Lost Kingdom  :: Mearian :: La source de vie

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guilty
ft. aerith
the demon

Les temps changent et vous aviez fait un long, très long chemin pour en arriver où vous en étiez en ce moment. Le gouvernement civil et l’Église n'ayant réussi à apporter au peuple ce qu'il désirait, n'ayant réussi à le guider vers un futur bien plus intéressant. C'est ainsi que l'Ordre des Astres avait réussi à se faire une place bien plus importante en cette date, connu de tous mais non pas totalement au pouvoir même si l'ancien culte était plus sur la déclinaison qu'autre chose de par son incapacité. Il y avait même un point auquel il ne semblait avoir remédié en environ deux cents ans. Longue liste de disparitions et autres morts retrouvés dévorés, des membres leur manquant le tout ne pouvant qu'être le travail d'un prédateur, au départ tu t'étais orienté en tes recherches sur le cas d'une goule ou d'un lycan au mental relativement trop en accord avec sa forme d'animal, sa forme de canidé. Le temps passant l'enquête piétinant face à l'incapacité de retrouver des représentants de ces races qui auraient pu être les responsables. Vous n'aviez réussi à trouver le moindre suspect ce qui était frustrant tandis que tu désirais plus que tout en parallèle mettre fin à cette longue liste de meurtres et autres disparitions.

Tout ceci pouvait avoir une bien grande utilité, l'utilité de prouver aux sceptiques que vous comptiez faire tout votre possible vous les divinités de l'Ordre pour les protéger du malheur tout comme l'ancien gouvernement n'était qu'une institution dépassée par le temps. Trop de sang avait déjà coulé et l'enquête que vous aviez mené avait fini par déboucher sur quelque chose de concluent, la créature prise les mains dans le sac, la chose responsable de ceci ayant fini par se manifester. Vous aviez réussi à l'opposer au fil de l'épée et à lui passer les fers temporairement même s'il vous fallait encore décidé quoi en faire. Tâche qui te revenait de par ta vertu, c'était toi qui avait dû choisir quoi faire de la chose, de la civile qui paressait se changer en une créature ailée, un semblant de dragon bien moins noble que ceux qui auraient arpentés ces terres il y a de cela si longtemps, bien avant votre arrivée en ce bas monde sans dessus dessous. Tu comptais en faire un exemple, un exemple pour prouver au peuple qu'il existait des divinités qui avaient pris le relais des anciens, des divinités qui n'avaient choisi de les abandonner elles mais plutôt de les soutenir afin de les sortir de leurs calvaires.

C'est ainsi que tout avait pris place non loin de la source de la vie, en un endroit éloigné des murs de la cité et des lieux bien plus classiques pour condamner un prisonnier, pour le juger. C'est en pleine nature, au cœur d'une végétation acceptable que tu avais décidé que tout ceci allait prendre place. Peuplade ayant fait le déplacement pour observer l'événement qui s'était propagé de par le bouche à oreille. On disait que l'Ordre des Astres avait réussi à mettre la main sur la créature qui avait tant tué de par les années en la belle Mearian là où l'ancien gouvernement encore au pouvoir en une situation plus que vacillante n'avait réussi à ne réaliser qu'une infime parcelle du travail de l'Ordre, de la branche religieuse qui supplantait toujours plus l'ancienne en lien aux anciens dieux. Bien décidé à marquer le coup, tu avais décidé de trôner, de présider cette assemblée sous tes vrais traits, sous ceux de cette divinité féminine pour faire comprendre aux curieux que même si votre existence n'avait été réellement révélée vous étiez bien là. Que vos fidèles ne priaient pas quelque chose de vain, qu'il ne s'agissait d'hallucinations ou de manipulation d'individus à la dérive. Il restait toujours des individus incertains.

Individus prosternés pour certains, d'autres se montrant timides, se cachant du mieux qu'ils le pouvaient du regard divin qui se posait sur eux successivement. Il y avait bien des fidèles tout comme des curieux que tu n'avais jamais pu apercevoir en ta forme humaine en compagnie d'autres représentants de l'Ordre grandissant.

« - Que l'on amène le coupable qui a bien trop longtemps vécu en traître parmi vous mortels. »

Les anges qui vous servaient de mains s'exécutant, c'est ainsi qu'ils n'avaient tardé à ramener la coupable capturée il y a de cela quelques jours maintenant. Le futur exemple à la nation arrivant.





Les “nouveaux dieux”. Créatures ayant fait leur étrange apparition depuis un long moment, déjà. Depuis un long moment, les habitants de Mearian semblaient plus dissipés, moins pieux. Les temples étaient de moins en moins peuplés, et une étrange pression s’était abattue sur la cité. Au fur et à mesure du temps, de nouveaux individus avaient pris place au devant de la scène, le changement avait été lent et progressif et pourtant la vitesse à laquelle ils gagnaient en reconnaissance et notoriété était hallucinante.

Aerith avait été spectatrice de tout ça. Naturellement détachée de la religion de par sa nature, elle avait observé les anciens dieux se faire évincer de l’attention du peuple par de nouveaux - en étaient-ils vraiment ? C’était une question à laquelle elle ne pouvait répondre personnellement mais à Mearian les avis divergeaient ; ils en étaient, ou tout simplement étaient des imposteurs. Hélas, les gens semblaient plus attachés à l’idée selon laquelle ils n’en étaient pas. Hélas, ou tant mieux encore une fois cela dépendait sans aucun doute du point de vue, mais une chose était sûre, si ces créatures se manifestaient parmi les mortels, les choses allaient changer. Les choses allaient bouger. Les choses bougent même, dira-t-on.

Cela fait un long moment que certains habitants disparaissent sans aucune explication. On ne trouve pas la trace d’eux, pas une lettre d’adieu - rien dans profondeurs des océans ni même la moindre salve de sang sec contre l’herbe. Comme s’ils s’étaient volatilisés. Les disparitions étaient de plus en plus intenses, parfois c’en était un, parfois cinq ou six. C’était le calme plat et puis d’un seul coup, sans que personne ne s’y attende, il suffisait d’un jour pour ne plus jamais voir le proche que l’on a salué le matin même. Au départ, on pensait à une punition divine. Mais la sporadicité des disparitions ne pouvait être liée à eux, puisque dans tous les cas des autels sacrificiels existaient. Ainsi, il était évident que c’était une ou plusieurs créature qui sévissait. Comment on l’ignorait, mais une chose était certaine, les gens étaient apeurés par ces meurtres en série. Depuis le temps, les gens avaient cessé de prier les anciens dieux pour arrêter la bête. Ils avaient à la place imploré les nouveaux.

