord pouvait jouer en ma faveur, je voulais montrer surtout mon ambition. Je ne suis pas l’homme de la diplomatie, je ne suis pas non plus un monstre mais dès fois il faut être pragmatique et ma loyauté ne va qu’à ceux que je peux considérer comme dignes de mon nom. Ainsi quand Maria fut devant le choix complexe de qui serait le plus apte pour une tâche si sensible, j’avais opté pour marquer mon territoire et mon caractère, montrer que je pouvais commander et agir rapidement, improviser. Du coup quand elle hésita, j’avais simplement sifflé, un son précis, un appel qui fit arriver Bulot à grande vitesse. La décision de Maria prit fin quand d’un geste léger de la tête j’avais donné mon ordre et que la queue pointue de mon compagnon abominable transperça la boite crânienne de l’adversaire. Marlow est de retour, le bon vieux Marlow qui est prêt à profiter chaque jour de sa liberté.

Profil

  • Pseudo : Kisada#0930
  • Âge : vieux
  • Tu nous as trouvé où ? A cause de Bosie aka Ys Mabdahut, donc à cause de Red indirectement
  • Un autre compte ? Un autre personnage sur le forum ?
  • Personnage de l'avatar : Bestiaire Donjon et Dragon Cecaelia et Witcher Geralt de Riv  / ▬ Marlow Tirakan
  • As-tu lu le réglement ? Oui
Copyright ©️ Maître du Jeu de Lost Kingdom
TOI ICI.

T.O.I. I.C.I.

Bloody hell

EDIT : T'AS PRIS UN TRITON POULPE. JE SUIS LA JALOUSIE LA PLUS TOTALE



#9900CC
J'ai vu une tentacule... Ca me donne envie de cuisiner des takoyaki Kryos ramène toute la faune marine dis-moi

Bienvenue et bon courage pour ta fiche !







Signas:
 
bienvenue ici et magne de faire ta fiche !

Bienvenue



Bienvenue Geralt le poulpe



Bienvenue sur le forum, j'espère que tu te plaira parmi nous

On a vu ton post en FAQ, on te répond au plus vite
Bienvenue parmi nous \o


« Even if the morrow is barren of promises,
nothing shall forestall my return
»
« Invité, tu es le prochain sur ma liste »
Bienvenue à bord, triton des abysses !! Ce début de fiche promet. Courage pour la suite ! ♥️
Bonjour, est-ce que cette fiche est terminée?  
Bonsoir Lycoris,

Non pas encore T.T désolé du retard j'ai eu un Week-End avec beaucoup d'imprévus. Si je peux avoir un petit délai pour terminer s'il vous plait. Je dois encore ajouter le caractère et retaper au propre mon histoire.

Merci beaucoup **

Pas de soucis tu as jusqu'à la fin du mois pour terminer, merci de nous avoir tenus au courant
Voila merci beaucoup, je pense avoir terminé
C'est dans la boîte !
Félicitation, te voilà officiellement validé ! lance des paillettes et des petits chats

TEMPS FORTS Ҩ Eh bien que dire, simple et efficace, j'aime bien ta façon d'écrire.

REMARQUES Ҩ Pressé de voir le duo abyssale en jeu avec la terrifiante Maria, ça promet du lourd irp !

Sur ces mots, je te redirige vers la fiche personnage obligatoire afin de conserver une trace de ton évolution. Bon courage pour la suite !


code couleur : #3B1744 © belladone.
Requiem of Claws