Lost Kingdom  :: Nueva :: La Capitale - Lelanaserine, cité des sages

Promesse écrite - Cosette & Faun

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Promesse écrite
ft. Cosette

Lelanaserine - Nueva
La profession de Sage s'accompagnait de la direction et du choix de dix tribuns. Et justement...

Bien que d'ordinaire il était communément dit que les tribuns étaient choisis aléatoirement, vous, Sages, pouviez tout à fait (sans le dire ouvertement) choisir vous même vos tribuns. Après tout, avant de devenir Nonus, tu avais bien été choisie par l'ancien Nonus, et ce, de façon tout à fait autre qu'aléatoire. Aussi, aujourd'hui, tu avais décidé de choisir un tribun. Une grande amie. Depuis longtemps. pas aussi longtemps que tu aurais pu, avec ton âge plus avancé que le sien, mais tout de même. Cosette Lyn'ham. Elle était une all'ombra, d'une beauté renversante, selon toi. Et d'une gentillesse aussi grande. ELle tenait une bibliothèque en Nueva, en lelanaserine, et tu t'y rendais souvent, si bien que tu commençais à la connaître par coeur. Après tout, te plonger dans ces bouquins étaient soit source de divertissement, soit façon de connaître de plus en plus sur le pays. Tu n'avais jamais fini d'apprendre...

Sa bibliothèque pour destination, tu étais drapée d'une tunique bleue, avec des reflets rouges. TU avais laissé tes armes au dojo. Tes cheveux d'un blanc lumineux étaient attachés en queue de cheval, tandis que tu passais ta main dans ta nuque, gênée par moments du regard que l'on t'accordait. L'on te reconnaissait, t'accorder un salut, et tu répondais amicalement. Il ne fallait pas fâcher les électeurs.

Arrivant bien vite, tu toquas à la porte, avant d'entrer. Cosette semblait occupée quelque part, vu que tu ne l'entendis pas accourir pour te saluer, ce, même après ton :

_ Coucou ? Cosette ?

TU la connaissais. Elle devait sans doute être occupée dans les pages d'un roman, à imaginer l'arrivée de son prince charmant... Ou princesse, qui savait ? Ou à décrire dans des lignes propres à elle comment les différentes anciennes batailles devaient se passer. Sa plume était légère, tu étais sûre que si un jour elle se lançait dans ce type d'écrits, elle saurait passer au delà de la simple sueur, larme, goutte de sang, pour inonder les pages de l'horreur de la guerre, afin de détruire dans l'imaginaire du peuple le côté honorable, afin d'éviter que de pauvres innocents meurent sur les champ de bataille. Une sainte.

La trouvant finalement, absorbée dans sa lecture, tu posas délicatement la main sur son épaule, pour qu'elle se rende compte de ta présence.

_ Je suis là. Tu souris, avant de t'asseoir près d'elle. Comment vas tu ? ELle était si douce sous tes doigts. Semblait si fragile. Alors ? Où t'es tu échappé, cette fois ? De quoi parlait donc ce livre là ?

HRP
En color=maroon | texte=gras , c'est Faun qui parle.
ft. Faun
Promesse écrite
Cosette était paisiblement assise à l'une des tables de sa grande bibliothèque. Plongée dans l'un de ses livres fantastiques, la jeune all'ombra rêvassait. Comme toujours, elle se passionnait pour les histoires amoureuses, impatiente de découvrir cette puissante sensation. Bon sang, mais quand est-ce que ce moment arrivera-t-il ? Quand rencontrerait-elle l'âme qui lui serait liée, à jamais ? Cosette voulait savoir. Elle détestait, ne pas savoir. Elle apprenait tant et tant de choses grâce à ses mémoires, et ses connaissances étaient très étendues. Seule une chose manquait dans sa tête : le nom de cette personne qu'elle allait aimer durant le reste de sa vie, durant ce millénaire qui lui restait à vivre. Cosette se posait tant de questions : homme, femme, grand, grande, petit, petite, brun, brune, blond, blonde... Tous ces mots tournaient en son esprit, la déstabilisant profondément. L'amour l'attirait, mais à part des mots, des contes, des histoires, elle ne savait rien de lui. Qui sait si il ne la hantait pas déjà ? Elle ne savait même pas ce qu'elle ressentirait, elle ne savait même pas comment le reconnaître, comment savoir s'il était là, ou pas. Plongée dans ses nombreuses pensées, Cosette sursauta brusquement lorsqu'une main se posa sur son épaule.