Ils l’avaient finalement attrapé. L’individu était seul, malheureusement pour lui il avait manqué de vigilance et celle-ci avait été décuplé du côté des habitants de Mearian. Ainsi le pot-aux-roses avait été découvert, de la même façon que l’auteur des crimes meariens. L’altercation fut musclée mais malheureusement pour la bête, avait été en faveur des mages de guerre. L’assassiner sur place aurait été un manque de respect aux familles et proches des victimes, ainsi, le coupable serait jugé pour ses actes et ce par un Seraph en personne.

Le soleil tapait en ce mois de mai, d’une manière affreusement douce. La rumeur avait été propagée dans la cité, et les nouveaux adorateurs des dieux s’étaient présentés à l’évènement qui allait avoir lieu d’une minute à l’autre. Ses pieds étaient entravés par des chaînes surmontée de boulets qu’elle trainait contre le sol - trace de la matière métallique se déposant sur la terre qu’elle foulait. Ses mains semblaient être liées aussi, par des arcanes magiques qui devaient appartenir à un des mages - bien plus entravantes, douloureuses et évidemment impossible à détruire même pour une créature comme elle. Sa forme la plus démoniaque avait été forcée afin de marquer le coup - elle qui avait été attrapée en tant que forme humaine aux traits les plus innocents, afin de sans doute mettre l’incrédulité des habitants à rude épreuve Aerith arborait ainsi les traits qui lui étaient plus naturels, corps surplombés une paire de cornes et d’ailes et recouvert d’écailles. Rien d’humain - il fallait être un monstre pour faire ça. Hé bien, voici le monstre.

Son corps était droit, face rivé contre le sol. Épaules agrippées par les poignes de fer d’imposants anges, ils semblaient la garder et dans tous les cas maîtres de chacun de ses mouvements. Lorsqu’une étrange voix résonna dans les entrailles de chacun, son corps fit poussé en avant, faisant office d’un ordre d’avancer. Elle n’était cependant pas lâchée, cette fois agrippée par chacun de ses bras. Cependant Aerith n’avait pas montré le moindre signe d’opposition, elle n’avait même pas ouvert la bouche. Pas depuis que le poids de ses crimes semblait peser. Elle ne mourrait pas ici - c’était la seule chose qu’elle se répétait.

Les murmures fusaient, de la même manière que les insultes pour les plus enragés et les pleurs pour les plus attristés. Tous se firent silencieux cependant lorsque le corps de la créature s’arrêta à plusieurs mètres du Seraph qui trônait là. Son regard daigna alors de se lever en direction de la créature lumineuse - paradoxalement, l’aura qu’elle dégageait réchauffait son coeur et son âme d’une lueur rassurante, alors que tout laissait présager le contraire. Pendant quelques secondes elle détaillait avec une grande attention le fameux dieu terrestre avec une étrange fascination, avant que son crâne ne soit violemment agrippé et dirigé en direction du sol, accompagné d’une importante pression au niveau de ses épaules - si forte qu’elle fut obligée de se mettre à genoux. Son visage restait désormais en direction de l’herbe qui les entourait.

« Comment oses-tu regarder notre Dieu en face, mécréante ! hurla un des anges. Pardonnez son insolence, fit maladroitement le second. Aerith resta alors silencieuse, observant ses genoux sans un mot. Les anges s’étaient inclinés avec le plus grand respect qui soit, et l’un avait déroulé un parchemin sur lequel était inscrit quelques écritures à l’encre noire.

Chère divinité, devant vous se trouve Aerith Faalenas. C’est une mythologique non identifiée, auteure de la dévoration angélique ayant terrorisé de nombreuses génération depuis la fondation de Mearian. Aujourd’hui, nous l’amenons devant vous afin qu’elle réponde de ses crimes et reçoive le châtiment qu’elle mérite, à la hauteur de la gravité de ses actes. »











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La coupable arrivant alors qu'il était possible d'entendre le bruit d'entraves relativement importantes se faire ouïr, les ailes angéliques encadrant des appendices à la même utilité mais aux traits bien moins gracieux, bien moins nobles. Tu avais eu vent que la supposée coupable n'avait que très peu de choses d'humain même si elle n'entrait en la description d'une des quelconque races qui vivaient en ce bas monde à ta connaissance. C'est ainsi qu'elle avait fini par devoir prendre place juste en face de toi malgré un certain écart que ses geôliers actuels avaient considérés comme bon d'instaurer, l'un d'eux la réprimandant pour sa curiosité. Il était vrai que les anges pouvaient faire preuve d'un très rare zèle surtout de par le narcissisme lié à leur rang, une façon maladroite de rendre l'espoir qu'avaient placés les seraph en eux même si ceci n'était pas réellement honnête. Même si vous aviez choisi les anges comme des représentants bien souvent car il était possible de les manipuler si aisément et ainsi d'éviter des dérives de leurs parts, leur ôtant en parallèle toute envie de poser des questions trop dérangeantes. Il fallait parfois faire des choses discutable pour le bien commun, on appelait ca la raison d'état ni plus ni moins.

Tu avais déjà rencontré des mythologiques de par le passé avant ce procès, le témoignage ayant déclaré que celle-ci faisait écho à comme un dragon des anciens écrits. Tu étais curieux vis à vis de cette nature même si tu devais la condamné avant tout pour ce qu'elle avait fait, prise la main dans le sac. Tu fis un geste dès lors à l'attention des gardes angéliques pour qu'ils reculent, pour qu'ils cessent d'exercer la pression qui semblait maintenir voûté ainsi la jeune femme ou plutôt mythologique. C'est ainsi que tu te dirigeas doucement mais sûrement vers, penchant doucement la tête une fois à sa hauteur en l'examinant, en touchant du regard tout simplement en un premier temps. Les écailles couvrant ses membres, des cornes surmontant son crâne et trouvant naissance en sa chevelure alors qu'une queue sibylline ne s'agitait point derrière. Un signe de contrariété si son activité était régis comme celle de tous autres animaux lambda. Certains anges resserrant au fur et à mesure de ton avance la poigne sur leurs armes pour prévenir tout geste déplacé de la créature. Tu souhaitais un peu plus te pencher sur son cas comme tout juge digne de ce nom devait le faire à tes yeux, chaque cas ayant ses spécificités.

Tu glissas dès lors l'une de tes mains auprès du menton de la jeune femme pour l'invité à relever la tête, afin de pouvoir décrire son visage. Un acte qui fut lié en même temps à quelques paroles à l'objectif des plus simples tout d'abord...

« - Dit moi Aerith Faalenas, parmi les créations uniques des anciens, parmi les mythologiques auxquels tu appartiens à quoi dois tu faire référence ? Es tu une supposée noble création de Lumenal ou une entité corrompue d'Obscural. Je ne juge pas sur l'apparence mais tu n'as pas hérité des traits les plus appréciables. »

Les gens pouvant être facilement terrorisés par cette forme, par ce qu'ils n'avaient pour habitude de voir au quotidien même si certaines choses étaient plus infâmes que d'autres. Tu étais curieux d'une chose concernant la créature même si tu ne voulais y venir tout de suite, avait elle eu conscience des meurtres qu'elle avait perpétué et si oui avait elle eu conscience de la douleur qu'elle avait crée, de la tristesse qui en avait découlé. Ce mélange venant se canaliser auprès de la frustration pour les proches de n'avoir jamais eu la moindre réponse face à ces crimes, réponse que certains ne verront de par le poids de l'âge qui a mis fin à leur existence. Tu vins délicatement effleurer l'une de ses cornes par la suite, libérant son menton alors que tu avais juste voulu captiver son regard tes doigts se dirigeants petit à petit vers les écailles de l'un de ses bras.

« - Je suppose que tu sais de quoi tu es accusée, meurtre d'un grand nombre de citoyens de Mearian au cour des derniers siècles. Avant d'en venir au verdict j'ai d'autres questions à te poser Aerith là où je ne doute point du fait que tu sais quelle sentence t'attend mais avant tout je voudrais rétablir la vérité, une vérité qui pourrait t'être bénéfique. »

Une ultime question s’enchaînant.

« - Qu'as tu fait des disparus que nous n'avons retrouvé ? »

Réponse facile à deviner à tes yeux, allait elle surtout se montrer coopérative pour soulager la peine des familles présentes.






Même si la mort n’était pas une chose qui lui était effrayante, elle aurait voulu passer ses derniers instants dans de bien meilleures conditions. Au combat. Par les armes, après une lutte acharnée avec un adversaire redoutable. Pas par un prétendu Seraph, au coeur d’une végétation grimpante et sans avoir la moindre prise sur ce qui allait lui arriver. Un profond soupir secouait ainsi ses épaules, alors qu’elle attendait patiemment de découvrir de quelle manière elle allait périr. Finalement et à sa légère surprise les deux gardes qui maintenait un joug despotique sur son corps s’étaient reculés, malgré tout elle sentait dans son dos une menace pouvant se concrétiser en attaque d’un moment à un autre si elle effectuait le moindre mouvement brusque. Elle resta immobile sans sourciller, aux aguets.

Lorsqu’elle entendit une succession de pas en sa direction, elle pensait qu’il en était terminé. Mort pitoyable. Etonnamment, elle ne sentit rien de particulièrement douloureux contre le quelconque endroit de son corps, seulement un contact contre le bas de sa figure ; menton agrippé puis relevé, alors que son regard s’était posé directement sur la créature féminine qui se trouvait devant elle. Elle profita de ce contact afin de la détailler avec une grande attention, ne sachant réellement dans quelle case la placer ni même la définir - peut-être devait-elle penser la même chose actuellement. Une chose était sûre, ce n’était pas un ange, et si son essence était similaire à la sienne elle l’aurait su depuis bien longtemps. Ses mots lui firent plisser les yeux, raffermissant son visage quelques secondes au gré de sa réflexion à sa question.

« Je suis issue d’un mythe assez abstrait dont je ne connais pas plus la provenance que vous. Je suis le Draco Magnus, Satan, déclara-t-elle dans un calme des plus olympiens. Je ne suis liée ni à Lumenal, ni à Obscural. Un souffle froid, froncement de sourcils. On l’avait souvent en effet associé à l’un de ces dieux, et cela n’avait aucun sens. Elle croyait même davantage être une progéniture de dragons mutants que cette histoire saugrenue. Enfin si cela lui faisait plaisir de l’associer à l’un d’eux, pourquoi pas ?

Lorsque la divinité lâcha son menton, Aerith garda celui-ci cependant levé en sa direction. Les regards qu’elle posait sur lui semblaient bien trop examinateurs, trop emplis d’intérêts. Qui sait ce qu’ils allaient faire de sa dépouille ? Les mages n’étaient pas bien intentionnés, même si elle préférait tomber entre leurs mains que ceux des ellgardiens. Elle ne broncha pas lorsque sa corne, puis son bras furent victime du toucher divin de la créature, restant cependant assez méfiante et peu à l’aise de ce contact. Elle la laissa parler silencieusement, portant une attention détachée à ses palabres. Ses orbes fauves s’étaient glissé sur les habitants bouleversés, qui observaient ce spectacle avec une tristesse qu’on pourrait ressentir plusieurs centaines de kilomètres à la ronde. Ils devaient sans aucun doute se languir devant la révélation de la disparition de leurs proches. La dernière question du Seraph fit naître un sourire malveillant sur les lèvres du dragon.

Je les ais dévorés. Du premier au dernier. Je n’ai pas laissé la moindre goutte de sang ou le moindre os derrière moi. Ils étaient tous vivants mais n’ont pas souffert, leurs têtes bien souvent étaient déliées de leurs corps avant qu’ils ne finissent dans mon estomac.

Ces mots semblaient avoir éveillé la foule qui se souleva, crachant des menaces et des jets toxiques et acerbes empli de leurs tourments. Tous demandaient de la tuer de diverses manières, les supplications morbides se perdant dans le flot des insultes. Il fallut une intervention autoritaire des anges afin qu’ils se calment enfin et que le silence soit de nouveau maître. Elle continua ainsi, son sourire ayant disparu de sa face.

Je n’ai en revanche pas fait ça par sadisme, et je n’ai pas tiré de satisfaction particulière. Je suis une créature carnivore, et je ne peux me nourrir que de chair, sans quoi mon immortalité ne serait qu’une vaste blague. La chaîne alimentaire n’est pas toujours juste, j’ai toujours procédé ainsi pour me nourrir. La loi de la nature est bien cruelle parfois, mais on n’y peut rien.

Bien évidemment, c’était cette folie inhérente qui l’avait confortée dans une idée comme celle-ci. L’idée de se nourrir d’autre chose que d’hommes ou d’anges lui semble si éloignée et contre nature qu’ingérer des végétaux ou des animaux la rendent malade. Elle n’allait pas lutter contre ses envies, surtout si ces dernières n’étaient en réalité pas véritablement contrôlées. Aerith baissa de nouveau la tête, pestant un moment, comme apitoyée sur son sort.

Les paroles inutiles me fatiguent. Bien sûr, selon votre morale, tout ceci n’est pas acceptable. Faites donc ce que votre devoir vous demande de faire, divinité. Sans quoi, qui sait ce qui arrivera à vos citoyens dans le futur. »











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Un mythe dont tu n'avais jamais entendu parler malgré le savoir que tu avais tenté d'assimiler concernant ce bas monde. Elle disait n'être liée à un quelconque des anciens dieux, probable même si d'anciens bouquins louaient la propension d'Obscural à corrompre bien des choses de la création. La réaction du public ne tardant à se faire ouïr lorsque la jeune femme vint répondre à tes autres questions décrivant la façon dont les disparus avaient trouvés la mort. Il n'y avait rien de bien glorieux ou de bien à préciser qu'ils n'avaient souffert ou tu ne savais quoi, la finalité ayant été la même, la mort. Ceci n'ayant le don d'atténuer ton jugement, tu voulais en savoir plus cependant sur la créature considérant qu'il n'y avait intérêt pour toi à rendre un jugement hâtif. Tu voulais réellement connaître tout ce qu'importait le mythe qu'elle représentait, chaque détail qui pouvait être intéressant, qui pouvait s’avérer utile dans un futur proche ou non. Ses propos ayant aussi le don en parallèle de te questionner sur sa déclaration concernant la fameuse chaîne alimentaire, avait elle la nécessité de ne se nourrir que d'Hommes ? De la viande était de la viande tout bonnement et tu te demandais s'il s’agissait réellement de sincérité.