<< Je suis là. >>, déclara une fois que l'all'ombra identifia sans mal comme celle de sa très bonne amie Faun.

Son amie s'assit à ses côtés, alors que Cosette tournait son visage souriant vers celle-ci.

<< Comment vas tu ? Alors ? Où t'es tu échappé, cette fois ? >>, demanda-t-elle.

Cosette eut un léger rire. Faun la connaissait tellement bien. Certes, toutes deux ne se connaissait pas depuis très longtemps, car Cosette, malgré la grande longévité de son espèce, n'était de ce monde que depuis très peu de temps, mais elles s'entendaient très bien. Le lien était tout de suite passé entre elles. Cosette appréciait la jeune femme pour sa profonde sagesse et gentillesse. Cosette la trouvait belle, magnifique même. Ses cheveux longs, clairs, tels une cascade, s'accordant avec facilité à son regard clair. La jeune all'ombra la vénérait secrètement. Son courage, sa loyauté, sa bonté. Faun était une de ses rares amies, une de ces rares personnes à qui elle osait vraiment parler, sans chercher plus loin.

<< Je vais très bien. Et toi ? >>

Puis Cosette tapota légèrement sa tempe de son index, un sourire délicat posé sur ses lèvres.

<< J'étais surtout plongée là-dedans... Mais celui-ci, dit-elle en désignant son livre, parle d'amour. Encore. >>

Faun savait parfaitement à quel point Cosette voulait connaître cela, et que ses histoires s'en retrouvaient bercées. Cosette l'assumait, surtout face à Faun. Elle voulait tomber amoureuse.
Promesse écrite
ft. Cosette

Lelanaserine - Nueva
Son visage rayonnait, alors qu'elle te parlait de son livre. Ses livres en général. C'était quelque chose de tellement fascinant, chez elle. Cosette ne rayonnait jamais plus que lorsqu'elle était dans ses histoire, et cela t'émerveillait bien plus que ce que tu voulais bien avouer. Tout comme son rire. Si doux. Chaud. Agréable. Tu devais avouer que cette femme d'à peine une vingtaine d'année savait te captiver bien plus que n'importe qui d'autre. C'était dérangeant au début. mais au fil du temps, c'était devenu comme une chaleur grandissante en ton sein. TU l'appréciais. Et comme toi, elle pouvait vivre longtemps, de ce fait, ce n'était pas demain la veille que tu devrais pleurer son cadavre.
Image morbide.

_ Je vais bien, merci.

TU souris, alors qu'elle t'annonçait qu'elle rêvait avant de désigner son livre, et tu attrapas ce dernier, pour annoncer en plaisantant :

_ TU dois connaître tout ce qu'il y a à savoir sur l'amour, maintenant... non ?

Tu connaissais Cosette. Tu le savais. Son rêve. De tomber amoureuse. Etrangement, tu ne le voulais pas. Tu ne désirais pas la voir tomber amoureuse d'un homme, ou d'une femme qui entraînerait sa perte en mourant. Ce serait trop douloureux de la voir partir. Mais, alors que tu te disais cela, dans ton esprit, l'une des âmes que tu transportais sourit, se demandant si tu n'étais pas plutôt jalouse d'un jour voir l'all'ombra s'amouracher d'un être. Autre que toi.
A cette pensée tu rougis, cela devait se voir, tu n'y fis pas attention, avant de tousser pour tenter de revenir au sujet qui t'avait amenée ici en premier lieu.

_ Cosette, aujourd'hui, en plus d'une visite de courtoisie, je suis là pour... Pour t'annoncer... Enfin te demander quelque chose.

Tu souris avant de la regarder dans les yeux. Son regard était envoûtant.

_ Voudrais tu être l'un de mes tribuns ?

TU étais très sérieuse dans ta demande. Bien que c'était aussi pour pouvoir la voir plus souvent, Cosette était une vraiment bonne amie, intelligente, dont la magie et les connaissances étaient sans limite, selon toi. Non seulement ta relation avec elle était chaleureuse, mais elle était réellement un atout de choix dans l'engrenage de Nueva, et son aide pourrait t-être vraiment précieuse.