Tu comptais malgré tout protéger les habitants de Mearian face à une créature comme elle mais il y avait sûrement bien plus à faire que simplement l'exterminer, que la mettre à mort comme un animal tout de suite. Tu te demandais si elle se présentait sous sa réelle forme ainsi ou sous un substitut, une alternative ayant entendu parler de mythologiques à la taille bien plus impressionnante. Tu n'avais que faire des derniers propos qu'elle avait tenu comme quoi dialoguer était inutile sachant qu'elle ne semblait vouloir se défendre. Tu voulais en savoir plus sa la créature face à toi, pour peut être savoir à quoi t'attendre concernant d'autres mythologiques dans le futur tout comme pour modeler ton jugement même si pour l'instant celui-ci ne semblait bouger face à la collaboration de la chose. Une collaboration en laquelle régnait une absence, la totale absence du désir de se défendre. Il était étrange qu'une entité ne se bat pour sa propre existence jusqu'au bout.

« - Une créature carnivore dis tu, as tu déjà tenté de manger un animal tout simplement ? Si oui cela a il changé quoi que ce soit te concernant ? »

C'est ainsi que ta main vint se saisir de son menton, quelques flammèches s'extirpant de tes phalanges pour se transformer en une flamme bien plus prononcée. Tu comptais extirper la vérité des propos de la jeune femme face à toi actuellement, voir si celle-ci était prompt au mensonge en plus du cannibalisme quoi que cela était complexe de savoir si le terme de cannibalisme pouvait s'appliquer entre créatures humanoïdes douées d'intelligence. Cela n'était que le début d'un interrogatoire qui allait sans doute être long, très long, un interrogatoire qui allait donner une toute autre tournure à ce jugement, te contentant de décider du droit de vie ou de mort de façon générale. Tu en vins donc à lui imposer ces nouvelles questions qui n'avaient de lien avec le fait qu'elle se soit permise de dévorer d'honnêtes citoyens.

« - D'ailleurs abordes tu actuellement ta vraie forme ? Ou s'agit il d'un savant procédé pour te faire garder des traits humanoïdes, si ce n'est le cas décrit moi ta vraie forme. »

Tu te demandais aussi comment une créature non pas corrompue par Obscural selon ses propos pouvait être prompt à dévorer les autres vivants, bien étrange mythologique alors que tout ceux que tu avais déjà rencontré étaient plutôt socialement acceptables de par le passé. La bienveillance n'était peut être pas présente parmi les uniques créations des toutes premières divinités. Tu savais que nous n'étiez les plus anciens vous les seraph quoi que peut être inconsciemment plus ancien que ce bas monde vu que vous ne vous rappeliez du monde de cristal et de votre périple là bas. Ton interrogatoire se tourna dès lors vers le passé de la mythologique, un passé que tu désirais connaître pour un peu plus fixer ton avis.

« - De combien de temps foules tu ce monde d'ailleurs ? Tu as dû connaître Fhaedren comme tes autres semblables ? Avais tu déjà cette propension au meurtre de masse sous le règne d'Ephraïm le fou ? »

Sans doute le peuple s'impatientait il et ne comprenait il pas ta démarche mais tout ceci avait plus que de l'intérêt à tes yeux.






L’averse de questions présageait de se transformer bien vite en torrent. Elle n’était pas là pour répondre à un interrogatoire. Ce dieu n’avait rien à savoir sur elle, sur sa race, sur ses habitudes et même sa vie entière. Cependant, Aerith allait devoir faire un choix ; aller dans son sens et peut-être être épargnée, ou tout simplement ne pas être coopérative et périr comme une chienne entre les mains d’une créature agaçante. Avait-elle vraiment le choix ? Elle n’était pas non plus débile.

Ses sourcils se fronçaient de nouveau quand son menton fit de nouveau agrippé, celui-ci cependant réchauffé par quelque chose de trop peu naturel pour que ce soit bienfaisant. Elle poussa un soupir, fixant la figure androgyne.

« Bien sûr que oui, j’ai déjà essayé. Mon estomac ne supporte simplement pas la chair animale, aussi étrange cela puisse paraître. Les végétaux aussi, d’ailleurs. Je n’arrive qu’à digérer la chair humaine.

C’était hélas pourtant bien vrai. Sa psychose était telle qu’elle avait une influence sur son corps - le fait qu’elle se soit confortée dans l’idée du cannibalisme pur et simple n’était pas un simple prétexte pour semer la terreur. Une seconde question fut posée, puis une troisième, moins directe. Elle se retrouvait là, obligée de satisfaire les caprices divins de la chose. Pathétique.

Non, bien sûr que non. Ce n’est pas ma vraie forme, ce serait fou. Elle mit quelques secondes à réfléchir, quand il lui demanda de décrire sa forme mythologique. Elle allait faire très bref. On peut dire que je possède les traits caractéristiques d’un dragon, tout simplement. Cela ne passe pas inaperçu et les gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. Ce serait du suicide de se montrer en ville comme ça, tous les mythologiques seraient d’accord avec moi.

Elle était restée à la fois claire et pourtant terriblement floue, donnant davantage des indications globales que précises. Elle n’avait rien à gagner à lui faire le portrait de sa forme, après tout. Elle était aussi un peu méfiante, à vrai dire. Suite à ça elle espérait qu’il en soit terminé avec les questions indiscrètes, mais le Seraph plongea plus profondément encore dans l’indiscrétion, fouillant du côté de son passé. Un profond soupir agacé fut projeté en direction de la face étrange de la créature. Elle se rongeait le freint.

… Je ne compte plus le temps. Mille, deux milles, trois milles ans. Je n’en sais rien. Bien trop longtemps, mais je ne vois pas l’intérêt de cette question pour tout avouer. Enfin. J’ai connu Fhaedren, oui. Beaucoup d’entre nous ont vu la catastrophe de leurs propres yeux. J’avais tendance à être bien plus discrète que cela, à l’époque d’Ephraïm. Si je m’étais montrée aussi discrète qu’à l’époque, vous ne m’auriez sans doute jamais retrouvée. Mais ma garde fut baissée, hélas. J’avais tendance à me nourrir en quantité moindre, disons, finit-elle par déclarer. Elle essaya par la suite de se dégager de l’emprise du Seraph qu’elle n’appréciait pas du tout, sa langue se claquant sur son palet au fil des complaintes grouillantes des habitants qui s’impatientaient.

Pourquoi tant de questions ? Je ne vois pas où cela nous mène. Je n’ai aucune information à vous livrer. »












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Dubitatif face aux réponses de la créature qui se trouvait face à toi. Tu avais du mal à croire qu'elle pouvait réellement que se nourrir d'humains ou autres races semblables à la place de simplement chasser des animaux mais tu n'avais repéré le moindre mensonge en tout ceci. De plus elle avait fini par se considérer comme tout sauf souillée par Obscural, l'ancienne divinité corruptrice de bien des choses en ce monde. La corruptrice et créatrice de ces races que vous rejetiez tel les goules de par le fardeau sociétal qu'elles étaient là où l'intégrité du corps avait toujours été quelque chose de précieux en les religions. Rendant impossible l'idée de nourrir les goules de cadavres, les vampires étant bien moins complexes à gérer, moins dangereux. Les démons dont l'origine était floue venant s'ajouter à cette longue liste de par le simple principe des rituels qui leur permettait de venir en ces terres. Tu te trouvais réellement face à un cas complexe dans son fondement, était-ce une malédiction des anciens qui la poussait à dévorer des vivants ? Ou alors les dieux avaient ils donné la vie à des mythologiques tout sauf bienveillants. Tu trouvais cela étrange et ceci venait rendre ton jugement un peu plus complexe.

L'ensemble de ses propos portant au fait que tu te devais de la condamner à la peine capitale. Surtout que la mythologique venait d'avouer le fait qu'elle avait toujours eu cette propension au massacre, au cannibalisme même s'il était complexe une nouvelle fois d'y appliquer ce terme. Beaucoup auraient souhaité la mettre à mort effectivement tandis que toi tu y avais vu une toute autre opportunité ne souhaitant te débarrasser d'une des choses qui avaient connu ce monde il y a de cela des siècles. Elle pouvait vous être utile, elle pouvait être utile à Mearian et c'est cela qui allait peut être lui acheter un salut temporaire. Quelques idées germant en ton esprit il te fallait encore pouvoir connaître sa réelle forme, ce qui en découlait afin de savoir si ses propos tenaient la route. C'est ainsi que tu relâchas ton étreinte sur la chose avant de la décrire une nouvelle fois de haut en bas. Tu penchas dès lors la tête avant de déclarer ceci à l'attention de la mythologique, une parole qui avait le don d'être claire et nette.

« - Tu veux vivre Aerith Faalenas ? »

Les anges réprimant difficilement une certaine curiosité réciproquement vis à vis de ces propos, sans doute mêlé à un étonnement pour l'instant. Tout allait dépendre de la collaboration de la jeune femme qu'importe ce que tu allais demander par la suite alors que tu invitas les anges d'un bref mouvement de main à regrouper les civils d'un côté, un peu plus loin de la mythologique. Tu ne te fis point prier pour terminer par ceci l'ensemble de tes directives, une dernière parole adressée à la prisonnière.

« - Alors montre moi ta vraie forme de mythologique si tu tiens à ne finir empalée comme un vulgaire gibier. »

Tu avais déjà une idée du tribu que tu allais lui faire payer si elle venait à collaborer, une éternité de servitude pour Mearian mais d'une façon relativement spécifique. Une éternité qui allait qui sait surpasser son espérance de vie même de par les aléas de la vie. Tu n'allais la débarrasser de sa soif de sang, tu n'allais trouver une solution à celle-ci, ta priorité étant somme toute différente surtout de par l'immensité de ce bas monde. Tu espérais surtout pour elle qu'elle se contente de docilement collaborer, collaborer était souvent bien mieux que devoir exercer sous une contrainte plus prononcée. Elle avait tout intérêt aussi à accepter là où la méthode d'exécution pouvait excessivement diverger si jamais elle venait à refuser ta demande. Tu rajoutas ceci pour conclure ta prise de parole sur un ton qui n'avait plus réellement rien de sa précédente neutralité ceci démontrant que l'heure du jugement approchait de plus en plus. Ta neutralité toujours conservée et l'application de ta vertu ressortant en un ton bien trop glacial.

« - Et tu obéiras à la moindre de mes directives sans protester ou alors je m'assurerai que ton destin soit bien moins enviables que celui de chacun des individus cumulés que tu as tué de ta première folie sous Fhaedren jusqu'à aujourd'hui. »

Il y avait toujours eu deux faces à la Justice, ceux qui refusaient de s'y conformer, qui la fuyaient et ne faisaient qu'aggraver leur situation et enfin ceux qui reconnaissent leur culpabilité. Elle avait déjà fait un pas en admettant sa culpabilité mais il fallait bien plus pour soulager le tribut imposé par des centaines et des centaines d’existences gâchées à travers les âges. Une nouvelle fois la mythologique avait son destin en main alors qu'un mage s'assurait en parallèle que les entraves magiques jouent leur rôle en cas d'acceptation de la créature afin qu'elle ne puisse toujours s'enfuir une fois changée.

« - Est-ce que nous avons un arrangement Aerith ? »





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The watcher

Judgement comes from experience, and experience comes from bad judgement.

Si elle voulait vivre ? Bien sûr, qui ne voudrait pas ? Il était évident que ces paroles avaient une condition. La bête fixa de ses yeux perçants la figure angélique se trouvant devant elle. Elle était toute ouïe, et était même prête à signer son arrêt de mort en fonction de la faveur qu’il lui demanderait. Pour rien au monde elle n’abandonnerait ses principes, plutôt mourir. Quand il lui demanda de se revêtir de son apparence originelle, elle eut un moment d’appréhension. Il était évident qu’il avait quelque chose derrière la tête. Mais quoi ? Elle laissa parler le “dieu” sans l’interrompre, pour voir si elle pouvait en apprendre plus sur ses motivations. Ce n’était en soi pas gênant pour elle, elle aurait même une petite occasion de créer une frayeur les hommes mais n’était pas non plus tranquille face à ça. Aerith jeta un regard par-dessus ses épaules aux deux anges qui la tenaient toujours en joue, plus méfiants encore quand elle posa ses orbes sur eux.

« Très bien, conclua-t-elle calmement. Écartez-vous si vous ne voulez pas finir écrasés. »

L’emprise sur ses poignets semblaient s’être amoindrie, sans doute pour qu’elle puisse se transformer sans que les liens ne se brise par le changement de taille de ses membres. Elle posa par la suite son regard sur le Seraph, lui adressant un regard plus noir qu’obside.