_ Je pense que tu peux vraiment te démarquer là... Et puis, être tribun ne te ferait pas quitter la bibliothèque.

C'était vrai. Les tribuns ne quittaient pas leur travail. C'était un bonus. Après, si elle refusait, tu accepterais sans soucis. TU n'étais pas du genre à forcer, surtout avec elle. TU l'appréciais trop pour cela.

HRP
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ft. Faun
Promesse écrite


<< Je vais bien, merci. >>

Cosette observait son amie. Plus elle passait du temps avec Faun, plus elle la trouvait belle. Plus elle l'appréciait. Cosette n'avait jamais connu ça, et en même temps, Cosette n'avait jamais eu beaucoup d'amis... Autres que des livres !
Faun prit entre ses mains le livre que Cosette était en train de lire, et dit sur le ton de la plaisanterie :

<< Tu dois connaître tout ce qu'il y a à savoir sur l'amour, maintenant... non ? >>

Cosette eut une légère moue, avant de sourire doucement.

<< Disons qu'il ne me manque plus qu'à savoir ce que l'on ressent vraiment quand on aime quelqu'un ! >>

Ce qui était tout de même le principal. Cosette se demandait encore et toujours comment elle saurait qu'elle était amoureuse. Plus elle y réfléchissait, moins elle savait.
Elle reporta toute son attention vers son amie Faun, qui semblait soudainement gênée, les joues rougies sans trop de raisons. Cosette fut quelque peu surprise, mais ne le montra pas. Elle ne savait pas vraiment ce qui pouvait être la cause de la gêne. Elle-même ne s'était jamais sentie gênée par quelconque situation.
Faun reprit finalement la parole, non sans avoir toussoter pour reprendre ses esprits.

<< Cosette, aujourd'hui, en plus d'une visite de courtoisie, je suis là pour... Pour t'annoncer... Enfin te demander quelque chose. >>

Faun plongea son regard dans celui de Cosette, qui hocha doucement la tête en souriant, lui montrant qu'elle était toute ouïe à sa demande.

<< Voudrais tu être l'un de mes tribuns ? >>

Cosette écarquilla lentement les yeux, la bouche légèrement entre-ouverte sous le choc de ces mots.

<< Quoi ? Mais... Moi ? Vraiment ? >>

Tribun. Le mot se répercuta longuement dans l'esprit de l'all'ombra, qui arrivait difficilement à y croire. Peut-être Faun lui faisait-elle une blague ?

<< Je pense que tu peux vraiment te démarquer là... Et puis, être tribun ne te ferait pas quitter la bibliothèque. >>

Cosette fixa un point derrière Faun, l'esprit dans le vague. Elle réfléchissait. Faun semblait très sérieuse. Et Cosette savait pertinemment que son amie aimerait recevoir d'elle une réponse positive. La jeune all'ombra ne savait pourtant que répondre à cet instant. En entendant le mot tribun, elle s'était imaginée quittant sa vie actuelle, sa bibliothèque qu'elle avait eu tant de mal à avoir. Mais Faun venait de chasser cette peur de ses quelques mots. Tribun était un rôle important, Cosette le savait. L'all'ombra aimait beaucoup Nueva, qu'elle considérait comme une des meilleures Nations, ne connaissant les autres que par des écrits (qui n'était néanmoins pas forcément très objectifs), et elle serait réellement ravie de pouvoir glisser quelques conseils par-ci par-là pour faire prospérer la belle nation qu'elle aimait tant. Elle fixa alors son amie, avant de répondre finalement de sa voix douce.

<< Si tu étais sérieuse en me proposant cela, ce serait avec plaisir que j'accepterai. Je serais ravie de pouvoir te venir en aide, à toi, mais aussi à Nueva. >>

Cosette eut un sourire à l'intention de Faun. Si elle devenait son tribun, il y avait de fortes, très fortes chances pour qu'elle la voie régulièrement... Ce qui n'était pas pour lui déplaire non plus.
Promesse écrite
ft. Cosette

Lelanaserine - Nueva
_ Je pense que tu réfléchis trop, Cosette. Les livres te le disent, non... On ne pense pas l'amour. On le vit.