« Ne te méprend pas. Je pense avoir été suffisamment docile jusqu’à présent, mais je te conseille sérieusement de ne pas être aussi zêlé si tu ne veux pas voir sous tes yeux tes gardes et tes fidèles se faire réduire en cendres. J’obéirai à tes directives si elles me semblent raisonnables, dans le cas contraire, si tu me forces la main, ils mourront tous. La mort ne m’effraie pas, sache-le. Tu n’es à mes yeux pas un dieu, et je refuse que tu me prennes de haut comme tu le fais. »

Tout bonnement honteuse. Enervée. Le sang d’Aerith commençait à bouillir, davantage suite à l’expiration de ces paroles toxiques. Elle prit un certain moment pour se calmer et canaliser son énergie afin de ne pas exploser. Lentement, la surface de son épiderme vira au noir et son corps se mit à changer ; se tordre, se courber, s’arquer, prendre des formes si abjectes qu’elles ne pouvaient êtres humaines. Sa peau se déchira sous le grossissement de ses os, afin qu’une nouvelle chair ne se forme sur celle devenue lambeaux - bien rapidement sa forme humaine n’était qu’un amas de chair et de sang prenant une nouvelle forme bien différente ; plus reptilienne. Au fur et à mesure qu’elle grossissait encore et encore, si bien que les anges n’eurent d’autres choix que de s’écarter davantage, elle finit par finalement arborer la constitution qui lui était enfin la plus naturelle et pourtant la plus éprouvante ; deux épaisses paires d’ailes surmontée de pattes se posaient sur le sol en marquant une trace d’empreinte considérable - son exosquelette lentement vint protéger ses écailles en une seconde forteresse. Sa silhouette était désormée immense et pourtant courbée d’une manière si disgracieuse qu’elle ne pouvait finalement être ouvertement associée à ces dragons si majestueux et droits auxquels on pensait. Elle n’avait rien de tout cela, n’était qu’un monstre sombre, large et incroyablement musclé.

Un grognement gutturale résonna du fond de sa gorge, alors que ses yeux ouverts mais imperceptibles à cause de sa protection fixaient le Seraph qu’il dominait à présent. Les chaînes sur ses pieds avaient cédé depuis bien longtemps, mais celles sur l’avant de ses pattes, magiques, elles étaient toujours intactes. Et pourtant, elles semblaient si facilement destructibles. Elle ne bougea pas d’un pouce, expirant de ses deux épaisses narines un air comportant quelques traces de ce poison corrosif. Ses griffes rougeâtres rongeaient le sol. La bête était nerveuse à cause de l’agitation des habitants littéralement terrorisés, si bien que certains furent obligés d’être écartés de la foule pour ne pas perturber la séance. D’un geste assez dangereux et défieur, elle fouettait le sol de sa queue surmontées de pics acérés, manquant de toucher un des anges qui eut le réflexe de s’écarter en voyant le dragon se mouvoir.

Du fond de sa gorge semblait s’échapper une voix d’une profondeur immense, résonnant contre les arbres et dans les coeurs de certains. Malgré la brutalité, sa voix semblait incroyablement calme. Sa gorge semblait être obstruée par une force inconnue.

« Dépêche-toi. Qu’attends-tu, à présent ? »

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ft. aerith
the demon

Un très bien tout juste ouïe, un sourire aurait pu se dessiner le long de ton visage là où celui-ci plutôt se trouvait en ton esprit. Une infinité de possibilités se dessinant dès lors, la mythologique conseillant aux autres vivants de s'écarter. C'est ainsi qu'une transformation pris place, une transformation bien moins enviable que l'accoutumé que vous vous offriez au mieux entre vous seraph en privé. La chair se faisant remodeler en un processus proche de celui des lycans mais plus spécifique de par les proportions inhumaines que prenait la mythologique. Elle ressemblait vulgairement aux descriptions des dragons qui avaient foulés ces terres il y a des siècles, des milliers d'années même si tu trouvais qu'il lui manquait quelque chose. Sa forme était menaçante pour tout vivant de par sa taille mais elle n'avait pas ce tu ne savais quoi qui rendait certaines créations prestigieuses. Tout ce que tu voyais était une entité excessivement grande qui avaient avoué ne se nourrir que de chair humaine comme une vulgaire goule. Une copie, un hybride entre l'espèce maudite d'Obscural et un dragon qui n'avait hérité de la prestance de ses ancêtres tel qu'ils étaient décrit en certaines ouvrages.

Tu aurais pu te sentir outragé lorsqu'elle fit savoir que tu n'étais un dieu à ses yeux, les anges resserrant leur étreinte sur les armes respectives alors que leurs ailes sortaient d'une certaine stupeur au cas où. Tu t'approchas dès lors de la chose, déposant l'une de tes mains sur la cuirasse qui semblait recouvrir son derme reptilien. Tu ne savais si cela était un alliage connu des forgerons des diverses contrées du monde, s'il était oxydable ou non, dans tous les cas pour englober un mythologique celui-ci devait être spécifique et avoir certaines propriétés étranges pour apparaître à son changement de forme sans ne rien laisser transparaître sous sa forme humaine ou alors alternative. Tu ne tardas à lui faire savoir ceci afin de prouver d'une certaine bonne foi te concernant tandis que tu invitais certaines anges à se rapprocher de ta personne.

« - Le tribut que tu auras à verser est une parcelle de ta cuirasse et plusieurs écailles, une fois tout ceci obtenu tu pourras reprendre ta précédente forme. »

C'est ainsi que tu ordonnas à certains anges de se mettre au travail, certains se rapprochant de l'une de ses pattes. Ils ne tardèrent à examiner l'alliage qui se trouvait face à ceux ainsi que la façon dont il était fixé sur la créature. Après un petit moment ils se mirent donc au travail autant une partie raisonnable du métal inconnu, ceux-ci déplaçant la plaque à trois, deux autres s’affairant à récupérer des écailles qu'ils gardèrent précieusement ensuite. Tu fixas la créature longuement par la suite avant de rétorquer ceci à l'un de ses propos.

« - Ne soit pas trop présomptueuse à vouloir qualifier ce qui est divin ou non toi qui fait tout sauf honneur à la grande famille des mythes de ce bas monde. »

Simple goule disproportionnée qu'elle était simplement en ta pensée dès lors, tu n'avais dénié plus répondre à la créature alors que d'un signe de dédaigneux tu l'invitas à répondre ses traits bien plus communs à ceux des vivants en cette assemblée. Tu avais déjà des projets pour ce que tu avais obtenu en tribut de la mythologique même si tout ceci mettrait des années, des dizaines d'années à se concrétiser. Des projets qui verraient les générations défiler et peut être qui sait ta toute première réincarnation ou non. Le moment du jugement se rapprochait par extension, doucement mais sûrement alors que tu attendais qu'elle retrouve ses traits humains, tu te demandais comment la foule allait recevoir la sentence sur laquelle tu réfléchissais. Bien d'autres auraient tenté de la tuer une fois de retour sous ses traits humanoïdes, après lui avoir allégrement menti. C'est peut être ce que tu devrais faire, une injustice étant parfois préférable à un désordre. Tu savais que où il y aurait des vivants elle serait tout bonnement une menace à moins de trouver un moyen pour la libérer de ses tendances cannibales et de tout ce qui en découle. C'était une tâche trop longue, trop aléatoire dans sa réussite et surtout à laquelle tu ne voulais consacrer du temps et des moyens. C'est ainsi que ton jugement était quasiment déjà tout prêt, les mots allant peut être juste varier au dernier moment.



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The watcher

Judgement comes from experience, and experience comes from bad judgement.

« Faites vite, grogna la bête qui ne semblait guère ravie par l’idée d’être touchée, même approchée de trop près. »

Ils fallut un certain temps afin qu’ils puisse extraire l’alliage, celui-ci profondément ancré en elle et quasiment indestructible par des individus lambdas. Une fois avoir ôté une parcelle relativement mince de son être, la partie à vif ; peu protégée se mit alors à suinter d’une matière violacée et ectoplasmique, réflexes draconiques de la créature. Le reste de ses écailles se mirent à suinter passivement la même matière, si bien que certains anges se brûlaient les doigts lorsqu’ils voulurent s’emparer des écailles, la chair de leurs appendices à vif. Le dragon attendait, faisant de son mieux pour ne pas imploser et tous les réduire en charpie ; si peu d’efforts auraient été nécessaires. Elle attendait patiemment qu’ils finissent leur entreprise, grognant sporadiquement de mécontentement au fond de sa gorge.

Suite à ses suivantes paroles, Aerith ne put s’empêcher de rire. Un rire d’un mépris dégoûtant, alors que lentement ses traits se mirent à changer aussi vite que précédemment, sa peau se reformant avec le même mécanisme ordurier utilisé pour prendre cette forme démoniaque, laissant même tomber quelques morceaux de peau contre le sol qui furent réduits tout seul en cendre ; mécanisme de protection pour ne pas laisser de trace, sans doute. Alors qu’elle n’était pas tout à fait transformée, sa voix s’échappait de sa carcasse mi-bête mi-femme.

« Tu es une créature bien méprisable. »

Ses mots causaient sans la moindre surprise l’agitation des anges qui s’étaient de nouveau mis à la menacer. Sa figure humaine avait finalement repris le dessus, et ses poignets étaient de nouveau tirés vers le bas. Par ailleurs, sur l’un de ses bras, se trouvait un trou béant dans la régularité de ses écailles, comme si les changements se répercutaient sur sa forme humaine. Minimes, heureusement. Elle poussa un long et profond soupir.

« Penses-tu véritablement que nous, les créatures mythologiques sommes tout aussi bonnes et majestueuses que celles peuplant vos écrits ? Je ne suis pas la seule bête à me nourrir des autres. D’autres sont également même plus satisfaits à l’idée de massacrer les autres, que de le faire pour se nourrir. Certes, certains sont assez paisibles et calmes. »

Jormungandr. Terrifiante créature. Aerith observait la figure angélique du Seraph.

« Mais je refuse qu’une créature sortie de nulle part me parle d’honneur et pense savoir mieux que moi les personnalité et tendances des différents membres de notre race. »

Encore une fois, elle semblait fulminer. S’adresser sur un tel ton à une chose de son grade n’était peut-être pas la meilleure chose à faire, mais si Aerith s’était assurée une certaine docilité, il ne fallait pas non plus pousser le vice trop loin. Elle aurait été respectueuse, si il ne s’était pas montré aussi zêlé et méprisant. Entreprise risquée, puisqu’elle n’était clairement pas en position de force. Mais la balance se renverserait tôt ou tard.

« Allons, bon. J’ai suivi tes directives. J’ose espérer ne pas m’être faite rouler dans la farine. »

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ft. aerith
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Les échanges acerbes s’enchaînant, les commentaires en ton esprit ne manquaient pas sur la propre nature de la mythologique qui n'aurait jamais dû exister à tes yeux de par son propre mode de vie. L'effet d'une malédiction, le fait qu'elle fut crée ainsi ou tu ne savais quoi dans la liste des immenses possibilités. Elle était dans tous les cas une menace pour la société et aussi majestueux que pouvaient être les mythologiques, aussi uniques pouvaient ils être il y avait une très grande limite à l'acceptable. Nombreuses goules ayant fini au bûcher de par le passé de par leur régime alimentaire tout sauf acceptable dans une vie en société. Toutes les conditions auraient pu être retenues pour en faire un énième exemple mais sa collaboration avait eu le don de réduire le jugement que tu aurais dû tout simplement lui asséner, un jugement qui aurait dû être sans retour. Prenant quelque peu de la hauteur en refusant de réponde aux propos de la créature alors que tu fus amusé par ses dernières paroles, un sourire se dessinant en ton fort intérieur. Il était possible de modeler un jugement de tellement de façons, appliquer la même peine, la peine de mort mais en une exécution différente les moyens pour ôter une vie ne manquant point.

Est-ce qu'il était possible de réellement l'inculper de toutes les disparitions et meurtres des derniers siècles en Mearian ? Peut être, une nouvelle fois il fallait des preuves mais il était trop complexe individuellement de trouver des preuves pour chaque mort, pour chaque corps retrouvé ou non. Si elle faisait ca pour se nourrir comme elle l'avait déclaré le montant de corps accumulé était énorme. Convaincu que ton jugement allait sans doute porter excessivement à confusion de par la rancœur des familles, de tous les individus présents en cet endroit. Tu allais devoir trouver les mots, les bons pour éviter un petit soulèvement alors que pour une rare fois tu comptais jouer sur certains arguments que tu ignorais parfois, refusant de modérer ton jugement par rapport aux faits. Tu te rapprochas dès lors de la jeune femme, décrivant brièvement le léger changement qui avait pris place sur son corps. Tu ordonnas aux anges dès lors de se diriger vers la foule pour contenir un éventuel débordement même s'il était parfois complexe de parfaitement comprendre l'esprit humain et ses motivations. Le moment tant attendu était vu, le moment de vérité alors que certains devaient déjà se ravir à l'idée de peut être voir un bûcher.

Il n'en restait pas moins que tu étais une créature de parole, une créature dont bien des choses étaient basées sur l'honneur même si tu avais rapidement appris qu'il fallait mieux réaliser ce qui était nécessaire et non pas ce qui était facile.  Une injustice pouvant être parfois préférable à un désordre. Tu décrivais encore et toujours la mythologique jusqu'au moment où tes lèvres vinrent se révoquer, le destin s’apprêtant à être remodelé, écrit.