On ne pense pas l'amour. On le vit. Au moment même où tu avais dit cela, avant même de parler tribun, tu avais eu le regard majestueux de Cosette droit dans le tien, et tu avais senti l'espace d'un instant ton coeur rater un battement. Tu avais peut-être rougi à cause de cela, finalement. Mais qui pourrait le savoir ?

Alors que vous parliez par la suite de ta proposition, tu trouvas mignon qu'elle s'étonne. Ne se savait-elle pas intelligente ? Tu avais l'impression qu'elle se sous-estimait, et tu voulais la rassurer. Aussi, lorsqu'elle t'affirma qu'elle était d'accord, tu lui annonças que :

_ Oui, j'étais sérieuse. Très sérieuse. Je te veux.

Soudain, tu compris que la fin de ta phrase était sujette à confusion, et tu te rattrapas difficilement avec un :

_ A mes côtés.

Mais encore, cela pouvait être interprété comme une déclaration. Et bien qu'il se passait quelque chose en toi en la regardant, tu ne savais pas encore ce que c'était. Alors tu continuas encore, les joues presque cramoisies :

_ En... En tant que tribun. Et amie.

TU ne comprenais pas. Etait-ce parce que vous aviez parlé amour juste avant, que tu te retrouvais dans un tel embarras ? Tu chassas ces idées de ton esprit. Avant de te calmer.

_ Grâce à ton intelligence, et ta mémoire, tu seras déjà d'une grande aide, Cosette. Un puits de connaissance est toujours utile. Crois moi.

Tu souris. Après tout, Cosette était bénie des dieux, pour avoir une telle magie. A la fois si belle, et si utile. Tu l'enviais un peu. La tienne était belle aussi, mais presque un fardeau.

_ Bon, puisque ça c'est fait...

TU tendis la main à Cosette, et attendis qu'elle l'attrape pour la serrer, faisant cela assez officiellement.

_ Bienvenue dans les tribuns de Nonus.

Puis tu éclatas de rire. TU avais voulu lui serrer la main de la façon la plus objective possible, comme un employeur qui vient d'accepter un nouveau venu, mais cela semblait bien trop étrange pour deux amies telles que vous.

_ Excuse moi... je me suis juste imaginée en vieille dame venant tout juste d'engager une jeune. Ca m'a semblé tellement bizarre.

Même si tu étais effectivement une vieille dame. De Soixante-six ans. Pour les humains, tu étais une vieille femme.

_ Enfin... Affaires mises à part, que racontes-tu de beau ? Ta mère vient toujours te voir aussi souvent ?

Sa mère était très gentille. Mais très intrusive. Elle t'avait déjà raconté. Le fait qu'elle n'avait pas pu aller habiter bien loin de chez ses parents, et que sa maternelle venait très (trop) souvent chez elle. C'était assez mignon : Cosette était pour cette femme, un grand bébé dont il fallait s'occuper. C'était la preuve d'un grand amour. Et puis, cela te faisait penser à ta mère (adoptive). Qui était morte alors que tu avais deux ans de plus que Cosette. En soit, tu trouvais que c'était une bonne chose que l'all'ombra puisse passer du temps avec ses parents. même quand ce n'était pas désiré. Au moins, si quelque chose arrivait - ce que tu ne souhaitais pas, cela briserait le coeur de ton amie - Cosette ne regretterait pas de ne pas avoir, comme toi, passé plus de temps avec sa mère.

_ Et tu as de nouveaux livres ?

HRP
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ft. Faun
Promesse écrite


<< Je pense que tu réfléchis trop, Cosette. Les livres te le disent, non... On ne pense pas l'amour. On le vit. >>

Cosette, sans vraiment savoir pourquoi, se sentit ébranlée par les propos de Faun. Il lui restait du chemin à parcourir avant de vraiment comprendre ce qu'était l'amour, mais Faun venait brusquement de lui faire faire un gigantesque bond en avant. Cosette ne savait pas beaucoup de choses de l'amour, finalement. Mais Faun semblait plus à même de lui expliquer, de vive voix, ce que c'était.

<< Faun... commença doucement la jeune all'ombra. Tu veux bien me montrer ce que c'est l'amour ?>>

La jeune blonde ne se rendit d'abord pas compte de l'étrangeté de sa demande, puis, elle sembla pâlir avant de rougir en quelques secondes.