« - Aerith Faalenas, vous êtes condamné pour l'éternité à l'exil loin des terres de Mearian, loin de tous nos lieux de cultes autant en ces terres qu'à l'étranger là où nous serons priés. Banni de tous ces lieux où nous sommes considérés à notre juste valeur de divinité. »

Parole qui allait prendre plus en plus de valeur et être handicapante selon le destin, selon l'évolution de votre religion en ce bas monde. Tu souhaites la faire se tenir loin de tous les croyants de l'Ordre des Astres, de tous les civils inaptes à se défendre pour leur propre bien tandis que tu rajoutas.

« - Et ceci prendra effet dès demain tout comme l'ensemble de vos biens seront confisquées et reviendront à l'Ordre des Astres et la population de Mearian. »

Jugement prononcé il ne te manqua plus que cette dernière phrase qui correspondait plutôt à un commentaire personnel plus qu'autre chose. Un commentaire qui dénaturait un certain dégoût de la mythologique tout comme une certaine pitié.

« - Si les anciens dieux n'ont eu de pitié avec ta propre engeance en la concevant, nous en aurons quelque peu avec toi mais ose une nouvelle fois remettre les pieds en ces terres qu'importe le contexte. Que tu finisses ou non par surmonter ton affection pour la chair des mortels tu finiras comme vulgaire sujet d'étude pour les mages les plus curieux de Theopolis. »



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The watcher

Judgement comes from experience, and experience comes from bad judgement.

Bien rapidement, alors que le silence s’était de nouveau installé dans la nature, Aerith fut de nouveau placée sur ses genoux de force, ces derniers creusant profondément le sol de par le poids anormal qu’elle portait. Les anges l’avaient de nouveau délicatement intimée à prendre une position de soumission et d’humilité totales devant la créature qu’ils admiraient tant, et ce qu’elle le veuille ou non. La sentence allait bientôt être entendue et les foules restaient calmes pour se délecter de la peine de mort qu’allait recevoir l’assassin en cette journée lugubre.

La peine semblait pourtant prendre une toute autre forme et lorsqu’elle fut prononcée, personne ne crut les mots du Seraph qui pourtant étaient bien absolus. Les habitants de nouveau devaient être calmés par les anges qui eux-mêmes étaient quelque peu surpris par la nouvelle décevante parvenue à leurs oreilles. Pourquoi l’épargner, quand elle n’avait épargnée ? C’était une obscure décision n’appartenant qu’à la créature qui avait prononcé ces mots.

Aerith cependant ne semblait s’en plaindre, alors que l’esquisse faible mais présente d’un sourire satisfait fendait ses lèvres en deux. Elle aussi semblait être surprise, mais voilait ce sentiment par l’étirement juvéniles de ses lippes. Si ce n’était que l’exil, elle n’avait alors rien à craindre. Cette planète était grande et vaste, et même si Mearian recouvrait une superficie plutôt importante, c’était préférable à une vulgaire peine de mort sur son être. Lorsqu’il lui dit également que ses biens seraient confisqués, elle ne réagissait même pas. Cet explusion définitive ne semblait guère l’atteindre, elle qui malgré tout avait fait de Mearian sa maison et son foyer. Il semblerait que lui non plus ne lui convienne pas, tout comme la communauté draconique il y a de cela bien longtemps. Elle prit son temps pour inspirer profondément.

Ses orbes s’étaient dirigées finalement en direction du Seraph, suite aux dernières paroles qu’il prononça. Son sourire se faisait plus large, et son regard amusé.

« Eh bien, quelles menaces effrayantes. Si telle est votre parole, qu’il en soit ainsi, Séraph, se contenta-t-elle simplement de dire. »

Que ce soit à Mearian ou autre part, elle continuera à mener sa vie. Mais une chose est sûre, toujours elle se souviendra de cette figure se présentant devant elle. Etait-ce une bonne, ou une mauvaise chose ? Simplement quelque chose qu’elle ne voulait oublier par principe, ou quelque chose qu’elle ne voulait oublier pour des motivations bien plus douteuses ? Une chose était claire, Aerith avait laissé une partie de son immense fierté sur ces terres, et elle ne reviendra pas à elle de sitôt.

La bête observa le paysage autour d’elle un long moment, faisant abstractions aux visages peinés et emplis de colère qui se trouvait autour d’eux.

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Condamnation enfin prononcée, tu avais déjà des projets sur quoi faire du tribut que vous aviez prélevé sur la réelle forme de la créature. Un projet que des humains ne verraient en leur existence sûrement de par les années qu'il allait demander de travail, de recherches et on en passait. Tu ne faisais plus réellement attention aux personnes présentes qui avaient exigés simplement du sang pour du sang en jugement. Des choix discutables des deux côtés, tu avais obtenu ce que tu voulais et tu t'étais contenté de tenir parole même si une injustice aurait été peut être préférable à tout ceci. Il n'en manquait pas moins qu'il fallait encore appliquer le jugement ou du moins lui permettre de s'appliquer. Tu étais convaincu que de simples paroles n'allaient suffire à dissuader la mythologique de revenir en ces terres. Il fallait un moyen de définitivement là chasser de Mearian et dans le futur de l'ensemble de vos lieux de cultes partout en ce bas monde en prévision d'une certaine extension de la foi que l'on avait placé en vous. Le bannissement n'était en réalité qu'un simple avertissement si on venait à la retrouver en ces terres mais plutôt une condamnation qui s'exécutait elle même après l'avoir mis en place.

Une simple mesure qui devait prendre tout son sens c'est ainsi qu'un mage s'approcha d'elle et vint apposer l'une de ses mains sur l'enveloppe charnelle de la mythologique. Il aurait pu faire l'office du bourreau quoi que il le faisait en réalité mais en des proportions différentes de par la peine que tu avais imposé à la coupable. Il ne tarda à doucement incanter un sort qui paressait complexe et surtout long à mettre en place. Une chose semblable à un sceau se gravant sous les vêtements, le long du derme de la jeune femme au fur et à mesure que les paroles s’enchaînaient. La magie imprimant négativement son être de par son origine, le but que celle-ci devait assurer. Tout ceci n'avait qu'un but lui empêcher de pénétrer d'une quelconque façon sur le territoire de la nation que vous défendiez, la nation qui vous avait reconnu comme ses nouvelles divinités. L'effet de cette magie n'étant point actif pour l'instant conformément au temps que tu lui avais laissé, son exile commençant définitivement demain. Mearian n'allait lui offrir que de simples remparts invisibles infranchissables qu'importe les moyens détournés. Bannissement total et sans appel alors que malgré tout tu avais eu peut être la main légère.

Le mage ayant fini son œuvre alors qu'il ne devait rien rester de visible du sortilège, le sceau qui avait trouvé naissance sur elle s'étant quant à lui volatilisé même si le sort était bien là. Tu t'étais contenté d'un simple mouvement de main pour signifier que l'audience était levée, qu'il n'y avait plus rien à voir. Les anges ayant eu leurs directives, le sujet étais clos.