<< Enfin... Expliquer, je veux dire... Tu sembles mieux savoir ce que c'est que moi... >>, ajouta-t-elle en bafouillant.

Cosette chercha longuement comment rattraper ses paroles, aussi laissa-t-elle son regard dériver sur le côté, espérant que le fait de ne plus fixer Faun dans le blanc des yeux fasse ralentir le tambourinage accéléré de son cœur.

<< Oui, j'étais sérieuse. Très sérieuse. Je te veux. >>

Cosette sursauta vaguement, à la fois surprise par les mots utilisés par son amie, ainsi que par sa réaction. La jeune femme venait de rougir à son tour, la gêne tintant ses joues d'une couleur rosée que Cosette trouvait absolument adorable.

<< A mes côtés. >>

Faun tenta à son tour de se rattraper, non sans mal, car plus elle essayait d'atténuer ses propos, plus elle en rougissait -à la grande joie de Cosette, qui la trouvait de plus en plus mignonne.

<< En... En tant que tribun. Et amie. >>

A nouveau, le mot << tribun >> résonna dans ton esprit, qui ne semblait toujours pas remis de la surprise.

<< Grâce à ton intelligence, et ta mémoire, tu seras déjà d'une grande aide, Cosette. Un puits de connaissance est toujours utile. Crois moi.  >>

De nouveau, la gêne embrasa les joues de l'all'ombra, terriblement touchée par la sincérité du compliment de Faun. Son amie lui sourit alors, visiblement remise du malaise passé, un sourire que Cosette lui rendit immédiatement.

<< Bon, puisque ça c'est fait... >>

Le sourire de Cosette s'agrandit lorsque Faun lui tendit sa main. L'all'ombra la serra avec délicatesse, non sans ressentir une sensation bien étrange l'envahir toute entière alors que ce geste la rapprochait vaguement de son amie. Son ventre se souleva brusquement, avant de retomber lourdement, la laissant complètement déstabilisée par ce contact, et la réaction qu'il avait engendré.

<< Bienvenue dans les tribuns de Nonus. >>

Cosette éclata de rire en même temps que Faun. Elle qui ne riait pas beaucoup, elle ne prenait jamais la peine de se retenir avec son amie.

<< Excuse moi... je me suis juste imaginée en vieille dame venant tout juste d'engager une jeune. Ca m'a semblé tellement bizarre. >>

Cosette se mit à rire de plus belle. Elle s'imaginait mal Faun en grand-mère, en grand-mère aigrie par l'âge, avec une voix cassée et des rides un peu partout.

<< Est-ce que tu réalises que tu viens de t'insulter toi-même de grand-mère, alors que tu es encore bien bien loin d'en être une ! >>

Cosette eut bien du mal à calmer son fou rire, elle qui était pourtant si calme en temps normal. Pourtant, la présence de Faun, la discussion qu'elles avaient eu, ainsi que ce contact électrisant, rendaient la situation bien étrange aux yeux de la jeune bibliothécaire.

<< Enfin... Affaires mises à part, que racontes-tu de beau ? Ta mère vient toujours te voir aussi souvent ? >>

La question lui arracha une moue amusée.

<< Sans grande surprise... Oui ! Tous les jours, voire même deux fois par journée, cela dépend de son humeur... Enfin, je m'y suis habituée et puis je suis contente de pouvoir passer du temps avec elle. La seule chose qui m'ennuie, c'est qu'elle ne semble pas réaliser que j'ai grandi et que je suis maintenant autonome et capable de me débrouiller... Pour faire à manger, pour le ménage, pour la lessive... Elle veut toujours tout faire quand elle vient chez moi ! Elle ne se repose jamais ! >>

Cosette soupira. Elle avait beau faire toujours les mêmes remarques à sa mère, elle savait d'avance que celle-ci ne changerait jamais. Elle jouerait toujours à merveille le rôle de la mère protectrice. Et Cosette savait pertinemment que tout le monde n'avait pas cette chance, de pouvoir passer autant de temps avec sa famille. L'all'ombra savait d'ailleurs que Faun avait regretté, après la mort de sa mère adoptive, de ne pas avoir passé plus de temps en sa compagnie. Une erreur qui semblait parfois lui peser lourdement.

<< Et tu as de nouveaux livres ? >>

Le regard de Cosette s'illumina doucement.

<< J'en ai reçu un grand nombre pour la bibliothèque il y a quelques jours à peine... Ils sont tous très différents, mais c'est ce que j'aime avec ce métier : on en apprend tellement avec autant de livres qui ne ressemblent à aucun autre ! >>

Cosette s'empressa d'invoquer un des nouveaux ouvrages qu'elle avait reçu : il arriva à tire d'aile -enfin, à tire de page, pour être plus juste. Il tomba lourdement sur la table avant de se relever avec précipitation pour faire la pose face au regard amusé mais habitué de l'all'ombra. Elle l'attrapa avec délicatesse, alors que celui-ci reprenait sa forme inanimée, qu'il possédait il y avait à peine quelques secondes. Cosette le feuilleta rapidement, tout en frissonnant en revoyant les images glaçantes qu'elle avait déjà aperçues la veille : celles de la guerre. Elle finit par le tendre à Faun, figée par la tristesse des témoignages.

<< J'espère sincèrement que ce genre d'erreurs ne seront plus commises... >>
Promesse écrite
ft. Cosette

Lelanaserine - Nueva
Tu avais été rouge. Complètement. Soit votre discussion sur l'amour avait vraiment quelque chose de magique qui arrivait à faire battre ton coeur à une vitesse folle, soit l'all'ombra parvenait aisément à percer ton enveloppe corporelle de ses mots, de sa douceur, et de sa beauté. Car lorsqu'elle te demanda de lui montrer ce qu'était l'amour, tu imaginas aussitôt une scène, qui s'évada bien vite dans ton esprit, mais permit de te donner une petite idée des fantasmes secrets que tu pouvais avoir sans le savoir. TU t'étais imaginée l'embrassant. Rien que cela. C'était à la fois doux, et ébranlant, puisque tu ne t'étais jamais posé la question de savoir si l'amour ferait partie de ta vie, ou non. TU savais juste que ses mots t'avaient menée à cette image, et qu'au fond de toi, elle ne te déplaisait pas.
Et bien qu'elle se reprenne, tu étais désormais perdue dans ton désir de tester cette scène. Tu finis par tenter une réponse. mais en réalité, expliquer l'amour était bien trop compliqué, surtout pour quelqu'un qui ne l'avait jamais connu.

_ Je ne connais pas l'amour en réalité. Mais... SI je devais l'expliquer... je dirais que c'est inexplicable.

N'était-ce pas là le secret ? L'amour était merveilleux, magique, et sublime. mais l'amour était aussi destructeur, malsain et blessant. Cela dépendait. Il était cette sensation qui arrive sans prévenir, et repart difficilement. Cette émotion qui s'incrustait dans un coeur au moment où celui ci ne s'y attendait pas, pour laisser une marque positive ou négative, avant de s'en aller sans un mot, ou de rester indéfiniment.

Lorsque tu lui annonças que tu la voulais comme tribun, et que tu déclaras pourquoi, ensuite, tu la vis rougir, la trouvant incroyableme,t mignonne, avant de lui serrer la main lors de ta fameuse phrase étrange, et alors que tu la serrais, tu sentis que tu ne voulais plus la lâcher. Et lorsqu'elle se mit à rire, ton coeur semblant faire un bond dans ta poitrine, tant ce son te semblait merveilleux. L'entendre rire était, de plus, si rare, que tu chérissais ces moments où elle se lâchait, heureuse qu'elle puisse s'ouvrir ainsi face à toi.

_ Oui... Oui oui, je le réalise. Quoique à mon âge, si j'étais une humaine, par exemple, je serais probablement ridée.

Tu la regardais avec tendresse, tandis qu'elle tentait de calmer son rire. Il était si contagieux que tu te mis de nouveau à rire, et la regardant avec complicité, tu finis par passer à elle, et sa vie, lui demandant ce qu'elle racontait de beau, et parlant de sa mère. Elle t'avoua que cette dernière passait tous les jours, et souvent deux fois. TU souris, en te disant que c'était probablement pour le mieux, bien que Cosette semblait lassée d'une chose : sa mère ne semblait pas la croire autonome. Tu la regardas, un sourcil levé, avant de lui demander :

_ Tu te plains de ne pas avoir à faire le ménage ?

C'était assez drôle. TOi, tu aurais bien voulu laisser tes affaires à ta mère pour qu'elles soient lavées et retournent ensuite dans ton armoire. Et Cosette, elle, voulait prouver qu'elle pouvait le faire. C'était amusant.

Lorsque tu lui demandas, ensuite, si elle avait de nouveaux livres, elle t'indiqua que oui,n et te parla des différences entre eux, avant d'en invoquer un. Il arriva, tel un être vivant, ce qui te fit sourire, surtout qu'il prit la pose ensuite. Néanmoins ce sourire s'effaça lorsque Cosette te le tendit à une page relatant la guerre, tout en parlant d'une utopie, un monde où cela ne se reproduirait plus. Toi, tu avais connu la guerre. Lorsque tu étais encore chevalier d'Akantha, tu avais affronté les Ellgardiens lors de quelques missions. Et tu avais pu voir aux premières lignes à quel point la violence était intense. C'était durant l'une de ses missions que tu avais abandonné, lâche - tu t'en voulais depuis tant de temps, et cela ne s'arrêterait pas - apeurée, ton ami. Tu serrais les poings, tandis que tu soupirais.

_ C'est impossible, hélas. La mémoire... A part certains, comme toi, la plupart des races de ce monde ont malheureusement la mémoire vacillante, et viendra un jour ou l'horreur d'Ephraim sera oubliée, et où Ellgard reprendra le flambeau, usant des mêmes procédés. C'est à craindre. C'est comme pour la Guerre... Un monde où elle n'existe plus est un monde parfait, et le monde n'est pas parfait...

Tu soupirais. En ton flanc résidait cette blessure que tu avais eu lors des affrontements passés. Et c'était là que se posait ta main, par réflexe.

_ Je suis désolée... J'aimerais te dire que les erreurs du pasé ne se reproduiront plus, mais en plusieurs siècles, les erreurs se sont répétés trop de fois pour que l'on puisse penser qu'elles s'arrêteront...

TU n'aimais pas parler de cela avec Cosette. C'était important, et elle était ton tribun, maintenant, mais tu ne voulais pas lui retirer sa joie de vivre ainsi. Elle n'était peut-être plus la petite fille, mais tu voulais tant la voir sourire, plutôt qu'afficher une expression aussi triste sur son visage.

_ Après, nous pouvons toujours trouver des compromis. Et au moins garantir la paix dans notre Nation.

C'était le rôle des Sages. Mettre Nueva au premier plan, et garantir sa sécurité, à jamais.

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ft. Faun
Promesse écrite

Une fois de plus, les joues de Faun s'étaient tintées de rose, pour la plus grande joie de Cosette, qui ne semblait pas se lasser de la voir rougir ainsi, la trouvant intarissablement d'une beauté sans pareille. La requête de l'all'ombra semblait l'avoir déstabilisé dans un premier temps, avant que la belle blonde ne se reprenne pour offrir à Cosette la réponse quelle attendait avec fébrilité.

<< Je ne connais pas l'amour en réalité. Mais... Si je devais l'expliquer... je dirais que c'est inexplicable. >>

Cosette se figea et son regard se brouilla un instant. << Si je devais expliquer l'amour, je dirais que c'est inexplicable. >> Ces quelques mots venaient de diviser l'esprit de l'all'ombra en deux parties bien distinctes : l'une qui trouvait cette réponse terriblement insatisfaisante et bien trop vaste pour combler cette avide soif de connaissance amoureuse qu'éprouvait Cosette ; l'autre, en quelques secondes, avait été ébranlée par le sens que prenait ces propos : inexplicable, c'est le seul mot que l'all'ombra avait trouvé pour qualifier cette étrange et puissante sensation qui la prenait lorsqu'elle était avec Faun. Faun et rien que Faun.

<< Je vois... murmura simplement Cosette, je vois. >>

La jeune blonde plongea brusquement son regard dans celui de son amie et le frisson qui remonta le long de son dos, lui confirma qu'elle était en droit d'être troublée. Le trouble l'avait d'ailleurs entièrement gagnée lorsque Faun reprit la parole.

<< Oui... Oui oui, je le réalise. Quoique à mon âge, si j'étais une humaine, par exemple, je serais probablement ridée. >>

Cosette, le regard perdu dans celui de Faun, eut du mal à reprendre ses esprits pour lui répondre. Elle finit cependant par papillonner des cils avant de sourire délicatement.

<< Peut-être. Mais tu n'es pas une humaine... Donc cela ne s'applique pas à toi et donc, tu n'es aucunement une vieille femme ridée. Au contraire ! Regarde-toi : tu es tout simplement magnifique ! >>

L'all'ombra, emportée par l'instant et par l'insouciance, réalisa soudainement qu'elle venait d'avouer à son amie qu'elle l'admirait et pas qu'un peu, d'ailleurs. Elle devint rouge comme une tomate et elle qui n'avait précédemment pas compris d'où pouvait provenir la gêne, elle ne manqua pas de comprendre. Elle baissa vivement le regard, complètement déstabilisée.

<< Tu te plains de ne pas avoir à faire le ménage ? >>

Faun poursuivait la conversation sans plus d'hésitation, aussi Cosette se reprit-elle rapidement en se redressant, le sourire aux lèvres. Les mots de son amie, tintés d'un certain étonnement, ne manquèrent pas de faire rire la jeune all'ombra.

<< Effectivement... Je suis plutôt maniaque, aussi le ménage n'est-il pas un problème pour moi. Mais je préfère ranger à ma façon... >>

Et le moins que l'on puisse dire, c'était que sa façon différait grandement de celle de sa mère. Après son passage, il arrivait régulièrement à Cosette de chercher durant de longs moments, certains objets que sa mère avait rangé à l'opposé de leur position habituelle. Ce qui ne manquait pas de retarder l'all'ombra, même si celle-ci n'en était pas forcément très agacée, Cosette s'énervant que très rarement.

Lorsque la discussion s'orienta peu à peu sur le sujet de la guerre, Faun sembla particulièrement affectée, et Cosette regretta de s'y être engagée. Elle avait, durant un instant, oublié l'expérience de Faun et notamment le fait que la guerre, elle l'avait connu. Lorsque son amie se crispa, l'all'ombra se pencha légèrement vers elle pour poser sa main sur son avant-bras dans un geste apaisant.

<< C'est impossible, hélas. La mémoire... A part certains, comme toi, la plupart des races de ce monde ont malheureusement la mémoire vacillante, et viendra un jour ou l'horreur d'Ephraim sera oubliée, et où Ellgard reprendra le flambeau, usant des mêmes procédés. C'est à craindre. C'est comme pour la Guerre... Un monde où elle n'existe plus est un monde parfait, et le monde n'est pas parfait... Je suis désolée... J'aimerais te dire que les erreurs du passé ne se reproduiront plus, mais en plusieurs siècles, les erreurs se sont répétés trop de fois pour que l'on puisse penser qu'elles s'arrêteront... >>

Les doigts de Faun vinrent se presser contre son flanc, où se logeait en son creux une profonde douleur, dont tu souffrais de la retrouver chez ton amie qui avait pourtant déjà tant vécu. Tu aurais voulu supporter cette douleur à sa place.

<< Après, nous pouvons toujours trouver des compromis. Et au moins garantir la paix dans notre Nation.>>

Cosette hocha lentement et longuement la tête. Son regard se voila soudainement et s'emplit d'une profonde mélancolie. Un mince sourire triste étira les lèvres de Cosette. Elle savait tout ça. Depuis bien longtemps, elle l'avait compris. La paix ne serait jamais éternelle nul part. L'all'ombra était une âme bien sensible et cette constatation l'avait déjà brisée, quand, à force de lire, de découverte, les guerres s'étaient multipliées, étalées sur les années, pour ne jamais disparaître des écrits. La guerre était toujours quelque part. La paix aussi, heureusement. Et même si celle-ci ne pouvait demeurer à jamais, Cosette voulait que Nueva soit la Nation où régnerait le plus longtemps possible cette paix éphémère.

<< Je sais bien tout ça, même si j'aurais sûrement préféré le contraire. Mais autant ouvrir les yeux et assumer cela. Afin, au moins, d'éviter que la guerre ne se répande trop et trop longtemps. Je suis sincèrement heureuse de pouvoir faire partie de ceux qui cherchent à l'éviter à tout prix.  >>

Cosette plongea longuement son regard dans celui de Faun. Un regard plein de gratitude et de reconnaissance.

<< Merci infiniment d'être celle qui me permet de faire partie de ce petit groupe si important à mes yeux. >>